Bure (Meuse)

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Bure
Image illustrative de l'article Bure (Meuse)
Blason de Bure
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Bar-le-Duc
Canton Ligny-en-Barrois
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Saulx
Maire
Mandat
Gérard Antoine
2014-2020
Code postal 55290
Code commune 55087
Démographie
Population
municipale
82 hab. (2014)
Densité 4,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 20″ nord, 5° 21′ 27″ est
Altitude 335 m (min. : 298 m) (max. : 399 m)
Superficie 18,39 km2
Localisation

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Bure

Bure est une commune française située dans le département de la Meuse et la région Grand Est.

Le laboratoire de Bure destiné aux recherches sur le stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde est implanté sur le territoire de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Terre calcaire et champ d'éoliennes aux environs de Bure

Bure est située aux confins des départements de la Meuse, de la Haute-Marne et des Vosges. Par distance orthodromique, la localité se situe à 33 kilomètres de Bar-le-Duc et de Saint-Dizier, à 64 kilomètres de Nancy, et 54 kilomètres (non orthodromique) de Vittel et Contrexéville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bure est limitrophe de cinq communes, trois comprises dans le département de la Meuse et appartenant au canton de Montiers-sur-Saulx, à savoir : Mandres-en-Barrois, Montiers-sur-Saulx et Ribeaucourt ; et deux localités de la Haute-Marne (région Champagne-Ardenne) : Gillaumé et Saudron, sises dans le canton de Poissons.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennes mentions : Bura (1135), Bures (1793)[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Plus que l'habit du moine qui décore son blason, Bure tire son nom d'un lieu d'origine, assez fréquent dans les départements de la Meuse, Cote-d'Or, Calvados, Essonne, Orne. Issu du germanique bur, hutte, habitation. Cette étymologie a été imposée par un article de Jean Haust, paru en 1920 dans le Bulletin du dictionnaire wallon.

Au XVIIe siècle, les termes bur, bure, beûr (Liégois) sont fréquents à cette époque dans le sens "puits de mine" ; mais ils signifient parfois "trou", "fosse" (notamment pour enfoncer des piliers), "creux" (dans un arbre, un tronc). En gaumais et ardennais, on trouve la forme bore, "tronc, tige végétale" et bora, "très haut". Une expression, « fosse ou burres » figure dans le règlement des "ouvrages de hulhiers" datant de 1403 et reproduit par Jean de Stavelot.[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

À la suite de fouilles réalisées par l'Inrap en 2015 et 2016, une enceinte néolithique datant de la première moitié du 4e millénaire avant notre ère a été découverte, à la limite de Bure, Saudron et Gillaumé[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Gérard Antoine    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 82 habitants, en diminution de -12,77 % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
295 309 313 343 353 341 333 333 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366 356 348 314 290 273 251 249 220
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
225 225 199 196 184 149 149 147 170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
135 119 106 105 92 85 92 89 82
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Laboratoire de recherche souterrain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Laboratoire de Bure.
Présentation des recherches de l'ANDRA à l'espace information du laboratoire de Bure.
Aménagement d'une maison de résistance contre le stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde.

Sur le territoire de la commune est implanté le laboratoire de Bure destiné aux recherches sur le stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde. Ce laboratoire souterrain est exploité par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA). La commune accueille également la « Maison de résistance à la poubelle nucléaire de Bure »[7], animée par l'association Bure Zone Libre. Ce lieu est un espace d'information indépendante sur le projet de l'ANDRA et l'industrie nucléaire en général, de rencontres militantes, de promotions des énergies renouvelables et alternatives.

Industrie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Potentiel géothermique[modifier | modifier le code]

Selon le BRGM, le territoire de la commune de Bure est doté d'un fort potentiel géothermique dans la nappe aquifère du Tithonien[8] (c'est-à-dire entre 0 et 10 mètres). Les études menées par l'Andra ont montré qu'il n'existe pas de ressources géothermiques exceptionnelles dans la zone où est implanté le laboratoire souterrain sur la commune de Bure. Dans son rapport N°4 de juin 2010 la commission nationale d'évaluation (commission indépendante) aboutit aux mêmes conclusions.

Fin 2013, à la demande du comité local d'information et de suivi du laboratoire de Bure, le cabinet suisse d'expertise en géothermie Geowatt a effectué une étude au terme de laquelle il a conclu que "les ressources géothermiques peuvent être aujourd'hui exploitées de manière économique, avec l'emploi de technique et de matériel appropriés, et que l'enfouissement des déchets radioactifs rend inaccessible l’accès aux ressources géothermiques". Plusieurs associations écologistes ont alors porté plainte contre l’ANDRA pour dissimulation, mais elles ont été déboutées d’abord par le tribunal de grande instance de Nanterre (2015), puis par la cour d’appel de Versailles (2017). Le tribunal et la cour ont refusé de se prononcer sur l'importance de la ressource géothermique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le lavoir.

Le lavoir abrite aujourd'hui le CLIS (Comité local d'information et de suivi du laboratoire de Bure).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bure Blason Parti: au 1er d'or au moine en robe de bure au naturel, au 2e palé contre-palé d'argent et de gueules ; le tout sommé d'un chef d'azur à la sauterelle d'or.
Détails « Quelques maisons nobles peuvent avoir pris la sauterelle dans leurs armes, en mémoire de ce que quelqu'un de leurs ancêtres a vaincu et chassé une horde de barbares qui voulaient envahir une partie du royaume, soit par terre soit par mer »[9].
Blason composé et dessiné par R.A LOUIS et adopté par la commune en juin 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Étymologie et phonétique wallonnes, par Louis Remacle
  3. Philippe MARQUE, « Un site archéologique exceptionnel sur le futur site lorrain d’enfouissement des déchets nucléaires ! », Le Républicain Lorrain,‎ (lire en ligne)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Maison de la Résistance à la poubelle nucléaire de Bure »
  8. ADEME, BRGM, Lorraine conseil régional
  9. Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France, par Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816