Lorenzo Monaco

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Triptyque de l'Annonciation.
Maestà (Madone au trône).
Adoration des mages (1422)

Piero di Giovanni dit Lorenzo Monaco ou même Don Lorenzo Monaco voire Don Lorenzo degli Angeli pour Vasari (Sienne, 1370 - Florence, 1424) est un moine, un peintre et un enlumineur italien de la fin du XIVe et du début du XVe siècle, appartenant à l'école florentine, et qui fut le maître de Fra Angelico.

Biographie[modifier | modifier le code]

Si Lorenzo Monaco est siennois de naissance sa formation est florentine, dans la plus pure tradition giottesque et sensible aux travaux de Spinello Aretino et d'Agnolo Gaddi.

En 1391, il devient moine[1] bénédictin camaldule au monastère florentin de Sainte-Marie-des-Anges où il travaille comme miniaturiste dans le scriptorium et comme peintre sur panneau, considéré à l'époque comme le peintre majeur des sujets sacrés à Florence. Il peint plus sporadiquement à fresque et son œuvre majeure dans cette technique est la décoration de la chapelle de la famille Bartolini à la basilique Santa Trinita.

En 1401, son style s'oriente vers le gothique flamboyant, dit gothique tardif de la tradition byzantine en Italie. Dans ses nombreux retables à fond doré, on retrouve un style caractéristique des mouvements sinueux des figures et des drapés, des couleurs brillantes et très riches (profusion d'or et bleu de lapis-lazuli), d'originales compositions architecturales.

Malgré sa réclusion monacale, ses réalisations montrent une certaine connaissance des nouveautés de l'époque, de la peinture siennoise et de la peinture nordique.

Il sera le dernier représentant important du style giottesque, avant la révolution de la Renaissance apportée par Fra Angelico (son élève, qui éclipsera le maître, comme c'est sensible dans la Descente de Croix) et Masaccio.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses œuvres sont dispersées dans plusieurs musées dans le monde. Plusieurs œuvres sont conservées à la Galleria dell'Accademia de Florence (dont ses Croce sagomata et dipinta[2] issues de l'hôpital Santa Maria Nuova de Florence) et à la National Gallery de Londres.

Au Musée des Offices à Florence on peut y voir :

  • Madonna col Bambino in trono fra i santi Giovanni Battista, Lucia, Antonio Abate, Pietro, Giuliano e Caterina (1395-1400)
  • San Moisè, san Giovanni Battista, san Pietro, san Paolo (1395)
  • avec le « Maestro della predella Sherman », Madonna del latte con santi e angeli, Annunciazione, Crocifissione con dolenti, santi (1390), 1425 –1430
  • Croce sagomata e dipinta (1400-1410) - Crucifix sans relief, chantournés et peints, issus de l'hôpital Santa Maria Nuova de Florence.
  • Triptyque de l'Annonciation (1410)
  • Redentore benedicente (1410-1415)
  • Crocifissione, Vergine dolente, San Giovanni Evangelista (1405-1410)
  • Polittico della Madonna in trono e santi (1410)
  • Madonna col Bambino e santi (1408)
  • Santa Caterina d'Alessandria, san Caio Papa (1390-1400
  • Cristo in Pietà con i simboli della Passione (1404)
  • Orazione nell'orto (1395-1400)
  • Couronnement de la Vierge parmi les anges et les saints ; au registre supérieur : l'Annonciation et le Christ bénissant, 1413[3]
  • L'Adoration des mages (détrempe sur bois), 1422[4]

Dans d'autres musées on retrouve :

Plusieurs manuscrits enluminés, sont conservés à la Bibliothèque Laurentienne, Florence

et à la National Gallery of Art
  • Miniature du Christ donnant les clefs à saint Pierre, Rosenwald Collection[12]
  • Miniature du Prophète orant, Rosenwald Collection[13]

et au Musée du Louvre

  • Les Trois Marie au tombeau (enluminure sur parchemin)[14]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guide des Musées et de la Cité du Vatican, Edizioni Musei Vaticani,‎ 2005 (ISBN 88-86921-80-2)
  • Angelo Tartuferi et Daniela Parenti, Lorenzo Monaco, dalla tradizione giottesca al rinascimento, Giunti et Musées de Florence, Florence, 2006

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Giorgio Vasari le cite et décrit sa biographie dans Le Vite :
Page ?? - édition 1568
028 le vite, don lorenzo monaco.jpg

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. d'où son nom, monaco signifiant moine en italien.
  2. Crucifix sans relief, chantournés et peints
  3. Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Mina Gregori, Éditions Place des Victoires, 1998, p. 55
  4. * Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La peinture à Florence, Editions Place des Victoire,‎ 2000, p. 57
  5. (en) The Courtauld Gallery at Somerset House, Courtauld Institut of art,‎ 1998, p;29
  6. * Les Trésors du Rijksmuseum Amsterdam, Scala Books,‎ 1994, p. 15
  7. a et b Ce sont les deux volets extérieurs d'un trypyique dont la peinture située au centre, Lamentation sur le Christ mort est aujourd'hui à la Narodni Galerie de Prague
  8. a et b * Vincent Pomarede, 1001 Peintures au Louvre : de l'Antiquité au XIXème siècle, Musée du Louvre Editions,‎ 2005, p. 257
  9. (en) « Notice NGA n° 1943.4.13 », sur le site de la National Gallery of Art
  10. * Erika Langmuir, National Gallery : Le guide, Flammarion,‎ 1996, p. 61
  11. * Miroir du temps : Chefs d'oeuvre des Musées de Florence, Silvanaeditoriale/Musée des Beaux-Arts de Rouen,‎ 2006
  12. (en) « Notice NGA n° 1958.8.105 », sur le site de la National Gallery of Art
  13. (en) « Notice NGA n° 1950.1.8 », sur le site de la National Gallery of Art
  14. Vincent Pomarede, 1001 Peintures au Louvre : de l'Antiquité au XIXème siècle, Musée du Louvre Editions,‎ 2005, p. 531