Nomeny
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| Nomeny | ||
Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Meurthe-et-Moselle | |
| Arrondissement | Arrondissement de Nancy | |
| Canton | Canton de Nomeny | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Seille et Mauchère | |
| Maire Mandat |
Bernard Leclerc 2008 - 2014 |
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| Code postal | 54610 | |
| Code commune | 54400 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 168 hab. (2010) | |
| Densité | 66 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 179 m — Max. 340 m | |
| Superficie | 17,79 km2 | |
| Localisation | ||
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Nomeny ou Nomény est une commune française, située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Nomeny est située à mi-chemin de Nancy et de Metz, sur la Seille[1], un affluent de la Moselle.
Histoire [modifier]
L'attribution en 609 de l'église de Nomeny[2] par l'évêque de Metz, Papole, à l'abbaye des Saints-Innocents (depuis l'abbaye Saint-Symphorien) constitue le premier document historique connu concernant Nomeny.
Une forteresse est construite vers la fin du XIe siècle. Un château est construit dans sa cour à partir de 1366 pour les évêques de Metz.
L'église actuelle sera construite en deux étapes essentielles. Sa construction vers 1160 puis au milieu du XIVe siècle la reconstruction de la nef.
Nomeny appartiendra aux évêques de Metz jusqu'en 1548, date à laquelle Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémont et duc de Mercœur, en fait l'acquisition. Quatre des enfants de Nicolas naîtront au château de Nomeny :
- Louise de Lorraine-Vaudémont (1553-1601), qui deviendra reine de France par son mariage avec Henri III en 1575 ;
- Philippe-Emmanuel de Lorraine (1558-1602), à qui revient Nomeny ; il fut par la suite duc de Mercœur et de Penthièvre, pair de France, gouverneur de Bretagne, marquis de Nomeny. Il compte dans sa descendance Louis XV, roi de France, les rois d'Espagne et une reine du Portugal ;
- Charles de Lorraine (1561-1587), cardinal de Vaudémont de 1561-1587 ;
- Marguerite de Lorraine (1564-1625), qui épousa en 1581 Anne, duc de Joyeuse.
Françoise de Lorraine (1592-1669), fille de Philippe-Emmanuel et épouse du bâtard royal César de Vendôme, vend le marquisat de Nomeny à son cousin le duc Henri II de Lorraine en 1612. La duchesse douairière, Marguerite de Gonzague, veuve d'Henri II, viendra vivre à Nomeny de 1624 à 1629.
La guerre de Trente Ans, qui ravage le duché de Lorraine, ramène la population de Nomeny de 700 à 100 feux en deux ans, de 1632 à 1634. Richelieu puis Louis XIV ordonneront la destruction des fortifications et du château de Nomeny.
En 1667, le marquisat de Nomeny, qui dépendait à l'époque comme la Lorraine du Saint-Empire) est élevé au rang de principauté d'Empire (Reichsmarkgrafschaft) assorti du droit de siéger aux Diètes, au profit du prince Nicolas François de Lorraine, frère du duc régnant[3]. À partir de 1736, Nomeny comme le reste du duché de Lorraine passe sous domination française (règne de Stanislas) ; le marquisat est pourtant conservé à titre honorifique par la famille de Habsbourg-Lorraine (Markgrafschaft Nomeny[4]), assorti d'un rang princier et du droit de siéger aux Diètes de l'Empire.
En 1790, la ville est rattachée au département de la Meurthe, devenu Meurthe-et-Moselle en 1871.
Le 20 août 1914, les 2e , 4e et 8e RIB de l'armée impériale allemande bombardent, envahissent, incendient le village et assassinent 55 civils. Ces atrocités allemandes furent commises au début de la Première Guerre mondiale.
Liste des curés [modifier]
| Liste des curés[5] | |
| Période | Identité |
|---|---|
| 1242 | Nicolas de Montion |
| 1283 | Ascelin |
| 1304 | Esselins (le même que ci-dessus?) |
| 1390 | Seigneur Jehan |
| 1452 | Nicolas de Neufchamp |
| 1470 | Pierre Xardel |
| 1473 | Pierre Humbert |
| 1507 | Messire Parizet |
| 1535 | Messire Marius Vuillaume |
| ? | le Sieur About |
| 1577 | Balderus des Moines |
| 1578 | Ambroise Cugnot |
| 1585 | François Lartilleur |
| 1591 | Nicolas Thirion |
| 1592 | Messire Toussaint |
| 1598 | Jean Guyot |
| 1600 | Laurent Doublard |
| 1626 | Jean Séart |
| 1628 | Nicolas Herissart |
| 1661 | Henry Fourier |
| 1687 | Jean Thionville |
| 1745 | Antoine-Favier du Croissait |
| 1761 | Liébaut |
| 1802 | Etienne François |
| 1823 | Cuisinier |
| 1825 | Hachet |
| 1828 | Etienne de Pardieu ( Ancien curé de Pagny-sur-Moselle, Chanoine honoraire, né en 1792,décédé en 1867)[6] . |
| 1867 | Huraux |
| 1878 | Pardieu |
| 1905 | Lhuillier |
| 1919 | Guyon |
| 1932 | Charles Rolin |
| Dédenon | |
| Thomas | |
| Harment | |
| Montbazet | |
| Griffond | |
| Pierson
|
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Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Principaux sites [modifier]
- Des vestiges gallo-romains furent mis au jour au XIXe siècle.
- Forteresse (XIe) et château[10],[11](XIVe) des évêques de Metz. Les vestiges se limitent à ceux de trois tours, du châtelet et des quatre courtines de la forteresse. Du château, il ne reste que la cour pavée dont seule la moitié nord a été mise au jour, la poursuite des travaux ayant été interrompue par la DRAC Lorraine ().
Le descriptif qui suit (forteresse puis château) ainsi que celui de l'église sont rédigés par Roland Mentré président de l'association Patrimoine lorrain en Seille qui travaille à la restauration et à l'entretien du site depuis 1996 et organise des visites commentées de l'église.
La forteresse [modifier]
En 1120, l'évêque de Metz, Etienne-de-Bar, prend possession de la puissante forteresse de Nomeny bâtie par ses prédécesseurs. Construite autour d'un puits sur le profil en pente de la rive ouest de la rivière, elle comprend quatre courtines flanquées de quatre tours et d'un châtelet d'accès depuis la ville.
Toutes les saillies des tours minées en 1671 sur ordre de Louis XIV étaient constituées d'un demi-cylindre adossé à un parallélépipède rectangle (grand côté du rectangle de base = 2R ; petit côté = R.sin 60). Cette construction est adaptée au voûtement sexpartite dont on voit encore des arrachements au mur de fond du premier étage du donjon. Leur rayon extérieur est égal à leur diamètre intérieur, autrement dit l'épaisseur de leur muraille est égale à leur rayon intérieur. Côté cour, chaque tour a une forme différente: la tour ronde (nord-est) est dotée d'un fond semi-cylindrique, la petite tour (sud-est) d'un fond plat, la tour de l'"orloge" (Sud-Ouest) d'un angle droit saillant, le donjon (nord-ouest) d'un angle droit rentrant entre deux saillants. L'épaisseur des murailles des courtines est de 2 mètres 20, celle des tours de 3 mètres 30 et 3 mètres 60. La hauteur des tours donnant sur les champs était de 22 mètres au-dessus des douves. La courtine nord dominait sa douve de 14 mètres. La porte du châtelet protégée par une tour en demi-lune s'ouvrait sur la ville près de la Porte Haute, celle qui conduisait au chemin de Metz, via Rouves ou Mailly.
Toutes les murailles de la forteresse comportent une maçonnerie de blocage liée à la chaux entre deux murs de parement composés de pierres assez régulièrement appareillées et prélevées dans les carrières du méandre de la Seille en amont de Nomeny. Ce type de construction permet de disperser l'onde de choc d'un projectile grâce à l'hétérogénéité de la maçonnerie. La maçonnerie du XIe siècle ne comporte ni pierre de taille, ni fenêtres, ni cheminées. Celles qui figurent dans les porteries ou dans la tour ronde (nord-est) sont liées aux travaux de construction du château au XIVe siècle. Le donjon est constitué d’un saillant en fer à cheval assis sur la bissectrice de l’angle des courtines ouest et nord adossé à deux bâtiments rectangulaires emboîtés à angle droit formant entretoise. Si le rez-de-chaussée possède une circulation intérieure desservie par une haute porte située dans l’angle rentrant côté cour, il n’offre aucun accès aux étages supérieurs. Le premier étage et les étages supérieurs ne sont accessibles que grâce à deux ouvertures initialement dotées d’un lourd vantail. Celui-ci, abaissé, présentait une face comportant des marches ou des barreaux d’échelle. Relevé, il s’emboîtait dans un profonde feuillure de la maçonnerie et interdisait toute tentative d’intrusion aux étages. Il était très vraisemblablement bardé de fer vers l’extérieur pour prévenir toute tentative d’incendie. Le nivellement de la cour consécutif aux travaux décidés en 1366 eut pour effet d’enterrer le pied du donjon d’environ un mètre. En 1671, le donjon fut miné et perdit son bouclier en fer à cheval. En 1962, les déblais provenant des fondations du collège furent déversés tant dans la douve ouest que dans la cour, recouvrant tout le rez-de-chaussée de l’ouvrage.
Les douves sont des douves sèches très larges : 20 mètres vers l'ouest, 15 mètres vers l'est, avec contrescarpe mais sans escarpe et dont la profondeur varie de 0 à 9 mètres selon le profil du terrain environnant. La douve sud a été rehaussée au XIVe siècle. Lors de la construction du château pour en permettre l'accès depuis la ville. La douve ouest présente trois niveaux le long de la rue des marronniers: côté sud, elle a conservé sa profondeur initiale. Au pied de la « tour de l'horloge », elle a été rehaussée en même temps et pour les mêmes raisons que la douve sud. Au nord, elle fut comblée en 1962 lors des travaux du collège.
En 1335, l'évêque Adhémar de Monteil fait fermer la ville de murs et de tours. Les travaux furent terminés par son successeur Jean de Vienne vers 1361. Bien que démantelés en 1636 sous Richelieu durant la Guerre de Trente Ans, les remparts de la ville figuraient encore sur le plan cadastral de 1830 et, jusqu'au milieu du XXe siècle, les constructions situées à l'extérieur de leur périmètre étaient dites "derrière les murs". Il ne reste que quelques traces de ces murs comme au 7, route de Metz.
Conrad Bayer de Boppart adapta la forteresse à l'artillerie vers 1440. Les canonnières qu'il fit aménager sont toutes de plain-pied avec la cour du château gothique (construite en 1366) donc postérieures à cette date (ou au mieux contemporaines) tandis que les défenses du châtelet de la forteresse, la courtine Est et les salles basses de la tour ronde sont enterrées de plusieurs mètres sous le niveau de la cour gothique ce qui prouve leur antériorité aux travaux décidés le 2 novembre 1366 par l'évêque Thierry Bayer de Boppart.
Trois puits de type artésien situés à moins de 50 mètres les uns des autres alimentaient respectivement le château, les "escuyeries" et la ville de Nomeny. Le puits du château a été comblé à une date indéterminée, celui de la ville après 1918, à l'époque de la reconstruction. Celui des "escuyeries" était encore utilisable au début de ce siècle. Jusqu'en 1914, l'actuelle rue de Vannes s'appelait rue du Grand-Puys (XVIIe siècle) ou du Bon-Puits (XIXe siècle), lequel se trouvait devant la porte du numéro 6 de la dite rue de Vannes. Par temps de pluie soutenue, la nappe artésienne qui les alimente sourd de la chaussée dans le coude de la route d'Eply faisant face au donjon. Elle est à 1 mètre 40 de profondeur dans la cimetière communal.
Le château [modifier]
Depuis le XIIIe siècle, la ville de Metz s'est affranchie de la tutelle de ses évêques. Si la cathédrale reste à Metz, leur pouvoir temporel siège à Vic-sur-Seille. Nomeny est exactement à mi-distance sur le chemin entre ces deux pôles, à 28 kilomètres soit sept lieues de l'un et de l'autre. Donc à une journée de chevauchée. Et Nomeny s'impose comme étape pour chaque déplacement. En 1366, l'évêque Thierry Bayer de Boppart fait faire à Nomeny " un bel chastel ". Ce château fut construit dans la cour de la forteresse, ce qui ne pouvait être réalisé sur la pente naturelle du sol. La cour fut donc redressée à l'horizontale à partir de son point le plus haut (la tour de l'"orloge") pour ne pas fragiliser les fondations des murailles. Elle fut pavée et les courtines devinrent murs de soutènement vers l'est du site. La tour ronde se trouve enterrée jusqu'à la mi-hauteur de son premier étage. L'accès par le châtelet, couvert sous quatre mètres de terre, fut condamné et deux autres furent ouverts de chaque côté de la tour de l'horloge : la poterne et la fausse-porte. Les douves sud et sud-ouest furent partiellement comblées et mise au niveau de la nouvelle cour pour en desservir l'accès carrossable.
On ne connaît pas l'architecture de cet ouvrage entièrement rasé en 1742 mais son plan est visible au sol grâce à la cour conservée dans son intégralité. On sait en outre que la salle à manger et les chambres des invités étaient dans la tour ronde (nord-est). Par ailleurs, le seul bâtiment dont le plan et les dimensions conviennent à la chapelle est le châtelet. Il y a tout lieu de supposer que le château se situait dans la partie Nord-Est de la cour, de part et d'autre de la tour ronde, tout comme il est logique de situer les cuisines auprès du puits (est) et les bâtiments militaires entre les porteries et le donjon (ouest).
On a trouvé des restes de tuiles canal, de tuiles plates noires vernissées ou couleur brique, de briques au sol posées sur un lit de chaux recouvrant de larges pierres plates, des restes de crépi aux murs ainsi que de la pierre de taille aux montants et linteaux de portes et fenêtres ainsi que des restes de cheminées en pierre dans les maçonneries du XIVe siècle. Des ardoises initialement employées en toiture et conservant encore leurs trous de cloutage étaient utilisées en étanchéité au sol des constructions de cette même époque (il faut se souvenir qu'une nappe artésienne est très proche de la surface du sol vers l'ouest de l'ouvrage).
Le sol de la cour est pavé des mêmes pierres que celles des parements de la forteresse, donc prélevées au même endroit. Elles sont posées de chant en deux lits superposés. Les sols du château sont constitués de dalles calcaires rectangulaires de trois pieds sur deux de côté et de deux pouces d'épaisseur couvertes d'un lit de mortier de chaux sur lequel sont posées des briques de terre cuite de couleur rouge.
Forteresse romane à vocation militaire et château gothique à vocation résidentielle sont bien deux entités distinctes sur un même lieu et sous un même vocable (le château de Nomeny) ce qui a pu générer des confusions et des conclusions hâtives. La forteresse est très antérieure au château. Tout en témoigne dès que l'on observe le site attentivement avec logique et sans idée préconçue.
Les évêques de Metz ne résidaient qu'occasionnellement à Nomeny. Ils en avaient confié l'administration à des seigneurs voués, les plus célèbres étant les Toullon.
En 1548, Le cardinal [[Jean de Lorraine (1498-1550)|Jean de Lorraine]] vendit Nomeny et le ban de Delme à son neveu Nicolas de Lorraine. Celui-ci comte de Vaudémont, duc de Mercœur, marquis de Nomeny, exerçait alors la régence des Duchés de Lorraine et de Bar en attendant la majorité de son neveu Charles III.
Sa fille, Louise de Lorraine naquit à Nomeny en 1553. En 1575, elle épousa Henry III, Roi de France. Son jeune frère, Philippe-Emmanuel de Lorraine, comte de Vaudémont, Duc de Mercœur, devint à son tour Marquis de Nomeny au décès de son père Nicolas (1577). Gouverneur de Bretagne, membre de la Ligue Catholique, il fut l'un des derniers à se rallier au Roi Henri IV. Puis il mourut lui-même au combat en 1602.
En 1612, sa veuve et sa fille [[Françoise de Lorraine (1592-1669)|Françoise de Lorraine]], épouse de César de Vendôme fils légitimé d'Henry IV, vendirent Nomeny et le ban de Delme à leur cousin, Henry II, Duc de Lorraine et de Bar.
[[Marguerite de Mantoue (1591-1632)|Marguerite de Gonzague]], duchesse-douairière, veuve de Henri II de Lorraine, vint y vivre sa vieillesse après son veuvage de 1624 à 1629. Quittant le Palais Ducal de Nancy, elle avait le choix de sa résidence. Si elle choisit Nomeny pour douaire, il est permis de penser que le château était à l'époque celui qui lui offrait les meilleures conditions de vie après le palais ducal de Nancy. Après son départ, le château tomba peu à peu dans l'abandon.
Sous la gestion des Vaudémont, Nomeny devint une des villes les plus prospères de Lorraine et du Barrois. [[Fichier: Margarita Gonzaga Lorraine.jpg|thumb|130px|left|[[Marguerite de Mantoue (1591-1632)|Marguerite de Gonzague, duchesse de Lorraine et de Bar (1591-1632)]]]] En 1632, la peste et la Guerre de Trente Ans mirent un terme quasi définitif à cette situation : l'armée Française envahit les duchés et Richelieu fit détruire les tours des fortifications de la ville. Des régiments écossais et Suédois mettaient Nomeny au pillage et à la destruction.
En 1671, Louis XIV fit démanteler le château. Toutes les défenses de la forteresse furent jetées à bas, les saillies des tours furent minées. Le château résidentiel fut laissé à l'abandon à l'exception d'un entretien des toitures en 1712. En 1742, Stanislas exigea la construction de casernes de cavalerie à Nomeny et la municipalité fut autorisée à utiliser les pierres du château à cette fin. Après la destruction du château, on recouvrit l'espace avec de la terre arable pour en faire des jardins qui furent distribués à différents habitants de la ville.
Les parements des murailles de la forteresse furent prélevés au fil du temps, et en particulier de 1920 à 1928, pour servir à la reconstruction de la ville. Le jardinage de la cour pendant deux siècles a entraîné la disparition de tout vestige du château. Ceux que nous voyons aujourd'hui sont ceux de la forteresse, ainsi que quelques éléments bas de la porterie sud-ouest et des bâtiments sud.
En 1962, le maire fit combler en partie la douve ouest avec des déblais provenant des fondations du collège alors en cours de construction. L'excédent de déblais fut jeté dans la cour du château et dans le châtelet rendant la lecture du site impossible avant les travaux de l'association Patrimoine Lorrain en Seille, travaux de déblaiement interrompus par une décision de la DRAC Lorraine en 2007.
Édifice religieux [modifier]
L'Église Saint-Étienne, dont le chevet, le clocher et les deux chapelles latérales sont de la seconde partie du XIIe siècle (vers 1160-1170) comme en témoigne l'architecture. Les arcs des voûtes sur croisée d’ogives sont de section circulaire et reposent sur des chapiteaux posés sur des colonnes de même section que les arcs. Les arcs doubleaux et les grands arcs sont de section carrée et reposent sur des chapiteaux à décors floraux posés sur des colonnes semi-cylindriques engagées dans les piliers ou la maçonnerie. Les fenêtres sont à panneau simple, étroit et surmonté d’un arc plein-cintre. Les fenêtres du chevet sont des lancettes extrapolées des petites fenêtres. Le clocher est percé de deux rangs de baies géminées sur toutes ses faces. Une frise de modillons court sous les avant-toits du chevet et de la chapelle latérale sud. L'édifice roman était de plan basilical à trois nefs, une abside centrale et deux chapelles latérales.
Un transept fut ajouté au début du XIIIe siècle. Ses chapiteaux ne sont plus que des corniches à décor floral, la section des colonnes est plus large que celle des arcs, les fenêtres sont à doubles panneaux surmontés d’un oculus sous un arc brisé.
La nef romane fut remplacée par une nef gothique vers le milieu du XIVe siècle. La première travée romane ayant été conservée, les clés de voûte gothiques sont alignées sur elle en hauteur ce qui ne laisse pas un espace suffisant pour placer des verrières à l'étage supérieur. Il n’y a plus de chapiteaux et les arcs se fondent tangentiellement dans les colonnes qui les soutiennent. La section de ces arcs est de forme se rapprochant d’un triangle à côtés concaves.
Des chapelles seront adjointes à la nef dont les murs gouttereaux seront alors ouverts, faisant disparaître les petites fenêtres romanes, à l’exception de celles du murs de la façade ouest. Puis les chapelles seront reliées entre elles en 1798 conférant à l'édifice l'aspect d'une église à cinq nefs. Leurs vitraux assurent l'éclairage latéral de l'église.
Le mobilier comprend un sépulcre de pierre datant du premier quart du XVIe siècle. Le Christ, allongé tête à droite, est entouré des huit personnages habituels à cette scène avec en plus deux anges porteurs des instruments de la Passion. Joseph d'Arimathie et Nicodème sont tête nue, tandis que Marie-Madeleine porte un voile léger.
L'acoustique remarquable de cette église est mise à profit pour y produire une saison musicale annuelle consacrée à la restitution du patrimoine musical de la Lorraine évêchoise et ducale. Cette activité est suspendue en raison du manque de public et de subventions[12].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Gauthier, parti de Nomeny en 1120, devenu archidiacre et écolâtre de la cathédrale de Metz. On lui doit un poème médiéval intitulé « La Mappemonde » ;
- Louise de Lorraine-Vaudémont, Reine de France, épouse du roi Henri III, naquit au château de Nomeny en 1553[13] ;
- Philippe-Emmanuel de Lorraine, frère de la reine Louise, Duc de Mercœur, Gouverneur de Bretagne, naquit au château de Nomeny en 1558 ;
- Charles de Vaudémont, évêque de Toul, né au château de Nomeny en 1559 ;
- Marguerite de Lorraine, sœur des précédents, (1564-1625), épouse d'Anne, duc de Joyeuse, favori de son beau-frère, le roi Henri III de France (1581) puis de François de Luxembourg, duc de Piney-Luxembourg (1599) ;
- Jean-François Tapray, pianiste, claveciniste, organiste, compositeur né à Nomeny où son père Jean Taperé était titulaire de l'orgue paroissial (Legros 1702) de 1735 à 1740[14] ;
- Alexandre-Anne Jardot, écrivain militaire français né à Nomeny le 15 juin 1804, fut admis à l'École de Saint-Cyr, servit en Algérie et obtint le 3 janvier 1851 le grade de chef d'escadron d'état-major. Il fut attaché ensuite à la place de Paris, puis promu officier de la Légion d'honneur le 10 novembre 1851. Il est mort à Paris le 24 janvier 1890. On a de lui diverses publications spéciales : « Statistique militaire de l'Ille-et-Vilaine » (1836, in-4), « Révolutions des peuples de l'Asie moderne » (1839, 2 volumes in-8) ; « Des routes stratégiques de l'Ouest » (1839) ; « Des chemins de fer de l'Europe centrale » (1842, in-8, considérés comme lignes stratégiques) ; « La Chine ancienne et moderne » (1844, in-8) ; « Révolutions et migrations des peuples de la Haute Asie » (1866, in-8 avec cartes), et beaucoup d'articles dans « Le Spectateur militaire » ;
- Le Général Guépratte (guerre de 1870) ;
- Le Colonel Fervel, né à Nomeny le 26 février 1811, entré à Polytechnique en 1831, colonel en 1867, inspecteur des études à Polytechnique de 1848 à 1854, Commandeur de la Légion d'Honneur.
- Le Général Roland Mentré, né à Nomeny 6 rue Bréquille le 3 avril 1929 entré à l'École de l'Air en 1949 ; pilote de chasse (4000 heures de vol sur avion d'arme dont plus de 580 en 522 missions de guerre) ; Général de l'Armée de l'Air en 1980; Conseiller Général du canton de Nomeny de 1992 à 1998 ; Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille de l'Aéronautique, Croix de la Valeur Militaire avec palme, Chevalier du Mérite Agricole, Commandeur de l'Ordre National du Togo, Officier de l'Ordre National du Gabon.
Notes et références [modifier]
- Site de NOMENY
- Site de NOMENY
- Voir Vom Reichsfürstenstande. « Erhebung in den Fürstenstand », p. 80
- Voir la Liste des participants à la Diète d'Empire en 1792
- Liste est extraite du livre du chanoine Rolin: Nomeny, seigneurie messine et marquisat lorrain
- recherches de Robert Depardieu d'après l'Almanach du clergé de France
- Résultats du recensement de la population - Nomeny, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- http://rm-nomeny.pagesperso-orange.fr/culture.htm
- Site de NOMENY
- Patrimoine lorrain en Seille, à Nomeny (site perso).
- Louise de Lorraine-Vaudémont sur le site de la ville
- d'après le registre de la Congrégation du Très Saint Sacrement de l'Autel de Nomeny
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Monographie de Jean-Joseph Halbeher, instituteur, 1888[N 1]
- Nomeny seigneurie messine et marquisat lorrain, par Charles Rolin, 1937[N 1]
- Nota
- Les deux documents ci-dessus étant consultables à la bibliothèque municipale de Nancy.