Jean-Louis Roumégas

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Jean-Louis Roumégas
Illustration.
Jean-Louis Roumégas.
Fonctions
Député de la 1re circonscription de l'Hérault
Élection
Groupe politique ECO (2012-2016)
NI (2016-2017)
Prédécesseur Jacques Domergue
Successeur Patricia Mirallès
Porte-parole national des Verts
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Alger (Algérie)
Nationalité française
Parti politique LV (1992-2010)
EÉLV (depuis 2010)
Diplômé de Université Paul-Valéry de Montpellier

Jean-Louis Roumégas, né le à Alger, est un homme politique français. Député de l'Hérault de 2012 à 2017, il était membre du groupe écologiste à l'Assemblée nationale.

Il était porte-parole national des Verts puis d'Europe Écologie Les Verts (2008 - 2011), adjoint au maire de Montpellier et conseiller d’agglomération de 2001 à 2008, puis conseiller municipal d'opposition et président du groupe écologiste de 2008 à 2014. Le , il est élu député de la première circonscription de l'Hérault avec 50,10 % des voix.

Il est cofondateur et President depuis 2018 de l'Association Méditerranée Durable.

En 2020 il est tête de liste Ecologie Pour Tous aux élections municipales à Montpellier. Cette liste recueille 1,67% (837 voix) des suffrages exprimés lors du premier tour, le 15 mars 2020.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Né à Alger en 1962, il a grandi dans l'Hérault puis dans les Pyrénées-Orientales.

Après des études de philosophie et de lettres à l'Université Paul-Valéry de Montpellier, il se tourne vers l'enseignement et devient instituteur. Il est actuellement responsable du Centre de Ressources Prévention-Santé de l'Education Nationale au sein d' EPIDAURE, département prévention de l'Institut du Cancer de Montpellier.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Ses premiers engagements ont été pour la défense les droits de l'homme en tant que militant à la "Maison des Tiers Mondes" en faveur de la libération des prisonniers politiques au Maroc.

Il s'engage ensuite chez les Verts en 1992.

Avec un bon score au premier tour des élections municipales de 2001 à Montpellier (12,54 %), il réalise une alliance avec la liste Frêche au second tour. Il devient 2e adjoint au maire délégué à la ville durable de 2001 à 2008, et Président du Groupe Ecologiste.

En 2008, il mène à nouveau la liste des Verts à l'élection municipale et obtient un score légèrement inférieur à celui de 2001. Face au refus du Parti socialiste de faire alliance avec lui, il se maintient au second tour, fusionne avec la liste LCR et arrive 3e avec plus de 18 % des voix. Il siège désormais au conseil municipal dans l'opposition. Il devint quelques jours après porte-parole national des Verts.

Il participe en troisième position à la liste Europe Écologie dans la circonscription Sud-Ouest pour les élections européennes de 2009, derrière José Bové et Catherine Grèze.

Aux élections régionales de mars 2010, il conduit la liste Europe Écologie en Languedoc-Roussillon avec les Verts, la Gauche alternative, la Nouvelle Gauche, Régions et peuples solidaires, Cap21 et de nombreux militants associatifs. Ayant annoncé qu'il ne s'allierait pas avec Georges Frêche, il conclut, en prévision du second tour, un accord de fusion avec les listes FG-NPA ainsi qu'avec celle menée par Hélène Mandroux, candidate officielle du Parti socialiste. Pour Jean-Louis Roumegas, l'essentiel était de parvenir à un accord de programme et non à des alliances tactiques, pour avancer vers la nécessaire transformation écologique de l’économie régionale et l’ancrage à gauche par une politique sociale radicalement réorientée par rapport aux mandatures précédentes. Toutefois, aucune des trois listes n'atteignant le seuil des 10 % pour se maintenir au second tour, la liste Frêche, qui ne bénéficiait d'aucun soutien de la part des listes de gauche, l'emporte finalement au terme d'une triangulaire l'opposant à l'UMP et au FN.

Candidat en 13e position sur la liste d'union PS-EELV conduite par le socialiste Jean-Pierre Moure, il n'est pas réélu lors des élections municipales de mars 2014 à Montpellier.

Élu député de la première circonscription de l'Hérault en avec 88 voix d'avance sur Christian Jeanjean (UMP), il est candidat à sa succession aux élections législatives françaises de 2017 où il est largement battu et est éliminé dès le premier tour arrivant en 4e position avec 10,7% des voix.

Il constitue une liste aux élections municipales de 2020 à Montpellier, mais sa liste n'obtient que 837 voix (1,61 %) au premier tour, derrière notamment 2 autres listes écologistes qui totalisent un peu plus de 7 % chacune.

Mandats[modifier | modifier le code]

Contributions[modifier | modifier le code]

De 2012 à 2017 :

  • Président du groupe d'étude Santé-Environnement de l'Assemblée Nationale
  • Rapporteur de la Loi du 16 avril 2013 sur les lanceurs d'alerte, relative à l'indépendance de l'expertise en matière de santé et d'environnement et à la protection des lanceurs d'alerte
  • Auteur et rapporteur de la loi Detox, (principe de substitution des substances préoccupantes applicable aux produits chimiques)
  • Auteur de nombreux rapports :
    • Perturbateurs endocriniens : l'urgence d'agir 2014
    • Protéger les jeunes enfants des perturbateurs endocriniens (sur la présence de bisphénol A et de parabènes dans les jouets et dans les produits d'hygiène destinés aux jeunes enfants)
    • Garantir le droit à un air sain 2016, (Evaluation des politiques publiques de lutte contre la pollution de l'air)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]