Jean-François Caron (homme politique)

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Jean-François Caron
Jean-François Caron à Lens, en 2010.
Jean-François Caron à Lens, en 2010.
Fonctions
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais
Président du groupe Verts puis Europe Écologie Les Verts du Nord-Pas-de-Calais
Biographie
Nom de naissance Jean-François Caron
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Loos-en-Gohelle, Pas-de-Calais
Nationalité française
Parti politique GE
Les Verts
EELV
Profession kinésithérapeute

Jean-François Caron, né le à Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais), est un homme politique français, membre d'Europe Écologie Les Verts.

Il est élu au Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais depuis 1992 et en a été Vice-Président chargé de l'environnement de 1998 à 2004. Il entre au conseil municipal de Loos-en-Gohelle en 1995 comme conseiller municipal délégué à l'aménagement du territoire et à l'environnement. En 2001, il devient maire, succédant ainsi à son père.

Il est surtout notoire pour les expérimentations en termes de développement durable menées dans sa commune.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fils de Marcel Caron, maire (PS) Loos-en-Gohelle[1], Jean-François Caron naît dans la commune[2]. Il est kinésithérapeute de formation[3].

Engagement associatif[modifier | modifier le code]

Il est l'un des créateurs en 1989 de l'association La chaîne des terrils, au travers de laquelle il a contribué à faire reconnaître la valeur patrimoniale, et biologique des terrils et promouvoir leur usage pour les loisirs[4].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il participe à la création de Génération écologie[5]. Il y anime avec Alain Cabanes la tendance « Écologie autrement », créée en 1993, qui quitte Génération écologie en 1994 avant de rejoindre les Verts via Convergences écologie solidarité.

En parallèle, il est élu au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, depuis 1992 en tant que membre de Génération écologie. D'abord comme conseiller régional, il se voit confier :

  • une mission sur les emplois et le travail ;
  • une mission sur le développement des emplois liés à l'environnement dite « Emploi-Environnement » ;
  • le pilotage de Mineurs du Monde, dynamique de valorisation de l'Histoire de la mine et de la mémoire des mineurs.

Il porte aussi dans ces années, la « Conférence permanente du bassin minier » : conférence ouverte et participative qui vise à faire dessiner, par les acteurs du territoire[6], un diagnostic partagé et une stratégie de reconversion partant du local[7].

Cette démarche donne lieu à la rédaction d'un livre blanc, puis d'un avenant spécifique au contrat de plan État-région[8].

Ré-élu en 1998, comme vice-président « chargé du développement durable, de l'environnement et de l'aménagement du territoire » jusqu'en 2004, il met en place le schéma régional d'aménagement et de développement du territoire (SRADT), ainsi que la première stratégie régionale de développement durable en 2000[9], puis l'agenda 21 régional en 2004[réf. nécessaire].

En 2001, Jean-François Caron crée le Centre ressource du développement durable (CERDD)[7], désormais sous statut GIP, en partenariat avec l'État, l'ADEME, Gaz de France et plusieurs associations environnementales. Il crée aussi le Centre de développement des éco-entreprises (CD2E), pour soutenir et développer cette filière d'activités[3].

Réélu en 2004, il choisit de reprendre son rôle de conseiller régional. Il poursuit la mise en place du SRADT[10] et préside le groupe des Verts au sein du conseil régional[11].

Il est également quatrième vice-président de la communaupole de Lens-Liévin chargé de l'innovation[12], président de l'Établissement public foncier (EPF)[13], et du Centre de développement des éco-entreprises (CD2E)[14].

Jean-François Caron préside la structure « Bassin minier Unesco », qui deviendra « Bassin minier uni », qui vise à inscrire l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco[15],[16]. L'inscription, effective début juillet 2012[17], couvre un vaste patrimoine : 17 fosses et vestiges, 21 chevalements, 51 terrils, 3 gares, 124 cités ouvrières, mais aussi des écoles, des églises et des chapelles, 4 000 hectares de paysage[18]...

Le 16 mars 2008, il est réélu maire de Loos-en-Gohelle[19] au premier tour, face à une liste divers droite, avec 82,09 % des suffrages exprimés (pour 63,18 % de votants)[20]. Le 23 mars 2014, en l'absence de liste concurrente, il est à nouveau élu au premier tour avec 81,07 % des suffrages exprimés (pour 55,67 % de votants)[21]. Il fait de sa ville un laboratoire du développement durable : démocratie participative[22], récupération d'eau de pluie, panneaux solaires sur l'église[5], construction d'un éco-quartier[23] :

« Mon objectif dans les 20 ans qui viennent : faire de Loos-en-Gohelle une cellule souche en matière de développement durable, pour inspirer d’autres villes[24]. »

En 2012, il préside la commission transformation écologique et sociale de la région Nord-Pas-de-Calais[25]. Il est vice-président du forum d'orientation de la troisième révolution industrielle en Nord-Pas-de-Calais qui aboutit au master plan de Jeremy Rifkin[26],[27]. Il préside également le groupe Agenda 21 de demain au Comité de prospective du Comité 21[28].

Au sein d'EELV, il est membre du conseil d'administration de la fédération des élus verts et écologistes (FEVE)[29].

Coureur de marathon, il est à l'origine de la création du marathon de la route du Louvre en 2006[30].

Décoration[modifier | modifier le code]


Publications[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Caron, Jean Merckaert et Grégoire Lefèvre, « Loos-en-Gohelle, la conversion d’un territoire », Revue Projet, CERAS,‎ , p. 194 (DOI 10.3917/pro.336.0105, lire en ligne)
  • Jean-François Caron, « Loos-en-Gohelle, laboratoire du développement durable », Le journal de l'école de Paris du management, no 83,‎ , p. 50 (DOI 10.3917/jepam.083.0022, lire en ligne)
  • (en) Jean-François Caron, « A regional viewpoint », dans Corinne Larrue, Recherche et développement régional durable, Presses universitaires François-Rabelais,‎ (ISBN 9782869061569 et 9782869063495, lire en ligne), p. 149-151
  • Jean-François Caron, « L'identité du bassin minier », dans Jean-Claude Rabier, La remonte: le bassin minier du Nord-Pas de Calais, entre passé et avenir, Presses Univ. Septentrion,‎ , 275 p. (lire en ligne), p. 35-39

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Camille Raad, « Loos-en-Gohelle : Marcel Caron, fils des mines, père de la sauvegarde des terrils », lavoixdunord.fr.
  2. Eric Dussart, « Jean-François Caron : « On ne balaie plus d'un revers de main ce que disent les écologistes ! » », sur La Voix du Nord,‎
  3. a et b Philippe Brochen, « Un pionnier vert en terrain minier: Loos in transition », sur Libération,‎
  4. Patrice Gourbin, « Processus et actions patrimoniales dans les friches culturelles », dans Françoise Lucchini, De la friche industrielle au lieu culturel (lire en ligne), p. 45
  5. a et b Alexandre Lenoir, « Développement durable: Jean-François Caron, un vert chez les gueules noires », sur L'Express,‎
  6. Sonia Ben Messaoud, Des Alliances pour des territoires innovants et solidaires, ECLM,‎ , 222 p. (lire en ligne)
  7. a et b Helga-Jane Scarwell, Claude Kergomard et Richard Laganier, Environnement et gouvernance des territoires : enjeux, expériences et perspectives en région Nord-Pas de Calais, Presses Universitaires du Septentrion,‎ , 388 p. (lire en ligne), p. 186
  8. Helga-Jane Scarwell, Claude Kergomard et Richard Laganier, Environnement et gouvernance des territoires : enjeux, expériences et perspectives en région Nord-Pas de Calais, Presses Universitaires du Septentrion,‎ , 388 p. (lire en ligne), p. 187
  9. Jean-François Caron, Vers le développement durable en région Nord – Pas de Calais, Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais (lire en ligne)
  10. Géry Bertrande, « Aménagement. Quelle région à l'horizon 2020 ? », sur Le journal des entreprises Nord-Pas-de-Calais
  11. « Les élus écologistes veulent imprimer une empreinte verte et durable », sur La Voix du Nord,‎
  12. Emmanuel Crepelle et Pascal Bonnière, « Agglo Lens-Liévin: huit heures de séance pour élire les vice-présidents et un clash avec le PC », sur La Voix du Nord,‎
  13. La Voix du Nord, « Des cendres radioactives sur les terrils ? »,‎
  14. Geneviève Hermann, « A Loos-en-Gohelle, des maisons minières réhabilitées basse consommation », sur La Tribune,‎
  15. Fabien Soyez, « Les mines du Nord candidates au patrimoine de l'Unesco », sur Le Figaro,‎
  16. Stéphane Jarno, « Chef-d’œuvre en terril », sur Télérama,‎
  17. Hélène Melin, « Loos-en-Gohelle, du noir au vert », Multitudes, no 52,‎ , p. 240 (ISBN 9791091887106, DOI 10.3917/mult.052.0059, lire en ligne)
  18. Site du projet d'inscription à l’Unesco.
  19. Fiche mairie de Loos-en-Gohelle.
  20. Résultats de 2008 sur interieur.gouv.fr.
  21. Résultats de 2014 sur interieur.gouv.fr.
  22. d'Erm 2014, p. 134
  23. Christine Guillemeau, « Il nous faudrait une bonne guerre ? », sur France 5
  24. Pauline Croquet et Antonin Sabot, « A Loos-en-Gohelle, la transition verte au pays des gueules noires », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  25. Emilie Zapalski, « Vers une structuration de l'économie circulaire au niveau régional ? », sur Localtis,‎
  26. Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais, L'énergie renouvelée du Nord - Pas de Calais : La troisième révolution industrielle en Nord-Pas de Calais (lire en ligne), p. 13
  27. « Loos-en-Gohelle, l'exemple français du développement durable », sur France TV Info,‎
  28. « Recherche - Actualité », sur Comité 21
  29. Voir sur lafeve.fr.
  30. Thomas Levivier, « Les 10 ans de la si longue route du louvre, le 17 mai », sur La Croix du Nord
  31. Décret du 13 juillet 2012 portant promotion et nomination.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascale d'Erm (préf. Nicolas Hulot), Ils l’ont fait et ça marche ! : Comment l’écologie change déjà la France, Les Petits matins,‎ , 176 p. (ISBN 978-2-36383-106-4) — Les applications concrètes de l'écologie politique dans des communes, dont Loos-en-Gohelle, dirigées par des élus écologistes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]