Syndicat national de l'enseignement supérieur

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Syndicat National de l'Enseignement Supérieur
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique syndicat
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1956
Origine SNESR
Identité
Siège 78 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 PARIS
Secrétaire général Hervé Christofol
Affiliation FSU
Affiliation européenne CSEE
Affiliation internationale IE
Membres 6 000
Représentativité 37 %
Slogan résister, rassembler, construire
Site web http://www.snesup.fr

Le SNESUP-FSU (Syndicat national de l'enseignement supérieur) est un des syndicats nationaux de la Fédération syndicale unitaire (FSU). Il syndique des enseignants du supérieur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines du syndicat remontent à la libération avec la fondation du SNESR (Syndicat National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche) affilié à la FEN (Fédération de l'Éducation nationale). Même s'il n'est pas organisé en tendances sur le modèle de la FEN, le SNESR est fortement influencé par le courant "cégétiste", représenté notamment par Louis Barrabé, son secrétaire général. En mars 1956, ce syndicat se divise entre d'un côté le SNESup (Syndicat national de l'enseignement supérieur) et de l'autre le SNCS (Syndicat national des chercheurs scientifiques). Alain Geismar en est élu secrétaire général en 1965, il est alors proche de l'opposition interne au PCF et proche des positions "marxistes-léninistes" (maoïstes).

C'est avec une direction souvent qualifiée de "gauchiste" que le SNESup traverse mai 68, en étant particulièrement actif dans les luttes. Mais, sa radicalisation dans les mois qui suivent le mouvement, son soutien aux actions parfois violentes des étudiants, les propos jugés outranciers de son nouveau secrétaire général, Bernard Herszberg, qui a succédé à Geismar à l'été 1968, conduisent à un renversement de majorité. Lors du congrès extraordinaire de mars 1969, le rapport d'activité de la direction sortante est repoussé (44.8 % contre, 38.7 % pour, 16.5 % d'abstention) et une nouvelle direction est élue. La motion menée par Georges Innocent, appelée "action syndicale" remporte 51.7 % des mandats contre 43.8 % pour celle de la direction sortante (et 4.5 % pour la motion "centriste" de la section de Strasbourg).

L'année suivante, cette nouvelle majorité, qui participe dans la FEN au courant "unité et action", est confortée avec 54.6 % des voix qui se portent sur la liste menée par Daniel Monteux, qui devient le nouveau secrétaire général. Les oppositions, divisées, s'éparpillent entre six autres motions, dont la plus importante, proche de la ligue communiste, n'obtient que 13.1 % (et celle de l'ancien secrétaire général Herszberg 8.1 %).

Par la suite, la liste "action syndicale" a toujours été majoritaire. Lors de la scission de la FEN en 1993, le SNESup a logiquement rejoint la FSU (Fédération syndicale unitaire), malgré une scission interne qui donne naissance au syndicat Sup'Recherche qui s'affilie à la FEN (devenue depuis UNSA Education).

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

  • 1944-1956 : Louis Barrabé (SNESR)
  • 1956-19? : Pierre George
  • 1960-1960 : Pierre Ducros
  • 1960-1961 : Michel Chaillou
  • 1961-1962 : Jean-Pierre Kahane
  • 1962-1963 : J.C. Payen
  • 1963-1964 : Jean-Pierre Kahane
  • 1966-1967 : Jean-Marie Legay
  • 1967-1968 : Alain Geismar
  • 1968-1969 : Bernard Herzberg
  • 1969-1970 : Georges Innocent
  • 1970-1972 : Daniel Monteux
  • 1977-1983 : Pierre Duharcourt
  • 2001-2005 : Maurice Hérin
  • 2005-2009 : Jean Fabbri
  • 2009-2013 : Stéphane Tassel
  • 2013- : Claudie Kahane et Marc Neveux (co-secrétaires généraux)

Représentativité[modifier | modifier le code]

Le SNESup a obtenu le plus grand nombre de voix lors des élections au CTPU (Comité Technique Paritaire des personnels de statut Universitaire) de 2003, avec 37 % des voix.

Affiliations internationales[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2007, le SNESup était l'un des derniers membres français de la Fédération syndicale mondiale historiquement proche du communisme. Le SNESup a depuis rejoint l'Internationale de l'éducation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]