Sandrine Rousseau

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Sandrine Rousseau
Illustration.
Sandrine Rousseau au forum de Libération "Le pouvoir a-t-il un sexe" le 8 février 2019.
Fonctions
Porte-parole nationale d'Europe Écologie Les Verts

(2 ans, 5 mois et 27 jours)
Avec Julien Bayou
Successeur Sandra Regol
Vice-présidente du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais
chargée de l'enseignement supérieur et de la recherche

(5 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 21 mars 2010
Successeur Nicolas Lebas
Biographie
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Maisons-Alfort (Val-de-Marne)
Nationalité Française
Parti politique Europe Écologie Les Verts
Diplômée de Université de Poitiers
Université de Lille
Profession Économiste

Sandrine Rousseau, née le à Maisons-Alfort, est une économiste et femme politique française, ancienne secrétaire nationale adjointe et porte-parole, numéro 2 du parti Europe Ecologie les Verts. Enseignante-chercheuse en sciences économiques, elle est Vice présidente de l'Université de Lille, en charge du soutien à la vie étudiante et au développement durable, et responsable de l'égalité femme-homme.

En tant qu’économiste, ses champs d’intervention et d’expertise sont l'économie de l'environnement, les emplois domestiques et la responsabilité sociale des entreprises.

Militante au sein d’EELV dès sa création en 2009, elle a alors des responsabilités d’élue régionale et de membre du bureau exécutif du parti. Elle vice-présidente du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais de 2010 à 2015, en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle intègre le Bureau exécutif d’Europe Ecologie Les Verts en 2011, puis elle est nommée porte-parole à partir de 2013 et devient trois ans plus tard Secrétaire nationale adjointe.

Elle se met en retrait du parti en 2017 suite à l’Affaire Baupin dont elle est une des accusatrices. La même année, elle fonde et préside l'Association Parler[1],[2]. (association d’entraide de victimes de violences sexuelles). Elle est aujourd’hui une des figures françaises de la lutte contre les violences sexuelles et pour l’égalité femmes-hommes.[3],[4]

Le 5 septembre 2020, elle annonce son retour en politique, et sa réadhésion à EELV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sandrine Rousseau grandit, entre Paris et La Rochelle, dans une famille engagée à gauche ; ses parents sont inspecteurs des finances, sa mère « très impliquée à la Confédération française démocratique du travail (CFDT) », puis dans le réseau Artisans du Monde, son père « maire divers gauche » de Nieul sur Mer.

Installée dans le nord de la France pour ses études à partir de 1995, elle y mènera sa carrière universitaire et politique. Villeneuve d’Ascq puis Lille sont ses villes d’adoption.[5],[6]

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Elle étudie à l'université de Poitiers avant d'entrer à l'Université de Lille et de s'installer à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Elle obtient son doctorat en 2002, avec les félicitations du jury, pour une thèse intitulée « Économie et environnement, une analyse régulationniste de la rente environnementale », qui aborde les rapports sociaux à l’environnement et leur impact sur les processus d’accumulation [7].

Elle est depuis 2003 maîtresse de conférences en sciences économiques à l'Université de Lille et enseignante-chercheuse au sein du Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSE)[8]. Ses domaines de recherche portent sur l'environnement, la responsabilité sociale des entreprises, le travail domestique (voir publications).

Elle est également depuis 2008 vice-présidente « Vie étudiante, Vie de Campus / Développement durable et Egalité Femmes/Hommes » de l'université[9]. Fonctions qu’elle exerce dans la direction de l'université de Lille I d'abord puis, à l’issue de la fusion des Lilles I, II et III en 2018, de l’université de Lille – qui est aujourd’hui l’une des plus grandes universités francophones avec près de 75 000 étudiants[10].

Entre autres actions qu’elle initie ou accompagne, on peut citer la création de chantiers « nature » pour restaurer les écosystèmes des campus[11] et de potagers participatifs à destination des étudiants, enseignants et membres du personnel de l’université[12] ou encore la mise à disposition gratuite de vélos pour traverser les campus[13] et l'ouverture d’une Maison du vélo à la Cité scientifique[14]. Sur le volet égalité femmes / hommes, le projet Université avec un grand Elles qui met en lumière les femmes qui ont fait l'Université de Lille[15], le renommage au féminin de plusieurs amphithéâtres après un vote des étudiant.e.s[16], mais aussi la lutte contre les violences à travers l’organisation de manifestations culturelles et de sensibilisation (les Monologues du Vagin[17],[18], les Semaines de l'égalité[19]), la mise en place de référents "violences sexistes et sexuelles" dans les soirées étudiantes[20], les ateliers d’autodéfense verbale[21], le pilotage de la cellule de lutte contre le harcèlement[22].

En mars 2020, elle est élue Présidente de la CPED (Conférence Permanente des Chargé(e)s de Mission Egalité et Diversité), qui fédère 94 établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche autour des politiques d’égalité-diversité[23].

Engagement[modifier | modifier le code]

Étudiante, elle s’engage à Chiche !, les jeunes écolos alternatifs. À l’université, elle se syndique au SNESUP, syndicat national de l'enseignement supérieur[5], et devient vice-présidente chargée de la Vie étudiante et de l'Égalité femmes/hommes. Elle fait adopter en 2008 une Charte pour l’égalité entre hommes et femmes à l’université de Lille 1[24]. En 2005, elle intègre le comité de rédaction de la revue écologiste EcoRev' et en 2009 le mouvement Europe Écologie Les Verts.

Ses engagements la portent de l’écologie au féminisme et aux questions socio-économiques (notamment l’emploi), qu’elle aborde dans des revues universitaires, des publications dans les grands médias nationaux[25],[26],[27],[28] ou des ouvrages grand public. Ses derniers livres d’intervention ont été consacrés, dans une optique féministe, aux services à la personne, notamment les services de ménage à domicile,[29],[30],[31],[32], au programme social des écologistes[33] et à la place des femmes en politique[34],[35],[36],[37].

Elle est signataire en 2011 du Manifeste d'économistes atterrés, qui vise à « impulser la réflexion collective et l'expression publique des économistes qui ne se résignent pas à la domination de l'orthodoxie néo-libérale sur la pensée économique et qui jugent nécessaire de changer le paradigme des politiques économiques en Europe et dans le monde »[38],[39].

Droit à mourir dans la dignité[modifier | modifier le code]

En décembre 2013, elle témoigne publiquement sur son histoire familiale pour faire avancer la cause du suicide assisté des personnes en fin de vie : deux mois plus tôt, sa mère, atteinte d’un cancer au stade terminal, a absorbé des médicaments pour se donner la mort, alors qu’elle était seule dans la maison. Après avoir assisté à son agonie pendant plusieurs heures jusqu’à son dernier souffle, Sandrine Rousseau choisit de militer pour le droit à une fin de vie digne et publie un texte sur Internet, dans lequel elle réclame la légalisation du suicide assisté[40],[41]. En racontant publiquement avoir choisi de respecter le geste de sa mère et de ne pas appeler les secours, elle brise un tabou. Après les affaires Vincent Humbert et Chantal Sébire, son témoignage s’invite dans le débat sur l’euthanasie, auquel elle prend part[42]. Un an plus tard, en décembre 2014, François Hollande annonce qu’une prochaine loi sera votée[43],[44] (la loi Claeys-Leonetti sera adoptée en 2016[45]).

Lutte contre la précarité[modifier | modifier le code]

En septembre 2009, elle organise la tenue de permanences du Secours Populaire à l'université de Lille I afin de distribuer des repas gratuits. La décision prise avec la direction de l’université, vise à faire face à la précarité croissante d’une partie des étudiants. Cette action, une première en France, déclenche un débat national sur la pauvreté étudiante[46],[47]. Le journal Libération titre, à propos de la ministre de l’Enseignement supérieur, qui se dit « choquée » par la situation : « Et Pécresse découvre les étudiants pauvres »[48].

En janvier 2019, elle organise à l'université de Lille une distribution gratuite de protections périodiques à toutes les étudiantes[49]. En novembre 2019, une nouvelle distribution a lieu, mais cette fois-ci de protections périodiques écologiques[50]. Lille est la première université de France à mener une telle action, prévue pour être reconduite les années à venir. D'autres universités reproduiront par la suite cette initiative au sein de leurs campus, marquant une prise de conscience nationale de la précarité menstruelle[51]. Dans la foulée, un rapport est initié par les députées Laëtitia Romeiro Dias (LaREM) et Bénédicte Taurine (LFI) le tabou des règles et leur coût[52]. Après sa publication, en février 2020, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, et Christelle Dubos, secrétaire d’état à la Solidarité et la Santé, annoncent la distribution, à titre expérimental, de protections périodiques gratuites à des femmes en situation de précarité[53].

Action contre la pollution[modifier | modifier le code]

En 2017 elle dépose un recours contre l'Etat pour inaction sur la pollution, après une série de pics de pollution dans le Nord de la France, face auxquels aucune mesure n’avait été prise[54].

Au sein de la métropole lilloise, la pollution est accusée de tuer 1700 personnes par an en 2018[55].

Le jugement du tribunal administratif reconnaît la carence fautive de l'Etat sans toutefois le condamner. C'est la première fois que la gestion de la pollution par l'Etat dans une ville, en dehors du protocole européen, fait l'objet d'une qualification en carence fautive, ouvrant la voie à de possibles autres procès[56].

Vie politique[modifier | modifier le code]

En 2009, elle adhère au tout nouveau mouvement Europe Écologie Les Verts, fruit d’une ouverture du parti des Verts en vue de la constitution de listes aux élections européennes. Son profil d’économiste, issue de la société, et implantée dans le milieu universitaire, lui permet de progresser rapidement dans les instances locales du rassemblement écologiste[57].

Quelques mois après son adhésion, elle signe son entrée en politique en devenant candidate aux élections européennes, en 5e position sur la liste Nord-Ouest menée par Hélène Flautre, qui l’emporte dans un contexte de victoire historique pour les écologistes[58].

L'année suivante, elle est candidate aux élections régionales françaises de 2010 pour la région Nord-Pas-de-Calais, en 3e position sur la liste du Nord. À la suite de la fusion des listes de gauche, elle est élue au soir du second tour sur la liste d'union conduite par Daniel Percheron (PS). Elle est nommée vice-présidente du Conseil régional, en charge la Recherche et l'Enseignement supérieur (jusqu'en 2015)[59],[60],[61].

Elle met notamment en œuvre le plan campus, vaste projet de constructions et réhabilitations visant à améliorer les conditions de vie des étudiants de la région[62], et développe des programmes innovants de recherche comme "chercheurs citoyens" qui associent chercheurs et associations afin de travailler sur des sujets sociétaux[63]. Elle œuvre au projet de fusion des trois facultés lilloises en une seule grande université (fusion qui sera effective en 2018)[64], soutient et développe des programmes de démocratisation de l'enseignement supérieur, crée le dispositif des emplois étudiants afin de faciliter conciliation des études et emplois[65]. Elle pilote et coordonne le schéma régional d'enseignement supérieur et de recherche, crée une instance de concertation "le parlement du savoir"[66]. En matière de recherche, elle soutient de grands programmes et accompagne l'installation sur la région d'équipements, et de centres de recherche sur le diabète, le cancer[67] ou encore sur les sciences du visuel[68].

Au moment de la campagne électorale pour les Présidentielles de 2012, elle interpelle les candidats sur « l’indispensable refondation du système français de recherche »[69].

Signataire de la motion « Maintenant » conduite par Cécile Duflot et Philippe Meirieu, elle intègre le bureau exécutif d'Europe Écologie Les Verts à l'issue du congrès de La Rochelle (juin 2011)[70]. Elle est alors chargée du projet et de l'organisation des Journées d'été. Elle coordonne l'écriture du projet « Vivre mieux » présenté par EELV pour l'élection présidentielle et les élections législatives de 2012[71].

En juin 2012, elle est candidate investie par EELV et le Parti socialiste dans la 21e circonscription du Nord (Valenciennes)[72]. Elle recueille 16,71 % des suffrages face à Jean-Louis Borloo (UDI) et Fabien Thiémé (Front de gauche)[73],[74]. Au second tour, elle appelle à soutenir Fabien Thiémé[75].

À la suite du congrès de Caen (novembre 2013) où elle signe la motion « Pour un cap écologiste ! », elle est réélue en décembre 2013 au bureau exécutif d’EELV[76], chargée cette fois du porte-parolat (avec Julien Bayou), poste qu'elle occupe jusqu'en 2016[77],[78].

Elle mène la liste écologiste à l'élection municipale de Villeneuve-d'Ascq en mars 2014, face entre autres au maire historique de la ville, Gérard Caudron, élu depuis 1977 [79]. Elle double le score des écologistes par rapport aux précédentes élections, en obtenant 9,94 % des suffrages au premier tour. A douze voix près, elle ne peut pas se maintenir au second tour[80].

En 2015, elle est déisgnée par les militants tête de liste d'un rassemblement citoyen comprenant Europe Écologie Les Verts, le Parti de gauche, la Nouvelle Gauche socialiste (parti composé de dissidents venant du Parti socialiste) et de Nouvelle Donne dans le cadre des élections régionales françaises de 2015 en Nord-Pas de Calais-Picardie[81],[82],[83],[84]. Opposée à Xavier Bertrand (UMP) et Marine Le Pen (FN), ses listes sont éliminées dès le premier tour avec 4,83 % des voix.

À l'issue du congrès d'EELV de juin 2016, elle conduit sa propre motion et devient secrétaire nationale adjointe du parti aux côtés d'Alain Coulombel, également issu de sa motion, alors que David Cormand est élu secrétaire national[85],[86].

En 2017, elle est candidate aux élections législatives dans la 9e circonscription du Nord[87],[88]. Dans un contexte de triomphe des listes LREM, elle termine cinquième en obtenant 4,74 % des suffrages exprimés.

Le , Sandrine Rousseau annonce sur RTL qu'elle n'est plus cadre d'Europe Écologie Les Verts[89].

Affaire Baupin, la première affaire #metoo de France[modifier | modifier le code]

En mai 2016, elle fait partie des 4 élues avec Isabelle Attard, Elen Debost et Annie Lahmer qui accusent à visage découvert le député Denis Baupin de harcèlement sexuel et d'agressions sexuelles dans le cadre d'une enquête réalisée par Mediapart et France Inter[90].

À la suite de ces accusations, le 9 mai 2016 Denis Baupin démissionne de la Vice-Présidence de l'Assemblée Nationale.

Le 10 mai 2016 une enquête préliminaire est ouverte par le Parquet de Paris et confiée à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance contre la personne).

A l'issue de 10 mois d'enquête et de dizaines d'auditions, François Molins, Procureur de Paris, publie un communiqué la 6 mars 2017 pour annoncer le classement sans suites pour prescription. Le communiqué se conclut ainsi : « A l'issue de l'ensemble des investigations, il apparaît que les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d'entre eux susceptibles d'être qualifiés pénalement. Ils sont cependant prescrits. »

Le délai de prescription est de trois ans. il est doublé quelques mois plus tard, mais la loi n'étant pas rétroactive, elle ne concerne pas les plaignantes de l'affaire Baupin[91].

Denis Baupin porte plainte en diffamation contre les journalistes qui ont réalisé l'enquête Lénaïg Bredoux de Médiapart et Cyril Graziani de France Inter ainsi que contre le parti Europe Ecologie les Verts. Il annonce déposer plainte pour dénonciation calomnieuse contre les femmes qui l'accusent[92].

Le 30 septembre 2017, elle est invitée dans l'émission On n'est pas couché sur France 2 présentée par Laurent Ruquier, en lien avec son récent livre Parler suscité par l’affaire Baupin. Elle explique l'agression sexuelle dont elle a été victime de la part de Denis Baupin. Elle accuse ce dernier de l'avoir forcée à l'embrasser dans un couloir. Elle est prise à partie par Christine Angot[93], qui lui explique de façon virulente qu'elle pense que l'expression publique de sa souffrance et l'attente de la sollicitude de son parti politique n'est pas la bonne, ou la seule, façon de se libérer de la souffrance que laisse une agression[94]. Pour cette même émission, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a émis le 20 décembre 2017 une mise en demeure[95] à destination de France Télévisions, soulignant la virulence des attaques des chroniqueurs à son endroit et la complaisance de l’animateur s’agissant d’un « sujet particulièrement grave et douloureux », ainsi que le montage trompeur opéré par la chaîne pour cette émission.

Le procès consécutif à la plainte en diffamation initiée Denis Baupin a lieu en février 2019, en l’absence de ce dernier qui ne se présente pas. Denis Baupin est débouté et condamné pour procédure abusive à verser à Sandrine Rousseau, comme aux autres prévenues, 500 euros de dommages et intérêts[96]. Cette victoire par défaut marque néanmoins une étape : c’est la première fois qu’un homme politique est condamné dans une affaire relatives aux violences sexuelles[97],[98].

Dès sa révélation en 2016, cette affaire connaît un retentissement considérable. Six jours après, 17 anciennes ministres, de gauche comme de droite (Roselyne Bachelot, Cécile Duflot, Rama Yade, Catherine Jouannot, Aurélie Filippetti), signent une tribune, intitulée « L’impunité c’est fini », visant à dénoncer le sexisme dans le monde politique[99]. Elles demandent des évolutions législatives pour changer le rapport de force et obtiennent le soutien du premier ministre, Manuel Valls. Quelques semaines plus tard, des collaboratrices parlementaires créent le collectif Chair collaboratrice, pour dénoncer le sexisme à l'Assemblée nationale[100].

EELV et la Mairie de Paris mettent en place des dispositifs internes d'aide et de soutien aux victimes de harcèlement[101],[102].

L’affaire Baupin est considérée en France comme « la première affaire #metoo ». « Ce procès restera comme celui de la « fin de l’omerta » pour des femmes en butte à la domination masculine et dont la parole a été libérée », rapporte le journal 20 Minutes au lendemain de la condamnation du député[103].

En septembre 2017, elle publie un livre, Parler , qui raconte le parcours de la combattante que lui a imposé cette affaire, de la prise de parole au dépôt de plainte[104]. En conclusion, elle écrit : « Parlez à vos proche à vos collègues ou votre employeur. Parlez à la police, puis à la justice. (...) Soyons nombreuses à prendre cette parole, à l’imposer sur la place publique. Il faudrait que cela devienne un véritable mouvement, que les statistiques, aujourd’hui terrifiantes, s’améliorent. » Deux mois plus tard, le mouvement mouvement MeToo commence.

Si cet épisode marque une rupture dans sa carrière politique, il signe aussi son entrée dans l’engagement associatif, pour la libération de la parole et contre les violences faites aux femmes[105].

Lutte contre les violences sexuelles[modifier | modifier le code]

En 2017, elle crée l'association Parler, une association d'entraide entre victimes de violences sexuelles. Elle lance un appel aux dons, et aux bénévoles pour pouvoir enclencher les premières actions de l'association. Quatre antennes ouvrent dès janvier 2018 : Lille, Paris, Lyon et Bordeaux. Dans chacune de ces villes, chaque mois, elle accueille des femmes victimes de violences sexuelles et anime des groupes de parole.

Parler devient une des premières associations en France à organiser des groupes exclusivement entre paires, le but étant de créer un réseau d'entraide entre victimes, et encourager les femmes à parler librement d'un sujet qu'il est difficile d'aborder ailleurs[106]. Après un an et demi d'activités, l'association met en place des ateliers parallèles : auto-défense, et socio-esthétique[107].

À sa création, l'association n'est ouverte qu'aux femmes. Après avoir été sollicitée à plusieurs reprises, elle ouvre, en septembre 2019 un groupe réservé exclusivement aux hommes victimes de violences sexuelles à Paris, ainsi qu'un groupe mixte sur Bordeaux[108].

Soutenue par des artistes, l’association bénéficie d’évènements créés à son profit. En mars 2018, la metteuse en scène Coralie Miller met en lecture la pièce Les Monologues du vagin d’Eve Ensler au Théâtre Le Comédia à Paris, afin de reverser la billetterie à Parler, avec l’appui du producteur Jean-Marc Dumontet. L’évènement rassemble sur scène quinze personnalités féminines –  entre autres les humoristes Sophia Aram, Christelle Chollet, et Alison Wheeler, la rabbine Delphine Horvilleur, la journaliste Wendy Bouchard ou encore les comédiennes Rachel Khan et Nicole Calfan.

Suivront d’autres plateaux, réunissant des artistes de l’humour ou de la chanson. Le premier a lieu en novembre 2018, l'entièreté de la recette est reversée à l'association. Six artistes s'engagent ce soir là : Nadia Roz, Laura Calu, Lola Dubini, Emilie Gassin, Emma Oscar et Sophie Imbeaux. L'expérience est renouvelée deux fois par an chaque année depuis, et l'association a reçu, entre autres, Verino, Mathieu Saikaly ou encore NACH.

En 2020, l’association est présente dans une dizaine de villes de France.

En parallèle de son investissement au sein de son association, elle intervient régulièrement dans le débat sur les violences faites aux femmes, et plus largement sur l’égalité femmes-hommes, en tant que figure de référence du mouvement MeToo en France et féministe revendiquée[109],[110].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Rente sur l’environnement et localisation, Géographie Économie Société, Volume 5, Issue 1, January 2003, Pages 77-90
  • Frontières et perceptions de l’emploi de femmes de ménage, Réponse à A. Wolfelsperger, avec François-Xavier Devetter, Revue de philosophie économique, De Boeck, 2005, p. 109-115.
  • L’incitation à la création d’emplois de femmes de ménage est-elle socialement juste ?, avec François-Xavier Devetter, Revue de philosophie économique, De Boeck, 2005, p. 73-95.
  • Dimensions humaine et sociale du développement durable : une problématique séparée du volet environnemental ?, Développement Durable et Territoires, 2004.
  • Marx écolo ? (éd.), EcoRev’ no 25, 2006.
  • La responsabilité sociale et environnementale des entreprises : une reconfiguration du rapport salarial fordiste ?», avec Nicolas Postel et Richard Sobel, Économie appliquée, 2006, tome LIX, n° 4, p. 77-104.
  • Épluchures à la lilloise, Ravet-Anceau, 2007 (roman policier) (ISBN 978-2914657334)
  • Services domestiques : quelles perspectives pour une stratégie d’industrialisation ?, avec François-Xavier Devetter, Revue d’Economie Industrielle, 2007, pp. 9-24.
  • L’émergence d’entreprises à but lucratif sur le marché du ménage à domicile permet elle la professionnalisation des salariées ?, avec François-Xavier Devetter, Economies et Sociétés, 2007, pp. 1869-1893.
  • Théorie de la régulation et développement durable, avec Bertrand Zuindeau, Revue de la Régulation, Capitalisme, Institutions, Pouvoirs, n°1, 2007.
  • Écologie et féminisme (éd.), EcoRev’ no 30, 2008.
  • Biens communs, biens publics mondiaux et propriété, Introduction au dossier, avec Bruno Boidin et David Hiez, Développement durable et territoire, mars 2008.
  • RSE et éthique d’entreprise : la nécessité des institutions, avec Nicolas Postel, M@n@gement, septembre, Vol 11, n°2, 2008.
  • La Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises, avec Nicolas Postel et Bruno Boidin (dir), Presses Universitaires de Septentrion, Mai 2008.
  • Entreprises Publiques et Développement Durable, Revue Française de Gestion, 2008/5 (n°185).
  • L’égalité hommes–femmes : un outil d’augmentation (générale) du temps de travail ?, Revue française de socio-économie, n° 2, 1er semestre 2008, p. 3-6.
  • Qu’est-ce qui fait pleurer les flics ?, Ravet-Anceau, 2009 (roman policier) (ISBN 978-2914657693).
  • La Responsabilité sociale des entreprises. Une perspective institutionnaliste avec Bruno Boidin et Nicolas Postel, Presses universitaires du Septentrion, 2009 (ISBN 978-2757400876).
  • La RSE, une fragile innovation institutionnelle, avec Nicolas Postal, in Meier Olivier et Guillaume Schier (dir), Gouvernance, éthique et RSE : état des lieux et perspectives, Hermes, 2009.
  • Ethique entreprise et RSE, in Postel Nicolas, Boidin Bruno, Rousseau Sandrine, La RSE : une approche institutionnaliste, Septentrion, Lille, 2009, p. 68-83.
  • The impact of industrialization on paid domestic work : The case of France, avec François-Xavier Devetter, European Journal of Industrial Relations, vol. 15, Number 3, p. 297-316, 2009.
  • Comment concilier service relationnel et marges réduites ? Le cas du secteur du ménage à domicile, avec François-Xavier Devetter, Gestion 2000, n° 2, février 2009, p. 193-208.
  • La RSE, une nouvelle forme de démarchandisation du monde ?, avec Nicolas Postel et Richard Sobel, L’Economie Politique, vol 45 n°1, janvier-février 2010, p. 83-97.
  • Jalons pour une analyse conventionnaliste de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise, avec Nicolas Postel, Revue de l’Organisation Responsable, Juin 2010, Vol 5, n°1, pp 39-50
  • Ressources, territoires, patrimoines et développement durable, Muriel Maillefert, Olivier Petit et Sandrine Rousseau (dir.), Bruxelles, PIE Peter Lang, coll. « Ecopolis », déc. 2010.
  • Lectures hétérodoxes du développement durable, avec Muriel Maillefert et Bertrand Zuindeau, Développement Durable et Territoires, 2010.
  • Working Hours and Sustainable Development, with François-Xavier Devetter, Review of social Economy, Volume 69, 2011 - Issue 3, Pages 333-355
  • Ressources, patrimoine, territoires et développement durable, avec Muriel Maillefert et Olivier Petit, Éditions Peter Lang, 2010 (ISBN 978-9052016481).
  • Du balai. Essai sur le ménage à domicile et le retour de la domesticité, avec François-Xavier Devetter, Liber-Raisons d'agir, 2011 (ISBN 978-2912107589).
  • Corporate Social Responsability: a new regulation of capitalism? An institutionalist interpretative framework of CSR, based on the french experience, with Nicolas Postel and Richard Sobel, in William Sun, Céline Louche, Roland Perez (eds.), Critical Studieson Corporate Responsability, Governance and Sustainability, vol. 2, Finance and sustainability: towards a new paradigm? A post Crisis Agenda, Bingley (UK), Emerald, 2011, p. 39-63.
  • Quelle transition vers un capitalisme soutenable ? Limites des actions volontaires et rôle des acteurs publics, avec Bruno Boidin, Revue Française de Socio-Economie, 2011/2 (n° 8), p. 187-204.
  • Oui, l'écologie, c'est social !, Les Petits matins, Paris, 2012 (ISBN 978-2363830135).
  • Du Balai !, Essai sur le ménage à domicile et le retour de la domesticité, avec François-Xavier Devetter, Raisons d’agir, Paris, 140 p., 2011.
  • La croissance : une solution de sortie de crise ?, Etudes sur la Mort, 2015/2 (n°148), pp9-19.
  • Le Chômage, avec François-Xavier Devetter, coll. « Le Monde Sup' », Rue des Écoles, 2015 (ISBN 978-2820804068).
  • Manuel de survie à destination des femmes en politique, Les Petits matins, Paris, 2015 (ISBN 978-2363831613).
  • Un modèle social robuste face aux contraintes environnementales, in Sinai Agnès, Szuba Mathilde, Gouverner la Décroissance, Politique de l’Antropocène III, Presses de Sciences Po (PFNSP), 2017.
  • Parler, Contre les violences sexuelles, Flammarion, septembre 2017 (ISBN 978-2081416642).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Durand, « Lille : La socioesthétique au service des femmes victimes de violences sexuelles », sur 20minutes.fr
  2. « Retrouvez Parler, l’asso de soutien entre victimes d’agressions sexuelles, près de chez vous. », sur http://www.madmoizelle.com,
  3. « Sandrine Rousseau. Une des accusatrices de Denis Baupin quitte EELV », sur Ouest France,
  4. Le JDD, « Sandrine Rousseau sur le harcèlement : "Les hommes politiques sont prévenus" », sur lejdd.fr (consulté le 11 septembre 2020)
  5. a et b « Sandrine Rousseau, l'universitaire écolo », Nord Éclair, 6 novembre 2010.
  6. « Sandrine Rousseau : biographie, news, photos et videos », sur Télé-Loisirs (consulté le 11 septembre 2020)
  7. Sandrine Rousseau Thèse de doctorat, faculté des sciences économiques et sociales, université des sciences et technologies de Lille, 26 février 2002, 386 pp.
  8. Bureau de la CPED, « Sandrine Rousseau Archives », sur CPED (consulté le 11 septembre 2020)
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