Gustave Singier

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Gustave Singier est un peintre non figuratif français d'origine belge, né le 11 février 1909, mort le 5 mai 1984, âgé de 75 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gustave Singier est né le 11 février 1909 à Warneton (Flandre-Occidentale belge)[1]. Arrivé à Paris en 1919, il suit de 1923 à 1926 les cours de l'École Boulle, travaille de 1927 à 1939 comme dessinateur dans une société d'agencement de magasins et se tourne vers la peinture. En 1936, Singier rencontre Charles Walch qui le met en contact avec le monde artistique et commence d'exposer dans des Salons. En 1939, il fait la connaissance de son voisin, Alfred Manessier, de ses amis Elvire Jan et Jean Le Moal. Mobilisé l'année suivante dans l'armée belge, il est envoyé à Bagnols-sur-Cèze après l'invasion de la Belgique. De 1941 à 1944, il travaille dans l'atelier d'ébénisterie de son père.

Singier participe à l'exposition Vingt jeunes peintres de tradition française organisée en 1941 par Jean Bazaine, première exposition de peinture d'avant-garde sous l'Occupation. Il se réfugie en 1944 chez Manessier, dans le Perche où séjourneront également Elvire Jan, Jean Le Moal, Jean Bertholle, l'écrivain Camille Bourniquel, les sculpteurs François Stahly et Étienne Martin.

En 1945, il expose au Salon de Mai dont il est avec ses amis l'un des fondateurs. Il est en 1947 naturalisé Français et se lie d'amitié avec le poète Jean Lescure. La Galerie Billiet-Caputo réalise en 1949 sa première exposition personnelle, la Galerie de France de Myriam Prévot et Gildo Caputo présente ensuite régulièrement son travail.

De 1951 à 1954, il enseigne à l'Académie Ranson ; de 1967 à 1978 à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il est membre fondateur en 1975 du Salon de Toulon, en 1976 du Salon de Vitry-sur-Seine, examinateur en 1978 au concours de Rome.

Singier a réalisé de nombreux cartons de tapisseries et des vitraux, des mosaïques, des costumes et décors (notamment pour le TNP de Jean Vilar et l'Opéra de Paris). Il a illustré de ses gravures ou lithographies plusieurs livres.

Signature de Singier

Il meurt le 5 mai 1984 à Paris et est inhumé au Cimetière Montparnasse.

En 1990 Gustave Singier fait son record mondial pour la vente d'une de ses peintures à 897 258 Franc français. (source commissaires priseurs associés)

Singier fait partie des peintres réunis pour l'exposition L'envolée lyrique, Paris 1945-1956 présentée au Musée du Luxembourg (Sénat), avril-août 2006 (Sans titre, 1952) [catalogue (ISBN 8876246797)].

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Premier Salon de Mai

Livres illustrés[modifier | modifier le code]

  • Camille Bourniquel, Quatrains, texte et illustrations gravés au burin, 1947.
  • André Frédérique, Le Traité des Appareils, avec six lithographies, Paris, Édition Galerie de France, 1955.
  • Robert Marteau, Sibylles, 21 dessins, Paris, Édition Galanis, 1970.
  • Julien Gracq, Un balcon en forêt, présentation de Jean Lescure, 21 lithographies de Singier, Société de bibliophiles Beaux livres grands amis de Nancy et Bibliophiles de Provence, 1973.
  • Jean Lescure, Le Blason du corps blessé, avec 18 lithographies de Gustave Singier, Société des bibliophiles de Normandie, 1974.
  • Jean Lescure, Traité des couleurs, poèmes autographiés avec 51 dessins de Singier, Sigean, Éditions de l'Orycte, 1980.

Décors et costumes[modifier | modifier le code]

  • 1955 : costumes pour l’Orfeo de Monteverdi, Festival d'Aix-les-Bains.
  • 1960 : décors et costumes pour Turcaret de Lesage, TNP ; décors et costumes pour Antigone de Sophocle, TNP ; décors et costumes pour L'heureux stratagème de Marivaux, TNP.
  • 1962 : décors et costumes pour Pélléas et Mélisande de Debussy et Maeterlinck, Musée des Beaux-Arts, Bruxelles.
  • 1964 : décors et costumes pour Saracenia, ballet, musique de Bela Bartok, Théâtre national de l'Opéra, Paris.
  • 1967 : décors et costumes pour Hyppolyte et Hyacinthe de Mozart, Festival du Marais, Paris ; décors et costumes pour Pimpinone de Telemann, opéra-bouffe, Festival du Marais, Paris.
  • 1968 : peinture murale pour Aquathème, ballet, Ballet Théâtre contemporain d'Amiens.
  • 1971 : costumes pour le Combat de Tancrède et Clorinde de Monteverdi, chorégraphie de Norbert Schmouki, Festival de Provins ; costumes pour Trois Gymnopédies d'Éric Satie et pour Symphonie en trois mouvements de Stravinski.

Tapisseries[modifier | modifier le code]

Réalisations monumentales[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Fenêtre sur jardin, 1944, huile sur toile, 162 × 130 cm
L'été, 1945, huile sur toile, 161,8 × 129,5 cm
Le quatuor ou Composition abstraite, 1947, huile sur toile, 146 × 114 cm
Nuit de Noël, 1950, huile sur toile, 38 × 46 cm
Nocturne égyptien, 1955, huile sur toile, 99,5 × 65 cm
Sur la digue, 1956, aquarelle sur papier, 46 × 56 cm
Portrait-de-l'oiseau-qui-n'existe-pas (sur un poème de Claude Aveline), 1958, aquarelle sur papier, 32 × 23,5 cm
Balancements nuit, 1960, aquarelle sur papier, 45 × 55,5 cm
Pierre et eau, 1960, aquarelle sur papier, 57 × 45 cm
Haute Provence ou Composition rouge, 1960, huile sur toile, 93 × 73 cm
Dessin, 1961, encre de Chine sur papier, 56,5 × 45 cm
Dessin, 1961, encre de Chine sur papier, 45 × 56,5 cm
Dessin, 1961, encre et lavis d'encre sur papier, 45 × 56,5 cm
Dessin, 1961, encre de Chine sur papier, 56,5 × 45 cm
Paysage, 1961, encre de Chine et lavis d'encre sur papier, 45,2 × 56,5 cm
  • Paris, Musée d'art moderne de la ville de Paris
  • musées du Havre, de Poitiers, de Dunkerque
  • Allemagne, musées d'Essen et de Hambourg.
  • Angleterre, Tate gallery de Londres,
  • Afrique du Sud, musée de Johannesburg,
  • Autriche, musée de Vienne,
  • Belgique, musée royal de Bruxelles et musée de Liège,
  • Canada, musée de Toronto,
  • États-Unis, Bechtler Museum of Modern Art de Charlotte (North Carolina), Fondation Guggenheim de New York et Carnegie Institute de Pittsburg,
  • Macédoine, musée d'art contemporain de Skopje,
  • Norvège, musée d'Oslo,
  • Nouvelle-Zélande, musée de Wellington,
  • Suisse, musées de Bâle, de La Chaux-de-Fonds, de Genève (Fondation Gandur pour l'art) et musée de Sion

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tous éléments biographiques extraits de Jean Lescure, Gustave Singier, Canicule à Patmos, Paris, Éditions Guitardes et Galerie Arnoux, 1988, et Philippe Leburgue, Gustave Singier, Neuchâtel, Ides et calendes, 2002
  2. La brochure paroissiale ne fait mention que d'une tapisserie tissée à la Manufacture nationale des Gobelins

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Georges Charbonnier, Singier, Paris, Le Musée de Poche, Georges Fall éditeur, 1957. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Lescure, Gustave Singier, Canicule à Patmos, Paris, Éditions Guitardes et Galerie Arnoux, 1988. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Philippe Leburgue, Gustave Singier, Neuchâtel, Ides et calendes, 2002 (ISBN 2825801992). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Catalogues et ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Singier, série "Peintres d'aujourd'hui", texte de Robert Marteau, production Jacques Simonnet, 1963.
  • Gustave Singier, série "Portraits d'artistes", production Lilian Thorn, télévision luxembourgeoise, 1980.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]