Gauchisme

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Gauchisme est un terme employé pour qualifier l'action politique d'individus ou d'organisations que l'on considère comme étant d'extrême gauche.

Origine et emploi du terme[modifier | modifier le code]

Lénine[modifier | modifier le code]

Bien que le terme soit utilisé dès le XIXe siècle[1], c'est Lénine qui en propage l'emploi : dans son ouvrage La Maladie infantile du communisme (le « gauchisme »), publié en 1920, Lénine qualifie ainsi de « gauchistes » certains partis communistes d'Europe, dont il juge que le radicalisme (refus de participer aux syndicats non communistes, rejet du parlementarisme) les coupe des masses et par conséquent les empêche de s'implanter dans la classe ouvrière. Le terme a été employé pour désigner notamment les conseillistes, mais aussi la gauche communiste dans son ensemble. Par extension, il a été utilisé pour qualifier les différentes tendances de l'extrême gauche.

Au sein de la gauche[modifier | modifier le code]

Le terme possède une connotation critique entre mouvements de gauche : il sert à reprocher à un autre groupe le caractère contre-productif de sa stratégie. Son emploi est ainsi très varié :

Une notion critiquée[modifier | modifier le code]

Critique anti-léniniste[modifier | modifier le code]

Portrait d'Herman Gorter

Dès 1920, le communiste hollandais Herman Gorter, dans sa Réponse à Lénine, critique cette analyse du « gauchisme »[4].

En 1939, le communiste anti-léniniste allemand Otto Rühle, figure du Communisme de conseils et engagé dans des polémiques avec Lénine depuis longtemps[5], critique sévèrement le contenu de cette brochure de Lénine :

« La brochure de Lénine était un écrit polémique plein de poison et de bile, agressif, grossier, un tissu de fausses interprétations, de suspicion et de falsifications […], un vrai régal pour tout contre-révolutionnaire. […] Quand Hitler interdit en Allemagne en 1933 toute la littérature socialiste et communiste, ce fut le seul écrit dont il maintint la publication. Et il savait ce qu’il faisait[6]. »

Certains courants, pour bien signifier qu'ils étaient à gauche du léninisme, se sont eux-mêmes revendiqué du « gauchisme » dans les années 1960 : Daniel Cohn-Bendit et son frère Gabriel publient ainsi en 1968 le livre Le Gauchisme, remède à la maladie sénile du communisme, dont le titre se veut une réponse au texte publié par Lénine[7].

Critique anarchiste[modifier | modifier le code]

En 1949, des anarchistes sud-américains proposent leur définition du « gauchisme » :

« Une dispute entre marxistes [...], des positions « à droite » de la majorité des tendances anarchistes[8]. »

Pour Noël Godin, le gauchisme s'oppose inoffensivement au pouvoir[9].

Critique globale[modifier | modifier le code]

Le Mouvement ibérique de libération (Movimiento Ibérico de Liberación), actif en Espagne entre 1971 et 1973, critique le « gauchisme » comme une mystification :

« La société actuelle possède ses lois, sa justice, ses gardiens, ses juges, ses tribunaux, ses prisons, ses crimes, sa normalité. Devant cette situation apparaît une série d’organes politiques (partis et syndicats, réformistes et gauchistes, etc.) qui feignent de contester cette situation alors qu’en fait ils ne font pas autre chose que de consolider la société actuelle[10]. »

« Le gauchisme n’est autre chose que l’extrême gauche du programme du capital[10]. »

Unabomber[modifier | modifier le code]

Ted Kaczynski dit "Unabomber", analyse la société technologique et fustige ou dénigre le gauchisme[11],[12]

Approche sociologique[modifier | modifier le code]

En 1971, le sociologue Richard Gombin, dans son livre Les origines du gauchisme, en donne une définition :

« Par gauchisme, nous désignerons cette fraction du mouvement révolutionnaire qui offre ou veut offrir une alternative radicale au marxisme-léninisme en tant que théorie du mouvement ouvrier et de son évolution. [...] Le gauchisme apparaît comme une pratique révolutionnaire partout où la lutte des classes rompt le cadre établi par les organisations traditionnelles : partout donc où elle est dirigée à la fois contre le système et contre les directions ouvrières. [...] Tous les gauchistes s'accorderont sur le principe d'autonomie qui exclut, par conséquent, tous les schémas autoritaires, centralisateurs, dirigistes, planificateurs, idéologiques[13],[14]. »

Dans un ouvrage sur Mai 68 publié en 1998, le sociologue Jean-Pierre Le Goff opère un distinguo entre gauchisme culturel et gauchisme politique[15].

Dix ans plus tard, la sociologue et politiste Isabelle Sommier, critiquant la définition de Gombin et la dichotomie entre gauchisme culturel et gauchisme politique, relève les estimations de 5 000 à 16 000 « gauchistes » en mai 68 en se fondant sur une autre définition :

« Le gauchisme se présente plutôt comme une alternative au communisme orthodoxe[16]. »

Histoire du Gauchisme en France[modifier | modifier le code]

Les méthodes et les dérives contestées[modifier | modifier le code]

Les grèves de longue durée[modifier | modifier le code]

Les années 1970 voient le déroulement de plusieurs grèves de longue durée, méthodes pas spécifiques au gauchisme, mais dans lesquelles les militants de Mai 68 issus du gauchisme s'investissement particulièrement, aux côtés de ceux de la gauche classique et des syndicats.

La politisation des procès[modifier | modifier le code]

Au cours de l'année 1970, une nouvelle forme de "gauchisme médiatique" apparue avec la Gauche prolétarienne, créé en 1968, estime obtenir des succès médiatiques, culturels et judiciaires, lors d'actions symboliques comme le vol de produits de luxe à l'épicerie Fauchon, distribués dans des bidonvilles. Elle gagne en justice quand la peine de Frédérique Delange, qui a participé à ce vol est commuée en sursis, puis lors des acquittements de l'affaire des Houillères de Lens, marquée par des jets de projectiles incendiaires contre un bâtiment près un accident minier ayant causé 16 décès, qui suit de deux jours le Tribunal populaire de Lens.

La politisation systématique des procès est doublé de la méthode du Tribunal Russell, fondé en novembre 1966 par Bertrand Russell et Jean-Paul Sartre pour dénoncer la politique des États-Unis dans le contexte de la guerre du Viêt Nam, à la suite de la publication du livre de Russell, War Crimes in Vietnam[19], puis mené mené en deux sessions en 1967, à Stockholm, en Suède et à Roskilde, au Danemark. Ce Tribunal d'opinion sera suivi par Tribunal Russell sur le Congo, le Tribunal mondial sur l'Irak et le Tribunal Russell sur la Palestine.

Les premiers procès découlent de violences observées au tout début mars 1970, à la veille des Elections cantonnales des 7 et 13 mars 1970, qui voient les gaullistes gagner 39 sièges et les communistes, 13, et vont se tenir quelques mois après. En attendant, le ministre de l'Intérieur suspend la parution de plusieurs numéros du journal gauchiste et maoiste La Cause du peuple.

En avril 1970, le chef des maoistes Benny Lévy invite à la brasserie La Coupole le philosophe Jean-Paul Sartre, pour lui proposer de prendre la direction de son journal La Cause du peuple. Sartre rend public son soutien à La Cause du Peuple le 1er mai 1970, en prenant la direction, à titre provisoire, du journal pour faire échec aux maneuvres du gouvernement, qui consiste à runier ce journal par des saisies et à la discréditer en faisant croire que ses articles sont des appels au meurtre[20].

Sept mois après, Sartre est le procureur et l'acteur central d'un Tribunal populaire de Lens en 1970 contre les Houillères du Nord, qui prétend juger un accident minier à Fouquières-lès-Lens le 4 février 1970 au cours duquel 16 mineurs ont été tués.

L'année 1970 est ainsi celle de la politisation d'une série de procès, à l'instigation des militants de la Gauche prolétarienne, mouvement maoiste.

Le 27 mai à Paris, procès des directeurs de La Cause du peuple, Jean-Pierre Le Dantec et Michel Le Bris, est suivi par des incidents violents au Quartier latin (400 arrestations). L'Etat, par la voix de Raymond Marcellin, ministre de l'Intérieur, dissout la Gauche prolétarienne(GP) et demande la saisie des n°15 à 19 de La Cause du peuple. Le 20 octobre Alain Geismar, autre dirigeant de la Gauche prolétarienne et leader de Mai 68, retrouvé dans la planque où il se cachait[21] est au contraire un échec pour la Gauche prolétarienne car le tribunal le condamne à 18 mois de prison ferme.

En 1972, c'est l'affaire du Procès de Bobigny qui offre une victoire retentissante à l'avocate gauchiste Gisèle Halimi et à Simone de Beauvoir, qui préside l'association féministe « Choisir »: elles obtiennent la relaxe d'une fille de 16 ans poursuivie pour avoir avorté.


L — lesbiennes et vivant alors en couple — s'installent pour camper dans une calanque près de Marseille[22]. Pratiquant le naturisme, elles sont en route pour rejoindre le camp nudiste de Sugiton mais le vent les amène à planter leur tente à Morgiou. Le soir de leur arrivée, un jeune homme, Serge Petrilli, les aborde pour tenter de les séduire. Éconduit, il retente sa chance le lendemain sans plus de succès. Vexé, il monte alors une « expédition punitive » avec deux amis, Guy Roger et Albert Mouglalis. Dans la soirée du , les trois hommes font irruption dans la tente des campeuses, les frappent puis les violent pendant plusieurs heures. Les sévices sexuels infligés aux touristes durent jusqu'à cinq heures du matin. Araceli Castellano tombe enceinte à la suite du viol. L'IVG est alors interdite en Belgique, mais elle parvient néanmoins à avorter grâce à un médecin qui accepte de la pratiquer[23].

L'avocate Gisèle Halimi obtient un autre succès, le [24], quand le tribunal correctionnel de Marseille se déclare incompétent dans l'Affaire Tonglet Castellano en raison de la nature criminelle des faits, le viol le d'Anne Tonglet et Araceli Castellano à la Morgiou.

La violence de rue et dans les entreprises[modifier | modifier le code]

La critique du gauchisme s'appuie surtout sur des épisodes de violence de rue et dans les entreprises datant du début des années 1970. La violence de rue s'exerce aussi bien contre la police que contre l'extrême droite et prend des dimensions spectaculaires entre 1970 et 1973, avec l'aval et même l'impulsion des dirigeants de la Gauche prolétarienne, mouvement maoiste et de la Ligue communiste, méthodes qui seront citées parmi les causes de suicide de deux militants connus de ces deux organisations.

  • La violence contre la police commence à inquiéter lors de l'attaque de janvier 1970 contre un commissariat à Mantes-la-Jolie, proche de l'usine Renault de Flins. Jean-Pierre Le Dantec, directeur de La Cause du peuple dont le n°18 est saisi, est inculpé de provocation au crime, d'apologie de vol, de pillage, d'incendie et de meurtre, le 22 mars 1970. La saisie amène l'écrivain Jean-Paul Sartre à prendre la défense de la GP malgré ses méthodes contestées. Elle est décidée 2 semaines après l'intervention violente de la police dans l'Université de Nanterre, qui provoque la démission le 9 mars 1970 de son président Paul Ricoeur, qui avait demandé lui-même cette intervention fin février[25] après avoir été pris à partie et molesté en janvier 1970, au cours d'une bagarre[25]. La tension montera encore deux mois après quand Alain Geismar, ex-leader "pête les plombs" dans un meeting, appellant encore à la violence contre la police, ce qui l'oblige à devenir clandestin et lui vaudra près de deux ans en prison.
  • La violence dans les entreprises, est une stratégie spécifiquement adoptée par des militants de la Gauche prolétarienne dès juin 1969 pour commémorer la mort du lycéen Gilles Tautin à l'usine Renault de Flins, dans les Yvelines. Elle est au même moment testée à l'Université de Vincennes contre les enseignants adhérents du Parti communiste français, accusé de déviance idéologique. Puis elle connait surtout un pic au printemps 1971, à la suite duquel la mort tragique de l'ouvrier Pierre Overney chez Renault va progressivement calmer une partie des militants.
  • Un peu plus tard, la violence de rue se tourne vers l'extrême droite et prend des dimensions spectaculaires dès mars 1971, lors de l'attaque du service d'ordre de la Ligue communiste contre un meeting du Ordre nouveau (mouvement) au Palais des sports de Paris, qui donne lieu à des images télévisées heurtant l'opinion publique. Deux ans plus tard, après les Élections cantonales françaises des 23 et 30 septembre 1973, qui voient la gauche obtenir 54% des voix, un seconde attaque de la Ligue communiste contre un autre meeting du Ordre nouveau (mouvement) provoque un mouvement de rejet d'une partie des militants de la Ligue communiste, ceux qui militent en entreprise et la direction de ce mouvement décide de renoncer à ce type d'actions, à la suite d'un débat interne houleux, qui sera cité comme d'une des causes du suicide de Michel Recanati en 1978. Son suicide suit de trois ans celui de Nicolas Boulte, qui avait protesté contre la violence dans les entreprises, en particulier, la sienne, chez Renault, qui avait causé plusieurs licenciements puis un mort par balles. Au printemps 1972, Nicolas Boulte rédige sous le pseudonyme de Baruch Zorobabel une Tentative de bilan du Comité de lutte Renault[26] qui est publiée en octobre par la revue conseilliste Informations et correspondances ouvrières[27],[28]. Il est alors violemment mis sous pression par les militants de la Gauche prolétarienne, qui le menacent puis le frappent. Dans ce mémoire, l'auteur analyse une « idéologie de l'activisme coupée de la réalité quotidienne » : par manque d'implantation réelle chez les ouvriers, les maos sont contraints pour exister à mettre en œuvre une stratégie « militariste » de surenchère permanente dans l'affrontement avec les agents de maîtrise aux portes de l'usine. C'est, d'après l'auteur, ce type d'action qui est à l'origine du meurtre de Pierre Overney, le 25 février 1972, par un vigile de Renault[29]. Le suicide du premier sera au centre d'un film de Romain Goupil en 1982, et celui du second d'un livre, bien plus critique, paru un quart de siècle plus tard en 2008: Ils ont tué Pierre Overney, du romancier Morgan Sportès.

Le féminisme[modifier | modifier le code]

Le ras le bol des femmes et des homosexuels en mars 1971[modifier | modifier le code]

Les affrontements dont se vante la Ligue Communiste[30] entre son le service d’ordre, les CRS et celui du Meeting d'Ordre nouveau au Palais des Sports, "attaqué le meeting avec des boulons", selon l'ORTF[31], qui causent la blessure de 80 personnes parmi ce dernier et de 73 policiers[31] agacent par leur machisme les composantes féministes et homosexuelles de la mouvance gauchiste, qui se lance dans une violence plus symbolique. Le 10 mars 1971 elles décident d'obliger Ménie Grégoire suspendre l'émission qu'elle consacrait sur RTL à « Ce douloureux problème, l'homosexualité »[32],[33] car elle a été perturbée par des activitistes du Front homosexuel d'action révolutionnaire, créé le soir même, suite à l’émission. Un mois après c'est le Manifeste des 343, sur le droit à l'avortement des militantes de VLR ! se rallient au Mouvement de libération des femmes (MLF) et VLR ! s'autodissout, même si son magazine Tout ! continue de paraître jusqu'au numéro de juillet. Le 23 avril 1971 apparait un Front homosexuel d'action révolutionnaire, qui publie un ensemble d’articles engagés, coordonnés par Guy Hocquenghem dans Tout![34].

Les réticences sur l’avortement et la contraception[modifier | modifier le code]

Les réticences envers la libératisation de l’avortement et la contraception sont encore nombreuses au sein du gauchisme au début des années 1970. Ainsi le 21 février 1972, dans le Le Nouvel Observateur, qui est alors un journal s'étant rapproché du gauchisme, le journaliste et producteur Maurice Clavel, un ex-gaulliste reconverti dans le soutien aux maoistes proclame « Révolution sexuelle piège à cons » et défend l’encyclique papal Humanæ Vitæ – condamnant l’avortement et la contraception –, non sans susciter l’approbation de nombreux lecteurs[35]».

Alors qu'il a fallu attendra février 1969 pour le premier décret d'application de la loi Neuwirth, qui définit les visas de fabrication des produits contraceptifs[36], 1970 pour la première grande enquête sur la sexualité et la contraception menée par le Docteur Pierre Simon, et mars 1972 : autorisation du stérilet sous certaines conditions[36], ce sera seulement le 4 décembre 1974 qu'une "deuxième loi Neuwirth " supprime l'obligation de l'autorisation parentale pour la vente de contraceptifs aux mineurs[36]. Entre temps nait en mai 1971 Le torchon brûle, journal édité par le Mouvement de libération des femmes (MLF) qui obtient en 1972 un autre décrêt d'application de la loi Neuwirth avec les centres spécialisés, les centres de planifications et d’éducation familiale (CPEF), permettant aux mineurs un accès libre, gratuit et surtout anonyme à tous les types de contraceptifs[37].

Le combat de Gisèle Halimi à Bobigny[modifier | modifier le code]

En 1972, deux figures du gauchisme, l'avocate Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir, qui préside l'association féministe « Choisir », mènent un procès politique retentissant, en faveur de l'avortement, via l'affaire du Procès de Bobigny. En octobre et novembre 1972 à Bobigny (Seine-Saint-Denis), cinq femmes sont jugées : Marie-Claire, 16 ans, qui a avorté après un viol, et quatre majeures, dont sa mère, pour complicité ou pratique de l'avortement. Peu après l'avortement, Daniel P., son violeur, est arrêté et soupçonné d'avoir participé à un vol de voitures. Il dénonce Marie-Claire dans l'espoir que les policiers le laissent tranquille. La mère de Marie-Claire a trouvé à la bibliothèque de la RATP le livre Djamila Boupacha écrit par Gisèle Halimi, sur la militante algérienne Djamila Boupacha violée et torturée par des soldats français. Les cinq femmes poursuivies contactent l'avocate, qui accepte de les défendre.

Avec l'accord des inculpées, loin de demander pardon pour l'acte commis, la défense de Marie-Claire attaque l'injustice de la loi de 1920, en rappelant que les Françaises qui le peuvent partent en Suisse ou en Grande-Bretagne pour avorter, alors que les plus pauvres doivent le faire en France dans la clandestinité et des conditions sanitaires souvent déplorables.

Après le huis clos du procès, le jugement est rendu en audience publique, permettat à l'actrice Delphine Seyrig et plusieurs manifestantes d'y assister. Considérée comme ayant souffert de « contraintes d'ordre moral, social, familial, auxquelles elle n'avait pu résister », Marie-Claire est relaxée.

Les provocations sociétales[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1970 des provocations sociétales touchant à la pédophilie ont été lancées mais dans les milieux et cénacles littéraires et mondains, par des auteurs distincts du gauchisme, les écrivains Tony Duvert et Gabriel Matzneff, quasiment au même moment. Le seul gauchiste à leur emboiter directement le pas sera Daniel Cohn-Bendit, même si en 1977 Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, dans Le Nouveau Désordre amoureux[38],[39], vont aller jusqu'à déplorer en 1977 la réprobation déclenchée par le livre de Tony Duvert, allant jusqu'à inciter à le lire.

L'écrivain français Tony Duvert, publie Le Bon Sexe illustré, en janvier 1974[40], un essai rédigé l'année d'après son Prix Médicis de 1973 pour un roman, et qui se veut une réaction à L'encyclopédie de la vie sexuelle publiée en cinq volumes aux éditions Hachette en 1973[41]. Chacun des chapitres de l'essai Le Bon Sexe illustré est accompagné d'une photo représentant un jeune garçon en érection, tirée de l'Encyclopédie de la vie sexuelle (volume destiné aux 10-13 ans), que l'auteur décrit comme « une bite de gamin qui bande »[42]. Le livre de Tony Duvert "provoque le scandale", reconnaissent cependant en 1977 Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut dans Le Nouveau Désordre amoureux (Editions du Seuil, page 266), mais pour le déplorer et inviter leurs lecteurs à s'en inspirer[39].

Un autre essai controversé, lui aussi écrit en dehors de la sphère gauchiste, par l'écrivain mondain Gabriel Matzneff, a choqué pour les mêmes raisons. Les moins de seize ans ont "fait scandale" à cause d'un ton allègre, provocateur, qui a "tant choqué" dans Apostrophes, le 12 septembre 1975, à la sortie du livre, qui déclenche un scandale. Il choque "à droite comme à gauche et les bien-pensants ne supportèrent pas", affirment ses admirateurs, tandis qu'un père de famille, choqué, porte plainte[43],[44],[45]. Un an plus tard, Gabriel Matzneff prendra prétexte de l'Affaire de Versailles pour se complaindre du manque de soutien reçu après son intervention chez Bernard Pivot[46]. Cet essai très controversé, qu'il qualifiera en 1994 de « suicide mondain », est à l'origine de sa "réputation de débauché, de pervers et de diable", selon ses propres termes.

Au même moment, Daniel Cohn-Bendit, dans un recueil d'entretiens de souvenirs avec Maren Sell et Jean-Marc Salmon, le livre Le Grand Bazar[47], dans lequel un chapitre de Daniel Cohn-Bendit comporte certains passages à connotation sexuelle très controversés, qui seront reprochés à Daniel Cohn-Bendit pendant des décennies. Le livre est publié aux Editions Denoël puis aux Editions Belfond, mais son tirage n'atteindra pas 30.000 exemplaires malgré la notoriété de Daniel Cohn-Bendit, qui ne s'est plus exprimé depuis sept ans et la couverture par Libération du livre lorsqu'il n'est encore qu'en projet et son contenu non dévoilé. Daniel Cohn-Bendit s'est pourtant fait inviter en juin 1975 à l'émission littéraire Apostrophes, fondée cinq mois plus tôt, le 10 janvier 1975, par Bernard Pivot, en même temps que le mensuel Lire. Un des premiers autres invités Apostrophes avait été dès février 1975 François Mitterrand: le président de la République Valéry Giscard d'Estaing souhaitait alors en effet donner un parfum de liberté à sa très controversée réforme de l'Ortf de l'été 1974. Daniel Cohn-Bendit échoue cependant, en juin comme en juillet 1975, à obtenir une autorisation pour entrer en France, dont il avait été expulsé au printemps 1968. Paul Granet, gaulliste rallié à VGE, est alors secrétaire d'État à la Formation professionnelle, et se souvient d'avoir vu en octobre 1975 Daniel Cohn-Bendit se précipiter vers lui lors de la Foire du livre de Francfort, pour tenter d'obtenir un visa[48] et de l'avoir soutenu mais sans succès. En novembre 1975, Daniel Cohn-Bendit parviendra à entrer en France clandestinement mais n'y reste que dix jours. L'émission Apostrophes a déjà eu lieu le 12 septembre avec Gabriel Matzneff. Daniel Cohn-Bendit a saisi le tribunal administratif, qui ne fera suite que par l'arrêt du 22 décembre 1978, abrogeant son son expulsion de 1968 mais trop tard pour qu'il souhaite en bénéficier pour revenir.

Au cours de l'année 1977, Serge July, directeur de la publication de Libération contacte le groupe de provocateurs graphiques nommé Bazooka pour des illustrations, démarche qui fait rapidement face aux réticences de plus en plus grandes de la majorité de la rédaction du journal. Bazooka est obligé arrêter sa participation directe. Cependant, Libération édite à partir de février 1978 Un Regard moderne[49], mensuel d'actualité remarqué mais aussi critiqué pour ses provocations, comme lorsqu'ils proposent dans le numéro du 5-6 novembre 1978, consacré aux personnes détenues, un dessin pédopornographique dans la page d'annonce « Taules »[50], ce qui conduira Libération à arrêter la publication de Un Regard moderne après six numéros.

Les attentats et enlèvements[modifier | modifier le code]

Les attentats et enlèvements n'ont pas pris la même ampleur, et de très loin, qu'en Italie et en Allemagne, respectivement victimes des Brigades rouges et de la [es humains, et des personnalités politiques ou des des responsables d'entreprises ont été enlevés sur des courtes durées puis relachés par la Gauche prolétarienne en 1970 et 1971. Face à la prétendue « fascisation » de l'appareil d'État, la GP appelle à une « résistance populaire » mené par des « nouveaux partisans » et multiplie sabotages d'entreprises et incendies de bâtiments patronaux, attaques de commissariats, etc. De sa fondation en octobre 1968 à sa dissolution à l'été 1970, le ministère de l'intérieur lui attribuera 82 attentats (sans menace pour la vie humaine)[51]. Ces attentats causent une répression policière : des centaines de militants sont dans la clandestinité, en prison (200 militants) ou en fuite à l'étranger, notamment en Belgique et en Italie. Alain Geismar[52] est condamné à 18 mois de prison.

Une vague de terrorisme plus grave, causant de nombreux décès, a été déployée par la mouvance dite « autonome », distincte du gauchisme, via le groupe terroriste Action directe beaucoup plus tard, dans les années 1980. Il existe cependant des liens, Jean-Marc Rouillan ayant été un militant anti-franquiste violent dans les années 1970.

La préface du livre publié en 1979 par l'ex-terroriste allemand Hans-Joachim Klein a été écrite par une figure du gauchisme français Daniel Cohn-Bendit alors qu'il a été participant d'une opération commando qui a causé trois morts à Vienne en 1975, et a échappé à la Justice pendant un quart de siècle, ainsi qu'à la condamnation à 9 ans de prison qui sera prononcée plusieurs décennies plus tard contre lui. Plus tard, lors de son procès et au cours de ce procès, Hans-Joachim Klein a coopéré et livré des informations utiles à la Justice et exprimé des regrets plus appuyés et plus modestes que dans son livre de 1979.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Avant 1945[modifier | modifier le code]

Entre 1945 et 1968[modifier | modifier le code]

Après 1968[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mao-spontex.
1969[modifier | modifier le code]
1970[modifier | modifier le code]
  • 2 janvier 1970 : le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) remplace le SMIG.
  • 10 janvier 1970 : occupation du siège du CNPF par des militants de Vive la révolution et des intellectuels pour dénoncer la mort de cinq ouvriers africains dans leur foyer d'hébergement.
  • 23 janvier 1970 : un groupe de la GP, sous la direction d'Olivier Rolin et Alain Geismar, attaque le commissariat de Mantes-la-Jolie. Six détonations dans la cour, tous les véhicules attaqués, réservoir d'un car de police en feu et la grille cadenassée[30], Rolin et Geismar sont vus s'enfuyant vers leur voiture[30].
  • 4 février 1970 : campagne de la GP pour le métro gratuit, affrontements avec des agents RATP, à Billancourt[30].
  • 4 février 1970 : accident minier à Fouquières les Lens, 16 mineurs tués.
  • 16-17 février 1970: A Hénin-Liétard (Pas-de-Calais), la GP attaque aux cocktails Molotov le siège de la direction des Houillères, la nuit après avoir vérifié que le gardien ne risque rien[30]. Six militants sont arrêtés, dont Jean Schiavo et Bernard Vittori[30].
  • 23 février au 2 mars: Roland Castro, de Vive la révolution, condamné à 1 mois avec sursis pour l'occupation du CNPF du 10 janvier. Jean-Paul Sartre, Michel Leiris, Maurice Clavel et Jean Genet en sa faveur.
  • 3 et 4 mars : violences policières à l'intérieur de Nanterre, 60 blessés, 20 gauchistes sous les verrous[30]. La police matraque tout, saccage les voitures, casse tout, le restau U est dévasté, des millions de dégâts matériels, les gendarmes mobiles doivent intervenir contre des policiers[30].
  • 6 mars 1970 : A Meulan, des militants de VLR ! attaquent le bureau de la main d'oeuvre de la mairie pour dénoncer un trafic de travailleurs immigrés.
  • début mars : "on n'enfouit pas les armes avant d'avoir enterré les assassins", écrit la GP en appelant à un meeting à la Mutualité le 13 mars.
  • 9 mars 1970 : au Parc des Princes, le CID (Comité d'Information et de Défense) rassemble 40.000 sympathisants.
  • 22 mars 1970 : Jean-Pierre Le Dantec, directeur de La Cause du peuple inculpé de provocation au crime, d'apologie de vol, de pillage, d'incendie et de meurtre, et le n°18 de La Cause du peuple est saisi.
  • 23 mars : le CID de Gérard Nicoud bloque les routes après avoir appelé les commerçants à retirer leurs fonds des banques et faire la grève de l'impôt. Gérard Nicoud et 33 militants sont condamnés à des peines de prison ferme. Ils ont reçu le soutien d'ouvriers à Sud-aviation et de Benny Lévy.
  • 24 mars : conférence de presse très dure de Serge July après l'arrestation de Jean-Pierre Le Dantec, qui estime que "l'idée de prendre un fusil" a "fait un bond en avant"[56], termes qui seront utilisées par le gouvernement pour saisir La Cause du peuple le 26 mai[56] [57].
  • 11 avril : Dans Le Monde, article moins dur de Serge July, « Pour la cause du peuple », en « Libres opinions ».
  • 14 avril 1970 : numéro dix-neuf de La Cause du peuple, Michel Le Bris devient directeur de publication.
  • 30 avril : numéro de VLR! envisageant de fusionner avec la GP[56].
  • 30 avril : Michel Le Bris, nouveau directeur de La Cause du peuple, est lui aussi arrêté.
  • 30 avril 1970 : loi « anti-casseurs ».
  • 6 mai : 7 militants maoistes condamnés à 4 à 8 mois ferme pour l'attaque du 26 avril contre les imprimeries de 2 quotidiens, Parisien libéré et La Nation. En appel (13 juin 1970), les peines sont réduites au sursis.
  • printemps 1970 : la chanson "Les Nouveaux Partisans", d'une établie en usine, devient l'hymne des Maoistes[58].
  • 8 mai 1970 : pillage de Fauchon par un commando maoïste, qui offre le produit dans des bidonvilles[30], plus gros coup médiatique de la GP[59].
  • 19 mai 1970: la 24e chambre de la Cour correctionnelle de Paris condamne Frédérique Delange à 14 mois de prison ferme pour l'attaque de Fauchon, ce qui déclenche les protestations du Nouvel Observateur, de L'Express et une campagne de soutien mondial où même Mick Jagger publie un communiqué de soutien[59],[20],[60],[61].
  • 18 mai : Le Nouvel Observateur, sous le titre « Jean-Paul Sartre fait parler les « casseurs » », donne la parole à des cadres de la GP, dont Alain Geismar et Serge July[30].
  • mai 1970 : les maos ne cessent plus d’occuper la devanture des kiosques[30]. De marginale et extrémiste, leur cause est devenue nationale et presque populaire [62].
  • 25 mai : meeting unitaire de l'extrême gauche pour réclamer la libération de Michel Le Bris et Jean-Pierre Le Dantec. Alain Geismar qui a appelé, à la tribune d'un meeting à la mutualité, à l'avant-veille du procès de Jean-Pierre Le Dantec à "écraser les hordes flicardes", vocabulaire violent et haineux, devient clandestin.
  • 26 mai 1970 : Raymond Marcellin demande des peines sévères, pour provovations suivies d'effets à la violence et voies de fait contre les agents de la force publique". Il dissout la GP et demande la saisie des n°15 à 19 de La Cause du peuple.
  • 27 mai 1970: Michel Le Bris et Jean-Pierre Le Dantec condamnés à 8 mois et un an de prison ferme, verdict suivi d'émeutes au Quartier Latin, avec 400 arrestations[30], de nombreux blessés graves chez les policiers, des flammes de six mètres de haut[30].
  • 28 mai : La direction de la GP décide de créer la "Nouvelle résistance populaire (NRP)", clandestine et dirigée par Olivier Rolin.
  • 1er juin : Appel pour la création du Secours rouge, organisation de défense de militants menacés par la loi « anti-casseurs » définitivement votée le 4 juin.
  • mi-juin 1970 : arrestation d'Alain Geismar[63].
  • 26 juin 1970 : interpellation de Jean-Paul Sartre, qui distribuait La Cause du peuple.
  • 13-14 juillet : les « maoïstes » attaquent le commissariat de police de Saint-Etienne-du-Rouvray, 14 personnes écrouées. Le Secours rouge demande leur libération.
  • « Septembre noir » : En Jordanie, le roi Hussein envoie l'armée et les bédouins éliminer les combattants palestiniens. Des militants issus pour partie de la GP créent des Comités de soutien à la révolution palestinienne (CSRP), sur le modèle des Comités VietNam.
  • 21 septembre : Premier numéro de Tout !, journal quinzomadaire de Vive la révolution. Jean-Paul Sartre est directeur de publication.
  • 21 septembre : Meeting de soutien à la résistance palestinienne à Paris (Mutualité) organisé par le PSU, l'UNEF, les trotskystes et marxistes-léninistes[30].
  • 1er au 25 Septembre 1970 : grève de la faim de vingt-neuf gauchistes emprisonnés, dont Alain Geismar[56].
  • 24 septembre 1970 : lors d'un des trois concerts des Rolling Stones au Palais des sports de Paris[64],[20], Serge July marche vers le microphone pour un plaidoyer en faveur de tous les "prisonniers politiques" – maoïstes comme non-maoïstes[64],[20].
  • 15 octobre : Parution du 1er numéro de Fedaï, journal des Comités de soutien à la révolution palestinienne (CSRP).
  • 20 octobre 1970 : condamnation de Alain Geismar à dix huit mois de prison devant la 17e chambre correctionnelle. Il avait été retrouvé dans la planque où il se cachait[21].
  • 21 octobre : A Renault-Billancourt, devant l’usine, Jean-Paul Sartre, monté sur un tonneau, dénonce le procès du leader de la GP, Alain Geismar.
  • 1er novembre : Un Numéro Zéro de J'accuse paraît, titré « Le Temps des procès », tandis que la CDP est titrée « Geismar-Arafat nous montre le chemin de l'honneur »[56]. Serge July se voit reproché d'avoir négligé le soutien aux grévistes de la faim au profit des relations avec les journalistes. La GP décide qu'il doit retourner à la base. Il s'installe à Douai de janvier 1971 à décembre 1972[56].
  • 24 novembre : Alain Geismar devant la Cour de sûreté de l'Etat pour reconstitution d'organisation dissoute, condamné à 2 ans de prison ferme.
  • 26 novembre 1970 : enlèvement par la NRP du député gaulliste Alain de Grailly, rapidement libéré[30].
  • 15 novembre 1970 : censure de Hara-Kiri, qui lance Charlie Hebdo.
  • 3 décembre 1970 : évacuation de la faculté des lettres de Caen par la police à la suite des élections étudiantes ; 60 arrestations et 200 policiers mobilisés.
1971[modifier | modifier le code]
  • 8 janvier : La Cause du peuple n°33, article virulant sur « Les Groupes ouvriers anti-flics à l'action » à Renault-Billancourt.
  • 15 janvier : 1er numéro de J’Accuse, mensuel de la GP pour élargir l'audience avec les intellectuels dits « démocrates ». Les responsables sont Robert Linhart, Christian Jambet et André Glucksman. Jean-Luc Godard, Simone de Beauvoir, le peintre Gérard Fromanger participent. Il n’y aura que 5 numéros.
  • février 1971 : nationalisation du pétrole en Algérie, suivi de l’intensification des crimes racistes, selon les comités Palestine de Barbès.
  • 9 février : manifestation non-autorisée du Secours Rouge, place Clichy, Richard Deshayes défiguré par une grenade lacrymogène des brigades spéciales d’intervention. La photo de sa figure ensanglantée fait la une de Tout !, dont le tirage grimpe à 80.000 exemplaires contre une moyenne de 40.000[56].
  • 13 février : A Paris, occupation du Sacré-Cœur par des militants de la GP, avec Jean-Paul Sartre et Liliane Siegel, pour protester contre la répression de la manifestation du 9 février 1971. La police matraque dans l'Eglise[30].
  • 9 mars 1971 : Meeting d'Ordre nouveau au Palais des Sports, affrontements avec le service d’ordre de la Ligue Communiste[30], qui "attaque le meeting avec des boulons", selon l'ORTF[31], qui montre les "contre-manifestants gauchistes qui chargent" les CRS et causent par ailleurs la blessure de 80 personnes du service d'ordre, pourtant casqué et armés de longue lances à la japonaise[31], avec des images de guérilla urbaine son plein Paris. L'ORTF diffuse des images du service d'ordre du meeting amenant aux CRS un gauchistes après "l'avoir sévèrement corrigé"[31]. la police compte près de 73 blessés
  • 10 mars 1971 : les affrontements à la suite du meeting d’Ordre Nouveau se poursuivent à l’université de Caen où l'extrême droite locale en est galvanisée[65].
  • 10 mars 1971: Ménie Grégoire doit suspendre l'émission qu'elle consacrait sur RTL à « Ce douloureux problème, l'homosexualité »[32],[33] car elle a été perturbée par des activitistes du Front homosexuel d'action révolutionnaire, créé le soir même, suite à l’émission.
  • 2 avril 1971 : Grèves des OS chez Renault, parties du Mans.
  • 5 avril 1971: Manifeste des 343, sur le droit à l'avortement.
  • avril 1971 : VLR autodissous, mais Tout ! continue de paraître jusqu'au numéro de juillet.
  • 8 avril 1971, André Glucksmann écrit un long article, titré « Le fascisme qui vient d'en haut dansle numéro 4 de J'Accuse'[30].
  • printemps 1971 : numéro spécial de la revue Les Temps modernes, entièrement rédigé par les maos, consacré à "Nouveau fascisme, nouvelle démocratie"[30].
  • 23 avril 1971: le Front homosexuel d'action révolutionnaire publie un ensemble d’articles engagés, coordonnés par Guy Hocquenghem dans le journal maoïste Tout!, dont Jean-Paul Sartre est directeur[66].
  • Avril : des militantes de VLR ! se rallient au Mouvement de libération des femmes (MLF).
  • mai 1971 : Le torchon brûle, premier numéro du journal édité par le Mouvement de libération des femmes (MLF) jusqu'à juin 1973[67].
  • 13-14 mai : Dans la nuit, la NRP plastique les locaux de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute.
  • 1er mai 1971 : dernier numéro de J'accuse[30].
  • 24 mai : Premier numéro de J’Accuse-La Cause du peuple, qui ont fusionné.
  • 29 mai 1971 : Alain Jaubert, journaliste au Nouvel Observateur, tabassé dans un car de la police[30], qui dément[30].
  • juin 1971 : "A l'heure qu'il est, nous sommes dans une situation pré-faciste"[30], nuance Simone de Beauvoir, selon qui un tribunal populaire doit avoir le droit de siéger afin d'informer le public de certains faits et d'informer la grande presse[30].
  • 27 juin 1971 : date fixée dans un tract de Sartre pour un "tribunal pour juger la police" et "étudier son rôle dans la vie quotidienne des français depuis le 1er janvier 1971"[30].
  • 15 juillet : des militants du Comité de lutte Renault attaquent, devant les portes de Citroën, quai de Javel, des membres de la Confédération française du travail (CFT).
  • 6 novembre 1971 : manifestation de 6 000 personnes à Millau contre l'extension du camp du Larzac.
  • 7 novembre 1971 : manifestation d’environ quatre mille personnes dans les rues de Barbès pour dénoncer le meurtre d'un algérien 15 jours plus tôt, l’affaire « Djellali Ben Ali ». Peu avant le meurtre une pétition, signée par des concierges du quartier demandait une présence policière accrue, un meilleur éclairage public, et une action policière.
  • 17 novembre 1971: tribune pour Barbès dans Le Monde de Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Gilles Deleuze, Jean Genet et Michel Drach.
  • 20 novembre 1971 : première manifestation publique menée par le MLF (première grande manifestation féministe depuis 1936)[68].
  • 7 décembre 1971 :permanence juridique des intellectuels à Barbès, les militants arabes proposent d'en faire une sorte de librairie-papeterie, mais les intellectuels voient venir la propagande pro-palestinienne.
  • décembre 1971 : révolte à la prison de à Toul[30].
1972[modifier | modifier le code]
  • janvier 1972 : André Glucksmann signe l'article "Fascisme, l'ancien et le nouveau", truffé de citations de Mao. Il lie les révoltes de prisonniers à Toul et les événements de Renault: "les usines deviennent la base d'appui de la guerre contre le nouveau fascisme"[30],[69].
  • 9 janvier 1972 : des adolescents s’en prennent à la vitrine d’un hôtel du boulevard de la Chapelle.
  • 29 janvier 1972: La direction de Renault-Billancourt licencie trois maoïstes, Christian Riss, José Duarte et Sadok Ben Mabrouk[30]. Ils entament une grève de la faim[30].
  • 14 février 1972: des militants de la GP tractent dans l’usine Renault-Billancourt avec Jean-Paul Sartre et sont rapidement expulsés[30].
  • 21 février 1972 : dans le Le Nouvel Observateur, Maurice Clavel proclame « Révolution sexuelle piège à cons » et défend l’encyclique papal Humanæ Vitæ – condamnant l’avortement et la contraception –, non sans susciter l’approbation de nombreux lecteurs[70]».
  • 25 février 1972 : assassinat de Pierre Overney militant ouvrier maoïste chez Renault. Christophe Schimmel[71], photographe à l'Agence de Presse Libération (APL), est sur les lieux et photographie toute la scène. Cinq des vingt sept photographies font le tour des rédactions.
  • 26 février 1972: le journal télévisé de la première chaîne française ouvre sur l’image de Tramoni pointant son arme sur Pierre Overney, recadrée de sorte qu'on voit le manche de pioche mais pas Pierre Overney le brandissant.
  • 4 mars 1972: Jean-Pierre Le Dantec organise les obsèques de Pierre Overney, 30.000 à 200.000 personnes selon les sources[30].
  • 8 mars 1972: la NRP (Nouvelle résistance populaire), de la GP, dirigée par Olivier Rolin, kidnappe Robert Nogrette, chef-adjoint chargé des relations sociales à Billancourt. Il est libéré le 10 mars[30].
  • 6 avril 1972 : Brigitte Dewèvre, 16 ans retrouvée morte, début de l'Affaire de Bruay-en-Artois.
  • 13 avril 1972: Le juge Henri Pascal inculpe un notaire de Bruay-en-Artois, Pierre Leroy, du meurtre de Brigitte Dewevre.
  • : décret d'application, très attendu, de la loi Neuwirth de 1967, création des centres de planifications et d’éducation familiale (CPEF), permettant aux mineurs un accès libre, gratuit et surtout anonyme à tous les types de contraceptifs.
  • 1er mai 1972: La Cause du peuple prend violemment partie contre le notaire Pierre Leroy, et l'accuse sans aucune preuve[30], malgré l'inculpation.
  • Mai 1972 : numéro hors-série des Temps modernes, rédigé par les dirigeants de la GP (Benny Lévy et André Glucksman), « Nouveau fascisme, nouvelle démocratie ».
  • printemps 1972 : création du journal La Goutte d’Or, c’est son nom.
  • Juin : Le PSU, lors du Comité national à Juvisy, exclut la tendance maoïste Gauche révolutionnaire (GR)[30].
  • Nicolas Boulte, membre du Comité de lutte Renault, tabassé par des maos qui l'avaient menacé pour le dissuader de critiquer leurs méthodes[30].
  • Juin : Création du Mouvement des travailleurs arabes (MTA), dont l'organe est La Voix des travailleurs arabes. Le MTA est issu en partie des militants des CSRP.
  • 27 juin 1972 : Programme commun de gouvernement entre le PS, le PCF et le MRG en France.
  • 5 juillet : démission du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas.
  • Octobre 1972: Nicolas Boulte publie une brochure très critique, sous le pseudonyme de Baruch Zorobabel, Tentative de bilan du Comité de lutte Renault (supplément n° 120 de la revue conseilliste ICO).
  • 5 octobre 1972: Fondation par Jean-Marie Le Pen du Front national (FN), issu de formations d'extrême droite telles qu'Ordre nouveau, ou Occident.
  • 6 novembre 1972 grève de la faim contre deux expulsions à la Goutte d’Or, des chrétiens de gauche les accueillent à l’église Saint-Bernard.
  • 19 novembre 1972 : manifestation au square de La Chapelle, deux mille personnes.
  • novembre 1972 : Pour dénoncer son ordre d'expulsion, Saïd Bouziri, leader du MTA et membre de la GP, débute une grève de la faim à Barbès à Paris. Grâce à une forte mobilisation, l'arrêté d'expulsion est annulé.
  • octobre et novembre 1972: Gisèle Halimi défend à Bobigny une jeune fille ayant avorté après un viol.
1973[modifier | modifier le code]
1974[modifier | modifier le code]
1975[modifier | modifier le code]
1976[modifier | modifier le code]
  • 3 mai: mise en liquidation de la fabrique d'horlogerie LIP à Besançon
  • 5 mai : naissance du Front de libération national de la Corse (FLNC).
  • printemps : Rouge (presse) devient quotidien. Libération subit aussi la concurrence à l'été du quinzomadaire américain The Paris Metro [73].
  • 22 septembre : plan Barre de lutte contre l'inflation.
  • décembre : inflexion de Libération : 1977 marque la brisure définitive avec un certain gauchisme social, pour aller vers le sociétal [73].
1977[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lénine, La Maladie infantile du communisme (le « gauchisme ») (lire en ligne sur marxist.org)
  • Daniel Cohn-Bendit et Gabriel Cohn-Bendit, Le Gauchisme, remède à la maladie sénile du communisme, éditions Seuil, Paris, 1968
  • Max Gallo, Gauchisme, réformisme et révolution, éditions Robert Lafont, 1968
  • Claude Prévost, Les Étudiants et le gauchisme, Éditions sociales, 1969.
  • Pierre Sorlin, Lénine et le gauchisme, revue études, juin 1970, pages 805 et suivantes [21] Via Gallica.bnf.fr
  • Richard Gombin, Les Origines du gauchisme, Seuil, 1971.
  • Thierry Pfister, Le Gauchisme, publ. Filipacchi, 1972.
  • Abel Jeannière, « L'enjeu fondamental du nouveau combat social ou les causes cachées du gauchisme », Revue Études,‎ , p. 545-558 (lire en ligne, consulté le 8 février 2018). Via Gallica
  • J.-M. Chauvier, « Gauchisme » et nouvelle gauche en Belgique, Numéros 600 à 603 de Courrier hebdomadaire du C.R.I.S.P, Centre de recherche et d'information socio-politiques, 1973[74],[75].
  • Edvard Iakovlevitch Batalov, Marina Vichnevskaïa, et Nathalia Peressada, Philosophie de la révolte : Critique de l'idéologie du gauchisme, Éd. Du Progrès, 1976
  • Théodore Kaczynski, Manifeste de 1971 - l'Avenir de la société industrielle, Climats, 2010
  • Henri Rey, « Les anathèmes gauchistes contre le PCF et la CGT », Savoir/Agir, no 6,‎ , p. 23-28 (lire en ligne, consulté le 30 janvier 2018). Via Cairn.info.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Ch Bellangé, Le Parti Républicain, Dentu, .
  2. Lola Miesseroff, Voyage en outre gauche. Parole de francs-tireurs des années 68, éditions Libertalia, 2018.
  3. « Je quitte Europe Écologie-Les Verts car pour moi EELV, c’est fini. Le cycle ouvert par Daniel Cohn-Bendit en 2008 est arrivé à son terme. Aujourd’hui, on n’arrive plus à avoir les débats, ni de fond ni stratégiques, au sein d’un parti qui s’enfonce dans une dérive gauchiste. » (François de Rugy, cité par Raphaëlle Besse Desmoulières, « François de Rugy : 'Pour moi, EELV, c’est fini' », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 22 juin 2017))
  4. Hermann Gorter (graphie moins usuelle du prénom du même auteur), Lettre ouverte au camarade Lénine.
  5. « Otto Rühle contre Lénine : le parti, un outil dépassé ? »
  6. Otto Rühle, Lénine combat la Gauche allemande, p. 43. dans Fascisme brun, fascisme rouge, 1939, éditions Spartacus, 1975.
  7. Rey 2008
  8. Textes et circulaires dans le Cahier anarchiste américain (numéro 2), éditions Apatride, Montevideo, 1949
  9. Anthologie de la subversion carabinée. Noël Godin, L'AGE D'HOMME, 2008, page 50
  10. a et b « Autodissolution de l'organisation politico-militaire dite MIL », texte du MIL écrit au congrès de Toulouse en août 1973 et publié dans la revue CIA n° 2.
  11. Manifeste de 1971 - l'Avenir de la société industrielle, traduit et présenté par J.-M. Apostolidès, Patrick Barriot, éditions Xenia, 2008
  12. La sociologie consensuelle et le terrorisme : De la propagande par le fait à Unabomber, L'Homme et la société, Année 1997, no 123-124, page 72, https://www.persee.fr/doc/homso_0018-4306_1997_num_123_1_2879
  13. Richard Gombin, Les Origines du gauchisme, Seuil, 1971.
  14. Yves Tavernier, « Compte rendu de Les origines du gauchisme, de Richard Gombin », Revue française de science politique, 1973, 23-2.
  15. Jean-Pierre Le Goff, Mai 68. L’héritage impossible, Paris, La Découverte, 1998, réédité en 2002 et 2006 (ISBN 2-7071-3654-9).
  16. Article « Les gauchismes » par Isabelle Sommier dans Mai-juin 68, sous la direction de Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard Pudal; éditions de l'Atelier/éditions ouvrières, 2008, pages 295 et suivantes.
  17. "La lutte des Penarroya contre le plomb" par LAURE PITTI, HISTORIENNE ET MAÎTRE DE CONFÉRENCES À L'UNIVERSITÉ PARIS 8, en avril 2008 [1]
  18. Émission de l'ORTF du 27 avril 1974, sur le site l'Institut national de l'audiovisuel [présentation en ligne].
  19. « 15 novembre 1966 | Session constituante du tribunal Russell sur les crimes de guerre au Viêt-nam », Perspective monde.
  20. a b c et d "Les Années Mao en France: Avant, pendant et après mai 68" par François Hourmant
  21. a et b "Les dangers du soleil", par Jean-Pierre Le Dantec, aux Editions FeniXX
  22. Véran 2014.
  23. de Montvalon 2018.
  24. Collectif 2012, p. 46.
  25. a et b "De battre Ricoeur s'est arrêté" par Robert Maggiori, dans Libération du 21 mai 2005 [2]
  26. Jean-Pierre Duteuil, Mai 68: Un mouvement politique, Éditions Acratie, 2008, page 212.
  27. Christian Beuvain, Florent Schoumacher, Chronologie des maoïsmes en France, des années 1930 à 2010, revue électronique Dissidences, no 3, printemps 2012, lire en ligne.
  28. Centre International de Recherches sur l'Anarchisme (Lausanne) : notice.
  29. Rémi Hess, Le maoïsme, l'analyse et les analyseurs, L'Homme et la société, n°29-30, 1973, Analyse institutionnelle et socio-analyse, DOI:10.3406/homso.1973.1832, pp. 41 & 44.
  30. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah et ai Génération (enquête) sur le gauchisme, aux Editions du Seuil de Hervé Hamon et Patrick Rotman
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  33. a et b "Pro-choix, la revue du droit d choisir", automne 2002 [5] Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « prox » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  34. " Mai 68 et le Front homosexuel d’action révolutionnaire", revue Les Utopiques de 13 décembre 2018 [6]
  35. Jean Daniel, L’ère des ruptures, Paris, Grasset, 1979, p. 113.
  36. a b et c "LE LONG COMBAT POUR LE DROIT À LA CONTRACEPTION", dans L'Humanité du 3 Juillet 2000 [7]
  37. Bilan IGAS [8]
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  39. a et b L'autre pensée 68: Contre-histoire de la philosophie, par Michel Onfray, Grasset 2018 [9]
  40. "Images en lutte", de Philippe Artières, Eric de Chassey, Anne-Marie Garcia, Pascale Le Thorel, et Elodie Antoine, page 746 [10]
  41. Mai-juin 68 par Dominique Damamme
  42. Tony Duvert, Le Bon Sexe illustré, éditions de Minuit, 1974, page 7
  43. L'Oeuvre de Gabriel Matznef [11]
  44. . La prestation de Gabriel Matzneff à Apostrophes, vidéo de l'émission de 1975 [12]
  45. Chronologie de Gabriel Matznef [13]
  46. Le 8 novembre 1976, dans le journal Le Monde,
  47. Le grand bazar: entretiens avec Michel Lévy, Jean-Marc Salmon, Maren Sell et Daniel Cohn-Bendit, Editions Denoël, 1975
  48. "Ne dites pas au Président que je suis U.D.F... il me croit socialiste", par Paul Granet, éditions de la FeniXX
  49. Après un numéro 0 pilote titré Un Regard sur le monde. Épistolier (1978), p. 20.
  50. Anne-Claude Ambroise Rendu, « Un siècle de pédophilie dans les médias », Le temps des médias,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mars 2017)
    note de bas de page numéro 26
  51. Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti, Bernard Pudal (dir.), Mai-Juin 68, L'Atelier, 2008, page 301 lire en ligne
  52. Minutes du procès d'Alain Geismar, préface de Jean-Paul Sartre, Paris, France, Éditions Hallier, Documents L'Idiot International, 1970, 219 p.
  53. Jean-Paul Étienne, La Gauche prolétarienne (1968-1973) : illégalisme révolutionnaire et justice populaire, Thèse de doctorat en Science politique sous la dir. de Jean-Marie Vincent, Université Paris-VIII, 2003, page 45.
  54. Jacques Leclercq, Ultras-gauches : Autonomes, émeutiers et insurrectionnels 1968-2013, L'Harmattan, 2013, page 11 et suivantes.
  55. Christophe Bourseiller, Les Maoïstes. La folle histoire des gardes rouges français, Éditions du Seuil, collection « Points – essais », 2008, p. 287.
  56. a b c d e f g et h "Il était une fois Libé", par François Samuelson, Editions Flammarion, 2007, page 273
  57. Verbatim dans Le Monde du 28 mai 1970
  58. écrite et enregistrée Dominique Grange, jeune chanteuse maoïste et militante de la Gauche prolétarienne, établie en usine
  59. a et b "The Wind From the East: French Intellectuals, the Cultural Revolution, and the Legacy of the 1960s" par Richard Wolin, aux éditions Princeton University Press, 2017, page 198 [14]
  60. Les années 68: le temps de la contestation par Antoine de Baecque aux Editions Complexe, 2000
  61. "Les Maos ont inventé la médiatisation politique" PAR WILLIAM BOURTON, dans Le Soir du 27/02/2018
  62. Christophe Bourseiller, Les maoïstes, la folle histoire des gardes rouges français, page 274
  63. Biographie en ligne du "Dictionnaire Maitron" [15]
  64. a et b "Le moment maoïste parfait de Sartre" par Richard Wolin et Michel Kail, dans L'Homme & la Société 2013 [16]
  65. L’année 70/71 à l’université de Caen [17]
  66. " Mai 68 et le Front homosexuel d’action révolutionnaire", revue Les Utopiques de 13 décembre 2018 [18]
  67. (OCLC 473986075), Sudoc.
  68. 8 mars info [19]
  69. Le fascisme aujourd'hui ne signifie plus la prise du ministère de l'intérieur par des groupes d'extrême droite, mais la prise de la France par le ministre de l'intérieur., André Glucksmann, Nouveau fascisme, nouvelle démocratie, Les Temps Modernes, 1972 blog.lemonde.fr
  70. Jean Daniel, L’ère des ruptures, Paris, Grasset, 1979, p. 113.
  71. Tombés pour les maos, Libération, 18 novembre 2008 liberation.fr
  72. "28 mois de grève : quand les salariés du "Parisien libéré" tentaient de survivre dans le conflit", LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE par Emmanuel Laurentin sur France Culture le 30/06/2015[20]
  73. a et b "Il était une fois Libé", par François Samuelson, Editions Flammarion, 2007, page 270
  74. « Gauchisme » et nouvelle gauche en Belgique (I)
  75. « Gauchisme » et nouvelle gauche en Belgique (II)

Articles connexes[modifier | modifier le code]