Lois raciales fascistes

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Les lois raciales, en italien Leggi razziali, précisent les mesures prises en Italie en 1938 pendant la période du régime fasciste contre les personnes de religion juive mais aussi d'autres. Benito Mussolini en fait la proclamation le depuis le balcon de l'hôtel de ville de Trieste, ville où vivait l'une des plus importantes communautés juives d'Italie, devant la foule rassemblée sur la piazza Unità d'Italia.

Les prémices[modifier | modifier le code]

Article connexe : Racisme.

« Il est temps que les Italiens se proclament franchement racistes. Toute l'œuvre qui jusqu'à présent a fait le régime en Italie est au fond le racisme. Dans les discours du Chef, la référence aux concepts de la race a toujours été très fréquente. La question du racisme en Italie doit être traitée d'un point de vue purement biologique sans intentions philosophiques ou religieuses. »

— De « la défense de la race » (La difesa della razza), dirigée par Telesio Interlandi, année I, numéro 1, 5 août 1938, page 2

Les fondements et les prémices sont basés sur des considérations scientifiques erronées destinées à établir l'existence de la race italienne et son appartenance au groupe des races aryennes. Après l’entrée en vigueur en 1937 du décret royal, loi n. 880, qui interdisait le concubinage et le mariage entre Italiens et « sujets des colonies africaines », d'autres lois de type raciste sont promulguées par le parlement italien.

Le manifeste de la race[modifier | modifier le code]

Article connexe : Fascisme et question juive.

Parmi les divers documents et mesures législatives qui constituent le corps des lois raciales promulguées par le régime fasciste en Italie à partir de 1938, figure le manifeste de la race ou plus exactement le manifeste des scientifiques racistes, publié une première fois de manière anonyme sur le Giornale d'Italia le 15 juillet 1938 avec pour titre « Le fascisme et le problème de la race » et republié dans le numéro de La difesa della razza , le 5 août 1938.

Le 25 juillet, depuis le secrétariat du parti national fasciste, après une rencontre entre les dix rédacteurs de la thèse, le ministre de la culture populaire Dino Alfieri, et le secrétaire du parti Achille Starace, un communiqué est publié avec le texte complet et la liste des signataires.

Parmi les adhésions au manifeste se trouvent celles de personnages illustres ou destinés à le devenir tels que Giorgio Almirante, Giorgio Bocca, Galeazzo Ciano, Amintore Fanfani, Giovanni Gentile et Giovanni Guareschi.

Alors que certains soutiennent que Mussolini n'était pas antisémite, Galeazzo Ciano indique dans son journal personnel le  :« Le Duce m’annonce la publication de la part du Giornale d’Italia d’un article sur les questions de la race. Il est indiqué qu’il a été écrit par un groupe de scientifiques sous l’égide du ministère de la culture populaire. Il me dit qu’en réalité, il l’a presque entièrement rédigé lui-même »[1]. Le 15 juillet 1938 l'article apparait en première page.

Le décret royal, loi du - qui fixe les « mesures pour la défense de la race dans les écoles fascistes » - et celui du 7 septembre - qui fixe les « mesures à l'encontre des juifs étrangers » - sont suivis le (6 octobre) par une « déclaration sur la race » émise par le Grand Conseil du fascisme ; cette déclaration est par la suite adoptée par l’État toujours par un décret royal en date du 17 novembre. L'enseignement dans les écoles réservées aux juifs n'était pas interdit.

Entre la fin de l'été et l'automne 1938, plusieurs décrets furent donc signés par le chef du gouvernement Benito Mussolini et promulgués par Victor-Emmanuel III qui légitimaient une vision raciste de la « question juive ». L'ensemble de ces décrets et documents cités constituent l'ensemble des lois raciales.

Certains des scientifiques et intellectuels juifs touchés par les mesures du 5 septembre émigrent en Europe et aux États-Unis: parmi ceux-ci Emilio Segrè, Achille Viterbi (père de Andrew Viterbi), Enrico Fermi (qui avait épousé une juive), Bruno Pontecorvo, Bruno Rossi, Leo Castelli et bien d'autres. Ceux qui restent sont obligés d'abandonner leur poste, parmi ceux-ci Tullio Ascarelli, Walter Bigiavi, Mario Camis, Federico Cammeo, Donato Donati, Mario Donati, Marco Fanno, Gino Fano, Federigo Enriques, Giuseppe Levi, Benvenuto Terracini, Tullio Levi-Civita, Rodolofo Mondolfo, Adolfo Ravà, Attilio Momigliano, Gino Luzzatto, Donato Ottolenghi, Tullio Terni et Mario Fubini).

Parmi les démissions de personnages illustres, on compte celle de Albert Einstein en sa qualité de membre de l'Académie des Lynx.

Les dispositions contre le mouvement pentecôtiste[modifier | modifier le code]

Une disposition particulière toucha le mouvement pentecôtiste.

Cette disposition (numéro de protocole 600/158, Archive d'État série PS GI enveloppe 26 fascicule 299 1-c-z), remonte au 9 avril 1935 et est signée par le sous-secrétaire à l'intérieur, Buffarini Guidi, contre-signée par le chef de la police Arturo Bocchini, elle interdit le culte pentecôtiste dans tout le royaume en ce qu'il «s'exprime et se concrétise dans des pratiques religieuses contraires à l'ordre social et nocives à l'intégrité physique et psychique de la race».

En conséquence de cette circulaire, il y eut beaucoup d’arrestations et de confinements de simples croyants et pasteurs pentecôtistes, un des plus importants, fut Roberto Bracco, arrêté dix-sept fois. Deux croyants moururent de leur foi ; le premier, Filardo De Simone, qui se trouvait dans la prison romaine de Regina Coeli et pour sa foi pentecôtiste, fut assassiné dans les Fosses ardéatines avec trois cent cinquante personnes le 23 mars 1944 ; l’autre, Antonio Brunetti, fut assassiné dans le camp de concentration de Mauthausen.

En 1953, dix ans après la chute du fascisme et cinq après l’entrée en vigueur de la constitution de la république italienne, le ministre de l’intérieur démocrate-chrétien Mario Scelba affirmait au parlement que « l’exercice du culte pentecôtiste n’est pas admis en Italie ».

Cette disposition n’est plus en vigueur depuis le .

Liste des 10 scientifiques italiens qui ont signé le manifeste de la race[modifier | modifier le code]

Intellectuels et personnalités qui ont manifesté publiquement leur soutien aux lois raciales[modifier | modifier le code]

  • Prof. Giacomo Acerbo
  • Alfredo Acito
  • Pino Alessandri
  • Rino Alessi
  • Dino Alfieri
  • Giorgio Almirante
  • Ermanno Amicucci
  • Ugo Giorgio Andalò
  • Giuseppe Andreucci
  • Franco Angelini
  • Antonio Antonucci
  • Livio Apolloni
  • Mario Appelius
  • Nicola Archidiacono
  • Felice Arfelli
  • Prof. Gaetano Azzariti
  • Dott. Alessandro Baccaglini
  • Mario Baccigaluppi
  • Pietro Badoglio
  • Vincenzo Baccioli
  • Guidi Guido Buffarini
  • Emilio Balbo
  • Giancarlo Ballarati
  • Dante Cesare Bancher
  • Ferruccio Banissoni
  • Mameli Barbara
  • Carlo Barduzzi
  • Piero Bargellini
  • Carlo Bazzi
  • Ugoberto Bellino
  • Umberto Benigni
  • Brocchieri Vittorio Beonio
  • Avv. Carlo Bergamaschi
  • Giorgio Luigi Bernucci
  • Bruno Biagi
  • Dott. Ettore Biamonti
  • Dott. Rodolfo Biancorosso
  • Bruno Biancini
  • Renato Biasutti
  • Angelo Marco Bioletto
  • Francesco Biondolillo
  • Giorgio Bocca
  • Gino Boccasile
  • Ing. Gian Giacomo Borghese
  • Mario Borretti
  • Carlo Borsani
  • Giuseppe Bottai
  • Prof. Filippo Bottazzi
  • Guglielmo Blasi
  • Roberto Brighenti
  • Dr Lino Businco
  • Luigi Cabrini
  • Giovanni Calendoli
  • Francesco Callari
  • Claudio Calosso
  • Bruno Caluri
  • Augusto Camerini
  • Emilio Canevari
  • Renato Caniglia
  • Aldo Capasso
  • Lino Cappuccio
  • Riccardo Carbonelli
  • Dott. Emanuele Filiberto Carnevale
  • Gherardo Casini
  • Francesco Casnati
  • Marco Cassiano
  • Giuseppe Castelletti
  • Guido Cavallucci
  • Giovanni Cazzani
  • Carlo Cecchelli
  • Giuseppe Cesetti
  • Gino Chelazzi
  • Livio Chersi
  • Riccardo Chiarelli
  • Luigi Chiarini
  • Angelo Chiauzzi
  • Guglielmo Chillemi
  • Giorgio Chiurco
  • Tullio Cianetti
  • Galeazzo Ciano
  • Alfio Cimino
  • Arnaldo Cipolla
  • Prof. Lidio Cipriani
  • Maurizio Claremoris
  • Andro Clarici
  • Giuseppe Cocchiara
  • Giulio Cogni
  • Gioacchino Colizzi (Attalo)
  • Dott. Collalto Collaltino
  • Francesco Consoli
  • Francesco Coppola
  • Prof. Raffaele Corso
  • Carlo Cossio
  • Carlo Costamagna
  • Oberdan Cotone
  • Alfredo Cucco
  • Mario Cutelli
  • Ernesto Darquanno
  • Bagni Mario Dè
  • Prof. Vito De Blasi
  • Francesco Dedel
  • Adolfo De Dominicis
  • Pietro De Francisci
  • Dott. Michele Delle Donne
  • Giuseppe Dell'isola
  • Gabriele De Rosa
  • Ennio De Rosa
  • Stefano De Ruggiero
  • Enrico De Seta
  • Pier Lorenzo De Vita
  • Lodovico Di Caporiacco
  • Alfredo Di Donno
  • Guido Di Giorgio
  • Prof. Cornelio Di Marzio
  • Carlo Domenici
  • Arturo Donaggio
  • Nicola Donadio
  • Fernando Elefante
  • Pietro Ellero
  • Julius Evola
  • Giuseppe (Bepi) Abiano
  • Vittorio Emanuele Fabbri
  • Amintore Fanfani
  • Roberto Farinacci
  • Carlo Emilio Ferri
  • Campanile Dott. Raffaele Festa
  • Giuseppe Ficai
  • Arnaldo Fioretti
  • Quinto Flavio
  • Gislero Flesch
  • Luigi Fontanelli
  • Dott. Raffaele Formosa
  • Giuseppe Forteguerri
  • Leone Franzi
  • Fabio Frasetto
  • Prof. Cesare Frugoni
  • Dott. Ottone Gabelli
  • Virginio Gayda
  • Nino Gardini
  • Walter Gardini
  • Ferdinando Garibaldi
  • Elio Gasteiner
  • Tancredi Gatti
  • Luigi Gedda
  • Prof. Giuseppe E. Genna
  • Cesare Genovesi
  • Giovanni Gentile
  • Prof. Alessandro Ghigi
  • Niccolò Giani
  • Berlindo Giannetti
  • Lorenzo Gigi.I
  • Giuseppe Giovenco
  • Domenico Giuliotti
  • Paolo Emilio Giusti
  • Ezio Maria Gray
  • Asvero Gravelli
  • Felice Graziani
  • Rodolfo Graziani
  • Francesco Saverio Grazioli
  • Giovannino Guareschi
  • Ottorino Guerrieri
  • Paolo Guidotti
  • Bruno Imbasciati
  • Telesio Interlandi
  • Giuseppe Isani
  • Dott. Giuseppe Lampis
  • Arturo Lancellotti
  • Giovanni Landra
  • Guido Landra
  • Ugo Lanza
  • Dott. Giuseppe Lanzara
  • Lorenzo La Via
  • Massimo Lelj
  • Roberto Lemmi
  • Enzo Leoni
  • Dott. Antonio Le Pera
  • Alessandro Lessona
  • Prof. Livio Livi
  • Armando Lodolini
  • Mario Lolli
  • Paolo Lorenzini
  • Alberto Luchini
  • Giuseppe Lucidi
  • Gino Lupi
  • Filippo Macrì
  • Michele Magani
  • Giuseppe Maggiore
  • Avv. Antonio Manca
  • Nicola Marchitto
  • Marco Marini
  • Giovanni Marro
  • C.Te Antonio Marzotto Caotorta
  • Domenico Morana
  • Ettore Martinoli
  • Carlo Alberto Masini
  • Mario Massa
  • Alberto Mastrojanni
  • Gabriele Mastrojanni
  • Fortunato Matarrese
  • Vincenzo Mazzei
  • Gino Mazzoni
  • Dott. Renzo Meregazzi
  • Fernando Mezzasoma
  • Guido Milanesi
  • Piero Misciatelli
  • Mario Missiroli
  • Sani Gino Mitrano
  • Aldo Modica
  • Riccardo Molinari
  • Walter Molino
  • Mario Montecchi
  • Giuseppe Mormino
  • Romolo Murri
  • Benito Mussolini
  • Savina Luigi Naj
  • Romualdo Natoli
  • Italo Neri
  • Carlo Nicco
  • Ubaldo Nieddu
  • Umberto Notari
  • Giuseppe Omarini
  • Paolo Orano
  • Dott. Giovanni Ortolani
  • Prof. Biagio Pace
  • Nazareno Padellaro
  • Piero Pedrazza
  • Prof. Antonio Pagliaro
  • Nino Palmieri
  • Domenico Paolella
  • Giovanni Papini
  • Roberto Paribeni
  • Dott. Michele Pascolato
  • Roberto Pavese
  • Alessandro Pavolini
  • Federico Pedrocchi
  • Piero Peillicano
  • Camillo Pellizzi
  • Prof. Nicola Pende
  • Pasquale Pennisi
  • Avv. Giovanni Petraccone
  • Giuseppe Pensabene
  • Pericle Perali
  • Giuseppe Maria Petazzi
  • Raffaele Pettazzoni
  • Prof. Giovanni Petragnani
  • Tommaso Petri
  • Antonio Petrucci
  • Concetto Pettinato
  • Giuseppe Piazza
  • Giorgio Piceno
  • Angelo Piccioli
  • Prof. Umberto Pieramonti
  • Guido Pichetti
  • Giorgio Pini
  • Dott. Athos Poli
  • Marco Pomilio
  • Guido Podaliri
  • Giovanni Preziosi
  • Uberto Puccioni
  • Maurizio Rava
  • Carlo Ravasio
  • Leo Rea
  • Prof. Ugo Rellini
  • Prof. Domenico Rende
  • Marcello Ricci
  • Gastone Rognoni
  • Alfredo Romanini
  • Raffaello Romano
  • Gustavo (Gustavino) Rosso
  • Mario Ruccione
  • Erminio Ruffilli Weiss
  • Giuseppe (Girus) Russo
  • Arturo Sabatini
  • Prof. Giunio Salvi
  • Giorgio Maria Sangiorgi
  • Enzo Santarelli
  • Corrado Sarri
  • Santi Savarino
  • Giovanni Savelli
  • Prof. Francesco Savorgnan
  • Massimo Scaligero
  • Francesco Scardaoni
  • Furio Scarpelli
  • Giorgio Scudellari
  • Renato Semizzi
  • Giovanni Semprini
  • Prof. Sergio Sergi
  • Bruno Sertolis Spampanato
  • Massimo Antonio (Massimo Scaligero) Sgabelloni
  • Ardengo Soffici
  • Arrigo Solmi
  • Ferruccio Sorlini
  • Gino Sottochiesa
  • Giacomo Spardini
  • Achille Starace
  • Padre Pietro Tacchi-Venturi
  • Giuseppe Tallarico
  • Renato Tassinari
  • Zammarano Vittorio Tedesco
  • Mario Tirelli
  • Giove Toppi
  • Armando Tosti
  • Romolo Tritoni
  • Nino Tripodi
  • Antonino Trizzino
  • Giuseppe Tucci
  • Mario Turone
  • Mario Felice Turrini
  • Prof. Francesco Valagussa
  • Rindo Valente
  • Attilio Vallecchi
  • Aldo Valori
  • Edmondo Vercellesi
  • Raul Verdini
  • Cesco Vian
  • Ferdinando Vichi
  • Dott. Emilio Villa
  • Rindo Villa
  • Luigi Villari
  • Prof. Felice Vinci
  • Prof. Sabato Visco
  • Angelo Viziano
  • Paolo Zappa
  • Edoardo Zavattari
  • Giuseppe Zanini
  • Ennio Zedda
  • Paolo Zerbino
  • Prof. Luigi Zoja
  • Cesare Zumaglini

Liste des principaux documents et lois décrets royaux anti-juifs[modifier | modifier le code]

  • R.D.L. 5 septembre 1938, Mesures pour la défense de la race dans l'école fasciste
  • R.D.L. 7 septembre 1938, Mesures à l'encontre des juifs étrangers
  • R.D.L. 23 septembre 1938, Institution d'écoles élémentaires pour les enfants de race juive
  • R.D.L. 15 novembre 1938, Intégration et coordination dans un texte unique des normes déjà émises pour la défense de la race dans les écoles italiennes
  • R.D.L. 17 novembre 1938, Mesures pour la race italienne
  • R.D.L. 29 juin 1939, Discipline pour l'exercice des professions pour les citoyens de race juive
  • Manifeste de la race ou manifeste des scientifiques racistes : le texte documenté des deux publications sur les quotidiens italiens
    Journal d'Italie 14 juillet 1938
    La défense de la Race 5 Août 1938

Déclaration sur la race du Grand Conseil du fascisme, 6 octobre 1938

  • le document fut publié par Foglio d’ordine du Parti national fasciste (PNF) le 26 octobre 1938, et par la suite adopté par le décret-loi royal du 17 novembre.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Galeazzo Ciano. Diario 1937-1943, Rizzoli 1998, p. 158

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • en italien
    • Giuseppe BottaiDiario 1935-1944, Rizzoli, 2001. ISBN 8817866431
    • Giovanni Ansaldo, Il giornalista di Ciano - Diari 1932-1943. Il Mulino, 2000. ISBN 8815073477
    • Giorgio Israel et Pietro Nastasi, Scienza e razza nell'Italia fascista. Milano, Il Mulino, 1999. ISBN 8815067361
    • Alberto Burgio (a cura di) : "Nel nome della Razza - il razzismo nella storia d'Italia 1870-1945"
    • Renzo De Felice: "Storia degli ebrei italiani sotto il fascismo"
    • Michele Sarfatti: "Gli ebrei nell'Italia Fascista"
    • Antonio Spinosa: "Mussolini razzista riluttante"
    • Léon Poliakov: "Il mito ariano - le radici del razzismo e dei nazionalismi"
    • Angelo Del Boca "Le leggi razziali nell'Impero di Mussolini"- ibidem

Liens externes[modifier | modifier le code]