Rollerball (film, 1975)

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Rollerball

Réalisation Norman Jewison
Scénario William Harrison
Acteurs principaux
Sociétés de production United Artists
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Sortie 1975
Durée 120 min (h 0)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Rollerball est un film américain réalisé par Norman Jewison, sorti en 1975.

Synopsis[modifier | modifier le code]

2018. Le monde est contrôlé par des corporations économiques telles la corporation de l'énergie, basée à Houston. Ces corporations dirigent des formations sportives pratiquant le rollerball, sport violent ne permettant pas l'émergence de vedettes individuelles. Jonathan E. (James Caan) brise ce tabou en survivant à des matches disputés sans règles, mettant ainsi à mal la philosophie même du rollerball et de cette société du futur : « Le jeu est plus grand que le joueur ». Devant sa popularité gênante, les cartels, représentés à Houston par Bartholomew (John Houseman), exigent de Jonathan son retrait avant la finale annuelle. Résistant à toutes les pressions, y compris la mort cérébrale de son meilleur ami Moonpie, (John Beck), lors de la demi-finale. Malgré les avertissements de son entraineur (Shane Rimmer), Jonathan livre une finale sans règles ni durée dont le seul but est son élimination. Envers et contre tout, au terme d'une bataille épique, Jonathan restera le dernier survivant de son équipe. Il épargne le dernier survivant de l'équipe adverse avant de remporter la finale en marquant un point et devient, en un instant, ce que redoutaient tant les dirigeants, une légende vivante.

Le rollerball[modifier | modifier le code]

Forme de Roller derby où interviennent également des motards. Les équipes doivent prendre le contrôle d'une balle de métal et la mettre dans une sorte de panier aimanté pour marquer des points. Dans la nouvelle intitulée Rollerball Murder, le but était avant tout de tuer son adversaire. C'est moins vrai dans le film, même si la violence reste un élément essentiel du jeu.

Note : le rollerball est aussi à rapprocher par bien des aspects au football américain et au hockey sur glace. Il n'a en commun avec le roller derby que les patins à roulettes et la piste circulaire.

Afin de faire tomber Jonathan E. de son piédestal, le dernier match du film se joue sans règles et sans limite de temps.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, William Harrison (en), professeur à l'Université de l'Arkansas, assiste à un match de basket-ball qui finit en bagarre générale. Observant que le public apprécie davantage les coups de poings que le jeu lui-même, Harrison imagine alors une histoire dans laquelle la violence ne se bornerait pas à faire partie intégrante du sport mais en serait tout de même l'unique raison d'être. Il imagine un sport fictif appelé Rollerball et qui est un mélange de Football américain, de Motocross et de Hockey.

Projet[modifier | modifier le code]

En 1973, Norman Jewison découvre, dans le magazine Esquire, la nouvelle de William Harrison (en) intitulée Meurtre au Jeu de Boules (The Roller Ball Murders). Très vite, il contacte l'auteur et lui propose de lui acheter les droits pour 50 000 Dollars. Mais Harrison demande plus d'argent, exige d'écrire lui-même le scénario et de toucher le même salaire que l'acteur principal. Deux mois plus tard, Harrison écrit le scénario du film à Londres.

Casting[modifier | modifier le code]

Norman Jewison propose le rôle principal à James Caan. Après lecture du scénario, l'acteur est immédiatement emballé. Il se prend quelques semaines pour apprendre à patiner à une vitesse comprise entre 55 et 65 km/h et s'entraîner pour les cascades qu'il exécute finalement lui-même lors du tournage. Pour l'épauler, les acteurs John Houseman et Ralph Richardson sont également choisis.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été essentiellement tourné à Munich en raison de ses décors futuristes. On reconnaît notamment la Tour BMW qui sert de siège à la Corporation de l'énergie mais aussi le Parc olympique qui avait été utilisé pour les jeux en 1972. Les séquences intérieures ont été en revanche tournées aux studios de Pinewood, en Angleterre.

Musique[modifier | modifier le code]

Le film utilise de nombreux thèmes de musique classique, dont le troisième mouvement de la cinquième symphonie de Chostakovitch, l'adagio d'Albinoni et toccata et fugue en ré mineur, de Jean-Sébastien Bach, utilisé dans les première et dernière séquences du film.
La musique a été dirigée par André Prévin et interprétée par l'orchestre symphonique de Londres.

Incohérence[modifier | modifier le code]

Lorsque la corporation de l'énergie fait une émission retraçant la carrière de Jonathan E., elle utilise des extraits de tous ses matchs. Or en réalité, il s'agit d'images provenant des deux matchs que Jonathan jouera par la suite (contre Tokyo et New York). On peut notamment apercevoir un des joueurs de Houston prendre feu suite à l'explosion de sa moto provoquée par le lancement de la boule sur la piste, une action qui se produit lors de l'affrontement contre les japonais.

Films au sujet similaire[modifier | modifier le code]

Remake[modifier | modifier le code]

Le film a fait également l'objet d'un remake en 2002, réalisé par John McTiernan et avec notamment Jean Reno.