Jochen Gerner

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Jochen Gerner - (Portrait de Renaud Monfourny)

Jochen Gerner (né le 12 septembre 1970 à Nancy) est un artiste, auteur et dessinateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'École nationale supérieure d'art de Nancy (1988 à 1993), Jochen Gerner reçoit en 1990 l'Alph'Art Scolaire au festival d'Angoulème alors qu'il est encore étudiant[1], et se fait ainsi remarquer par Jean-Christophe Menu, Lewis Trondheim et David B., futurs éditeurs de L'Association. En 1993, Jochen Gerner rejoint des collectifs d'auteurs dont le collectif expérimental OuBaPo (Ouvroir de Bande dessinée Potentielle), au côté de François Ayroles, Anne Baraou, Gilles Ciment, Thierry Groensteen, Patrice Killoffer, Étienne Lécroart, Jean-Christophe Menu et Lewis Trondheim. Collectif pour lequel il est l'un des plus dynamiques artisans et le plus fidèle promoteur.

De la presse à la jeunesse[modifier | modifier le code]

C'est surtout à ses qualités d'illustrateur qu'il doit ses premiers succès publics, notamment grâce à ses publications dans la presse. Le grand public identifiera rapidement l'auteur aux strips publiés dans Les Inrockuptibles (compilés dans Snark Park), mais les plus grands hebdomadaires français (Libération, Le Monde) s'arracheront également ses illustrations, tout comme à l'internationale (The New York Times) qui lui permettront un séjour d'un an à New York[1]. Le trait minimaliste de l'auteur a également vite attiré les éditeurs jeunesses. Même s'il participe à de nombreuses expositions des salons de littérature jeunesse, c'est véritablement la publication du Petit Monde 1996 qui serra la plus décisive en la rencontre du directeur artistique et auteur, créateur de la collection jeunesse du Rouergue : Olivier Douzou. Il deviendra un illustrateur phare des éditions du Rouergue, alors reconnu pour apporter un renouveau dans l'illustration jeunesse. Il travaillera ainsi au côté de ses camarades Nancéens (Frédéric Rey, Frédérique Bertrand, Sylvie Bessard), mais aussi José Parrondo ou encore Nicolas Mahler. Il y publiera ses ouvrages en tant qu'auteur (Harry Staute, Berlin (Jochenplatz)) jusqu'au départ d'Olivier Douzou en 2001, et la fonction d'illustrateur de la collection roman doAdo, jusqu'à la fusion de l'éditeur avec Actes Sud en 2004. Si ses publications jeunesses restent moins nombreuses depuis, aujourd'hui Gerner peut profiter d'avoir travaillé avec les plus grands éditeurs du domaine (Milan, Nathan, Gallimard…).

De l'art dans la bande dessinée[modifier | modifier le code]

En 2001, Olivier Douzou cofonde la maison d'édition L'Ampoule, et invite Jochen a y éditer TNT en Amérique. Si jusque là les travaux de publications et les exercices graphiques étaient bien plus séparés chez l'auteur, l'ouvrage estampillé OuBaPo marquera les liens entre bd et Art contemporain. L'auteur est alors repéré par la galerie Anne Barrault de Paris pour ces expérimentations graphiques. La galerie fait d'ailleurs depuis de nombreuses expositions en parallèle aux ouvrages publiés. Et alimentant le circuit de l'art contemporain, elle lui permettra (dès 2003) de vendre via la FIAC (Foire internationale d'art contemporain) ses œuvres au FNAC (Fonds national d'art contemporain) du Ministère de la Culture, aboutissement d'une reconnaissance du milieu de l'art contemporain. Jochen Gerner participe dès lors à de nombreuses expositions collectives et se voit offrir de véritables expositions personnelles. Après un second ouvrage (En ligne(s)) et le départ d'Olivier Douzou) de L'Ampoule, Gerner est depuis édité par L'Association avec des publications très diverses (documentaire Le saint patron, illustration de critiques médias Contre la bande-dessinée ou encore sous forme de carnet d'illustrations Branchages), et s'investit dans toutes les démarches mettant en avant l'aspect artistique de la bande-dessinée au sein de la structure (revue Eprouvette). Très naturellement à sa place au sein de nombreux collectifs (OuBaPo, Arts Factory/La Superette…) il aime expérimenter, mettre en œuvre une critique du langage et de l'image tout en détournant les codes visuels. Il dessine sur des pages de journaux, des listes de noms, du papier peint, des pages de catalogues, des manuels scolaires, d'anciennes bandes dessinées, ou plus simplement dans des cases. Il est aujourd'hui représenté par la galerie Anne Barrault.

Jochen Gerner reste un des acteurs principaux d'une reconnaissance artistique de la bande dessinée en France.

Œuvres publiées[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

Publications Jeunesses[modifier | modifier le code]

  • Berlin (Jochenplatz), Rouergue, coll. Toutazimute, 2000.
  • Atchoum !, Thierry Magnier, #47 coll. Tête de lard, 2005.
  • Coloriage!, Milan jeunesse, 2006. en anglais : ARTastic!, Owlkids Books, 2009.
  • Machin-truc, Les Fourmis rouges, 2013.

Illustrations[modifier | modifier le code]

  • Les Quatre Loups, Syros/la Découverte, coll. Paroles de conteurs, 1995. auteur : Alain Gaussel.
  • Mes parents se séparent, Nathan, coll. États d'âme, 1995. auteur : Martine Azoulai.
  • Oumtata à Paris, Nathan, coll. Histoires d'éléphants, 1997. auteur : Marie Nimier.
  • Grosses têtes et petits pieds, Nathan, 1998. rééd. 2002 et 2006. auteur : Claude Bourgeyx.
  • De l'eau, De l'eau, Rouergue, coll. L'œil amusé (musées de la ville de Paris), 1998.
  • Petits Poèmes pour tous les jours, Nathan, 1999. auteurs : Isabelle-Anne Chatellard, Clémentine Collinet.
  • Dico Dingo, Nathan, #01 coll. Demi Lune, 1999. auteur : Pascal Garnier.
  • La Boutique des rêves, Nathan, #37 coll. Demi Lune, 1999. auteur : Elsa Devernois.
  • Le berger qui voulait un enfant : un conte populaire du Pérou., Nathan, coll. Contes des cinq continents, 2005. auteur : Chloé Gabrielli.
  • Sagesses et malices du zen, Albin Michel, coll. Sagesses et malices, 2006. auteur : Marc De Smedt.
  • Pourquoi les hommes font-ils la guerre ?, Éditions Gallimard jeunesse, coll. Chouette ! Penser, 2006. auteur : Myriam Revault d'Allonnes.
  • Gagner sa vie, est-ce la perdre ?, Éditions Gallimard jeunesse, coll. Chouette ! Penser, 2008. auteur : Guillaume Le Blanc.
  • Ludo et ses amis 1 : Méthode de français, Didier, 2008. auteur : Corinne Marchois.
  • C'est mathématique !, Actes Sud junior, 2014. auteurs : Carina Louart, Florence Pinaud.

Couvertures[modifier | modifier le code]

  • Cité-nique-le-ciel, Rouergue, coll. doAdo, 1999. auteur : Guillaume Guéraud.
  • Chassé-croisé, Rouergue, coll. doAdo, 1999. auteur : Guillaume Guéraud.
  • Les chiens écrasés, Rouergue, coll. doAdo, 1999. auteur : Guillaume Guéraud.
  • Coup de sabre, Rouergue, coll. doAdo, 2000. auteur : Guillaume Guéraud.
  • Poussière d'ange, Rouergue, coll. doAdo, 2000. auteur : Laura Jaffé.
  • Bien trop petite, Rouergue, coll. doAdo, 2000. auteur : Chloé Ascencio.
  • Le ciel de travers, Rouergue, coll. doAdo, 2001. auteur : Valérie Mathieu.
  • Loeïza, Rouergue, coll. doAdo, 2001. auteur : Frédérique Niobey.
  • De nulle part, Rouergue, coll. doAdo, 2002. auteur : Louis Atangana.
  • Apache, Rouergue, coll. doAdo, 2002. auteur : Guillaume Guéraud.
  • Fils de Zeppelin, Rouergue, coll. doAdo, 2002. auteur : Irène Cohen-Janca.
  • L'Étoile de Kostia, Rouergue, coll. doAdo, 2002. auteur : Irène Cohen-Janca.
  • Kilomètre zéro, Rouergue, coll. doAdo, 2002. auteur : Vincent Cuvellier.
  • Terminus Noël, Rouergue, coll. doAdo, 2002. auteur : Sébastien Joanniez.
  • L’autre-cœur, Rouergue, coll. doAdo, 2003. auteur : Irène Cohen-Janca.
  • Voilà pourquoi les vieillards sourient, Rouergue, coll. doAdo, 2003. auteur : Marie-Sophie Vermot.

Illustration Presse[modifier | modifier le code]

  • illustrations d'articles pour Le Monde.
  • éditos dans L'expansion. extraits : 1, 2, 3, 4, 5, 6.
  • couverture de L'usine Nouvelle.

Revues indépendantes[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Objets divers[modifier | modifier le code]

Affiches[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Foire d'art contemporain, Nîmes, 2004. Foire d'art contemporain, Strasbourg, 2005. galerie La mauvaise réputation, Bordeaux, 2005. Maison de la culture, Dieppe, 2005. Médiathèque, Rueil-Malmaison, 2006. Cité du livre, Aix-en-Provence, 2007. École Supérieure d’Arts Appliqués, Troyes, 2009.

Salon Petite édition Jeune illustration, Médiathèque François Mitterrand, Saint Priest, 2008.

  • 15 illustrateurs lorrains, Médiathèque du Pontiffroy, Metz, 2007.
  • Dans la marge, espace Beaurepaire, Paris, 2008.

Cité du livre, Aix-en-Provence, 2009. Médiathèque François Mitterrand, Lorient, 2009.

Alhondiga, Bilbao, 2010. Bibliothèque Forney, Paris, 2010.

  • Mappamundi, Hôtel des Arts, Toulon, 2013.
  • L'arbre de vie, Collège des Bernardins, Paris, 2013.
  • Alternatives, bandes dessinées contemporaines, Maison des arts G. Pompidou, Cajarc, 2013.
  • De leur temps 4 (ADIAF), Le Hangar à bananes, Nantes, 2013.
  • L'Art et la guerre, Musée des Beaux-arts, Nancy, 2014.
  • After the comics, Musée d'art contemporain Erarta, Saint-Petersbourg, Russie, 2014.
  • Alpha, bêta, carta, Parc culturel, Rentilly, 2014.

Foires d'art contemporain[modifier | modifier le code]

Installation Jeunesse[modifier | modifier le code]

Jeu à partir de 3 histoires de loup (Le Petit Chaperon rouge, Les Trois Petits cochons, Pierre et le loup)..

liens : construction production

Divers[modifier | modifier le code]

Signalétique librairie La Parenthèse, Nancy, 2002.

Ateliers[modifier | modifier le code]

  • Detective, École supérieure des beaux-arts de Metz et Epinal, 2008.

Scène[modifier | modifier le code]

  • Conception artistique décors et costumes pour Affaire étrangère, opéra comique en un acte et douze tableaux de Valentin Villenave d’après Politique Étrangère.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Vidéo[modifier | modifier le code]

  • Interview dans Alors moi mon jouet c’était... d'Olivier Souchard, musée des Arts décoratifs, 2007.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c relaté dans l'ouvrage autobiographique Courts-circuits géographiques.

Liens externes[modifier | modifier le code]