Étienne Hajdu

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Étienne Hajdu ou István Hajdú (1907-1996) est un sculpteur de la nouvelle École de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Étienne Hajdu naît le 12 août 1907 à Turda en Transylvanie (Roumanie) de parents hongrois.

Après des études de 1923 à 1925 à l'École de formation professionnelle de l'industrie du bois d'Ujpest à Budapest puis, en 1926, pendant trois mois à l'École d'Art Décoratifs de Vienne (Autriche), il vient à Paris en octobre 1927. Il est élève (dessin de nu) durant six mois de Bourdelle à l'Académie de la Grande Chaumière puis de Niclausse à l'École des arts décoratifs jusqu'en 1929 et découvre les œuvres de Fernand Léger. En 1930 il se lie avec Vieira da Silva et Árpád Szenes. Naturalisé français, il accomplit son service militaire en 1931 et 1932 puis réalise en 1935 des voyages d'études en Hollande, en 1937 en Grèce et en Crête où il est impressionné par la sculpture archaïque et cycladique. Il suit à l'Université ouvrière les cours de biologie de Marcel Prenant.

Étienne Hajdu expose en 1939 avec Szenes et Vieira da Silva à la galerie Jeanne Bucher qui présente ensuite régulièrement son travail (1946, 1948, 1952, 1957). Mobilisé puis démobilisé il travaille dans une usine d'aluminium près de Tarascon puis dans une marbrerie à Bagnères-de-Bigorre. Il enseigne en 1947 la sculpture à l'atelier de Fernand Léger. En 1950 il construit sa maison-atelier à Bagneux.

Étienne Hajdu effectue en 1962 un voyage aux États-Unis et au Mexique. Il reçoit en 1969 le grand Prix de la sculpture.

Signature de Hajdu

Parmi ses très nombreuses expositions ultérieures, en France et à l'étranger, notamment à la galerie Knœdler de New York (1958) et de Paris (1965 et 1968), Étienne Hajdu expose en 1959 à Krefeld avec Alicia Penalba, en 1973 avec Juana Muller et Baltasar Lobo aux musées de Metz et du Luxembourg. Entre 1966 et 1976, Étienne Hajdu crée un nombre important de décors et de formes pour la Manufacture nationale de Sèvres. Il illustre d'estampilles "Règnes", poèmes de Pierre Lecuire (1961), "Le Corps clairvoyant", poèmes de Jacques Dupin (1963) "Héraclite", fragments traduits par Clémence Ramnoux (1965), "Ode à la neige", poème d'Henri Pichette (1967), "Le Chant des voyelles" textes du "Livre des Morts" égyptien (1974). Il reçoit en 1969 le Grand prix de sculpture.

Hajdu meurt à Bagneux le 24 mars 1996.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

L'abstraction apparaît dans l'œuvre d'Hajdu dès 1932-1934 mais c'est à partir des années 1950 qu'il crée son style particulier.

Hajdu a réalisé des sculptures, bas-reliefs et hauts-reliefs en bois, marbre et onyx, bronze et plomb, aluminium et cuivre mais aussi des "estampilles" sur papier.

Musées[modifier | modifier le code]

Des œuvres d'Hajdu sont conservées[réf. nécessaire], notamment:

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Robert Ganzo, Hajdu, Le Musée de Poche, Georges Fall, Paris, 1957 (32 p. et 16 planches).
  • Michel Seuphor, La sculpture de ce siècle, Éditions du Griffon, Neuchâtel, 1959.
  • Ionel Jianou, Étienne Hajdu, Arted, Paris, 1972.
  • Étienne Hajdu, Musée national d'art moderne, Paris, 1973 (70 p.).
  • Étienne Hajdu, œuvres sur papier, préface de Pierre Georgel, Centre Georges Pompidou, Paris, 1979 (60 p.) (ISBN 2858500835).
  • Jacques Dupin, L'Espace autrement dit, Galilée, 1982 [La sculpture d'Étienne Hajdu, p. 81–89]
  • Ionel Jianou, Gérard Xuriguera, Aube Lardera, La sculpture moderne en France, Paris, Arted Éditions d'Art, 1982.
  • Pierre Descargues, Étienne Hajdu, dessins, L'Œil du Griffon, 1987.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Kovács, Étienne Hajdu ou le monde parallèle, 1974.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Hajdu au FRAC Bretagne, Sept colonnes à Mallarmé (1967-1971) [1]