Traité d'interdiction complète des essais nucléaires
Le traité d'interdiction complète des essais nucléaires ou TICEN ou encore TICE (en anglais Comprehensive Test Ban Treaty : CTBT) est un traité international interdisant tout essai nucléaire ou tout autre type d'explosion nucléaire, que ce soit à des fins pacifiques ou militaires, dans quelque environnement que ce soit.
Le TICEN a été ouvert à la signature le à New York, aux États-Unis. Il n'est toujours pas entré en vigueur. En effet, pour ce faire, il faut que les 44 États repris dans l'annexe 2 du traité ratifient le texte ; or, à la date du 29 septembre 2008, seuls 35 d'entre eux l'ont fait.
Sommaire
Principales dispositions[modifier | modifier le code]
Selon l'article 1er du traité :
« 1°) Chaque État partie s’engage à ne pas effectuer d’explosion expérimentale d’arme nucléaire ou d’autre explosion nucléaire et à interdire et empêcher toute explosion de cette nature en tout lieu placé sous sa juridiction ou son contrôle.
2°) Chaque État partie s’engage en outre à s’abstenir de provoquer ou d’encourager l’exécution — ou de participer de quelque manière que ce soit à l’exécution — de toute explosion expérimentale d’arme nucléaire ou de toute autre explosion nucléaire. »L’Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires a été créée en vue de faire respecter les dispositions du traité. Elle gère dans le monde entier des instruments de mesure sismographiques afin de détecter les éventuels essais.
Adhésion[modifier | modifier le code]
États repris dans l'annexe 2 et dont la ratification est indispensable pour que le traité entre en vigueur
À la date du 20 mars 2015, le TICEN compte 183 États signataires et 164 États parties[1]. Le dernier État qui a ratifié le TICEN, est l'Angola.
L'annexe 1 du TICEN reprend les 195 États qui peuvent signer et ratifier le texte : à savoir, les 192 membres des Nations unies ainsi que les îles Cook, Niévès et le Saint-Siège. L'annexe 2 du TICEN reprend les 44 États qui, en 1996 (au moment de la négociation du traité), participaient à la conférence du désarmement et possédaient alors des réacteurs nucléaires (annexe 2 du traité).
Les 5 États suivants sont repris dans l'annexe 2 et ont signé mais pas ratifié le traité :
Chine ;
Égypte ;
États-Unis ;
Iran ;
Israël.
Toutefois, lors de son déplacement en Europe en avril 2009, Barack Obama a prononcé à Prague un discours plaidant pour la ratification du traité d'interdiction complète des essais nucléaires[2].
Les 3 États suivants sont repris dans l'annexe 2 mais n'ont pas signé le traité :
Corée du Nord ;
Inde ;
Pakistan.
Notes et références[modifier | modifier le code]
- Liste des États signataires et parties du traité.
- « Obama veut « un monde sans armes nucléaires » et plus vert », Libération, (consulté le 16 avril 2009).
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
- Maîtrise des armements
- Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires
- Traité sur l'interdiction des armes nucléaires
- Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires
- Zone exempte d'armes nucléaires
- Désarmement nucléaire
- Parapluie nucléaire
- États parties du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires
Liens externes[modifier | modifier le code]
- (fr) Texte intégral du Traité.
- (fr) Site des Nations unies pour le TICE.
- (en) Site de la commission préparatoire.
- (en) Liste des États parties et signataires.
- (en) Rapport sur les possibilités de réalisation d'essais nucléaires souterrains clandestins et les techniques de détection, U.S. Geological Survey (2001).