Allégation antisémite

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L'allégation antisémite est une accusation délibérément fabriquée, présentée comme vraie, dans le seul but d'inciter à l'antisémitisme. Bien qu'elles aient été largement réfutées, les calomnies antisémites, font souvent partie d'une théorie plus vaste de complot juif. Selon l'historien et auteur Kenneth Stern :

« Historiquement, les Juifs ont beaucoup souffert des théories du complot. Les différents mythes, que les Juifs ont tué le Christ, ou qu'ils empoisonnent les puits, ou qu'ils tuent les enfants chrétiens pour cuire les matzot, ou qu'ils complotent pour contrôler le monde, ne se remplacent pas l'un par l'autre, mais plutôt rallongent la liste des mensonges antisémites. Le mouvement américain des miliciens, aujourd'hui, croit à la théorie du complot des Protocoles des Sages de Sion, même si certains l'appellent différemment et ne mentionnent jamais explicitement les Juifs. D'une perspective historique, nous savons que c'est le type de climat dans lequel l'antisémitisme peut prospérer[1]. »

Accusations contradictoires[modifier | modifier le code]

L'antisémitisme a été appelé la « plus longue haine »[2]. De nombreux chercheurs notent les contradictions et l'irrationalité dans les mythes antisémites. Dès 1882, Léon Pinsker note :

« Ami ou ennemi, chacun a essayé d'expliquer ou de justifier cette haine des Juifs, en donnant toutes sortes de raison. Les Juifs sont accusés d'avoir crucifié le Christ, de boire du sang de Chrétiens, d'avoir empoisonné les puits, d'avoir des profits usuraires, d'exploiter les paysans et ainsi de suite. Ceci, ainsi que les milliers d'autres accusations contre ce peuple dans son ensemble, a été prouvé sans fondement. Ceci montre la faiblesse de ceux qui ont inventé tout cela dans le but de calmer leur conscience maligne d'opprimeurs de Juifs, pour justifier la condamnation d'une nation complète, pour démontrer la nécessité de brûler sur le bûcher le Juif, ou plutôt le fantôme du Juif. Qui essaye de trop prouver, ne prouve rien du tout. Bien que les Juifs puissent être accusés de nombreux travers, ces travers sont, dans tous les cas, pas de si grands vices ni des crimes capitaux qui pourraient justifier la condamnation de l'ensemble du peuple[3]. »

Jocelyn Hellig écrit dans son livre de 2003 The Holocaust and Antisemitism: A Short History :

« Michael Curtis a montré qu'aucun autre groupe de personnes au monde n'a été accusé simultanément :

  • d'asservissement de la société et de cosmopolitisme ;
  • d'être des exploiteurs capitalistes et des agents de la finance internationale, et aussi des agitateurs révolutionnaires ;
  • d'avoir une mentalité matérialiste et d'être le peuple du Livre ;
  • d'agir en agresseurs militants tout en étant lâches et pacifistes ;
  • d'adhérer à une religion superstitieuse et être des agents du modernisme ;
  • de maintenir une loi rigide tout en étant moralement décadents ;
  • d'être un peuple élu, tout en ayant une nature humaine inférieure ;
  • d'être à la fois arrogants et timides ;
  • d'accentuer l'individualisme tout en encourageant l'adhésion à la communauté[4]. »

Mensonges antisémites[modifier | modifier le code]

Accusation de déicide[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Peuple déicide.

Selon Jeremy Cohen, « Même avant l'apparition des Évangiles, l'apôtre Paul (ou plus probablement un de ses disciples) dépeint les Juifs comme les tueurs du Christ[5]... Mais bien que le Nouveau Testament présente clairement les Juifs comme responsables de la mort du Christ, Paul et les évangélistes ne condamnent néanmoins pas tous les Juifs, en raison de leur judaïsme, comme meurtriers de Dieu et de son Messie. Cette condamnation, cependant arrivera bientôt. »[6]

Selon les récits du Nouveau Testament, les autorités juives de Judée ont accusé le Christ de blasphème et ont cherché son exécution. Cependant, les autorités juives n'avaient pas l'autorité pour le condamner à mort selon Jean 18:31. Néanmoins, il est mentionné dans l'Actes des Apôtres 6:12 qu'ils ont ordonné la lapidation de Saint-Étienne ainsi que de Jacques le Juste d'après les Antiquités judaïques 20.9.1. La traduction de la version érudite du Jésus-Seminar note pour Jean 18:31: « C'est illégal pour nous: » La véracité de cette réclamation est douteuse. Ils amenèrent le Christ à Ponce Pilate, le gouverneur romain de la province de Judée, qui « consentit » à l'exécution du Christ.

Pilate est dépeint dans les récits des Évangiles comme un complice réticent à la mort du Christ. Quelques chercheurs modernes ont mis en doute la véracité historique de ces récits. Ces historiens suggèrent qu'un gouverneur romain tel que Pilate, n'aurait pas hésité à exécuter n'importe quel meneur dont les disciples représentaient une menace à l'ordre romain. Pourtant, certains récits des évangiles indiquent qu'il y aurait eu des hésitations de la part des autorités aussi bien juives que romaines d'agir immédiatement et sans nécessité en face d'une opposition populaire potentielle (Matthieu 26:4-5; Marc 15:12-15; Luc 22:1-2). Ces historiens suggèrent aussi que les évangiles semblent avoir minoré le rôle des Romains dans la mort du Christ, dans une période où la chrétienté se battait pour se faire accepter par le monde romain. Toutefois, les quatre récits des évangiles désignent le gouverneur romain Pilate comme partiellement responsable de l'exécution du Christ, et ne l'exonère pas, et il n'est pas sûr du tout que le fait de blâmer complètement Pilate aurait diminué, plusieurs décades après son règne, l'acceptation des Chrétiens.

En tant que résultat du IIe concile œcuménique du Vatican, l'Église catholique romaine, sous le pontificat du pape Paul VI, a publié en 1965 le document Nostra Ætate, répudiant la doctrine de la culpabilité juive dans la crucifixion du Christ.

Accusation de profanation d'hosties[modifier | modifier le code]

Vitrail du XIXe siècle Bruxelles, scène de profanation

Au cours du Moyen Âge, en Europe, les Juifs étaient accusés de voler des hosties consacrées, ou des galettes de communion, et de les profaner pour reproduire la crucifixion du Christ en les cassant ou les brûlant ou en les maltraitant de toute autre façon. Les accusations étaient souvent appuyées par le témoignage de l'accusateur[7].

La première accusation connue de profanation d'hostie par des Juifs, date de 1243 à Berlitz, près de Berlin, et conduisit alors à la mort immédiate sur le bûcher de tous les Juifs de Belitz sur la colline appelée depuis lors Judenberg (Mont des Juifs)[8]. Jeremy Cohen rapporte que la première accusation de profanation d'hostie à Paris se passa en 1290[9] et indique:

« L'histoire exerça son influence même en l'absence de Juifs... Edouard Ier d'Angleterre expulsa les Juifs de son royaume en 1290, et ils ne furent autorisés à revenir qu'à partir de la fin des années 1650. Néanmoins au XIVe et XVe siècle, apparaissent une prolifération d'histoires de profanation d'hosties en Angleterre: dans les recueils d'histoires miraculeuses, dont la plupart étaient dédiés à la Vierge Marie; dans les manuscrits illuminés utilisés par les Chrétiens pour la prière et la méditation; dans les pièces de théâtre populaires, comme Play of the Sacrament de Croxton, qui évoque l'histoire d'un meurtre rituel supposé commis par les Juifs en Est-Anglie en 1191[9]. »

Au cours des siècles suivants, des accusations similaires ont circulé au travers de l'Europe, suivies généralement de massacres. L'accusation de profanation d'hosties va cesser progressivement après la Réforme, quand Martin Luther en 1523 puis Sigismond II de Pologne en 1558 ont été les premiers à répudier cette accusation[10]. Cependant, sporadiquement des accusations ont continué à se produire au XVIIIe et XIXe siècle. En 1761 à Nancy, plusieurs Juifs d'Alsace sont exécutés, accusés de profanation d'hosties. La dernière accusation connue date de 1836 à Bisladen en Roumanie[11].

Ces légendes se sont perpétuées jusqu'au XXe siècle, faisant l'objet de commémorations. Ce n'est qu'après le concile Vatican II que les autorités religieuses catholiques ont admis le caractère tendancieux et légendaires de ces accusations[12].

Accusation de meurtre rituel[modifier | modifier le code]

« L'accusation de crime rituel, une autre calomnie antisémite fameuse est aussi une création du XIIe siècle »[13]. La première accusation connue de meurtre rituel contre les Juifs, est celle de Guillaume de Norwich, rapportée par le moine Thomas de Monmouth[14].

Les descriptions de torture et de sacrifice humain dans les accusations antisémites de meurtre rituel, sont contraires à de nombreux enseignements du judaïsme. Les dix commandements interdisent le meurtre. L'utilisation du sang (humain ou autre) dans la nourriture est interdite par les lois de la cacheroute, et le sang et les autres parties du corps humain sont considérés comme rituellement impurs (Lévitique 15|31). Le Tanakh (Ancien Testament) et l'enseignement juif dépeignent les sacrifices humains comme un des crimes qui séparent les païens de Canaan des Hébreux (Deutéronome 12:31|31), (2 ème Rois 16:3|31). Les Juifs ont l'interdiction de pratiquer de tels rituels et étaient punis en cas de violation de cette interdiction.(Exode 34:15|31), (Lévitique 20:2|31), (Deutéronome 18:12|31), (Jérémie 7:31|31). La propreté rituelle des prêtres interdit même d'être dans une même pièce qu'un corps humain.(Lévitique 21:11|31).

Quand « les dirigeants des états et de l'Église ont dénoncé fermement ces diffamations,… le peuple a refusé d'abandonner ce mythe… Les papes, les rois et les empereurs ont déclaré que les Juifs, ne serait-ce qu'à cause de leurs lois diététiques très strictes, interdisant même la plus petite goutte de sang dans leur viande ou volaille, étaient incapable de ce crime. La populace chrétienne n'a pas été convaincue. En 1385, Geoffrey Chaucer publie Les Contes de Cantorbéry qui comprend le récit de Juifs tuant un jeune garçon chrétien innocent et profondément croyant. Cette accusation de meurtre rituel fit partie de la tradition littéraire anglaise »[15].

Parmi ceux qui réfutèrent ces accusations de meurtres rituels contre les Juifs, on trouve l'empereur Frédéric II qui en 1236: «...nous déclarons les Juifs de la ville susmentionnée (Fulda) ainsi que le reste des Juifs d'Allemagne, complètement absous de ce crime imputé »[16], le pape Grégoire IX qui dans une bulle pontificale datée du 7 octobre 1272: « Nous décrétons ..que les Chrétiens ne doivent pas s'attaquer aux Juifs dans un cas ou une situation de ce type, et nous ordonnons que les Juifs arrêtés pour de si stupides raisons, soient libérés de prison, et qu'ils ne soient pas arrêtés dorénavant pour de tels misérables prétextes, à moins que, ce que nous ne pouvons croire, ils soient pris en train de commettre le crime »[17], le pape Clément VI, le 26 septembre 1348 : « Les Juifs ne sont pas responsables de la peste »[18].

Des histoires d'accusations de meurtres rituels ont paru à de nombreuses reprises dans les médias étatiques d'un certain nombre de pays arabes ou musulmans, leurs télévisions ou leurs sites internet. Des livres affirmant l'existence de ces meurtres par des Juifs sont régulièrement publiés[19].

Quelques écrivains arabes ont condamné ces accusations contre les Juifs. Le quotidien égyptien Al-Ahram a publié une série d'articles de Osam Al-Baz, un conseiller supérieur du président égyptien Mohammed Hosni Moubarak. Celui-ci explique l'origine de ces accusations antisémites de meurtre rituel et dit que les Arabes et les Musulmans n'ont jamais été antisémites en tant que groupe, et il les supplie de ne pas succomber à des « mythes » comme les accusations de meurtres rituels[20].

Diabolisation et accusation d'impureté[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Judensau et Der Stürmer.

Jeremy Cohen écrit:

« Et toujours, l'impérieux élan qui a propulsé l'imagination chrétienne, du Juif en tant que tueur délibéré du Christ au Juif en tant qu'auteur des crimes les plus odieux contre l'humanité, a aussi conduit à la représentation du Juif comme inhumain, satanique, bestial et monstrueux... Les traditions populaires de Moyen Âge tardif, par exemple, dépeignent les Juifs comme ayant une odeur distinctive immonde…En tous cas, la bestialité du Juif atteint son apogée dans l'image de la Judensau[21]… »

« un Juif d'époque, très bien habillé chevauche à l'envers la truie en lui tenant la queue, tandis qu'un deuxième Juif tète son lait et un troisième mange ses excréments. Le diable cornu, lui-même portant un insigne juif, observe et le jeune Simon massacré, les bras écartés comme sur une croix apparaît sur le panneau supérieur »

La Truie des Juifs, en allemand la Judensau était l'image désobligeante et déshumanisée des Juifs, qui apparut aux alentours du XIIIe siècle et dont la popularité perdura pendant plus de 600 ans et qui fut reprise par les nazis. Les Juifs représentés typiquement en contact obscène avec un animal impur, tel que le cochon ou le hibou, ou sous la forme d'un diable, apparaissaient sur les plafonds, les piliers, les objets de culte, les gravures etc des cathédrales et des églises.

Souvent les images combinaient différents motifs antisémites et incluaient de la prose ou de la poésie. Cohen continue:

« Des douzaines de Judensaus... accompagnaient le portrait du Juif comme meurtrier du Christ. Différentes illustrations du meurtre de Simon de Trente se trouvaient mélangées avec les images de la Judensau, du diable et de la crucifixion. Dans une gravure du XVIIe siècle de Francfort-sur-le-Main[22]... un Juif d'époque, très bien habillé chevauche à l'envers la truie en lui tenant la queue, tandis qu'un deuxième Juif tète son lait et un troisième mange ses excréments. Le diable cornu, lui-même portant l'insigne juif, observe et le jeune Simon massacré, les bras écartés comme sur une croix apparaît sur le panneau supérieur[23]. »

En espagnol, le mot marrano (marrane) signifie aussi bien « Juif christianisé » que « cochon » ou « sale ».

Plus récemment, le motif récurrent principal des caricatures arabes concernant Israël parle du Juif diabolique[24] et « le motif antisémite central du Juif comme le paradigme du mal absolu possède une série de sous-motifs. Ceux-ci à leur tour, se répètent de siècle en siècle, mais sont déguisés différemment selon le récit prédominant de la période. »[25]

Accusation d'empoisonnement des puits[modifier | modifier le code]

Lors des grandes épidémies de Peste noire (souvent identifiée comme peste bubonique) vers la fin du Moyen Âge, les villes grouillantes furent particulièrement frappées par la maladie, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 50 % de la population. Dans leur détresse, les survivants émotionnellement désemparés cherchaient quelqu'un à blâmer. Les Juifs se sont avérés être les boucs émissaires idéaux.

«  Il n'y a pas eu d'attaques de masse contre les « empoisonneurs juifs » après la période de la Peste noire, mais les accusations devinrent une partie du dogme et du langage antisémite. Il réapparaît au début de l'année 1953 sous la forme du « complot des blouses blanches » dans les derniers jours de Staline, quand plusieurs centaines de docteurs juifs d'Union soviétique furent arrêtés et certains tués sous l'accusation d'avoir causé la mort de responsables communistes éminents… Des accusations similaires ont été portées dans les années 1980 et 1990 par la propagande nationaliste arabe et fondamentaliste musulmane, accusant les Juifs de répandre le virus du SIDA et autres maladies infectieuses[26]. »

Accusation de comploter pour contrôler le monde[modifier | modifier le code]

Les Protocoles sont généralement considérés comme le début de la littérature contemporaine de la théorie du complot[27]. Daniel Pipes note que les Protocoles développent des thèmes récurrents de l'antisémitisme du complot: « Les Juifs complotent toujours », « Les Juifs sont partout », « Les Juifs sont derrière chaque institution », « Les Juifs obéissent à une autorité centrale, les vagues 'Sages' », et « Les Juifs sont proches de réussir »[28].

Parmi les plus notables premières réfutations des Protocoles comme un faux, on trouve une série d'articles publiés dans The Times de Londres en 1921. Cette série d'articles révèle que la plus grande partie des Protocoles a été plagiée d'une satire politique ancienne (Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, un pamphlet de Maurice Joly contre Napoléon III paru en 1864 à Bruxelles) qui n'avait pas du tout de thème antisémite. Depuis 1903, date à laquelle les Protocoles sont publiés, ses premiers éditeurs n'ont donné que de vagues et contradictoires indications sur la façon dont ils auraient obtenu leur copie du manuscrit original[29].

Le texte est popularisé par les opposants au mouvement révolutionnaire russe, et est davantage répandu après la révolution russe de 1905, devenant connu mondialement après la révolution d'Octobre 1917. Sa diffusion est largement répandue dans le monde occidental à partir de 1920. La Grande Dépression et la montée du nazisme ont accéléré cette propagation des Protocoles, et ce pamphlet antisémite continue à être publiée et à circuler en dépit de sa démystification. Malgré le fait que de nombreuses investigations indépendantes aient prouvé de façon répétée que les Protocoles étaient un plagiat et un faux littéraire, ceux-ci sont encore fréquemment cités et réimprimés par les antisémites, et utilisés quelques fois comme évidence d'une cabale juive, plus spécifiquement au Moyen-Orient[30].

Selon le rabbin Sidney Schwarz,

« Un des tracts antisémites les plus largement distribués dans l'histoire est Les Protocoles des sages de Sion, un livre de calomnies, publié au XIXe siècle, qui dépeint les Juifs en conspirateurs pour obtenir la domination totale. De façon similaire, des groupes racistes, basés aux États-Unis, ont à la fin du XXe siècle, fréquemment porté des accusations contre les Juifs de contrôler les banques ainsi que les administrations publiques[31]. »

Accusation de provoquer des guerres, des révolutions et des calamités[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Juif errant et Judéo-bolchevisme.

Comme de nombreuses villes et des pays entiers avaient expulsé leur population juive après les avoir rançonnés, et que d'autres leur interdisaient d'y pénétrer, la légende du Juif errant, présage de calamité, gagna en popularité.

Le politicien allemand Heinrich von Treitschke au XIXe siècle, conçut la phrase « Die Juden sind unser Unglück! » (« Les Juifs sont notre malheur ! ») adoptée comme devise par le journal antisémite Der Stürmer plusieurs décennies plus tard[32].

Le terme « Judéo-bolchevisme » a été adopté et utilisé en Allemagne nazie pour faire référence aux Juifs et aux communistes indifféremment, sous-entendant que le mouvement communiste servait les intérêts juifs[33].

La Prophétie de Franklin était inconnue jusqu'à son apparition en 1934 dans les pages du magazine pronazi Liberation de William Dudley Pelley. Selon le rapport du Congrès américain Anti-Semitism in Europe: Hearing Before the Subcommittee on European Affairs of the Committee on Foreign Relations (Antisémitisme en Europe: Audition devant le Sous-comité des Affaires Européennes du Comité des Relations Étrangères) de 2004:

« La Prophétie de Franklin est une calomnie antisémite classique qui prétend faussement que l'homme d'État américain Benjamin Franklin a émis des propos anti-Juifs lors de la Convention constitutionnelle de 1787. Elle a été largement utilisée dans les médias arabes et musulmans pour critiquer Israël et les Juifs[34]… »

Quelques théories récentes du complot, prétendent que les Juifs ou Israël ont joué un rôle majeur dans l'exécution des attentats du 11 septembre 2001. Selon le rapport publié par la Ligue antidiffamation, « les théories antisémites du complot n'ont pas été acceptées par la très grande majorité de la population américaine », mais « ce n’est pas le cas dans le monde arabe et musulman. »[35]. L'allégation que 4000 employés juifs du World Trade Center, ne se sont pas rendus à leur travail le 11 septembre, a été largement diffusée et largement démystifiée. Le nombre de Juifs qui périrent dans l'attaque a été estimé autour de 400[36],[37],[38] et correspond à la proportion de Juifs vivant dans la région de New York. Cinq Israéliens périrent dans l'attaque[39].

Dans la recherche d'un bouc émissaire pour la guerre en Irak, certains commentateurs ont remarqué que « de la gauche à la droite, les remarques antisémites ont abondé dans la presse U.S. »[40]

Le 16 octobre 2003, le premier ministre malaisien, le Dr Mahathir bin Mohamad a obtenu une ovation debout de la part des 57 membres de l'Organisation de la conférence islamique, pour son discours dans lequel il affirmait: « Actuellement les Juifs dirigent le monde par procuration. Ils envoient les autres se battre et mourir pour eux… Ils ont inventé le socialisme, le communisme, les droits de l’homme et la démocratie de sorte que les persécuter apparaissent immoral et qu’ils puissent jouir de droits égaux aux autres. Ainsi, ils ont obtenu le contrôle des pays les plus puissants et eux, cette minuscule communauté, sont devenus une puissance mondiale. »[41] Il appelle tous les Musulmans à imiter les Juifs de cette façon afin d’obtenir des résultats similaires.

Accusation de provoquer l'antisémitisme[modifier | modifier le code]

En janvier 2005, un groupe de députés russes de la Douma d’État, demande que le judaïsme et les organisations juives soient bannis de Russie. Leur lettre de sept pages accuse « les Juifs de pratiquer des meurtres rituels, de contrôler le capital russe et international, de provoquer des conflits ethniques en Russie et de mettre en scène des crimes racistes contre eux-mêmes. La majorité des actions antisémites dans le monde sont l'œuvre des Juifs eux-mêmes dans un but de provocation. ». Après de violentes protestations de la part des responsables juifs russes, des activistes des Droits de l’Homme, et du ministère des Affaires Étrangères, les membres de la Douma ont retiré leur appel[42].

Accusation d'usure et de mercantilisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Usure (finance).

Au Moyen Âge, les Juifs étaient exclus de la plupart des professions par l’Église chrétienne et par les corporations, et donc étaient obligés de pratiquer des occupations marginales, considérées socialement inférieures, telles que la collecte des impôts et des loyers et le prêt d’argent. Ceci était fait pour montrer que les Juifs étaient des usuriers insolents et cupides. Des tensions naturelles entre créditeurs et débiteurs s’ajoutaient aux mésententes sociales, politiques, religieuses et économiques.

« ... L’oppression financière des Juifs survenait dans les régions où ils étaient le plus détestés, et si les Juifs réagissaient en se concentrant sur le prêt d’argent aux Gentils, l’impopularité, et en conséquence la pression, augmentait. Ainsi les Juifs devinrent un élément dans un cercle vicieux. Les Chrétiens, sur la base de règles bibliques, condamnaient totalement le prêt avec intérêt, et à partir de 1179 ceux qui le pratiquaient étaient excommuniés. Mais les Chrétiens imposaient aussi les plus sévères fardeaux financiers aux Juifs. Les Juifs réagissaient en pratiquant le seul commerce où les lois chrétiennes leur étaient favorables, et ainsi par la force des choses furent identifiés avec le commerce haï du prêt d’argent[43]. »

Les paysans qui étaient forcés de payer leurs impôts aux Juifs, pouvaient les identifier comme le peuple qui prenait leurs économies tout en restant loyaux à leurs seigneurs pour le compte desquels travaillaient les Juifs. Les débiteurs gentils rapidement accusaient les Juifs d’usure, même si ceux-ci ne prenaient qu’un intérêt ou des frais symboliques. Ainsi, les attaques contre l’usure étaient rapidement liées à de l'antisémitisme.

En Angleterre, les croisés qui s'en allaient, ont été rejoints par des foules de débiteurs lors des massacres des Juifs de Londres et de York en 1189-1190. En 1275, Édouard Ier d'Angleterre édicte le « Statut des Juifs », qui rend l'usure illégale et l'assimile au blasphème, de façon à saisir les biens des contrevenants. Une grande quantité de Juifs anglais sont arrêtés et 300 d'entre eux sont pendus et leurs biens confisqués par la Couronne. En 1290, tous les Juifs sont expulsés d'Angleterre, autorisés à ne prendre que ce qu'ils pouvaient porter, le reste de leurs biens revenant au roi. L'usure fut citée comme la raison officielle de l'« Édit d'Expulsion ».

Selon Walter Laqueur,

« L'enjeu n'était réellement pas de savoir si les Juifs étaient devenus cupides (comme le déclaraient les antisémites), ou parce que presque toutes les autres professions leur étaient interdites….. Dans les pays où d'autres professions leur étaient autorisées, tel qu'en Al-Andalus et dans l'Empire ottoman, on trouvait plus de Juifs forgerons que prêteurs d'argent. Les Juifs furent principalement accusés d'usure avant le XVe siècle; comme les villes grandissaient en puissance et affluence, les Juifs furent éliminés du prêt d'argent par le développement des banques[44]. »

Accusation de manque de patriotisme et de lâcheté[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Affaire Dreyfus et Dolchstoßlegende.

Au fur et à mesure que l'émancipation des Juifs progresse, de nouvelles accusations antisémites apparaissent. Souvent les Juifs furent accusés d'insuffisance de patriotisme. À la fin du XIXe siècle, se produit en France le scandale politique connu sous le nom d'Affaire Dreyfus, où le jeune officier juif français, Alfred Dreyfus est condamné à tort pour trahison. Le scandale politique et judiciaire ne se termina que par la pleine réhabilitation de Dreyfus.

« 12.000 soldats juifs sont morts au champ d'honneur pour leur patrie. » Un tract publié en 1920 par les vétérans juifs allemands en réponse à la Dolchstoßlegende.

Lors de la Première Guerre mondiale, le Haut Commandement Militaire Allemand imposa un Judenzählung (Recensement des Juifs), dont le but était de confirmer l'allégation de manque de patriotisme des Juifs allemands. Mais les résultats de ce recensement contredisaient ces allégations et ne furent jamais rendus publics[45],[46].

Une autre variante de cette notion est l'accusation que les Juifs sont lâches et font tout pour échapper au service militaire. Avec la montée des théories racistes au XIXe siècle, une autre calomnie antisémite essaya de souligner la possible « féminité » de la race juive. Comme les femmes, les Juifs manquent de « caractère »[47]. Dans leur livre Genocide and Gross Human Rights Violations (Génocide et Violations Importantes des Droits de l'Homme), Kurt Jonassohn and Karin S. Björnson écrivent:

« Historiquement, les Juifs n'étaient pas autorisés à porter les armes dans la plupart des pays de la diaspora. En conséquence, quand ils étaient attaqués, ils n'avaient pas la possibilité de se défendre par eux-mêmes. Dans certaines circonstances, leur protecteur les défendait. Sinon, ils n'avaient seulement le choix soit de se cacher soit de fuir. Ceci est l'origine de l'allégation antisémite que les Juifs sont des lâches[48]. »

Dans l'Union soviétique de Staline, la campagne nationale contre les « cosmopolites sans racines », un euphémisme pour désigner les Juifs, a été lancé par un article dans le journal Pravda le 28 janvier 1949:

« ... des profiteurs cosmopolites, sans retenue et mal intentionnés, avec ni racines ni conscience…poussant sur la levure pourrie du cosmopolite, de la décadence et du formalisme bourgeois….des nationaux non-indigènes, sans patrie, qui empoisonnent avec puanteur…notre culture prolétarienne[49]. »

Accusation de militarisme excessif et de cruauté[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Antisionisme.

Parfois une allégation antisémite contredit une autre allégation: « Israël a réfuté les allégations antisémites, populaires pendant la Seconde Guerre mondiale, que les Juifs étaient des lâches et de pauvres soldats. En fait, l'image d'un Israël militariste est devenue populaire parmi une frange d'éléments de la gauche politique. »[50].

Accusation de racisme[modifier | modifier le code]

De nombreux livres et sites web exploités par des néonazis, des partisans de la suprématie blanche, des adhérents de l'identité chrétienne et des groupes islamiques radicaux présentent ce qu'ils proclament être des citations autorisées de la littérature rabbinique et qui tenteraient à prouver que le judaïsme est raciste, que les Juifs haïssent les non-Juifs et les perçoivent comme des non-humains.

Selon Joseph Soloveitchik: « Même si le Juif agit en fonction de son contrat sinaïtique privé avec Dieu afin d'incarner et de préserver les enseignements de la Torah, il est engagé par sa croyance que toute l'humanité, quelle que soit sa couleur ou sa croyance, est à "Son image" et possède une dignité et une respectabilité humaine inhérentes. Les singularités des hommes proviennent du souffle que "Lui [Dieu] a soufflé dans ses narines au moment de la création" (Genèse 2:7). Ainsi, nous contribuons à l'expérience historique universelle et la responsabilité providentielle de Dieu embrasse toute l'humanité »[51].

Selon l'audience de 1984 du Sous-comité des Droits de l'Homme et des Organisations Internationales du Congrès américain, concernant les Juifs d'Union soviétique:

« Cette allégation antisémite vicieuse, fréquemment répétée par les officiels et autres écrivains soviétiques, est basée sur la notion erronée que le « Peuple élu » de la Torah et du Talmud prêche une « supériorité sur les autres peuples » ainsi qu'une exclusivité. C'était entre autres un des thèmes principaux des Protocoles des Sages de Sion, faux tsaristes de triste notoriété[52]. »

Négation de la Shoah[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Négation de la Shoah.

La plupart des négations de la Shoah implique ou affirme ouvertement que la Shoah est une mystification faisant partie d'une conspiration juive délibérée pour privilégier les intérêts des Juifs aux dépens des autres peuples. Pour cette raison, les négations de la Shoah sont généralement considérées comme une théorie antisémite du complot. La négation de la Shoah est devenue illégale dans de nombreux pays européens peu de temps après la fin de la Seconde Guerre mondiale, car émanant de groupes négationnistes ou néonazis.

L'antisémitisme comme phobie sociale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Judéophobie.

En 1882, Léon Pinsker écrit que la phobie sociale peut expliquer les causes de la haîne des Juifs qu'il appelle « Judéophobie » :

« La Judéophobie est une variété de démonopathie... ce fantôme n'est pas désincarné comme les autres fantômes, mais fait de chair et de sang, et doit endurer les souffrances infligées par la foule craintive qui se croit elle-même en danger….Alors pour résumer, on peut dire que pour la personne vivante, le Juif est un cadavre, pour l'autochtone un étranger, pour l'habitant un vagabond, pour le propriétaire un mendiant, pour le pauvre un exploiteur et un millionnaire, pour le patriote un homme sans pays, et pour tous un rival haï[3]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Kenneth Stern, A force upon the plain : the American militia movement and the politics of hate, Norman, University of Oklahoma Press,‎ 1997, 303 p. (ISBN 978-0-806-12926-6 et 0-806-12926-3, lien OCLC?), p. 247
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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