Kœnigsmacker

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Kœnigsmacker
Metrich
Église Saint-Martin.
Église Saint-Martin.
Blason de KœnigsmackerMetrich
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Canton Metzervisse
Intercommunalité Communauté de communes de l'Arc mosellan
Maire
Mandat
Pierre Zenner
2014-2020
Code postal 57970
Code commune 57370
Démographie
Gentilé Koenigsmackerois
Koenigsmackois
Population
municipale
2 187 hab. (2013)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 38″ Nord 6° 16′ 39″ Est / 49.3938888889, 6.2775
Altitude Min. 148 m – Max. 306 m
Superficie 18,4 km2
Localisation

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Kœnigsmacker
Metrich

Kœnigsmacker est une commune française située dans le département de la Moselle en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

C'est à Kœnigsmacker que la Canner conflue avec la Moselle.

Annexes[modifier | modifier le code]

La commune possède deux annexes nommées Métrich et La Cité des Officiers, ainsi que les lieux-dits : Wolfsberg et Blosberger.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

  • Koenigsmacker est desservie par la ligne Ligne de bus TIM 107 Thionville - Waldweistroff du conseil général de la Moselle avec trois allers/retours.
  • Koenigsmacker est desservi par la ligne 111 Thionville - Budling du conseil général de la Moselle avec deux allers/retours.
  • Koenigsmacker est desservie par la ligne 109 Thionville - Waldwisse du conseil général de la Moselle avec trois allers/retours.
  • Koenigsmacker est desservie par la ligne 112 Thionville - Sierck-les-Bains - Waldwisse du conseil général de la Moselle avec trois allers/retours.
  • Koenigsmacker est desservie par la ligne 113 Thionville - Flastroff du conseil général de la Moselle avec deux allers/retours.
  • Koenigsmacker est desservie par la ligne 2 Apach - Thionville assurée par la SNCF[1] à la suite de la suppression du TER.
  • La commune dispose, depuis 1878, de la gare de Kœnigsmacker sur la ligne de Thionville à Apach et Trèves[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Kœnigsmacker[modifier | modifier le code]

Curtis Machra (1065) ; Makeren (1222) ; Marmacre (1270) ; Macra (1354) ; Villa de Machre (1370) ; Regia Machera prope Mosellam (1392) ; Konismaker (1392) ; Makre proche Konismaker (1479) ; Regismachra, Regismacra, Regismacher (1544) ; Kœnigsmasheren (1572) ; Kunigsmachren (1574-1581) ; Kœnige Machern, Koing Machern (1594) ; Kœnigsmachere (XVIIe siècle) ; Kunings Macren (XVIIe siècle) ; Kenismacher (1606) ; Macheren le Roy (1632) ; Kainsmacker (1680) ; Kœnismachren (1686) ; Masheren ou Kœnigsmaschren (1686) ; Conismacquer (1701) ; Cœnigsmacker (1722) ; Koenigsmaker (1793) ; Freymacher (1801, qui signifie Macher libre) ; Königsmachern (1871-1918).

  • Le premier élément est le mot allemand König « roi » qui se réfère à Jean l'Aveugle, roi de Bohême qui a fortifié le bourg au XIIe siècle[5].
  • Le second élément provient du germanique Macheren qui signifie Maceriae en latin et Maizières en français[6]. Ou provient du nom de personne Magher[7]/Maghar, bien que le mode de composition germanique habituel soit basé sur l'antéposition de l'anthroponyme. Il s'agit en fait d'un nom de personne germanique pris absolument, comme c'est souvent le cas et comme le montre la forme francique. La mention de 1065 fait simplement référence à un curtis « établissement rural » appartenant à ce personnage.

Métrich[modifier | modifier le code]

  • En francique lorrain : Meetrech.
  • Le lieu est attesté sous les formes[3] : Metrech (1400), Metterich (1594), Mettrich (1667), Meteringen (1756), Mettrich (1756).
  • Le nom du hameau remonte vraisemblablement à un type toponymique gallo-roman MATRIACU ou MATERIACU, c'est-à-dire un nom de personne latin Matrius ou Materius, suivi du suffixe d'origine gauloise -acum qui a un sens localisant à l'origine. Ce suffixe explique généralement les finales -ich et -ach (sauf pour -bach) des régions germanisées. Homonymie avec Merry-la-Vallée (Yonne, Matriacus VIIIe siècle), Merry-Sec (Yonne, Matriacus VIe siècle), Mérey (Eure, in pago Madriacensis 707), etc. Sur des cartes du XVIIIe siècle, Métrich apparait sous la mention de Métry.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Wolfsberg : Ce lieu-dit à la signification apparente de « Mont du loup » ou « Mont de Wolf ».
Blosberger : Bloosbrécher en francique lorrain.
Mewinkel : Meewénkel en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

  • Fief des seigneurs de Distroff Luxembourg
  • À partir de 1222 jusqu'en 1789, dépendit de l'abbaye Saint-Mathias de Trèves.
  • En 1490, Kœnigsmacker était marche d'estaut (justice) entre Metz et Trèves.
  • Rattachée à la France après 1662.
  • La commune de Metrich fut rattachée à Kœnigsmacker en 1810.

En détails[modifier | modifier le code]

Par un diplôme daté de Mayence de l'an 1065, l'empereur Henri IV fit don à l'église de Sainte Marie-Madelaine de Verdun, de sa cour de Machera, in comitatu Conradi et in pago muselgove sita. En 1270, le prévôt, doyen et chapitre de Sainte-Marie-Madelaine, échangèrent avec le consentement de l'empereur Charles IV la propriété de Marmacra avec l'abbaye de Saint-Mathias de Trèves contre la ville d'Étain[5].

Le roi Jean de Bohême, comte de Luxembourg, fortifia ce lieu nommé alors Macher, dépendant de sa souveraineté, et le fit ceindre de murs. Ce fut de cette circonstance que ce Macher reçut le nom de Kœnigsmacher, à la différence de Grevenmacher ou Macher-le-comte, érigé en ville affranchie et fortifiée par le trisayeul du roi Jean, le comte Henri II de Luxembourg[5].

Même après être devenu une place de guerre, Kœnigsmacker n'avait pas cessé d'appartenir à des seigneurs particuliers. Ce fut le duc Wenceslas I, fils du roi Jean de Bohême, qui acquit les droits seigneuriaux avec le haut command seigneurial sur Kœnigsmacker, de la maison de Diestroff, maison issue de celle de Rodemacher. Le duc Wenceslas ayant ainsi réuni toutes les espèces de droits sur cette ville, en fit le siège d'une prévôté, à laquelle il réunit la seigneurie de Busbach et tous les endroits situés autour de Sierck, enclavés dans les terres de Lorraine et d'autres, sur lesquels il exerçait des droits indivis avec les ducs de Lorraine[5].

En l'an 1626, sous le règne du roi d'Espagne Philippe IV, l'État obéré aliéna par mesure de finance la seigneurie de Kœnigsmacker, à titre d'engagère seulement, pour une somme de quinze mille florins, à Guillaume de Marguille, qualifié seigneur de Hontheim. Cette seigneurie se composait de Kœnigsmacker, Petite-Hettange (en partie) et Metrich (en partie)[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Kœnigsmacker Blason Parti burelé d'argent et d'azur de dix pièces, au lion de gueules à double queue, armé lampassé et couronné d'or et de gueules à une crosse et à une hache d'or posées en sautoir, au chef cousu d'azur chargé d'une croisette d'or[8].
Détails

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2001 Robert Weber    
mars 2001 juillet 2009 Guy-Henri Kleiner Sympathisant PRG,

puis en 2007 Majorité présidentielle

Assureur et agent immobilier en retraite
août 2009 septembre 2009 André Schweitzer (délégation spéciale)   Instituteur
septembre 2009 en cours Pierre Zenner    

Le 31 juillet 2009 l'élection de Guy-Henri Kleiner a été invalidée par le Conseil d'État et le conseil municipal a été dissous. Les élections ont eu lieu dimanche 13 septembre 2009 et la Liste d'Union de Pierre Zenner a été élue dès le 1er tour.

Démographie[modifier | modifier le code]

Kœnigsmacker[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 187 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
963 1 156 1 167 1 601 1 740 1 655 1 506 1 481 1 395
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 310 1 235 1 228 1 153 1 119 1 132 1 097 1 277 1 114
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 169 1 440 1 253 1 049 1 241 1 531 1 439 1 556 1 603
1990 1999 2007 2008 2012 2013 - - -
1 722 1 893 2 010 2 034 2 155 2 187 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Mines souterraines d'anhydrite.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sobriquets[modifier | modifier le code]

Kœnigsmacker : Die Macher Betscheln (les chevreaux de Kœnigsmacker)[10].
Métrich : Die Schnecken (les escargots)[10], Ce sobriquet s’applique en général à des habitants dont les champs sont peuplés d’escargots et de limaces ou pour les caricaturer[10].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Le pont entre Cattenom et Koenigsmacker (centrale nucléaire de Cattenom en arrière-plan).
  • Passage d'une voie romaine ; vestiges.
  • Ancien château XVIIIe siècle de l'abbaye, devenu ferme.
  • Le fort de Koenigsmacker, construction allemande de type "Feste".
  • Moulin à blé, plâtrière, construit au XVIIIe siècle ; projet de transformation en moulin à plâtre avec four industriel en 1898, l'existence d'un atelier de fabrication permet de supposer que ce changement d'affectation eut effectivement lieu. Un volant d'entraînement en place dans l'atelier de fabrication et l'aménagement de la charpente constitueraient les seuls vestiges de cette transformation
  • Moulin à blé, scierie de Mewinkel, construit en 1742. Moulin à plâtre à la fin du 3 e quart XIXe siècle, logement patronal construit en 1872 (porte la date). Transformé en scierie au début du 1re quart XXe siècle. Un ouvrage fortifié destiné à contrôler la route Thionville Sierck-les-Bains est établi dans l'atelier de fabrication en 1940. Scie construite en 1908 (porte la date) à Leipzig.
  • Le pont entre Cattenom et Koenigsmacker est formé d’anciennes voies flottantes du port Mulberry d’Arromanches, établi pendant la Seconde Guerre mondiale, après le débarquement de Normandie et réutilisées ici.
  • Le ban de la commune compte de nombreuses constructions de la ligne Maginot, plus de détails sur http://www.bichel-sud.fr/pages/pages.php?title=les-constructions-corf

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Martin, mentionnée en 1065 et reconstruite de 1741 à 1743 avec en remploi dans le mur nord de la nef une tête de Mercure gallo-romaine. Tour clocher construite en 1780 (date portée sur la façade antérieure de la tour) . Voûtement et décor stuqué milieu XIXe siècle. Tribune construite en 1873
  • Chapelle Saint-Hubert, à Metrich, la chapelle primitive restaurée en 1777 ; reconstruite durant la 1re moitié du XIXe siècle ; restaurée en 1925 ; restaurée après les bombardements de 1944.
  • Ancien couvent du Sacré-Cœur-de-Marie, édifiée durant la 2e moitié du XIXe siècle pour la confrérie du Sacré-Cœur-de-Marie.
  • Chapelle Saint-Sébastien-Saint-Roch, mentionnée en 1221 et reconstruite en 1625 (date portée) , pour Pierre Klopp, Anne Fensch sa femme et Lucie Klopp sa mère. Armoiries de Pierre Klopp, autel et retable 1628, Christ de pitié 1580, épitaphe et bas-relief 1631.
  • Ancienne synagogue, située rue de Thionville, détruite en 1942 et transformée en habitation.
  • Chapelle de cimetière.

Ligne Maginot[modifier | modifier le code]

L'abri du Bichel Sud de la ligne Maginot a été conçu pour permettre à 40 hommes du 167e RIF de se reposer en toute sécurité[11]. Pour cela, l'abri était équipé de chambrées, mais aussi d'une cuisinière à bois et charbon. L'électricité fournie par deux groupes électrogènes assurait l'éclairage et la ventilation. Un système de chauffage perfectionné permettait de maintenir l'abri habitable en toutes saisons. Bien à l'abri sous deux mètres de béton, les braves fantassins de 1940 pouvaient se reposer sereinement. L'abri est rénové depuis 2002 et accessible au public depuis cette même année. Chaque année les travaux menés par les bénévoles permettent à de nouvelles pièces d'êtres mises en valeur.

Depuis 2010, l'association est responsable du Central Observation et des guérites observatoires du Bichel.

Article détaillé : Ouvrage de Métrich.

Ouvrage militaire et abandonné

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Dicop, De quelques lieux-dits de la bourgade de Koenigsmacker et de deux interprétations à la lumière de sa topographie et de son histoire, 1979.
  • Albert-Louis Piernet (dir.), Hemechtsland a Sprooch : Kinneksmaacher, H.A.S. (no 7), (ISSN 0762-7440)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Apach-Thionville en semaine par le TER c'est fini
  2. « Le Chemin de Fer de Thionville à Apach : Son exécution », sur apach.heintz57.org (consulté le 26 août 2014).
  3. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. a, b, c, d et e Publications de la Société pour la recherche et la conservation des Monuments historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, volume 18, Imprimerie-Librairie V. Buck, 1863.
  6. Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France (1823)
  7. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France, Volume 2
  8. http://www.genealogie-lorraine.fr/blasons/index.php?dept=57&blason=KOENIGSMACKER
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  10. a, b et c Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°2 (Juillet-Août 2011)
  11. Abri du Bichel Sud