David Duke

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Duke.

David Duke

alt=Description de l'image David duke belgium 2008.jpg.
Nationalité Américaine Américaine
Profession
Essayiste

David Duke, né le 1er juillet 1950, est un homme politique des États-Unis, promoteur de théories racistes[1],[2],[3], militant de la « suprématie blanche »[4] et d'un « nationalisme blanc ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans l'Oklahoma, David Duke est le fils de David H. Duke, ingénieur chez Shell, et d'Alice Maxine Crickil. Il vit aux Pays-Bas, avant de s'installer en Louisiane.

Le Ku Klux Klan[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, il rencontre William Pierce et rejoint le Ku Klux Klan en 1967[5]. Il devient un responsable national du Ku Klux Klan lors de son renouveau dans les années 1970 en fondant les « Knights of the Ku Klux Klan» en 1973. Il milite alors pour rétablir la ségrégation. Il est arrêté en 1976 à cause de ses activités[6].

En 1976, il participe à une rencontre néo-nazie en Belgique[6]. Il participe à la création d'une branche du Ku Klux Klan au Canada en 1978. En 1980, il est arrêté et expulsé par les autorités canadiennes[7]. Il aurait ensuite « abandonné les rituels »[8] du Ku Klux Klan.

Les élections[modifier | modifier le code]

Il est candidat à l'investiture du Parti démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 1988. Non désigné, il se présente sous l'étiquette du Parti populiste et obtient 47 047 voix, soit 0,04 % des votes[9].

Élu à la Chambre des représentants de Louisiane de 1989 à 1993[10], en novembre 1991, il se présente au poste de gouverneur de Louisiane et obtient 680 000 voix sans être élu[11]. En 1992, il se présente aux primaires du Parti républicain et obtient 119 115 voix soit 0,94 % des votes[12].

Depuis les années 2000[modifier | modifier le code]

En mars 2003, David Duke est condamné à la Nouvelle Orléans à 15 mois de prison et 10 000$ d'amende pour fraude fiscale et escroquerie après avoir plaidé coupable[13]. Il a effectué sa peine en 2003-2004.

Il obtient un doctorat (Kandidat Nauk) d'histoire en 2005[10] auprès de l'Académie interrégionale de management personnel (en) d'Ukraine, un organisme qualifié d'« institution antisémite » en 2008 par le Département d'État américain[14].

Le 24 novembre 2005, David Duke participe à un événement organisé à Damas par le gouvernement syrien. Il déclare alors que « les États-Unis sont occupés par des juifs qui contrôlent les médias et la banque » au même titre qu'Israël occupe le Golan[15]. Il concluait : « votre combat pour la liberté est le même combat que le nôtre ». Mohammed Habash, membre du parlement syrien, déclare à propos de la visite de David Duke, qu'il a apporté aux Syriens « un nouveau regard extrêmement positif du peuple américain »[16].

En décembre 2013, David Duke est expulsé d'Italie, la justice considèrant que « ses opinions racistes et antisémites représentent un danger pour la société ». Il est accusé de vouloir créer un groupe néo-nazi paneuropéen. Il avait déjà été expulsé de République tchèque pour les mêmes raisons en 2009[17].

Théories racistes[modifier | modifier le code]

Il déclare qu'une lutte raciale est menée contre le peuple français et les peuples européens. Comparant les situations américaines et européennes et les mesures prises dans ces deux pays, il affirme que le gouvernement des Français blancs, en prônant le métissage, entraînerait le génocide ; en conséquence, il demande l'inculpation de Nicolas Sarkozy qui, d'après lui, appelle à la destruction de la race blanche alors que l'ensemble des membres de sa famille ne se marieraient qu'entre eux, qu'il estime de religion juive[18].

En janvier 2007, dans une interview publiée par le magazine français d'extrême-droite Rivarol, il affirme : « Je crois qu’il existe des différences entre les gens et entre les races», et se déclare proche des « racialistes blancs » et de la branche de la «Nation of Islam» dirigée par Louis Farrakhan[19].

Antisémistisme[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage de 2003, Jewish Supremacism, il mobilise les soi-disant Protocoles des Sages de Sion, un ouvrage antisémite, pour attaquer les juifs. Assimilant judaïsme et sionisme, il considère que le « mondialisme sioniste » (Zionist-driven Globalism) est le pire ennemi de l'humanité[10]. Il a participé à une conférence iranienne sur l'Holocauste en 2006 où il a en particulier déclaré : « L'Holocauste est le levier utilisé par l'impérialisme sioniste, l'agression sioniste, la terreur sioniste et les meurtres sionistes »[20].

À propos des Noirs[modifier | modifier le code]

David Duke a écrit ou déclaré :

  • « Un Noir décroche un emploi dans une entreprise qui appartient à des Blancs. Il est le seul Noir de cette entreprise. Il travaille dur, mais il mène un combat perdu d’avance contre ses gènes »[21].
  • « Nous voulons être laissés seuls. Nous ne voulons pas de “Nègres” autour. Nous n'avons pas besoin de “Nègres” autour. Nous n'en voulons pas, nous ne voulons pas les avoir, vous savez, pour notre culture »[22].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Africa Atto, 1973 (sous le pseudonyme de Mohammed X), ouvrage qui se présente comme un manifeste révolutionnaire du Black Power[23] ;
  • Finders-Keepers – Finding and Keeping the Man You Want, Arlington Place Books, 1976 (sous le pseudonyme de Dorothy Vanderbilt et James Konrad)[23];
  • My Awakening, a Path to Racial Understanding, 1999, 350 p., 736 p., ISBN 1-892796-00-7
  • Jewish Supremacism: My Awakening on the Jewish Question, 2003, ISBN 1-892796-05-8
  • The Secret Behind Communism, 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir ce site.
  2. Phyllis B. Gerstenfeld, Diana R. Grant et Chau‐Pu Chiang, H« ate online: A content analysis of extremist Internet sites », Analyses of social issues and public policy 3.1 (2003), p. 29-44.
  3. Jessie Daniels, Cyber racism: white supremacy online and the new attack on civil rights, Rowman & Littlefield, 2009, p. 83. ISBN 978-0-7425-6158-8.
  4. Carol Miller Swain et Russ Nieli, Contemporary Voices of White Nationalism in America, Cambridge University Press, 2003, p. 153. ISBN 978-0-521-81673-1.
  5. Issues '92 Profile: David Duke;, The Orange County Register, Santa Ana, Calif.: March 2, 1992. pg. a.04
  6. a et b Tyler Bridges, p. 72.
  7. Tyler Bridges, p. 73.
  8. ce site.
  9. (en) Résultat des élections présidentielles de 1988
  10. a, b et c Sa biographie sur son site.
  11. Tyler Bridges, p. 2.
  12. (en) Our Campaigns - US President - R Primaries Race - Feb 01, 1992
  13. Un article sur Fox News, 12 mars 2003.
  14. Contemporary Global anti-Semitism: a report provided to the United States Congress, PDF en ligne, p. 32 : «The Interregional Academy of Personnel Management […] is one of the most persistent anti-Semitic institutions in Eastern Europe».
  15. Clip en ligne.
  16. Clip sur You Tube.
  17. Site de Paris Match.
  18. (en) sous-titré en français David Duke dénonce le génocide des Français
  19. Rivarol, no 2795 du 26 janvier 2007, compte-rendu sur un site du Font national de la jeunesse.
  20. (en) «The Holocaust is the device used as the pillar of Zionist imperialism, Zionist aggression, Zionist terror and Zionist murder», Le dirigeant de l'Iran déclare qu'Israël sera «anéanti», MSNBC, 12 décembre 2006, consulté le 7 février 2011.
  21. “"[A] black...gets a job with a white-owned company. He is the only black at the firm. He works hard, but he's fighting a losing battle against his genes.”, éditorial de The Black Plague, NAAWP News, no 32, 1985, en ligne.
  22. “What we really want to do is to be left alone. We don't want Negroes around. We don't need Negroes around. We're not asking ­­ you know, we don't want to have them, you know, for our culture.”, entretien avec Evelyn Rich, mars 1985, en ligne.
  23. a et b Tyler Bridges, p. 76.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Tyler Bridges, The rise of David Duke, University Press of Mississipi, 1994, 300 p., voir sur Google Books
  • (en) John C. Kuzenski, Charles S. Bullock, Ronald Keith Gaddie, David Duke and the Politics of Race in the South, Vanderbilt University Press, 1995, 205 p.
  • (en) Michael Zatarain, David Duke: Evolution of a Klansman, Pelican, 1990, 304 p.

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]