Ne travaillez jamais

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Reconstitution du graffiti de Guy Debord (1953)

« Ne travaillez jamais »[Note 1] est un slogan écrit sur un mur parisien, rue de Seine, en 1953, par l'écrivain, théoricien, cinéaste et poète Guy Debord.

Ce slogan fait partie des revendications révolutionnaires issues des courants marxistes et anarchistes liés à l'abolition du travail salarié et qui fut repris lors des événements de mai 68. Il est également lié au mouvement situationniste dont Guy Debord est un des créateurs.

Origine[modifier | modifier le code]

Arthur Rimbaud, inspirateur de Guy Débord ?

En 1953, Guy Debord, alors, âgé de 22 ans, écrit, à la craie, sur un mur de la rue de Seine à Paris, un slogan devenu célèbre : « Ne travaillez jamais ». Ce graffiti a disparu.

À l'occasion d'une exposition sur les œuvres de Debord, organisée en 2013 par la BnF, cette action est présentée par la journaliste littéraire Nathalie Crom comme le « premier acte symbolique d'une révolte politique et esthétique contre l'ordre établi »[1].

Dans sa biographie sur Guy Debord, rééditée par les éditions Denoël en 2011, l'écrivain et philosophe Anselm Jappe, spécialiste de la pensée de cet auteur et théoricien, évoque l'éventuelle influence d'un poème d'Arthur Rimbaud, lorsqu'il clame dans un de ses poèmes intitulé, Vierge folle : « jamais, je ne travaillerai »[2],[3].

Postérité[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Mension, auteur d'une biographie sur Guy Debord

Ce slogan fut utilisé durant le mouvement de Mai 68, notamment par Les enragés, mouvement créé autour de René Riesel, Gérard Bigorgne, Patrick Cheval, Pierre Carrère et Patrick Negroni[4].

Selon un article écrit par Mathieu Dejean dans les Inrocks qui cite l'écrivain et journaliste Jean-Michel Mension, « Ne travaillez jamais, était un mot d’ordre qui faisait absolument l’unanimité, et c’est l’un des premiers qui a réapparu à Nanterre en 68. »[5].

Certains sites de citation en ligne, à l'instar de celui publié par le quotidien français Le Monde, présente cette citation comme un slogan de Mai 68[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. quelquefois retranscrit avec un point d'exclamation.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fonds Guy Debord sur le catalogue du Département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, BnF, NAF28603