Institut de recherche des médias du Moyen-Orient

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Crystal Clear app fonts.svg Cette page contient des caractères spéciaux ou non latins. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation…), consultez la page d’aide Unicode.

L'Institut de recherche des medias du Moyen-Orient – en anglais Middle East Media Research Institute, acronyme MEMRI et en hébreu המכון לחקר התקשורת המזרח התיכון, acronyme ממר"י – est une association à but non lucratif spécialisée dans les questions du Moyen-Orient. Elle fut créée en février 1998 par Yigal Carmon, ancien officier des services de renseignements israéliens, et par Meyrav Wurmser.

Objectifs[modifier | modifier le code]

  • Le MEMRI veut apporter des éléments d'information au débat sur la politique américaine au Proche et au Moyen-Orient.
  • Le MEMRI TV Monitor Project a pour objectif la surveillance des principales chaînes de télévision arabes et iraniennes et le sous-titrage de sujets qui y sont diffusés, que le MEMRI propose ensuite aux chaînes occidentales. Mais elle ne fournit aucun média provenant d'une chaîne israélienne.

Cette organisation attire davantage l'attention du monde de la presse depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'association a son siège social à Washington[1] et des bureaux à Berlin[1], Londres[1], Tokyo et Jérusalem[1].

Financement[modifier | modifier le code]

Le MEMRI n'accepte le financement d'aucun gouvernement[2]. Elle fonctionne en tant qu'organisation « indépendante, non partisane, non lucrative », elle possède un statut de non imposable selon la loi américaine[1]. Le MEMRI est financé par 250 donateurs, et quelques fondations. L'inscription aux informations est gratuite, moyennant une inscription en ligne.

Controverses[modifier | modifier le code]

À plusieurs reprises, des auteurs arabes ou quelquefois européens ont présenté le MEMRI comme une arme de propagande au service du gouvernement israélien, du Likoud et de leurs groupes de pression. Mohammed El Oifi, universitaire spécialiste des médias et des opinions publiques arabes, parle de « désinformation à l’israélienne » à propos du MEMRI[3]. Brian Whitaker, un journaliste du Guardian, l'accuse de sélectionner les pires écrits issus du monde arabe afin d'en donner la plus mauvaise image possible[4]. Vincent Cannistraro, un ancien de la CIA, décrit le MEMRI comme « des propagandistes au service de leur idéologie, qui se situe à l'extrême-droite du Likoud »[5]. William Rugh, ancien ambassadeur des États-Unis au Yémen et aux Émirats arabes unis, dit qu'elle ne présente pas le point de vue arabe. Pour lui, ses propriétaires sont des pro-israéliens et des anti-arabes qui veulent montrer que les Arabes haïssent les Juifs et l'Occident, qu'ils incitent à la violence et refusent toute solution pacifique au problème palestinien[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Selective Memri.
  2. (en) Jay Nordlinger, « Thanks for the MEMRI (.org) », National Review, 13 septembre 2004, consulté le 23 juillet 2006.
  3. Mohammed El Oifi, « Désinformation à l’israélienne », dans Le Monde diplomatique, septembre 2005. [lire en ligne].
  4. (en) Selective Memri, The Guardian, 12 août 2002.
  5. (en) No Longer Obscure, Memri Translates the Arab World, Forward, 7 décembre 2001.
  6. (en) Language matters | World dispatch | Guardian Unlimited.

Liens externes[modifier | modifier le code]