Bouzkachi
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Le bouzkachi ou bozkachi (en persan : بزکشی, litt. « jeu de l'attrape chèvre ») est une activité équestre collective. C'est le sport national en Afghanistan et il est également pratiqué dans plusieurs pays d'Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Pakistan, Iran, Kirghizstan. On l'appelle également, selon les régions : Ulak Tartish, Kuk Pari, Kök Berü, and Ulak Tyrtys, Kökpar.
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Étymologie et origine [modifier]
Le terme bouzkachi est un mot persan composé des mots boz (بز, chèvre) et kachi (کشی, en tirant, apportant vers soi). À l'origine, il était pratiqué lors des festivités de mariage turkmène puis s'est répandu dans toute l'Asie centrale. Il est probable que les peuples turcs (notamment en Anatolie jusqu'au XIXe siècle) le pratiquaient depuis longtemps. Dans le nord de l’Afghanistan, le bouzkachi fait partie des traditions les plus profondes du pays. Si plusieurs peuples le pratiquent, les Ouzbeks en sont considérés comme les champions.
Déroulement d'une partie [modifier]
Le bouzkachi peut regrouper des centaines de joueurs, généralement répartis en équipes de 10 joueurs. Une carcasse décapitée, traditionnellement celle d’une chèvre (mais ce peut aussi être un mouton ou un veau), est lancée sur le sol au milieu du cercle des cavaliers. Dans le passé, le cadavre d'un ennemi tué au combat pouvait également être utilisé. Au signal, les cavaliers se ruent vers la carcasse et tentent de la ramasser, tâche qui à elle seule nécessite une grande force. Pour compter un but, le cavalier muni de la carcasse devait, à l'origine, galoper vers un but souvent à plus de deux kilomètres au travers des adversaires armés de fouets, puis rapporter la carcasse au point de départ. De nos jours, il faut plus simplement atteindre une zone déterminée. Les chevaux employés pour ce jeu subissent un entraînement spécial et coûtent très cher.
Bouzkachi dans la littérature [modifier]
Ce sport très particulier a servi de trame à Joseph Kessel pour le scénario du film La Passe du diable (1956) ainsi que pour son roman Les Cavaliers (1967).
Dans son roman L'Homme de Kabul, l'écrivain Gérard de Villiers évoque longuement ce jeu, mais il l'imagine pratiqué de manière atroce avec une jeune femme considérée comme l'enjeu des cavaliers. L'auteur explique bien qu'il s'agit d'une fiction avec dévoiement du jeu, et rappelle l'importance de celui-ci dans la culture pachtoune[réf. nécessaire].
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Photos prises lors de parties de bozkachi