Bon Cop, Bad Cop

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Bon Cop, Bad Cop

Titre original Bon Cop, Bad Cop
Réalisation Éric Canuel
Scénario Leila Basen
Alex Epstein
Patrick Huard
Kevin Tierney
Acteurs principaux
Sociétés de production Park Ex Pictures
Sortie 22
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Genre Policier, comédie
Sortie 2006
Durée 116 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Bon Cop, Bad Cop est un film d'action canadien sorti en 2006. Le film raconte l'histoire d'un policier québécois, David Bouchard (Patrick Huard) et d'un policier canadien de l'Ontario, Martin Ward (Colm Feore) qui doivent unir leurs forces, malgré leurs différences. Le film se déroule en particulier au Québec et en Ontario, des provinces canadiennes.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un cadavre est découvert entre la frontière du Québec et de l'Ontario. Pour découvrir le tueur, deux policiers, l'un Québécois et l'autre Ontarien, doivent travailler ensemble malgré tous les traits de caractère et valeurs qui les opposent, le premier étant de nature intuitive pour ne pas dire impulsive, tandis que l'autre policier travaille de façon logique et structurée.

Analyse[modifier | modifier le code]

En complément de son contenu d'action et de son intrigue policière, le film aborde avec humour et ironie le thème de la dualité nationale canadienne. La dynamique et les ressorts humoristiques de l'interaction entre les deux protagonistes, partenaires involontaires au début mais se découvrant graduellement et apprenant à s'estimer, repose donc sur ce fait que l'un est Ontarien et l'autre Québécois. On joue à fond sur le contraste entre le Québécois en jeans et blouson de cuir, truculent, direct, un brin populacier et à la conscience professionnelle ne pesant pas trop lourd et l'Ontarien en costard et cravate, strict, flegmatique, classe, élégant mais aussi un peu à cheval sur la procédure.

Fait intéressant et hautement inhabituel au Canada comme dans le reste de la culture occidentale, il s'agit ici d'un film totalement bilingue, avec sous-titrage croisé intégral (systématiquement les répliques en anglais sont sous-titrées en français dans la version française, et vice-versa). Les deux protagonistes sont eux-mêmes parfaitement bilingues et alternent les deux langues très rapidement tout au long de leur interaction, ce qui donne un résultat particulièrement réaliste et riche en ressorts comiques. Certaines des ressources du comique de situation reposent en fait directement sur les questions linguistiques, le fond du problème étant alors que l'enquêteur anglais connait parfaitement le français international (qu'il parle avec un petit accent anglais bien chic) mais souffre de carences cruciales en joual, idiome dans lequel son partenaire québécois est évidemment un spécialiste naturel... On peut citer en exemple de ce type d'humour à base linguistique cette extraordinaire leçon de grammaire des sacres québécois que l'enquêteur québécois donne à son collègue ontarien tout en tabassant un suspect dans un coffre de char (« coffre de voiture ») ou encore l'explication railleuse que l'enquêteur ontarien fournit au directeur de la Sûreté du Québec de sa connaissance du français : il se serait fait implanter une puce électronique lui permettant de décoder cette langue impossible (allusion directe au roman torontois L'Assimilande écrit en 2006 et paru en France en 2007).

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Recettes[modifier | modifier le code]

Les producteurs ont pour objectif de battre le record de Porky's, film canadien sorti en 1982 et ainsi de relancer le cinéma au Canada. En 2006, Bon Cop, Bad Cop est un succès au Québec, où il récolte quatre millions de dollars canadiens en 10 jours[1] et plus d'un million en une fin de semaine, fait jusqu'alors inégalé.

Lancé deux semaines plus tard devant le public anglophone, le 18 août, il reçoit une bonne critique à Toronto[2] et y récolte plus d'un million de dollars.

Le 26 septembre, il devient le plus grand succès commercial de l'histoire du cinéma québécois, dépassant le record de Séraphin : Un homme et son péché[3] avec 9,4 millions de recettes.

Le 11 octobre, il franchit le cap de Porky's (11,2 M$) en rapportant 11 355 487 $, devenant le film le plus lucratif de l'histoire cinématographique du Canada[4].

Même si le film était conçu pour les deux plus grands marchés nationaux du Canada, il fut beaucoup plus populaire chez les Québécois, ce qui a fait dire à certains observateurs que les deux solitudes sont plus éloignées qu'on ne le croit. D'autres y ont vu la confirmation d'une tendance de marché qui indique que les Québécois sont plus intéressés par leur propre cinéma que le reste du Canada.

Le titre de film le plus lucratif est rapidement contesté par plusieurs commentateurs canadiens, qui insistent sur l'effet de « l'inflation et le succès international de Porky's, qui aurait gagné 100 millions de dollars dans le box-office américain »[5]. Des chroniqueurs de l'Ontario faisaient valoir que le film Trailer Park Boys détrônerait Bon Cop, Bad Cop, puisque l'industrie du cinéma canadien se réveille progressivement[6].

Par ailleurs, un nombre impressionnant de DVD a été vendu et pré-commandé après la fin des projections dans les salles de cinéma.

Prix[modifier | modifier le code]

Œuf de Pâques[modifier | modifier le code]

Lors de la scène chez le médecin légiste, Martin Ward (Colm Feore) donne les informations concernant la victime: « Benoit Brisset, 46. Recently made partner at Grossbut, Canuelsberg, Tiernyskovitch & Brisset. », que l'on peut traduire par « Benoit Brisset, 46 ans. Récemment devenu associé au cabinet Grossbut, Canuelsberg, Tiernyskovitch & Brisset. » Éric Canuel et Kevin Tierney sont respectivement réalisateur et producteur du film.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]