Gerstheim

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Gerstheim
Gerstheim
Église catholique Saint-Denis.
Blason de Gerstheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Intercommunalité Communauté de communes du Canton d'Erstein
Maire
Mandat
Julien Koegler
2020-2026
Code postal 67150
Code commune 67154
Démographie
Gentilé Gerstheimois[1]
Population
municipale
3 447 hab. (2018 en augmentation de 4,55 % par rapport à 2013)
Densité 210 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 59″ nord, 7° 42′ 11″ est
Altitude Min. 149 m
Max. 154 m
Superficie 16,42 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Gerstheim
(ville isolée)
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Erstein
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Gerstheim

Gerstheim est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Gerstheimois.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Le maire de la commune est Julien Koegler, et ce depuis 2020.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gerstheim est une commune du Bas-Rhin située au nord du Grand Ried à environ 25 km au sud de Strasbourg. Elle est bordée par le Rhin, qui la sépare du village allemand d'Ottenheim. Sa position frontalière en fait naturellement un lieu de passage vers l'est ; ainsi, l'historien de l'Alsace, Édouard Sitzmann, signalait dans son opuscule consacré à la cité gallo-romaine d'Ehl, que Gerstheim était situé à l'extrémité est de la voie romaine allant des Vosges au Rhin.

Le village est par ailleurs limitrophe de sept communes : au sud Daubensand et Obenheim, à l'ouest Herbsheim, Sand, Matzenheim et Osthouse, et au nord Erstein.

Gerstheim est une étape sur la Véloroute Rhin EV 15 (1 320 km) qui relie la source du Rhin, située à Andermatt en Suisse, à son embouchure à Rotterdam.

La commune possède trois fleurs dans le palmarès des villages fleuris.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gerstheim
Erstein Erstein
Osthouse,
Matzenheim
Gerstheim Le Rhin Schwanau
(Drapeau de l'Allemagne Allemagne)
Obenheim Daubensand

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Gerstheim

Les armes de Gerstheim se blasonnent ainsi :
« D'argent aux deux cœurs enflammés de gueules, celui de dextre brochant en partie sur l'autre. »[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gerstheim est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Gerstheim, une unité urbaine monocommunale[6] de 3 448 habitants en 2017, constituant une ville isolée[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (59,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,6 %), forêts (18,1 %), eaux continentales[Note 3] (15,2 %), zones agricoles hétérogènes (8,2 %), zones urbanisées (6,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,9 %), prairies (2,6 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est pour la première fois mentionné par une proclamation papale du 17 décembre 1050 par laquelle le comte d'Eguisheim, futur Léon IX, donne le village à l'abbaye de Hohenbourg (actuel Mont Sainte-Odile) en possession propre.

Les premières mentions du village de Gerstheim apparaissent sous plusieurs graphies :

- Gersheim, en 1050

- Gerhbodesheim, en 1066

- Geresheim, Gerstheim ou Gersten à partir du XIVe siècle

Deux théories sur l'origine du nom s'affrontent. D'après la première, il proviendrait du patronyme germanique Gerobald, signifiant "le hardi à la lance". La seconde semble être plus certaine puisqu'elle donne pour origine la racine paléo-européenne KAR ou GAR, qui signifie "fermer", et renvoie à la notion d'abri, de protection ; ceci pourrait traduire la position géographique de Gerstheim, situé sur une levée alluvionnaire, qui protège le village des crues du Rhin et de l'Ill. En ce qui concerne le "heim" (la maison, le foyer), il s'agit d'une terminaison très courante pour les villages de la région.

A cette époque la plupart des terres étaient principalement entre les familles nobles, comme les Von Block, les Von Berstett ou les comtes de Gerolseck. Ces derniers ont notamment construit le château "La Schwanau". Situé à proximité du Rhin et du village, au milieu de marécages, il permettait de surveiller à la fois la route de Strasbourg à Bâle et le flux commercial sur le Rhin[13]. Mais en 1333, une coalition formée de nombreuses villes des alentours voit le jour pour prendre la forteresse, après 12 semaines de sièges le château est pris et détruit[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1788 1792 Philipp Jakob Weltz    
1792 1792 Jean-Henri Becker    
1793 1796 Georg Friedrich Busch    
1796 1797 Johann Wilhelm Mathis    
1797 1797 Jacob Frantz Becker    
1797 1800 Philipp Jakob Weltz    
1800 1808 Jakob Henck    
1808 1811 Johann Jakob Lehmann    
1811 1812 Mathias Gruber    
1812 1812 François-Ferdinand Bengel    
1813 1815 Andreas Vogt    
1815 1815 Jakob Lehmann    
1815 1821 François-Ferdinand Bengel    
1821 1843 Christian-Théodore Busch    
1843 1851 Henri-Louis de Bancalis de Pruynes    
1851 1853 Christian-Théodore Busch    
1853 1858 Friedrich Weltz    
1858 1859 Christian Karl Erichson    
1859 1876 Chrétien Laufenburger    
1876 1881 Henri Bruggemann    
1881 1891 Raphaël de Bancalis de Pruynes    
1892 1901 Chrétien Laufenburger    
1902 1919 Edouard Laufenburger    
1919 1919 Raphaël de Bancalis de Pruynes    
1919 1933 Ernest Bruggemann    
1934 1934 Arthur Bronn    
1935 1939 Edouard Laufenburger    
1939 1940 Salomon Weil et Théophile Krempp   représentent la municipalité en Dordogne
1939 1941 Philippe Gasser   représente la municipalité à Gerstheim
1942 1944 Otto Wantz    
1944 1946 Edouard Laufenburger    
1946 1957 Georges Wust    
1957 1959 Charles Bengel    
1959 1971 Alfred Bapst Centre Démocratie et Progrès CDP

puis Union pour la démocratie française UDF Centre des démocrates sociaux CDS

Agriculteur
Conseiller général d'Erstein (1964 → 1988)
Vice-président du conseil général (1976 → 1979)
Maire en 1967 et 1968 [réf. nécessaire]
1971 1975 Roland Subra    
1975 2001 Paul Siedel    
mars 2014 Marc-Daniel Roth Divers droite DVD Retraité
mars 2014 11 janvier 2021 Laurence Muller-Bronn Union pour un mouvement populaire UMP

Les Républicains LR

Conseillère générale du Bas-Rhin(2013 → 2015)

Conseillère départementale du Bas-Rhin (2015 → ) Vice-présidente du conseil départemental du Bas-Rhin (2015 → 2020) Sénatrice du Bas-Rhin (2020 → )

11/01/2021 En cours Julien Koegler   Exploitant agricole, ancien adjoint

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2018, la commune comptait 3 447 habitants[Note 4], en augmentation de 4,55 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8739379831 2951 4161 4651 3601 4451 583
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 5161 6161 5711 5891 4951 4981 4431 4651 484
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6001 5891 6811 6281 7151 7141 6271 6141 579
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 6902 0572 8303 0082 8082 7852 8023 2333 382
2018 - - - - - - - -
3 447--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Une lente augmentation de la population après 1900, puis une diminution de celle-ci à partir des années 1930 correspondent principalement au déficit de naissances d'après la Grande Guerre.

Entre l'année 1962, où Gerstheim comptait 1 690 habitants, et 1982 la population augmente de 78% Cet important développement du village découle de la construction du lotissement Printemps, et du développement du lotissement Unterrieth.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Cimetière israélite[modifier | modifier le code]

Le cimetière date du XVIIIe siècle. Il est divisé en deux parties : à droite, la partie de la communauté juive ; à gauche, celle des indigents[19].

Manoir de Bancalis[modifier | modifier le code]

Le manoir de Bancalis est un château du XVIIe siècle. Une branche de la famille de Bancalis est venu s’installer à Gerstheim et a construit le manoir.

Église catholique[modifier | modifier le code]

L'église catholique actuelle est construite en 1869, sur l’emplacement d'une ancienne église mixte construite au XVIe siècle. L'église sera relativement épargnée durant la guerre, mais des tuyaux d'orgue et des cloches sont quand même volés par les nazis[20].

Mais tôt dans la matinée du 25 novembre 2011, l'église est en feu, détruisant la toiture de l'édifice. C'est aux alentours de 2h du matin que l'incendie est signalé, rapidement une cinquantaine de pompiers sont mobilisés pour enrayer la propagation du feu[21],[22],[23]. Dans la journée, le maire annonce vouloir reconstruire au plus vite l'église[24]. Le projet de reconstruction sera mené par l'architecte Alain Steinmetz, la reconstruction commence en , la paroisse proposera même un site internet (maintenant supprimé) pour suivre l’avancement du chantier[20]. La nouvelle église sera finalement inaugurée le 16 février 2014.

Église protestante[modifier | modifier le code]

Événements et fêtes[modifier | modifier le code]

  • Le troisième dimanche de septembre : Messti du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Peu d'industrie et de tourisme, mais importante proportion de travailleurs frontaliers.
  • Centrale hydroélectrique sur le Rhin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/bas-rhin-67
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le ).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Gerstheim », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. « SOUS LES COMTES DE WERDE ET LES GEROLDSECK », sur http://erstein67.free.fr/histoire/index.html.
  14. Pierre Jacob, « La chute de la Schwanau ».
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « J’aimerais connaître Gerstheim », sur https://apps.tourisme-alsace.info/.
  20. a et b « Église Saint-Denis », sur www.gerstheim.fr, .
  21. Dernières Nouvelles d'Alsace, du 25 novembre 2011
  22. lalsace.fr du 25 novembre 2011, Photos de l'église détruite.
  23. lalsace.fr du 25 novembre 2011, Photos de l'église en feu.
  24. Dernières Nouvelles d'Alsace, du 26 novembre 2011