Lobby juif

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour le lobby pro-israélien, voir lobby pro-israélien.

L'expression « lobby juif » (Jewish lobby) est utilisée dans le monde anglo-saxon et en particulier aux États-Unis pour qualifier l'influence de la communauté juive dans des contextes politiques, économiques, médiatiques ou sociétaux, généralement au travers d'un soutien aux intérêts israéliens.

Si l'expression y est admise dans le langage courant, où le lobbying est une méthode connue, fréquemment utilisée et acceptée dans la vie politique[réf. nécessaire], elle est d'un usage beaucoup plus polémique en France, où le terme « lobby » est davantage porteur d'une charge négative. C'est un thème récurrent du discours antisémite[1].

Le terme de « lobby juif » peut parfois être utilisé pour désigner le « lobby pro-israélien[2],[3] », mais le concept de groupes d'influences spécifiquement juifs est antérieur à l'existence de l'État d'Israël[4].

Les organisations pro-israéliennes et le gouvernement américain[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, les utilisateurs de l'expression regroupent parfois sous le vocable « Jewish Lobby », les actions de soutien des organisations pro-israéliennes et pro-juives sur le gouvernement américain, et leur soutien lors des élections présidentielles et parlementaires[réf. souhaitée].

Article détaillé : Lobby pro-israélien.

Polémiques en France[modifier | modifier le code]

Raymond Barre, ancien chef du gouvernement sous Valéry Giscard d'Estaing, déclare en février 2007 « Je considère que le lobby juif – pas seulement en ce qui me concerne – est capable de monter des opérations indignes, et je tiens à le dire publiquement »[5]

Selon l'historienne et sénatrice EELV Esther Benbassa, le lobby juif serait en France le CRIF[6].

Évolution du sens[modifier | modifier le code]

D'aucuns utilisent aujourd'hui le terme lobby dans le sens américain du terme pour désigner des actions globales de défense de la communauté juive[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Houziaux, Israël, les juifs, l'antisémitisme, Éditions de l'Atelier,‎ 2005 (lire en ligne), page 42
  2. Élise Ganem, L'axe Israël-Turquie: vers une nouvelle dynamique proche-orientale, L'Harmattan, 2005, page 78
  3. Marc Hecker, La défense des intérêts de l'état d'Israël en France , L'Harmattan, 2005, page 19
  4. Serge Guérout, Science et politique sous le Troisième Reich, Edition Marketing, 1992, page 59
  5. « Raymond Barre défend Papon et Gollnisch, le CRIF s'indigne », Le Monde,‎ 2 mars 2007 (lire en ligne)
  6. Esther Benbassa directeur d'études à l’Ecole pratique des hautes études (Sorbonne), « Le Crif, vrai lobby et faux pouvoir », sur Libération,‎ 7 février 2010
  7. Les pompiers pyromanes de l’antisémitisme, par Dominique Vidal (Le Monde diplomatique)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) The Israeli Lobby and the US Foreign Policy, par Stephen Walt et John Mearsheimer, professeurs de sciences politiques et de relations internationales
  • (en) The Jewish Lobby and the National Interest, Seymour Martin Lipset
  • (en) The Lobby: Jewish Political Power and American Foreign Policy, Edward Tivnan
  • (en) A Look at The Powerful Jewish Lobby, par Mark Weber, directeur de l’Institute for Historical Review.
  • Le CRIF. De la résistance juive à la tentation du lobby. De 1943 à nos jours, Éditions Robert Laffont, 2011, par Samuel Ghiles-Meilhac.

Articles connexes[modifier | modifier le code]