Sit-in

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Sit-in G8 Rostock 2008.jpg
20081106 Executive Yuan Human Rights Sit-in.jpg
Manifestation à Madrid sur la place Puerta del Sol le 15 mai.

Le sit-in est une manifestation généralement immobile, en position assise (de l'anglais to sit = s'asseoir). C'est une méthode d'intervention directe qui consiste à occuper un espace sur la voie publique ou dans un édifice public, un établissement privé ou tout lieu déterminé à l'avance ou au cours d'une manifestation classique en fonction du contexte et à y rester jusqu'à un horaire fixé à l'avance ou le plus longtemps possible, éventuellement jusqu'à l'évacuation forcée.

Il s'agit le plus souvent d'une manifestation pacifique ayant pour objectif d'interpeller l'opinion et les pouvoirs publics sur une situation d'injustice ou pour une revendication précise. Le sit-in permet une occupation peu coûteuse du terrain, offre un lieu facile à photographier et à filmer, et est plutôt difficile à "nettoyer" par les forces de l'ordre.

Historique[modifier | modifier le code]

Le sit-in fait son entrée dans le répertoire des techniques de militantisme le en Caroline du Nord contre un supermarché pratiquant une politique discriminatoires envers les Afro-américains[1]. Les sit-in furent fréquents lors du mouvement afro-américain pour les droits civiques. Manifestations relativement statiques par rapport aux marches, leur succès fut tel que les leaders de ce mouvement organisèrent d'autres types d'occupation avec la même approche, généralement liée à un acte de désobéissance civile : teach-in (enseignement dans les universités de sujets politiques ne faisant pas partie des programmes traditionnels), pray-in et kneel-in (prières et agenouillements dans les églises réservées aux blancs), swim-in et wade-in (manifestations pour dé-ségréguer les piscines et plages réservées aux blancs), read-in (lecture dans les bibliothèques réservées aux blancs), walk-in (promenades dans les théâtres, les parcs d'attractions)[2].

En France, le premier sit-in est organisé à Grenoble en 1963 par des salariés de Neyrpic[1].

Exemples[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves : Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours, Paris, Éditions La Découverte, , 995 p. (ISBN 9782355220883), chap. 17 (« Le moment 68 »), p. 779
  2. (en) Tim McNeese, The Civil Rights Movement, Infobase Publishing, , p. 87

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]