Charantonnay

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Charantonnay
Charantonnay
Vue générale.
Blason de Charantonnay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Communauté de communes des Collines du Nord Dauphiné
Maire
Mandat
Pierre-Louis Orelle
2020-2026
Code postal 38790
Code commune 38081
Démographie
Gentilé Charantonnois
Population
municipale
1 911 hab. (2017 en augmentation de 2,19 % par rapport à 2012)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 15″ nord, 5° 06′ 32″ est
Altitude Min. 337 m
Max. 472 m
Superficie 11 km2
Élections
Départementales Canton de La Verpillière
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Charantonnay
Liens
Site web www.charantonnay.fr

Charantonnay est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Charantonnois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Charantonnay est située en milieu rural, au carrefour des routes de Vienne, située à 20 km, Bourgoin à 20 km et Lyon à 35 km.

Le village est traversé par la RD 53 donnant sur la RD 518 en sortie de village, ces deux axes permettent de relier rapidement l'Isle-d'Abeau et les agglomérations proches ; l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry se situe à une vingtaine de kilomètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Charantonnay
Saint-Georges-d'Espéranche Saint-Georges-d'Espéranche Roche
Beauvoir-de-Marc Charantonnay Artas
Beauvoir-de-Marc Royas Saint-Jean-de-Bournay

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Charantonnay est traversée par les ruisseaux de Charavoux et des Combes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire de la commune de Charantonnay est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique[1].

Terminologie des zones sismiques[2]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Charantonnay Blason
D'or à la demie roue de sainte Catherine d'azur, les pointes et le moyeu de gueules, faillie à senestre, senestrée d'un dauphin d'azur, barbé, crêté, oreillé lorré et peautré de gueules; au coutre [•fer de charrue] de sable (d'azur / de sinople) posé en pal et brochant en cœur sur la roue; au comble de sable nuagé de deux pièces et chargé de l'inscription « CHARANTONNAY » en lettres d'or.
Devise
«de campano charrentonnaci dominor» (du haut du clocher, Chantonnay, je domine).
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Il faut attendre le Haut Moyen Âge pour avoir un témoignage sur la présence d’un peuplement sur le sol de Charantonnay. En l’an 857, à l’époque carolingienne, une terre « Villa Charantunia » était voisine de la terre de Saint Georgii. (le nom de « villa » désignait un grand domaine agricole, héritage de l’époque gallo-romaine). Au Xe siècle, on trouve Charantonacium, Charantunai, Charantongia et enfin Charantonnay. Elle était la propriété des seigneurs de Beauvoir de Marc, de Saint Georges d’Espéranche et de l’église de Vienne.

L’église était alors une simple chapelle vicariale. La vie du village était étroitement liée à l’histoire de la seigneurie de Beauvoir de Marc, qui fut du XIe au XIIIe siècle une des plus puissantes du Viennois. Au XIIe siècle, les moines cisterciens de l’abbaye de Bonnevaux commencèrent à défricher et à mettre en valeur des terres agricoles.

Avant la révolution, Charantonnay formait une même paroisse avec Beauvoir, Moidieu, Estrablin, Royas, Mépin et Savas. Sa population était d’environ 700 âmes. À la suite du remaniement administratif du Dauphiné à la Révolution en 1790, la paroisse de Charantonnay fut supprimée. Une partie est alors attribuée à Beauvoir-de-Marc, et l’autre à Saint-Georges-d’Espéranche. L’église fut également fermée.

C'est à partir de 1801 que les habitants de Charantonnay voulurent rétablir leur paroisse. Ce qui fut fait en 1840. Peu de temps après, les Charantonnois demandèrent la création de la commune de Charantonnay, invoquant le nombre d'habitants (800) et des problèmes de distance par rapport aux écoles et lieux de culte (la paroisse n'ayant pas de curé). La topographie, les rivières et étangs nombreux et sujets à des crues subites, rendaient les trajets pénibles surtout en hiver.

Malgré l'opposition des communes de Saint-Georges-d'Espéranche et de Beauvoir-de-Marc, « à force de patience, de démarches, de travail, Charantonnay parvint en 1875 à devenir commune » (devoir d'un écolier anonyme en 1884). Bien qu'à seulement quatre kilomètres de Saint-Jean-de-Bournay, Charantonnay fut rattachée au canton d'Heyrieux à 15 kilomètres, le conseiller général d'Heyrieux ne voulant pas perdre des voix républicaines, rares en 1876.

Mais le partage des bois communaux entre la jeune commune de Charantonnay et la commune de Beauvoir-de-Marc ne se fit pas sans heurts. Les bois de Martel (30 hectares) et de Molèze (57 hectares) constituaient un domaine forestier, d'une importance économique capitale, situé à 4 km à vol d'oiseau du clocher de Beauvoir-de-Marc et à 2 km à vol d'oiseau de celui de Charantonnay. Les villageois en tiraient leurs bois de construction et de chauffage, nourrissaient les porcs avec les glands, et les châtaignes constituaient un aliment de base en automne et en hiver.

La mairie et le presbytère en 1912.

Le 1er octobre 1879, le maire de Charantonnay assignait son homologue de Beauvoir-de-Marc en justice, afin de récupérer sa part des bois communaux. C'est à l'issue d'une bataille juridique, âpre et acharnée, qui dura sept longues années que Charantonnay en octobre 1885, récupéra 100 hectares de bois dans la forêt de Molèze. Beauvoir-de-Marc garda tout de même la propriété de certaines parcelles.

Il y a seulement 50 ans, Charantonnay était encore une commune rurale, dont la majeure partie des activités tournait autour de l'agriculture, avec deux moulins en activité et des forêts fournissant le bois de chauffe des particuliers et des bâtiments publics. Le développement de Lyon, Vienne, Bourgoin-Jallieu, ainsi que la création des villes nouvelles Villefontaine, Saint-Quentin-Fallavier et l'Isle-d'Abeau ont créé des pôles d'emplois importants, modifiant l'équilibre socio-professionnel de la région. L'urbanisation quoique régulière restait lente et la population était majoritairement originaire de Charantonnay.

À partir des années 1960, les constructions se font plus nombreuses. Établies en lotissement ou isolées, elles entraînent un « mitage » du territoire. Le besoin en infrastructures, écoles, crèches, stade, transports, assainissement, éclairage public, augmente et utilise également de l'espace.

Dans les années 1990, de plus en plus de citadins s'installent à Charantonnay, village rural proche de grandes agglomérations, avant que le « boom » immobilier de ces dernières années, accentue ce phénomène.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2001 Raymond Douheret - -
mars 2001 2014 Marie-Jeanne Chesneau - -
mars 2014 En cours Pierre-Louis Orelle SE Cadre[3]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2017, la commune comptait 1 911 habitants[Note 1], en augmentation de 2,19 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
806780782734715690683656545
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
571546525502474446447557881
1990 1999 2004 2009 2014 2017 - - -
1 4111 5551 8231 8761 8511 911---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble. Une école maternelle et une école primaire récentes accueillent plus de 200 enfants. Le collège se situe lui à Saint-Georges-d'Espéranche, bourgade voisine.

Équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Charantonnay dispose d'une bibliothèque municipale. Le tissu associatif est assez riche, comprenant notamment un club de gymnastique pour les adultes, ainsi que des clubs de sport pour les enfants, pour le football ou le karaté. Un plateau d'évolution (terrain de handball, piste saut en longueur) est aussi présent au centre du village.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une boulangerie, d'une épicerie, d'une pharmacie, d'un tabac, de deux garages et d'une quincaillerie.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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