Heinrich von Treitschke

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Heinrich von Treitschke.

Heinrich Gothard von Treitschke (15 septembre 1834 à Dresde - 28 avril 1896), est un historien et théoricien politique allemand, membre du Parti libéral national. Député nationaliste de 1871 à 1884, professeur à l'université de Berlin à partir de 1874, il soutint la politique d'Otto von Bismarck après avoir publié en août 1870 un ouvrage intitulé : Que réclamons-nous de la France ? L'Alsace. Comme celles d'Édouard Drumont en France, ses thèses antisémites rencontrent un grand succès en Allemagne, où les nazis reprendront plus tard sa célèbre formule : « Les Juifs sont notre malheur » parue en 1879 dans les Annales prussiennes[1].

Sa philosophie politique s'articule autour de la formule : « L'État est puissance » (« Der Staat ist Macht »). Émile Durkheim l'a analysée dans sa brochure : L'Allemagne au-dessus de tout (1915).

Dans son livre Politik, publié en 1897, il exalte la politique de puissance de l'État (Machtpolitik) dans l'espace international. Dans cette optique, les États, qui sont chacun l'union d'un peuple en puissance indépendante, sont nécessaires à la réalisation de l'homme, à l'expression de sa richesse, à la volonté de la providence. L'État pour exister a besoin de la confrontation avec d'autres États, ce qui permet la manifestation de sa puissance. C'est dans la guerre que l'homme se réalise, faisant triompher sa nature politique et les valeurs nobles contre les préoccupations matérialistes[2].

Il participa à la fondation de la revue historique allemande Historische Zeitschrift.

Publications[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Le Rider : Fritz Mauthner, scepticisme linguistique et modernité : Une biographie intellectuelle., Éd. : Bartillat, 2012, ISBN 2841005011
  2. Raymond Aron, Paix et guerre entre les nations, Calmann-Lévy, 1962, 3e édition, p. 573 et s.