Léon Chestov

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Léon Issaakovitch Chestov (en russe : Лев Исаакович Шестов), né Jehuda Leib Schwarzmann le 13 février 1866 (31 janvier 1866 du calendrier julien) à Kiev et mort le 20 novembre 1938 à Paris, est un avocat, écrivain et philosophe russe. Sa pensée axée sur la déconstruction de la philosophie rationaliste influencera dès 1933 Albert Camus notamment dans le mythe de Sisyphe et Caligula.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chestov naît dans une famille juive de commerçants manufacturiers en tissus. Son père, Isaak Moisseïevitch Schwarzmann, forte personnalité, autoritaire, est très respecté et bon connaisseur de la tradition juive et de la littérature hébraïque.

Études[modifier | modifier le code]

Chestov fait ses études secondaires à Kiev puis à la faculté de physique-mathématiques de Moscou (1884). Suite à un conflit, il abandonne ses études scientifiques pour le droit, qu'il effectue à l'université de Kiev. En 1889, la censure refuse la soutenance de sa thèse, consacrée à la législation ouvrière, au contenu qualifiée de révolutionnaire, ce qui lui ferme l’obtention de son doctorat. Malgré tout, la faculté de Kiev l'accepte et son nom apparaît sur la liste des avocats de Saint-Pétersbourg.

Après son service militaire (1890), il effectue un stage au sein d'un cabinet d'avocat de Moscou, tout en gérant l'entreprise paternelle sauvée de la faillite en 1891. Il en prend la direction de 1908 jusqu'à son exil en 1919. Malgré la contrainte que représente la gestion de la manufacture, il abandonne le droit et se tourne vers l'écriture et la philosophie.

Il a une liaison clandestine avec une employée orthodoxe, Aniouta Listopadova, qui lui donne un fils, Sergueï Listopadov, né en 1892 qu'il ne reconnaît pas[1].

Débuts philosophiques[modifier | modifier le code]

Dès 1895, paraissent, non signés, ses premiers textes littéraires et philosophiques : « Le Problème de la conscience (à propos de Vladimir Soloviev) » et « Georg Brandes sur Hamlet ». C'est aussi l'année d'une crise morale et d'une dépression nerveuse. L'année suivante, il part en Suisse à Genève pour s'y soigner, travaillant à son premier livre, « Shakespeare et son critique Georg Brandes » qui paraît en 1898, à Saint-Pétersbourg chez A. Mendeleïevitch, à compte d'auteur et sous le pseudonyme de Lev Chestov. Le livre passe quasiment inaperçu.

Il séjourne aussi près de Vienne, à Carlsbad, à Berlin, au Tréport, à Paris, à Munich. À Rome où il s'installe un temps, il rencontre une étudiante en médecine, Anna Eléazarovna Berezovskaïa, qu'il épouse en 1897, à l’insu de ses parents. De cette union naissent ses enfants : Tatiana (1897) et Nathalie (1900).

Portrait de Léon Chestov par Leonid Pasternak, 1910

Il effectue des retours réguliers en Russie pour participer à partir de 1899 aux réunions de diverses sociétés littéraires et de philosophie religieuses à Saint-Pétersbourg, Moscou ou Kiev et gérer l'entreprise jusqu'en 1914. Il rencontre et se lie avec Berdiaev, Boulgakov, A. Lazarev, G. Tchelpanov ainsi que Mejerovski, Rozanov, Z. Vengerova et Remizov avec qui il correspondra toute sa vie.

En 1905, « L'Apothéose du déracinement » lui vaut dans diverses revues de nombreux articles de I. Eihenvald, Berdiaev, Remizov et Rozanov.

En 1908, l'entreprise familiale est transformée en société. Il en prend la direction, mais se réserve plus de temps pour son travail personnel. À l'automne paraît « Les Commencements et les fins », un recueil d'articles paru en revues entre 1905 et 1907. Il s'installe à Fribourg-en-Brisgau.

Le 2 mars 1910, il rend visite à Tolstoï à Iasnaïa Poliana. Il s'installe en Suisse à Coppet, villa des Saules, où il demeure jusqu'en juillet 1914. Il travaille à des études sur la philosophie grecque, les mystiques, Luther et des théologiens allemands spécialistes de Luther Harnack et Denifle. Ce travail aboutit à une première version de Sola Fide qui lui est confisquée à la douane, à son retour en Russie en juillet 1914. Il s'installe à Moscou et commence à rédiger « Potestas Clavium », où il reprend nombre de thèmes abordés dans « Sola Fide ». En février 1915, il est élu membre de la Société de Psychologie de Moscou qui est un centre d'études religieuses.

En 1917, son fils Sergueï Listopadov, meurt au combat.

En 1918, il quitte Moscou pour Kiev, où il loge chez sa sœur, Sophie Balachovski. L'année suivante, il rédige la version définitive de « Potestas Clavium » qui n'est publiée à Berlin qu'en 1923. À l'automne, il se rend avec sa famille à Yalta, cherchant le moyen de se rendre en Suisse[2].

L’exil parisien[modifier | modifier le code]

En janvier 1920, il obtient des places pour Constantinople, puis Gênes, puis Paris et enfin, à Genève où il est hébergé par sa sœur, Madame Lowtzky. En avril 1921 il s'installe à Clamart, puis à Paris, dans le 15e arrondissement, rejoignant la communauté russe émigrée.

Le peintre Savely Sorine fait son portrait, actuellement conservé au Metropolitan Museum of Art à New York[3].

En 1922, il publie « Le Dépassement des évidences » dans le numéro de février de La Nouvelle Revue française, traduit par Boris de Schloezer, ami de l'auteur, accompagné d'un article de André Gide et un article de Jacques Rivière, ainsi que des textes de Dostoïevski. À la fin de l'année au Mercure de France, Boris de Schloezer publie « Un penseur russe : Léon Chestov ». Schloezer fera énormément pour la réception du philosophe en France.

Il rencontre André Gide, donne des cours de philosophie religieuse à la Sorbonne, collabore à des revues, notamment dès 1926 à la Revue philosophique que dirige Lucien Lévy-Bruhl.

Potestas Clavium est traduit en allemand dès 1926. Il voyage à Berlin, Halle ainsi que Prague et Cracovie. En 1928, à l'occasion d'un séminaire à Amsterdam, il rencontre Husserl qu'il revoit régulièrement jusqu'en 1933, soit à Fribourg, chez lui, soit à Paris où Husserl a été invité plusieurs fois. Husserl fait découvrir le philosophe danois Søren Kierkegaard, son « double intellectuel ».

En Allemagne, la même année, il rencontre aussi Heidegger et Max Scheler. On pense que le « Qu'est-ce que la métaphysique ? » (1929) de Heidegger, est inspiré des conversations des deux hommes[4].

En 1930, ses filles se marient et il déménage à Boulogne-sur-Seine, où il reste jusqu'à sa mort.

C'est en mai 1932 qu'il termine la rédaction de Dans le taureau de Phalaris [В Фаларийском быке] dont les derniers chapitres sont entièrement consacrés à Kierkegaard, suivi de son Kierkegaard et la philosophie existentielle, achevé en 1935, mais écrit en 1930 ou 1931, ouvrage fondamental dans la philosophie existentielle chrétienne.

Il découvre la Palestine en 1936 à l'occasion d'une tournée de conférences et participe à des émissions de radio portant sur l’œuvre de Dostoïevski et Kierkegaard à Radio-Paris en 1937[5].

Il meurt le 20 novembre 1938 à la clinique Boileau et est enterré le surlendemain, au cimetière de Boulogne-sur-Seine.

L'Œuvre[modifier | modifier le code]

On distingue plusieurs périodes dans l’œuvre :

  • Avant 1895 ses idées sont surtout préoccupées de questions sociales et économiques.
  • De 1895 à 1911, il entreprend une quête vers la philosophie de la vie. En 1911 il rédige sur Sola fide où intervient les mystères de la foi biblique tout en gardant une orientation sceptique[6].
  • Une troisième période, de 1911 au débuts des années 1930 s'annonce comme religieuse, existentialiste et biblique, caractérisée par un théocentrisme affirmé.
  • Une quatrième période jusqu'à sa disparition.

Son premier livre, « Shakespeare et son critique Georg Brandes » paraît en 1898, puis « L'idée du Bien chez Tolstoï et Nietzsche » écrit en 1898 et publié en 1900, grâce à la recommandation de Vladimir Soloviev ; « Sur les confins de la vie : l'apothéose du déracinement » en 1905 ; « Les Commencements et les Fins » et en 1910 « Les grandes veilles ».

Ses livres les plus fameux sont « Le Pouvoir des clefs » (écrit en 1915), « Sur la balance de Job » (écrit en 1929) et « Athènes et Jérusalem » (écrit entre 1928 et 1937 et pub. en 1938). Chestov considérait ce dernier livre comme son œuvre majeure. L'opposition entre la connaissance et la foi y est plus radicale que jamais : Le tonnerre, les cris, tout cela est avant la raison (« Athènes et Jérusalem, p. 252).

L'œuvre de Chestov est méconnue. Probablement parce qu'elle se situe en dehors des grands systèmes de la philosophie. Il est difficile de résumer la pensée de Chestov qui passe par la philosophie, ses différents systèmes de pensées, pour s'en dégager et aborder les questions à ses yeux essentielles, notamment religieuses et spirituelles. C'est par cette démarche qu'il manifeste sa liberté et sa créativité. Il dialogue avec Dostoïevski, Tertullien, Plotin, Platon, Luther, Tolstoï, Mozart, Spinoza, Blaise Pascal, Kierkegaard, Kant avec qui il « discute » comme s'ils étaient dans le paradis ou l'enfer des philosophes et des artistes.

De grands thèmes traversent ses réflexions qui reviennent constamment sous diverses formes de livre en livre. Ainsi s'oppose à son réalisme sceptique impitoyable qu'il considérait comme sa « mauvaise part »[6], une religiosité passionnée qui s'exprime dans l'élan lyrique ou l'aphorisme ; ajoutant citations latines, grecques ou allemande dans le texte…

Léon Chestov

Œuvres publiées[modifier | modifier le code]

Les archives Léon Chestov sont conservées à la Bibliothèque de la Sorbonne et contiennent grande partie d'inédits.

  • « Shakespeare et son critique Brandès » [Šekspir i ego kritik Brandès] (Pub. Saint-Pétersbourg, 1898, 1911)
  • « L'Idée de bien chez Tolstoï et Nietzsche (Philosophie et Prédication) » [Dobro v ucenii gr. Tolstogo i F. Nitše (filosofiâ i propoved')] (Pub. Saint-Pétersbourg, Revue Русское богатство, n° février-mars 1900 ; Éditions du siècle, Paris 1925, introduction de Jules de Gaultier, Traduction T. Beresovski-Chestov et Georges Bataille ; rééd. Éd. Vrin, 1949 et 2000) (ISBN 2711601390).
  • « Les Révélations de la mort. Dostoïevski et Tolstoï » [Dostoevskij i Nitše] (Pub. Saint-Pétersbourg, L'Univers de l'art [Мир искусства / Mir iskusstva], six numéros de 1902 - Éd. Plon, 1923 traduction et préface de Boris de Schloezer, rééd. 1957).
  • « Sur les confins de la vie. (Apothéose du déracinement) » [Apoféoz bespočvennosti (Opyt adogmatičeskogo myšleniâ)] (Pub. Saint-Pétersbourg, 1905, Paris, 1927).
  • « Le Pouvoir des clefs » (« Potestas clavium ») (écrit en 1915 - Ed. Skify, Berlin 1923, traduction Boris de Schloezer 1928, Flammarion 1967, précédée de Rencontres avec Léon Chestov par Benjamin Fondane ; Éd. Le Bruit du temps, 2010, (ISBN 2358730203)).
  • « Qu'est-ce que le bolchevisme ? » (Éd. Otto Elsner Verlagsgesellschaft, 1920).
  • « La Nuit de Gethsémani. Essai sur la philosophie de Pascal » (Éd. Bernard Grasset, Coll. « Les Cahiers Verts », 1923 traduction M. Exempliarsky). Réédition Éditions de l'éclat, Paris, 2012, ISBN 2841622886
  • « La Philosophie de la tragédie, Dostoïevski et Nietzsche » (Éd. J. Schiffrin, Éditions de la Pléiade, 1926, traduction et préface Lecture de Chestov par Boris de Schloezer, Flammarion, 1966, 359 p.), Éditeur : Le Bruit du temps, 2012, ISBN 2358730432.
  • « Sur la balance de Job. Pérégrinations à travers les âmes » [Na vesah Iova (Stranstvovaniâ po dusam)] (Paris, 1929; Introduction : lettre de l’auteur à ses filles, traduction Boris de Schloezer, Plon, 1958, 361 p. ; puis Éd. Flammarion, 1971, 1992) (ISBN 2080605097).
  • « Pages choisies » (Anthologie), Éd. Gallimard, 1931, traduction Boris de Schloezer.
  • « Témoin à charge », Denoël et Steele, Paris 1936.
  • Kierkegaard et la philosophie existentielle, 1936.
  • Athènes et Jérusalem, essai de philosophie religieuse, 1938.

Publications posthumes[modifier | modifier le code]

  • « Kierkegaard et la philosophie existentielle » (« Vox clamantis in deserto ») [Kirkegard i èkzistencial'naâ filosofiâ (Glas vopiûĉego v pustyne)] Traduction T. Rageot et Boris de Schloezer (Paris, Éd. Vrin, 1939 et 1948 ; rééd. 1998) (ISBN 2711601404).
  • « Athènes et Jérusalem. Un essai de philosophie religieuse » [Afiny i Ierusalim] (Paris, Éd. Vrin, 1938 ; Éd. Flammarion 1967, précédé de L'obstination de Chestov, texte d'Yves Bonnefoy ; puis Aubier, 1992 ; rééd. Collection « Philosophie » 2011 (ISBN 2700704134).
  • « Sola Fide ». Luther et l'Église [Tol'ko veroû. Greceskaâ i srednvekovaâ filosofia. Lûter i cerkov'] (en ligne) (1911-1914, traduction Sophie Seve, Presses universitaires de France, 153 p. Paris 1957).
  • « Spéculation et Révélation  » [Oumozrenie i Otkrovenie (Religioznaâ filosofiâ Vladimira Solov'ëva i drugie stat'i)], Recueil d'articles, Préface de Nicolas Berdiaev, Traduction Sylvie Luneau (Éd. L'Âge d'Homme, Collection « Slavica », Genève 1964 ; puis 1982, 1990) (ISBN 2825122335).
  • « L'Homme pris au piège » Pouchkine, Tolstoï, Tchekhov Traduction Sylvie Luneau et Boris de Schloezer (Éd. Union générale d'éditions, coll. 10/18 1966 ; Éditions l'Âge d'Homme, Collection « Archipel slave », ISBN 2825140562 2011).
  • « Les Grandes Veilles » Traduction Sylvie Luneau et Nathalie Stretovitch. (Pub. en 1911 - Éd. L'Âge d'Homme, Collection « Slavica », Lausanne 1986 ; puis 1990) (ISBN 2825122327).
  • « Les Commencements et les Fins » Traduction Boris de Schloezer et Sylvie Luneau (Pub. en 1908 - Éd. L'Âge d'Homme, Lausanne 1987 ; puis 1990) (ISBN 2825122319).

Articles parus en France[modifier | modifier le code]

  • « Les favoris et les déshérités de l'histoire. Descartes et Spinoza », Mercure de France, no 600, 15 juin 1923, p. 640-674.
  • « Dernier salut. À la mémoire de Jacques Rivière », La Nouvelle Revue Française no 139, avril 1925, p. 674-678.
  • « Qu'est-ce que la vérité ? », Revue philosophique, no 1 & 2, janvier-février 1927, p. 36-74.
  • « Spéculation et prophétie », Palestine, no 4, avril 1929, p. 150-159 ; no 5, mai 1929, p. 206-213 ; no 6, juin 1929, p. 257-266 ; no 7 & 8 juillet-août 1929, p. 19-29 ; 3 septembre 1929, p. 130-145.
  • « Richard Kroner », Revue philosophique no 3 & 4, mars-avril 1931, p. 288-304.
  • « Dans le taureau de Phalaris », Revue philosophique, Librairie Félix Alcan, Paris, 58e année, no 1 & 2, janvier-février 1933, p. 18-60.
  • « Martin Buber », Revue philosophique no 11 & 12, novembre-décembre 1933, p. 430-442.
  • « Job ou Hegel ? À propos de la philosophie existentielle de Kierkegaard », La Nouvelle Revue Française no 240, mai 1935, p. 755-762.
  • « Kierkegaard et Dostoïevsky. Les voix qui clament dans le désert », Les Cahiers du Sud no 181, mars 1936, p. 170-200.
  • « Le mythe et la vérité. À propos du livre de L. Lévy-Bruhl - La mythologie primitive », Philosophia, III, no 1, 1938, p. 60-71.

Radiophonie[modifier | modifier le code]

  • « L'œuvre de Dostoïevski », Les Cahiers de Radio-Paris, no 5, 15 mai 1937, p. 449-475.
  • « Søren Kierkegaard, philosophe religieux », Les Cahiers de Radio-Paris, no 12, 15 décembre 1937, p. 1214-1242.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Geneviève Piron, Léon Chestov, philosophe du déracinement, Éditions L'Âge d'Homme, 2010 (ISBN 978-2-8251-3976-9)
  2. Geneviève Piron, Léon Chestov, philosophe du déracinement, Éditions L'Âge d'Homme, 2010 (ISBN 978-2-8251-3976-9).
  3. « The metropolitan Museum of Art » (consulté le 3 juillet 2013).
  4. Article Léon Chestov in Dictionnaire de la philosophie russe, par V.L. Kourabstev, p. 125.
  5. Ces enregistrements ont donné lieu à des publications ; voyez la bibliographie.
  6. a et b Article Léon Chestov in Dictionnaire de la philosophie russe, par V.L. Kourabstev, p. 126.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Sur sa vie[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Baranoff-Chestov, Vie de Léon Chestov, t. 1 – L'Homme du souterrain 1866-1929, trad. du russe par Blanche Bronstein-Vinaver, Préface de B. Chouraqui, Éd. La Différence, Coll. « Vers la Seconde Alliance », 1991 (ISBN 2-7291-0724-X).
  • Nathalie Baranoff Chestov, Vie de Léon Chestov, t. 2, Éd. La Différence, 1993 (ISBN 2729108777).

Études[modifier | modifier le code]

  • Benjamin Fondane, Rencontres avec Chestov, texte annoté par Nathalie Baranoff et Michel Carassou, Éd. Plasma, 1982 ; Éd. Arcane 17, 1996 (ISBN 2866960033).
  • Aron Steinberg, Mes amis des années de jeunesse [Друзия моих ранник лет], conversations avec Léon Chestov.
  • Nathalie Baranoff, Bibliographie des œuvres de Léon Chestov, 1975.
  • Nathalie Baranoff, Bibliographie des études sur Léon Chestov, Institut d'études slaves, 1978. - VIII-62-5 p. ; 25 cm. - (Bibliothèque russe de l'IES : série Écrivains russes en France ; 36/2.) (ISBN 2-7204-0132-3)
  • André Désilets, Léon Chestov, Québec, Éditions du Beffroi, 1984 (ISBN 2920449044).
  • Léon Chestov, revue Europe, no 960, avril 2009.
  • Geneviève Piron, Léon Chestov, philosophe du déracinement, Éditions L'Âge d'Homme, 2010 (ISBN 978-2-8251-3976-9).
  • Andrius Valevicius, « Celui qui édifie et détruit des mondes. Léon Chestov et le postmodernisme après une lecture de Tolstoï », Cahiers de l'immigration russe, no 3, Paris, Institut d'études slaves, 1996.
  • (en) Ramona Fotiade, Conceptions of the Absurd. From Surrealism to Chestov's and Fondane's Existential Thought, Oxford, European Humanities Research Centre, Legenda, 2001.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Léon Chestov, art. in Universalis par Marie-Madeleine Davy.
  • Léon Chestov, art. in Dictionnaire de la philosophie russe, par V.L. Kourabstev (trad. F. Lessourd), Ed. L'Âge d'Homme, 2010 (ISBN 978-2-8251-4024-6)
  • L'improbable rencontre : raison et science en question chez Lev Chestov et Simone Weil, in Le Feu sur la terre. Mélanges Boris Bobrinskoy, Presses Saint-Serge, 2005 (ISBN 2-910535-11-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Généralités
  • (en) Biographie par Bernard Martin, 1966 Bernard Martin est le traducteur anglais d'"Athènes et Jérusalem" (Ohio University Press, 1966). Ce texte en constitue l'introduction.
Traductions en ligne sur la Bibliothèque russe et slave