Trois-Rivières

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Trois-Rivières
Armoiries de Trois-Rivières
Armoiries de Trois-Rivières
Drapeau de Trois-Rivières
Drapeau de Trois-Rivières
Trois-Rivières vue du Saint-Laurent.
Trois-Rivières vue du Saint-Laurent.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Mauricie
Statut municipal Ville et territoire équivalent
Maire
Mandat
Yves Lévesque
2013 - 2017
Fondateur
Date de fondation
Laviolette
4 juillet 1634
Constitution 1er janvier 2002
Démographie
Gentilé Trifluvien, ienne
Population 134 012 hab.[1] (2014)
Densité 464 hab./km2
Population Aire urbaine 154 391 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 00″ N 72° 33′ 00″ O / 46.35, -72.55 ()46° 21′ 00″ Nord 72° 33′ 00″ Ouest / 46.35, -72.55 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 75 m
Superficie 28 896 ha = 288,96 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Basilique Notre-Dame du Cap
Langue(s) Français
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 819
Code géographique 37067
Localisation

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Trois-Rivières
Liens
Site web Site officiel

Trois-Rivières est une ville du Québec (Canada), située sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice au cœur du Québec[2]. Elle se trouve à mi-chemin entre Québec et Montréal[3]. Trois-Rivières est la ville la plus importante de la région administrative de la Mauricie et un évêché catholique. La ville de Trois-Rivières, au dernier recensement, comptait 132 868 habitants en 2013[4]. Fondée en 1634, elle est la deuxième plus ancienne ville du Québec[5].

Sommaire

Origine du nom[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Trois-Rivières, qui date de la fin du XVIe siècle, est dû en fait à une illusion d'optique. Ce nom fait en effet référence aux 3 chenaux que la rivière Saint-Maurice forme à son embouchure avec le Saint-Laurent en s'écoulant entre deux îles, l'île de la Potherie et l'île Saint-Quentin. La ville occupe un emplacement connu des Français depuis 1535 alors que Jacques Cartier, dans un voyage le long du Saint-Laurent, s'y arrête pour planter une croix sur l'île Saint-Quentin. Mais son nom Trois-Rivières n'est employé pour la première fois qu'en 1599 par le Sieur Dupont-Gravé, géographe à l'emploi de Champlain, lequel confirme le nom en 1603. Sieur De Pont Gravé, alors qu'il navigue sur le fleuve en direction de Montréal, aperçoit à peu d'intervalles un premier affluent du fleuve, une langue de terre, un deuxième affluent, une autre langue de terre, et finalement un troisième affluent qu'il prend encore pour une rivière différente. Il ne sait pas alors que deux grosses îles divisent le cours de la rivière Saint-Maurice en trois branches à l'endroit où celle-ci se jette dans le fleuve.

Fondation de Trois-Rivières[modifier | modifier le code]

Article connexe : Capitanal.
Lieu historique national Fort-Trois-Rivières

Le récit de la fondation de Trois-Rivières s'appuie sur les Œuvres de Champlain, les Relations des Jésuites et l'introduction du premier registre des baptêmes et des sépultures de Trois-Rivières ou Catalogue des Trépassés. Le nom de Trois-Rivières figure sur une carte dès 1601. Samuel de Champlain connaissait bien le lieu. En 1603, il écrivait : « Ce serait à mon jugement un lieu propre pour habiter et pourrait-on le fortifier promptement, car sa situation est forte de soi et proche d’un grand lac qui n’en est qu’à quatre lieux. »[6] Le lieu était fréquenté depuis longtemps par les Iroquoiens qui y occupèrent peut-être un site fortifié jusque vers 1575-1600[7], remplacés par les Algonquins qui y ont érigé une palissade et dont le Père Lejeune a pu examiner lui-même en 1634 "le bout des pieux tout noirs"[8]. Dès 1611, la traite de fourrures se faisait annuellement à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice. En 1633, le chef algonquin Capitanal demande à Champlain qu'il y établisse un poste permanent. Convaincu de l'importance stratégique de l'emplacement pour la traite des fourrures, Samuel de Champlain y fera construire un fort qui servira à la fois au commerce et à l'occupation du territoire. Ce poste deviendra le point de départ d'expéditions vers l'intérieur du pays. Après 1638, l'auteur de l'introduction du Catalogue des Trépassés rapporte qu'en 1634, « Monsieur de Champlain » chargea « Monsieur de Laviolette » de conduire une barque à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice, ayant à bord des artisans et des soldats, les pères jésuites Jean de Brébeuf et Saint Antoine Daniel, ainsi que le matériel nécessaire pour l'établissement. Monsieur de Laviolette met le pied à terre le 4 juillet[9] et commence à faire ériger un fort sur le Platon.

Le Fort des Trois-Rivières, érigé entre 1634 et 1638 par Laviolette et protégé d'une palissade, repousse une attaque iroquoise importante en 1653 et sert jusqu'en 1668. Il est renforcé de façon très notable par le gouverneur de la Nouvelle-France Louis d'Ailleboust de Coulonge, à la fin de l'année 1650, qui donne des instructions très précises pour obtenir une plus grande efficacité des défenses au commandant de la place, Pierre Boucher. Il fut « sauvé d'une destruction complète lors de l'investissement de 1653, par cinq cents Agniers »[10].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Québec.

Situation[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières est située dans les basses-terres du Saint-Laurent, à la confluence du Saint-Maurice avec le fleuve Saint-Laurent. Au sud-ouest de la ville se trouve le lac Saint-Pierre, reconnu comme site Ramsar et réserve de biosphère.

Le territoire de la ville est grossièrement rectangulaire avec une orientation sud-ouest/nord-est d'une longueur de 26 km sur une profondeur de 17 km, situé sur la rive nord du Saint-Laurent. Elle est bordée par les municipalités de Saint-Étienne-des-Grès et Yamachiche à l'ouest, Notre-Dame-du-Mont-Carmel et Saint-Maurice au nord, Champlain à l'est et finalement le fleuve Saint-Laurent au sud.

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief de la ville est généralement plat et est composé de plateaux qui s'élèvent en s'éloignant du Saint-Laurent pour atteindre 75 m d'altitude au nord de celui-ci. Le Saint-Maurice coupe ce plateau en deux et creuse une vallée profonde dont le fond n'atteint pas 20 m d'altitude. La partie la plus basse est la Saint-Laurent, dont l'estuaire commence à Pointe-du-Lac[11].

Les îles des Trois-Rivières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Île Saint-Quentin.
Les îles

Ce sont les îles des Trois-Rivières qui sont à l’origine de son nom[12]. Elles sont actuellement au nombre de cinq. La plus grosse, l’île Saint-Christophe est considérée par les citoyens comme l’île centrale car c’est à elle que sont arrimés les deux ponts Duplessis et c’est par elle que les véhicules automobiles peuvent atteindre les autres îles. Cette île a des vocations militaire (réserve navale) et récréative (club de golf Métabéroutin). En outre, elle accueille le club de canoë-kayak des Trois-Rivières.

L'île Saint-Quentin est une île vouée aux loisirs presque exclusivement. Elle est pourvue de sentiers pédestres, d’une marina, d’une piscine, d’une plage, d’espaces de pique-niques, et de terrains de jeux. En hiver, des glissades, des sentiers et des patinoires y sont aménagés. Les plages de l’île étaient fréquentées par les citoyens au début du XXe siècle de façon clandestine au moment où elle appartenait à une compagnie papetière (Consolidated Bathurst). L’île a été rachetée par la cité des Trois-Rivières et aménagée comme lieu de loisirs au début des années 1960. On y accède présentement par le pont Cloutier.

L'île de la Potherie a une vocation industrielle depuis très longtemps. On y retrouvait, au XIXe siècle la scierie Baptist (on l’appelait l’île Baptist). Au début du XXe siècle, elle est devenue le site de l’usine papetière Wayagamack de la Consolidated Bathurst (maintenant opérée par Kruger Inc.). L’île est maintenant unie à l’île Caron, où se trouve le pont qui permet aux travailleurs d’y accéder, de même qu’aux camions chargés de copeaux et de billes de bois.

Il y a moins de cent ans, l’île Saint-Joseph située plus au nord était une entité distincte. Au cours du XXe siècle elle s’est soudée à l’île Saint-Christophe et figure maintenant comme telle dans les plans officiels. À l’est de la pointe « Saint-Joseph » de l’île Saint-Christophe, se trouve une petite île privée, l’île Ogden. Il existe plusieurs ilets parmi les îles principales. Ils disparaissent ou réapparaissent au gré des années et marées. Parmi ces îles disparues ou fondues aux marécages : l’île Blonville et l’île Margot. On retrouve aussi une petite île située entre la rive est, les piliers de l’ancien pont d’acier et l’île Saint-Christophe. Elle s’appelle l’île de Sable et n’a aucune vocation connue.

Aujourd’hui, les îles des Trois-Rivières ne sont pas habitées, mais il en fut autrement jusqu’au début du XXe siècle, alors qu’on y trouvait, maisons, fermes et même une école.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville de Trois-Rivières est bordée par le fleuve Saint-Laurent, au sud, et traversée par la rivière Saint-Maurice.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est composé de trois formations de l'Ordovicien, faisant toutes partie de la plateforme du Saint-Laurent : les groupes de Trenton, Black River et Chazy, le groupe d'Utica et le groupe de Lorraine. Les roches les plus courantes sont le shale, le grès et le calcaire[13]. On retrouve aux Trois-Rivières deux gisements de gaz naturel, l'un correspondant à la fontaine du Diable localisé aux Forges-du-Saint-Maurice et l'autre, à Pointe-du-Lac est épuisé.

Protection du territoire[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières compte 5 aires protégées désignées par le gouvernement du Québec, soit la réserve écologique Marcel-Léger (0,36 km2), le refuge faunique de Pointe-du-Lac (2,61 km2), les aires de concentration d'oiseaux aquatique de l'île aux Sternes (9,3 km2) et de Pointe-du-Lac–Rivière-Yamachiche (14,28 km2) et l'habitat du rat musqué de l'île aux Sternes (63 800 m2). La ville administre aussi le parc de l'Île-Saint-Quentin, qui est situé dans le delta du Saint-Maurice.

Climat[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières connait un climat continental ayant une amplitude thermique de 32 °C entre le mois de janvier et le mois de juillet. Il tombe en moyenne 1 100 mm de précipitations par année, ce qui est plus humide que Montréal (979 mm), mais plus sec que Québec (1 230 mm). Il tombe en moyenne 241 cm de neige. La plus basse température observée fut de -41,1 °C le 24 janvier 1976 et la plus haute de 36,1 °C le 1er août 1975.

Relevé météorologique de Trois-Rivières - Aqueduc
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −17,6 −15,4 −8,8 −0,5 6,2 11,5 14,1 13 7,9 2,2 −3,8 −12,8
Température moyenne (°C) −12,5 −10 −3,7 4,7 12,4 17,3 19,8 18,6 13,1 6,9 0 −8,3
Température maximale moyenne (°C) −7,3 −4,6 1,4 9,9 18,6 23,2 25,5 24,1 18,3 11,5 3,8 −3,8
Record de froid (°C) −41,1 −35,6 −35 −17,2 −6,1 −1,5 3,5 1,1 −7,2 −10,6 −25,6 −35,5
Record de chaleur (°C) 13 10 17 31,5 32,2 34,5 34 36,1 30,5 27,2 20 12,5
Précipitations (mm) 85,6 59,8 74,9 80,3 92,3 101,3 108,6 107,7 104,7 94 101,6 89,1
Source : Environnement Canada[14]


Transport[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Trois-Rivières en hiver
Trois-Rivières vue du ciel
Pont Laviolette, plus long pont à charpente métallique au Québec[15]
  • Panneau autoroute 40 Autoroute 40 (Montréal-Trois-Rivières-Québec)
  • Panneau autoroute 55 Autoroute 55 (La Tuque-Shawinigan-Trois-Rivières-Drummondville-Sherbrooke-USA)

La ville est située à la jonction des autoroutes 40 et 55. La première mène aux villes de Québec et Montréal. La seconde relie Shawinigan au Vermont en passant par Drummondville et Sherbrooke. Cette autoroute est, par le Pont Laviolette, la seule traversée du fleuve entre Québec et Sorel-Tracy et le seul pont entre la région de Montréal et Québec à enjamber le fleuve. Trois routes provinciales parcourent aussi les limites de la ville, soit la route 138, la route 157 et la route 352. Les autoroutes 40 et 55 ainsi que le trajet formé par les boulevards des Récollets, Gene-H.-Kruger, de la Commune et la rue Notre-Dame Centre de la sortie 198 de l'autoroute 40 et le port de Trois-Rivières sont considérés comme route principale du réseau routier national du Canada[16]. Elle est aussi reliée par autocar aux villes de Montréal, Québec et La Tuque par la compagnie Orléans Express et aux villes de Drummondville et Sherbrooke, par la Autocars Jordez.

Le transport en commun est assuré par la Société de transport de Trois-Rivières ou STTR, qui avec ses 13 lignes régulières effectue 3,2 millions de déplacements par années[17]. La ville de Bécancour offre aussi deux aller-retour par jour entre Trois-Rivières et celle-ci[18].

Le transport ferroviaire est assuré par le chemin de fer Québec-Gatineau, qui possède les deux lignes parcourant Trois-Rivières, soit la subdivision Trois-Rivières, qui relie Montréal à Québec et la subdivision St. Maurice Valley qui relie Trois-Rivières à Shawinigan. Seul le transport de fret est disponible sur ses lignes, le service de passagers n'étant plus offert depuis 1990[19].

La ville compte aussi un port maritime et un aéroport régional.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan de Trois-Rivières en 1685
Buste de Laviolette, fondateur de Trois-Rivières
Article détaillé : Histoire de Trois-Rivières.

À l’origine, le site des Trois-Rivières était fréquenté par des autochtones de la grande famille algonquine. En raison de sa situation sur deux axes importants (rivière Saint-Maurice et fleuve Saint-Laurent), les autochtones avaient déjà choisi, avant l'arrivée des Européens, les lieux pour procéder au troc de fourrures et de spécialités régionales. En 1635, le père Le Jeune rapporte avoir trouvé des vestiges d'une ancienne palissade qui aurait été incendiée par des Iroquoiens. Cette construction date donc d'avant l'établissement officiel de 1634.

Le 12 octobre 1535, l’explorateur Jacques Cartier décrit le site. Il nomme la rivière Saint-Maurice rivière de Fouez en l'honneur de la maison de Foix et fait ériger une croix sur la pointe de l'île Saint-Quentin. En 1599, le capitaine Dupont-Gravé le nomme Trois-Rivières en raison d'une illusion créée par le delta formé par les îles.

C'est à la demande de Capitanal, un chef algonquin (montagnais) dont le père avait combattu aux côtés de Samuel de Champlain que ce dernier mandata Laviolette[20] pour la fondation d'une habitation au lieu-dit des Trois-Rivières pour en faciliter le commerce. Partis le 1er juillet 1634 de Québec, Laviolette et ses hommes arrivèrent le 4 juillet, décrété jour de la fondation. Cela fait-il, comme d'aucuns l'affirment, de Champlain le véritable fondateur de la ville plutôt que Laviolette ? Ce serait comme affirmer que c'est Henri IV qui a fondé Québec.

D’abord comptoir de commerce, Trois-Rivières développe ensuite une triple vocation qu’elle conserve au fil des siècles : siège de gouvernement, ville d’éducation et cité industrielle.

Siège d’un gouvernement régional à partir de 1643[21], Trois-Rivières connaît la Conquête britannique mais n'en souffre pas comme la ville de Québec, et même une brève occupation américaine, qui se termine par la défaite des « Bostonnais », aux portes de la ville, en 1776.

Au fil des ans, Trois-Rivières consolide sa vocation de chef régional en devenant le siège d’un district judiciaire (1792) et d’un évêché (1852).

Sur le plan de l’éducation, des missionnaires enseignants se présentent sur le site de Trois-Rivières dès 1617, c’est-à-dire avant même la fondation de la ville. Avec l’arrivée des religieuses Ursulines, en 1697, une première maison d’enseignement voit le jour et plusieurs autres suivront, jusqu’à l’ouverture de l’Université du Québec à Trois-Rivières, en 1969.

Sur le plan économique, après l’ère des coureurs des bois et du commerce de la fourrure, Trois-Rivières devient ville industrielle quand entrent en production les Forges du Saint-Maurice, fondées en 1733 par M. de Francheville. Cette fonderie où l'on fabriquait boulets de canon, poêles en fonte, ainsi que divers ustensiles et accessoires de cuisine a représenté durant une longue période la principale activité économique de la ville. Une centaine d’années plus tard, avec l’exploitation forestière de la vallée du Saint-Maurice, Trois-Rivières abrite d'abord des scieries, puis enfin des usines de papier. Le transport des billots de bois était alors facilité par la rivière Saint-Maurice qui permettait d'acheminer la ressource de sa coupe à l'usine, par flottaison. C'est ainsi que sont devenus célèbres les techniques de drave et les nombreux draveurs y travaillant. Par la suite, Trois-Rivières revendiquera durant de nombreuses décennies le titre de capitale mondiale du papier et de l'industrie papetière. En 1926, le Canada devient le plus important producteur de papier au monde et Trois-Rivières devient la capitale mondiale du papier grâce à la présence de la plus grosse usine de production de papier au monde appartenant à la Canadian International Paper (CIP). L'usine de la CIP est désignée lieu historique national du Canada en 1991[22], mais l'édifice est démoli en 2001[23] et sera succédé par le développement du projet Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Secteur est du Vieux-Port de Trois-Rivières
Place du Flambeau
Trois-Rivières

Le terrible incendie qui ravage Trois-Rivières en 1908 détruit la majeure partie de la vieille ville, n'épargnant qu'une dizaine de bâtiments datant du Régime français. Le monastère des Ursulines et le manoir de Tonnancour sont heureusement épargnés. Cela entraîne un réaménagement de la ville, dont l'élargissement et le redressement des rues. La reconstruction du centre de la ville coïncide avec les débuts de l'utilisation d'une nouvelle ligne électrique de haute tension qui a favorisé l'avènement et le développement de nouvelles entreprises, dont celle du textile qui encourage la venue de nouveaux paysans.

À partir des années 1960, Trois-Rivières diversifie sa base économique en misant sur l’éducation collégiale et universitaire, de même que sur l’animation culturelle et touristique. À ce sujet, la ville peut se vanter d’avoir gardé vivant et rayonnant son centre-ville, qui abrite une intense activité culturelle, dont fait partie le Festival international de la poésie. Elle est aussi une ville de loisir et de sport, qui présente chaque année un Grand Prix automobile à dimension internationale.

Le Vieux Trois-Rivières est décrété arrondissement historique en 1964.

En 1985, le Festival international de la poésie est créé par une équipe autour de Gaston Bellemare.

En 2002, les villes de Cap-de-la-Madeleine, Sainte-Marthe-du-Cap, Saint-Louis-de-France, Trois-Rivières-Ouest, ainsi que la municipalité de Pointe-du-Lac, ont été fusionnées à la ville de Trois-Rivières, dissolvant ainsi la MRC de Francheville.

L'année 2009 est celle du 375e anniversaire de la fondation de Trois-Rivières. Des fêtes populaires sont organisées dans toute la ville dès janvier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Trois-Rivières (1857 à 1959)
blason

Les armes de Trois-Rivières se blasonnent :

  • D'azur au chevron d'argent chargé d'une fleur de lis du champ, accompagnés de trois grands corégones nageant aussi d'argent.

Les ornements extérieurs, non représentés ici, se décrivent ainsi :

  • l'écu surmonté d'un castor et soutenu de deux branches d'érable passées en sautoir, en divise « Deus nobiscum quis contra »
    • Le chevron provient des armoiries de Pierre Boucher, célèbre gouverneur de Trois-Rivières.
    • Les trois poissons (corégones) symbolisent les trois rivières. Ils sont aussi le totem des premiers occupants des lieux, des Indiens attikameks.
    • La fleur de lys indique les origines françaises de la ville.
    • Les feuilles d’érables soulignent l’appartenance canadienne.
    • Le castor représente l’esprit industrieux des habitants.
    • La devise est tirée d’une épître de Saint-Paul aux Romains et signifie « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? ».

Les armoiries actuelles ont été adoptées en 1959, remplaçant celles de 1857, qui ne respectaient pas l'héraldique.

L’histoire de Trois-Rivières est celle d'un lieu de fréquentation par les amérindiens, d'un poste de traite des fourrures, et finalement d'une ville industrielle qui conserve une place prépondérante dans sa région, la Mauricie.

Chronologie trifluvienne[modifier | modifier le code]

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1535: Le 7 octobre, Jacques Cartier plante une croix sur la pointe de l'Île Saint-Quentin, mais aucun établissement n'est projeté à court terme. Des amérindiens appartenant à diverses nations occupent déjà les environs sur une base permanente ou saisonnière.
  • 1599: Le nom de Trois-Rivières est recensé pour la première fois, mentionné par François Gravé dit le Sieur Dupont-Gravé, géographe attitré de Samuel de Champlain.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1615: Les coureurs des bois établissent au lieu-dit des Trois-Rivières un poste de traite permanent qu'ils squattent, c'est-à-dire qu'ils occupent les terres sans titre de propriété et sans payer de redevances.
  • 1617: Le père Pacifique Du Plessis est envoyé en mission au lieu-dit des Trois-Rivières.
  • 1633: Le colon Jacques Hertel reçoit, un an avant la fondation de la bourgade, la première concession de terre du lieu-dit des Trois-Rivières.
  • 1634: Quelques mois après la fondation, les deux premiers Jésuites Jacques Buteux et Paul Le Jeune s'installent dans la bourgade.
  • 1637: Naissance, le 21 octobre, du premier trifluvien, Michel Godefroy, fils de Jean Godefroy et Marie Leneuf.
  • 1643: La Nouvelle-France est divisée en trois gouvernements régionaux: Québec, Trois-Rivières et Montréal. François de Champflour est le premier à porter le titre de gouverneur des Trois-Rivières.
  • 1678: Érection canonique de la première paroisse: Immaculée Conception.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1710-1713: Construction de la troisième église de la paroisse. Les deux premières furent de bois, celle-ci est de pierre. Elle disparaîtra en 1908 lors du grand incendie.
  • 1722: L'intendant Bégon autorise la tenue d'un marché public près du fleuve à tous les vendredi (aux environs de la rue Craig).
  • 1752: Incendie majeur qui dure du 17 au 23 mai. Le bilan est lourd: la palissade, le monastère et la chapelle des Ursulines, et 45 maisons, ce qui représente une partie importante des lieux.
  • 1760-1765: Conséquence du Traité de Paris, le Canada devient une colonie britannique et, de ce fait, on procède à l'abolition du gouvernement régional de Trois-Rivières. La province de Québec est dorénavant divisée en deux districts: Québec et Montréal. De 1760 à 1765 le gouverneur français des Trois-Rivières est remplacé par un gouverneur militaire anglais. Le passage se fait en douceur, Burton ne cherche pas à rendre la vie difficile aux Trifluviens et malgré certaines restrictions ce gouvernement militaire n'aura été, somme toute, qu'une sorte de prolongement du régime français.
  • 1763: Nommé par le gouverneur Haldimand, le marchand Aaron Hart devient le premier maître de postes de Trois-Rivières. Les opérations se font de sa maison, rue Des Forges.
  • 1775: Ouverture du premier bureau de postes de Trois-Rivières sur la rue Du Fleuve. Samuel Sills est le maître de postes.
  • 1776: La ville est occupée militairement par les Américains du 8 février au 21 mai. Le 8 juin, les troupes anglaises repoussent et infligent des pertes sérieuses à une colonne américaine lors de la Bataille des Trois-Rivières[24].
  • 1792: Création d'un district judiciaire du Bas-Canada à Trois-Rivières, ce qui lui redonne un statut de pivot de sa région.
  • 1792: Trois-Rivières élit son premier député, John Lees. Il occupera ce poste à l'assemblée du Bas-Canada jusqu'en 1807.
  • 1797: Livraison de la première pompe à incendie (pompe "à bras") commandée en Angleterre (16 octobre).

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1802: Alexandre Clifford ouvre la première école élémentaire de Trois-Rivières.
  • 1817: Ludger Duvernay publie la Gazette des Trois-Rivières, soit, le premier journal du Bas-Canada qui ne soit pas publié à Québec ou Montréal.
  • 1818: Entrée en vigueur, le 22 septembre, des règlements de police pour le district des Trois-Rivières. Ce même jour, Michel Frisback, ayant volé un cheval et François Letendre, ayant volé une valeur de 40 shillings dans une maison sont condamnés à la pendaison.
  • 1818: Construction de la prison de Trois-Rivières.
  • 1818: Création de la Société d'Agriculture du district des Trois-Rivières. Cette société a pour but de stimuler la qualité et la productivité des agriculteurs et éleveurs locaux. Des prix sont attribués pour la qualité du grain et des bêtes, par exemple.
  • 1820: Construction du palais de justice de Trois-Rivières.
  • 1822: Entrée en fonction de la prison. C'est l'architecte François Baillairgé de Québec qui en est le maître d'œuvre. Elle sera jusqu'en 1986 (avant de devenir un musée) la plus ancienne prison toujours en fonction en Amérique du Nord.
Arrière Chapelle du monastère des Récollets / Église Saint-James
  • 1832: Construction du premier pont de bois sur la St-Maurice entre le Cap-de-la-Madeleine et Trois-Rivières. Il sera emporté par les glaces au printemps de 1836.
  • 1842: Érection du deuxième pont de bois entre le Cap-de-la-Madeleine et Trois-Rivières sur la St-Maurice en remplacement de l'ancien.
  • 1845: Trois-Rivières devient une municipalité.
  • 1847: La ville est dorénavant reliée au reste du monde par le télégraphe.
  • 1850: Le conseil municipal décrète l'obligation pour les trifluviens de construire un trottoir devant leur maison. Il incombe, par ailleurs, à chaque propriétaire d'en faire l'entretien et le déneigement.
  • 1854: Création de la Compagnie du Feu Équitable, une brigade pour la lutte contre les incendies.
  • 1855: Abolition du régime seigneurial et création de la ville de Trois-Rivières, des municipalités de paroisse de La Visitation-de-la-Pointe-du-Lac, de Saint-Maurice, de Sainte-Marie-Madeleine-du-Cap-de-la-Madeleine et de Trois-Rivières lors du premier découpage municipal du Québec (1er juillet).
  • 1854: La Compagnie de Gaz des Trois-Rivières assure l'éclairage des lieux publics de la ville. Les réverbères sont peu nombreux et l'éclairage plutôt inégal. Il s'agit d'une initiative d'un groupe de personnes influentes de la ville, mais le tout se fait sous la surveillance du conseil de ville.
  • 1856: Grave incendie détruisant 44 maisons.
  • 1857: L'acte d'incorporation officiel de la ville de Trois-Rivières est sanctionné (10 juin). La ville peut dès lors se doter d'une constitution à la mesure de ses besoins. Le nom officiel est Cité des Trois-Rivières. On retrouve quatre quartiers: St-Louis, Notre-Dame, St-Philippe et Ste-Ursule.
  • 1858: Inauguration de la Cathédrale de l'Immaculée-Conception de Trois-Rivières réalisée selon les plans de l'architecte Victor Bourgeau. Les travaux avaient débuté en 1854.
  • 1860: Installation de quatre pompes à incendie (à vapeur) fixes situées dans des endroits stratégiques de la ville. Quelques années plus tard, d'immenses réservoirs d'eau seront enfouis près des pompes.
  • 1862: Le conseil municipal décrète l'interdiction de construire des maisons de bois au centre-ville.
  • 1866: Un comité chargé de promouvoir des moyens de lutter contre la maladie créé par le conseil de ville décrète l'obligation de transporter les morts dans des corbillards.
  • 1871: Fondation de la Chambre de Commerce de Trois-Rivières.
  • 1872: Construction du premier hôtel de ville. Les séances du conseil municipal se tenaient autrefois dans une salle du marché publique.
  • 1872: La Compagnie d'aqueduc des Trois-Rivières construit le premier réseau d'aqueduc de la ville. On utilise des troncs d'arbres évidés et joints avec du mortier... Les résultats sont peu probants, le fonctionnement étant d'une efficacité faible.
  • 1875: Apparition des noms des rues aux coins des principales intersections. Les étrangers n'auront plus à demander le nom des rues.
  • 1876: Le gouvernement condamne et ferme le pont de bois sur la St-Maurice, jugé vétuste et dangereux.
  • 1876: Construction d'un système d'aqueduc administré par la municipalité. La station de pompage se situe sur la rive ouest de la St-Maurice près du fleuve et les pompes sont activées par un moteur à vapeur. On utilise maintenant des tuyaux de fonte.
  • 1877: En avril, la ville crée une Brigade de Police et de Feu permanente. Il s'agit des débuts de l'actuel service de police et pompiers de la ville.
  • 1877: Construction de la première gare ferroviaire de Trois-Rivières par la Québec, Montréal Ottawa & Occidental Company (QMO&O). On complète le tronçon reliant Trois-Rivières à Québec.
  • 1877: Construction d'un troisième pont de bois sur la St-Maurice, en remplacement du deuxième.
  • 1879: La QMO&O complète le tronçon de la voie ferroviaire entre Montréal et Trois-Rivières.
  • 1880: La compagnie de téléphone Bell vient d'être incorporée en vertu d'une loi fédérale et déjà on fait une démonstration de la téléphonie entre la gare ferroviaire et le Séminaire St-Joseph.
  • 1884: En pleine expansion, la Canadian Pacific Railway rachète la QMO&O et c'est elle qui desservira Trois-Rivières dorénavant.
  • 1884: La compagnie Bell commence à installer des dizaines de poteaux dans la ville pour permettre l'implantation d'un système téléphonique. La première centrale dessert 23 abonnés, dont 3 résidences privées.
  • 1885: Apparition des premières boîtes postales dans les rues de la ville.
  • 1887: Début de la mise en application du plan d'aménagement du système d'égouts de la ville. Ce plan a été réalisé par F.-X. Berlinguet.
  • 1888: Trois-Rivières est maintenant reliée à Montréal par la ligne téléphonique. Il faudra attendre 1890 pour que Québec soit aussi reliée. Trois-Rivières compte maintenant 106 abonnés.
  • 1889: Apparition officielle des numéros civiques d'adresses sur les portes des maisons à la suite d'une incitation du conseil municipal.
  • 1890: Début de l'électrification des rues de Trois-Rivières (28 juillet). L'électricité utilisée pour l'éclairage des rues provient d'une centrale à vapeur située au bord de la St-Maurice, soit au pied de l'actuel pont Duplessis.
  • 1890: Visite de Louis-Philippe-Albert de Bourbon-Orléans (Philippe VII), Comte de Paris et de son fils Louis-Philippe-Albert d'Orléans (Philippe VIII) le Duc d'Orléans. Les exilés sont reçus "royalement" par les Ursulines, avant quoi ils sont accueillis à la gare ferroviaire jusqu'au carré Laviolette, où une estrade d'honneur a été érigée pour que les élus et dignitaires leur souhaitent la bienvenue. Accompagnés de leur suite, ils logent à l'Hôtel Dufresne, rue Du Fleuve. (26 octobre).
  • 1895: Philippe-Élizé Panneton, membre de la bourgeoisie trifluvienne et actuel maire de la ville fonde la seule banque qui soit contrôlée par des trifluviens. La banque sera rachetée par la Banque Molson en 1916
  • 1896: Présentation de la première exposition agricole de Trois-Rivières. Elle a pour but d’encourager l’amélioration de l’agriculture sous toutes ses formes et le commerce des animaux. Le banquier et ancien maire Philippe-Élizé Panneton a joué un rôle prépondérant dans l'obtention d'octrois gouvernementaux et la participation des municipalités environnantes.
  • 1897: Création de la North Shore Power Company qui permettra d'étendre l'électrification de la ville. La centrale électrique de St-Narcisse (sur la rivière Batiscan) alimentera la ville de Trois-Rivières par le premier réseau de câbles à haute tension de l'empire britannique.
  • 1899: En raison de son âge avancé et d'un incendie récent, le pont de bois sur la St-Maurice est démoli.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Usine de la Wabasso Cotton Company, Trois-Rivières, vers 1930
  • 1900: Shawinigan et Grand-Mère sont reliées à Trois-Rivières par la ligne téléphonique.
  • 1901: Un pont d'acier remplace désormais les ponts de bois qui reliaient Trois-Rivières et le Cap-de-la-Madeleine.
  • 1904: La municipalité de paroisse de Saint-Louis-de-France se détache de Saint-Maurice (4 janvier).
  • 1905: On remplace le moteur à vapeur par des moteurs électriques à la station de pompage de l'aqueduc.
  • 1905-1907: Construction de la voie ferroviaire qui relie Trois-Rivières à Shawinigan et Grand-Mère.
  • 1906: Une nouvelle ligne de transmission électrique en provenance de la Shawinigan Water and Power Company permet à Trois-Rivières de décupler son potentiel industriel. Cette ligne permettra l'arrivée de joueurs majeurs de l'industrie: Wabasso Cotton Company|Wabasso Cotton (1907), reconstruction modernisée de la Canada Iron Foundry (1908), Wayagamack (1912), Tidewater Shipbuilding Company (1915) et Canadian International Paper (1919). Cette dernière est la plus vaste usine papetière au monde.
  • 1907: Début de la distribution du courrier de porte en porte par des facteurs (21 août).
  • 1907: Implantation du premier service d'ambulance. Dans un premier temps, il s'agit d'une voiture tirée par un cheval.
  • 1908: Grand incendie au centre-ville qui détruisit le tiers de la ville, soit plus de 800 bâtiments incluant les granges, étables, hangars, remises et autres dépendances dont 200 maisons (le 22 juin). Vers 23 heures, il ne restait qu’un brasier[25]. Si le bilan matériel est énorme, on ne signale qu'un décès, et ce n'est pas le feu mais l'effondrement d'un mur au lendemain de la tragédie qui est en cause.
  • 1909: Un ingénieur municipal veille maintenant à l'application de normes et règles quant à l'emplacement, la construction et la rénovation des bâtiments. Le partage de l'espace urbain devient une question importante, mais la tragédie de 1908 oblige à développer la sécurité des citoyens.
  • 1909: Érection canonique de la deuxième paroisse dans la ville: St-Philippe. On prendra la pierre angulaire déterrée des ruines de l'église paroissiale de l'Immaculée Conception (détruite par le feu de 1908) comme base de l'église St-Philippe.
  • 1909: Fondation de la première Caisse Populaire Desjardins de Trois-Rivières.
  • 1915: La Three Rivers Traction Company inaugure les premiers tramways qui circulent dans la ville ainsi qu'au Cap-de-la-Madeleine. Le projet avait été lancé en 1911, dans la foulée de la reconstruction qui fait suite à l'incendie de 1908.
  • 1915: La vente d'alcool est interdite à Trois-Rivières à la suite d'une décision du conseil municipal.
  • 1915: La municipalité de Sainte-Marthe-du-Cap-de-la-Madeleine se détache de Sainte-Marie-Madeleine-du-Cap-de-la-Madeleine (2 juin).
  • 1918: Sainte-Marie-Madeleine-du-Cap-de-la-Madeleine devient la ville de Cap-de-la-Madeleine.
  • 1918: La grippe espagnole fait 150 victimes à Trois-Rivières.
  • 1922: Avec l'ajout d'une nouvelle usine de papier, la St-Lawrence Pulp & Paper (future Domtar et ensuite Kruger), Trois-Rivières se mérite dorénavant le titre de "capitale mondiale du papier".
  • 1924: Entrée en service de la deuxième gare, de style Beaux-Arts par le Canadien Pacifique selon les plans des architectes Ross & Macdonald de Montréal. Elle remplace la vieille gare de bois.
  • 1924: Entrée en service de la nouvelle usine de filtration du système d'aqueduc de la ville. Le bâtiment principal se situe sur la rue St-Maurice, au coin de la (future) rue Des Chenaux.
  • 1925: Création du premier service de taxis à Trois-Rivières: la compagnie Corona.
  • 1928: La municipalité de village de Pointe-du-Lac se détache de La Visitation-de-la-Pointe-du-Lac.
  • 1931: La Three Rivers Traction Company est rachetée par la Compagnie de Transport St-Maurice. Elle procédera progressivement au remplacement des tramways électriques par des autobus à essence jusqu'en 1933.
  • 1934: Réalisation du monument appelé Le Flambeau (rue des Casernes) pour commémorer le 300e anniversaire de la fondation de la ville. Le nom donné est celui d'une société savante de l'époque qui avait organisé le concours menant à sa réalisation.
  • 1934: La ville achète de la papetière Consolidated Bathurst l'île St-Quentin pour en faire un centre de villégiature. Depuis longtemps déjà ces lieux étaient visités clandestinement par des baigneurs.
  • 1936: La milice trifluvienne devient un régiment blindé.
  • 1937: Ouverture, en octobre, de la première station de radio de la ville: CHLN (AM).
  • 1938-1939: Dans le cadre d'un programme gouvernemental visant à occuper les nombreux chômeurs résultant de la crise économique qui a suivi le krach de 1929, on procède à la construction du parc des expositions. On y démolit quelques bâtiments de bois et on construit, dans le plus pur style Art déco, un stade de baseball, un stade de courses hippiques, une vacherie, un colisée, une bâtisse industrielle, une piscine, la porte ornementale Pacifique Du Plessis et un petit poste de police et pompiers.
  • 1940-1945: Le ministère de la Défense réquisitionne, pour la durée de la guerre, l'ensemble des lieux et bâtiments du parc des expositions pour y établir un centre d'entraînement et des camps de prisonniers. Seul le stade de baseball est accessible au public pendant cette période.
  • 1943: Le régiment de Trois-Rivières devient le 12e Régiment blindé du Canada (12th Canadian Armoured Regiment). De 1941 à 1945 il combat en Europe, principalement lors du débarquement en Sicile et de la campagne de l'Europe du Nord-ouest où il se mérite 23 honneurs.
  • 1946: Installation de la première cabine téléphonique extérieure par la compagnie Bell. Elle se trouvait près du Marché aux Denrées lequel se situe à l'époque au coin des rues Badeaux et Des Forges.
  • 1948: Inauguration (6 juin) du pont Duplessis par Maurice Duplessis qui, en coupant le ruban, déclare que ce pont est "aussi solide que l'Union nationale".
  • 1951: Effondrement de trois sections du pont Duplessis sur la St-Maurice (nuit du 30 janvier). Il ne sera reconstruit qu'en novembre 1953, mais en attendant un service de bateau-passeur et un pont Bailey de l'armée Canadienne servent de mesures transitoires.
  • 5 octobre 1952: Les abonnés du téléphone peuvent maintenant composer eux-mêmes le numéro qu'ils veulent atteindre à l'aide du cadran rotatif. Avant cette date, il fallait obligatoirement faire appel à une téléphoniste.
  • 1954: La municipalité de paroisse de Saint-Michel-des-Vieilles-Forges se détache de la paroisse de Trois-Rivières.
  • 1961: Fusion entre la ville de Trois-Rivières et Saint-Michel-des-Vieilles-Forges pour devenir la ville de Trois-Rivières.
  • 1961: Inauguration de l'aéroport de Trois-Rivières par le ministre des Transports et député de Trois-RIvières, Léon Balcer (22 octobre).
  • 1961: Inauguration du pont Cloutier (entre l'île St-Quentin et l'île St-Christophe) qui permet le développement du potentiel récréo-touristique de l'Île St-Quentin et son accès au grand public.
  • 1963: La paroisse de Trois-Rivières, également connue sous le nom de "banlieue", change son nom pour ville de Trois-Rivières-Ouest.
Fresque de la voute - Chapelle des Ursulines
  • 1966: Premier Grand-Prix automobile organisé dans les rues de la ville.
  • 1967: Inauguration, en décembre, du pont Laviolette et fin du service de bateaux-passeurs entre Trois-Rivières et Ste-Angèle de Laval.
  • 1967: Inauguration d'un complexe formé du nouvel Hôtel de ville, de la bibliothèque municipale et du Centre Culturel de Trois-Rivières (future Maison de la Culture). L'œuvre de l'architecte Jean-Claude Leclerc recevra le Prix Vincent-Massey en 1971.
  • 1969: Le Centre des Études Universitaires devient l'Université du Québec à Trois-Rivières.
  • 1970: Création du centre commercial Les Rivières. Son ouverture aura lieu en octobre 1971.
  • 1971: La Cité des Trois-Rivières devient Ville de Trois-Rivières.
  • 1975: Le transport par autobus cesse temporairement dans la ville lorsque la Compagnie de Transport Carrier et Frères cesse ses opérations à Trois-Rivières. La ville de Trois-Rivières doit assumer elle-même l'opération du service de transport en commun, alors qu'il est pris en charge par deux compagnies privées à Trois-Rivières-ouest et au Cap-de-la-Madeleine.
  • 1978: Fusion entre La Visitation-de-la-Pointe-du-Lac et Pointe-du-Lac pour devenir la municipalité de Pointe-du-Lac.
  • 1981: Entrée en fonction des premiers autobus de la CITF (Corporation intermunicipale de transport des Forges).
  • 21 juillet 1993: Saint-Louis-de-France change son statut pour celui de ville de Saint-Louis-de-France.
  • 18 décembre 1993: Sainte-Marthe-du-Cap-de-la-Madeleine change son nom pour la municipalité de Sainte-Marthe-du-Cap.
  • 14 mars 1998: Sainte-Marthe-du-Cap change son statut pour celui de ville de Sainte-Marthe-du-Cap.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1er janvier 2002: Fusion entre Cap-de-la-Madeleine, Pointe-du-Lac, Saint-Louis-de-France, Sainte-Marthe-du-Cap, Trois-Rivières et Trois-Rivières-Ouest pour former la ville de Trois-Rivières.
  • 4 juillet 2009: 375e anniversaire de fondation de la ville de Trois-Rivières (1634-2009).

Liste des gouverneurs des Trois-Rivières[modifier | modifier le code]

Cartes et plans[modifier | modifier le code]

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Municipale[modifier | modifier le code]

Hôtel-de-ville de Trois-Rivières

Le Conseil municipal de Trois-Rivières est composé d'un maire et de 16 conseillers élus chacun dans leur propre district. Depuis la fusion de 2002, la ville de Trois-Rivières ne fait plus partie d'aucune municipalité régionale de comté, elle exerce certaine compétence de celle-ci.

Liste des maires de Trois-Rivières[modifier | modifier le code]

Provinciale[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières est divisé en 3 circonscriptions provinciales: Champlain, qui englobe les secteurs de Cap-de-la-Madeleine, Sainte-Marthe et Saint-Louis-de-France, est représenté par Pierre Michel Auger du Parti libéral du Québec; Trois-Rivières, qui englobe l'ancienne ville de Trois-Rivières, est représenté par Jean-Denis Girard, du Parti libéral du Québec; et Maskinongé, qui englobe les secteurs de Trois-Rivières-Ouest et Pointe-du-Lac, est représenté par Marc H. Plante, du Parti libéral du Québec. Les trois députés de l'Assemblée nationale du Québec ont été élus lors de l'élection du 7 avril 2014.

Fédéral[modifier | modifier le code]

Au niveau fédéral, Trois-Rivières est représenté à la Chambre des communes du Canada par 2 députés du Nouveau Parti démocratique : Ruth-Ellen Brosseau, dans Berthier—Maskinongé, qui englobe les secteurs de Trois-Rivières-Ouest et de Pointe-du-Lac; ainsi que Robert Aubin dans Trois-Rivières, qui englobe l'ancienne ville de Trois-Rivières, ainsi que les secteurs de Cap-de-la-Madeleine, Sainte-Marthe et Saint-Louis-de-France. Les deux députés ont été élus le 2 mai 2011.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population de Trois-Rivières
Année Habitants
1666 455
1681 150
1706 203
1739 378
1760 586
1790 1 213
1815 2 500
1851 4 936
1881 8 670
1891 8 334
1901 9 981
1911 13 691
Année Habitants
1921 22 367
1931 35 450
1941 42 007
1951 46 074
1961 53 477
1971 55 869
1981 50 466
1996 48 419
2001 46 264
2006 126 323[26]
2011 131 338
2013 132 868
Source : Trois-Rivières Illustrée et Statistiques Canada
Note : Les statistiques de 1666 à 2001 ne valent que pour l'ancienne ville de Trois-Rivières d'avant 2002 et ne comprennent pas les populations de Pointe-du-Lac, Trois-Rivières-Ouest, Cap-de-la-Madeleine, Saint-Louis-de-France et Sainte-Marthe-du-Cap. La statistique de 2006 vaut pour la nouvelle ville fusionnée en 2002.
Répartition de la population selon l'âge et le sexe[27]
Âges et sexes Population
0-14 ans 16,1 %
15-64 ans 68,6 %
65 ans et plus 15,3 %
Hommes 48,7 %
Femmes 51,3 %

Religion[modifier | modifier le code]

Répartition de la population selon la religion[28]
Religion Population
Catholiques 93,7 %
Protestants 2,7 %
Aucune religion ou autre religion 3,6 %

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Siège diocésain du diocèse de Trois-Rivières, Trois-Rivières compte en plus de la cathédrale, 12 paroisses catholiques. Une première mission est ouverte en 1634, l'église de Trois-Rivières fut élevée au niveau de paroisse en 1679 et au niveau de diocèse en 1852. À l'est de la ville se retrouve la basilique Notre-Dame du Cap, un important lieu de pèlerinage marial en Amérique du Nord.

La première messe aurait été dite le 26 juillet 1615. Il subsiste toujours trois lieux de culte datant de l'époque de la Nouvelle-France, soit la chapelle du monastère des Ursulines érigée à partir de 1714, le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap érigée à partir de 1717, puis la chapelle conventuelle des Récollets érigée en 1753 et occupée aujourd'hui par les Anglicans sous le nom d'église Saint-James.

Plus de cinquante églises et autres lieux de cultes sont répartis sur le territoire trifluvien.

Depuis les fusions municipales de 2002, la basilique Notre-Dame du Cap et le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap sont associés au nom de la ville de Trois-Rivières. Ce lieu de culte renommé attire les pèlerins de toute l'Amérique du Nord. C'est un édifice monumental de forme octogonale. Le haut de la croix que supporte le dôme s'élève à 78,5 mètres (258 pieds).

L'église anglicane de Trois-Rivières, l'église Saint-James est classée site historique par le ministère des Affaires Culturelles du Québec. Cette chapelle fut construite par les Récollets pendant la période coloniale de la Nouvelle-France, elle est l'une des rares traces du passage de cette communauté religieuse en Amérique du Nord.

Article détaillé : Liste des églises de la Mauricie.

Monuments[modifier | modifier le code]

Les points de repères historiques encore visibles aujourd'hui incluent le monastère des Ursulines et les Forges du Saint-Maurice. La Vieille prison de Trois-Rivières, construite en 1822 est classée monument historique depuis 1978 et peut être visitée.

Le Patrimoine historique et culturel de Trois-Rivières est l'héritage d'une ville qui compte 131 338 habitants depuis sa fusion avec Cap-de-la-Madeleine, Pointe-du-Lac, Saint-Louis-de-France, Sainte-Marthe-du-Cap et Trois-Rivières-Ouest. Trois-Rivières est une ville riche d'histoire et de culture et aussi l'une des Capitales culturelles du Canada de 2009[29]. Ses quatre siècles d'histoire qui remontent à sa fondation le 4 juillet 1634 ainsi qu'à la première messe célébrée le 26 juillet 1615, ont légué un patrimoine important. La ville a célèbré le 375e anniversaire de sa fondation en 2009[30]. Ses nombreuses églises, maisons d'enseignement, galeries d'art, salles de spectacles ajoutées aux monuments et plaques commémoratifs enrichissent son patrimoine culturel. Malgré deux incendies majeurs soit celui du 17 au 23 mai 1752 qui a détruit plusieurs maisons, le monastère et la chapelle des Ursulines, et celui du 22 juin 1908 qui lui, a détruit le tiers de la ville, Trois-Rivières a su préserver et mettre en valeur son patrimoine.

L'Unesco nous dit que le patrimoine est « l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir ». Cet héritage[31] est composé des endroits, des choses et des traditions qui sont identifiés par des organismes reconnus. On se souvient des personnes illustres par les plaques, statues et autres monuments que nous leur érigeons. Ainsi, la ville de Trois-Rivières et les gouvernements du Québec et du Canada ont des organismes reconnus qui identifient les composantes du patrimoine trifluvien.

Organismes de promotion, de protection et de valorisation du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Patrimoine Trois-Rivières Site officiel
  • Société d'histoire du Cap-de-la-Madeleine
  • Corporation du moulin seigneurial de Pointe-du-Lac
  • Corporation de développement culturel de Trois-Rivières
  • Ministère de la culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec[32]
  • Conseil des monuments et sites du Québec Site officiel
  • La Fondation québécoise du patrimoine Site officiel
  • Fondation Héritage Canada Site officiel
  • Archives de la Ville de Trois-Rivières
  • Corporation du Manoir des Jésuites de Cap-de-la-Madeleine Site officiel
  • Société des amis du vieux moulin de Trois-Rivières
  • Service des archives du séminaire Site officiel
  • Archives de l'évêché de Trois-Rivières
  • Archives des Ursulines

Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Croix de l'Année Sainte
Sacré-Cœur

La croix de l'Année Sainte (1950) est située à l'angle des boulevards Laviolette et du Carmel, en face du pavillon Sainte-Marie du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières. Le monument érigé par les catholiques trifluviens répondait à la recommandation de l'évêque de Trois-Rivières, Mgr Georges-Léon Pelletier d'ériger une Croix de l'Année sainte dans les villes et paroisses de son diocèse. Le monument fut dévoilé par lui le 10 décembre 1950.

La couronne et statue Marie-Reine-du-Monde est située dans le rond-point des boulevards de la Commune et Gene-H.-Kruger et des rues Royale et Saint-Olivier. Sur une plaque, est inscrit : « Couronne érigée à l’occasion de l’année mariale 1954. Statue érigée lors du 350e anniversaire de Trois-Rivières et bénie par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II à l’occasion de sa visite à Trois-Rivières et à Cap-de-la-Madeleine, le 10 septembre 1984 ».

La croix de Mission 1910 est située à l'intersection des rues Fusey et Saint-Laurent au Cap-de-la-Madeleine. Elle est l'œuvre du sculpteur français Edme Bouchardon (1698-1762). Son christ de fonte fût transporté par les paroissiens après une retraite de huit jours à l'occasion du 1er congrès de tempérance en 1910.

Le calvaire[33] de Trois-Rivières-Ouest est situé au 7878, rue Notre-Dame Ouest (entre les rues Demontigny et Jacques-Ferron) dans le secteur de Trois-Rivières-Ouest. Ce calvaire construit en 1820 a été classé monument historique en 1983.

Le calvaire Raoul-Labonté est situé au 8220, Boulevard des Forges. Il a été construit en 1911. Ce calvaire est répertorié au Patrimoine culturel du Québec.

Le Sacré-Cœur de Jésus est situé à l'angle de la rue Notre-Dame Centre et de la rue des Casernes sur la place Pierre-Boucher (Place du Flambeau). Le monument a été érigé en 1913 à l'endroit où se situait le sanctuaire de l'église paroissiale Immaculée-Conception de Trois-Rivières, détruite par le grand incendie du 22 juin 1908.

Monuments militaires[modifier | modifier le code]

Socle du monument aux soldats du 81e régiment
Monument aux Braves
Canon de l'armée russe

Le monument des Soldats du 81e Régiment d'infanterie britannique est situé dans le cimetière Saint-James. Il a été érigé sur l'emplacement de la fosse commune où ont été inhumés les soldats victimes de la la tragédie de la rivière Saint-Maurice qui eut lieu le 11 août 1814. Ce monument est disparu depuis plusieurs années et il ne reste que le socle.

Le monument aux Braves, élevé en 1921[34], est situé sur la place Pierre-Boucher face au bureau de poste à l'angle des rues Notre-Dame-Centre et des Casernes. Œuvre de Cœur-de-Lion McCarthy (dont le frère, officier dans le 14e Bataillon, a posé comme modèle), ce monument est dédié aux soldats morts au champ d'honneur pendant les deux Guerres mondiales et la Guerre de Corée[35].

Le canon de l'armée russe est situé sur la Place d'armes, rue des Ursulines. Il fut enlevé à l'armée du tsar lors de la campagne de Crimée (1854-1856) et remis à la ville par la Grande-Bretagne pour la remercier d'avoir participé à l'effort de guerre[36].

Monuments aux personnes[modifier | modifier le code]

L'arc de triomphe du frère Pacifique Du Plessis (Porte), le plus gros monument historique de Trois-Rivières, marque l'entrée principale du parc de l’Exposition à l'angle des boulevards des Forges et du Carmel. Le monument veut rappeler la mémoire du frère Pacifique Du Plessis, franciscain, décédé à Québec en 1619, qui fut le premier maître d’école au Canada (1616-1618) et qui enseigna surtout aux Amérindiens dans une cabane construite sur le Platon à Trois-Rivières.

Le monument des Fondateurs et pionniers de Cap-de-la-Madeleine est situé dans le parc du Moulin, près de l'angle des rues de la Madone et Loranger, face vers le sud, rue Notre-Dame Est. Il fut implanté par la Société d'histoire du Cap-de-la-Madeleine et Ville de Cap-de-la-Madeleine le 14 septembre 1952 à l'occasion du 300e anniversaire de la fondation de cette ville.

Le monument de Laviolette est situé en face du 42-44, rue des Casernes. Il a été installé en 1934 a l'occasion du 300e anniversaire de la fondation de Trois-Rivières. Il comprend le buste du fondateur et plusieurs plaques. L'emplacement de l'actuel monument des Braves (voir les statues) était occupé auparavant par une statue de Laviolette. Ce monument avait été inauguré le 4 juillet 1884, à l'occasion du 250e anniversaire de Trois-Rivières. Le monument fut démoli en 1919, soit deux ans avant l'érection du monument des Braves.

Monument de la société des Filles de la Révolution américaine
Mausolée des Évêques de Trois-Rivières

Le monument des Bâtisseurs de Cap-de-la-Madeleine est situé à l'angle des rues Fusey et Duplessis, face à la rue Duplessis dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Le monument a été dévoilé le 20 septembre 2001 à l'occasion du 350e anniversaire de Cap-de-la-Madeleine.

Le monument de Lavérendrye et autres découvreurs trifluviens rend hommage à :

Le monument des Ursulines est situé dans le jardin de ces religieuses. Le monument fut érigé le 10 octobre 1997 à l'occasion du tricentenaire de l'arrivée des Ursulines pour rendre hommage à ces pionnières : « Le 10 octobre 1697, ont débarqué en ce lieu sœur Marie Drouet et ses compagnes venues jeter à Trois-Rivières les fondements de l'oeuvre admirable des religieuses ursulines ».

Le monument de Charles Ross Whitehead est situé dans le parc des Pins, près de l'angle des rues De Foye et Laviolette. Monsieur Whitehead est le fondateur de la Wabasso Cotton Company Limited en 1907 et fut président de la compagnie jusqu'à sa mort en février 1954.

Le monument funéraire de James Sinclair est situé dans le cimetière Saint-James. Il a combattu aux côtés du général James Wolfe lors de la prise de Québec en 1759.

Le monument funéraire de Mathew Bell est situé dans le cimetière Saint-James. Cet homme d'affaires a été administrateur des Forges du Saint-Maurice entre 1793 et 1846.

Monuments aux événements[modifier | modifier le code]

Flambeau du 300e (1934) Patrimoine de Trois-Rivières
Croix de Jacques Cartier Patrimoine de Trois-Rivières

La croix de Jacques Cartier est située sur l'île St-Quentin. Il y est inscrit : « À quelques mètres d’ici, sur une pointe qui s’avançait dans le St-Laurent et qui fut depuis emportée par les flots, Jacques Cartier, le 7 octobre 1535, lors de son deuxième voyage en Nouvelle-France, après avoir jeté l’ancre de l’Émerillon à l’embouchure du Saint-Maurice, fit planter une croix ornée du blason du roi de France ».

Le Flambeau ou Monument aux Héros de Trois-Rivières est situé au centre de la place Pierre-Boucher sur la rue des Casernes au cœur de l'arrondissement historique. Il a été érigée en 1934 à l'occasion du 300e anniversaire de la fondation de Trois-Rivières en l'honneur des pionniers fondateurs de la ville.

Endroits[modifier | modifier le code]

L'arrondissement historique, là où fut fondée la ville, est situé entre les rues des Casernes, Saint-Pierre, Sainte-Cécile et la terrasse Turcotte. Ses limites correspondent en partie à l'ancienne palissade du bourg fortifié au XVIIe siècle et en partie au projet de palissade dessiné en 1704 par Jacques Levasseur de Néré (1662 ou 1664-1724).

Les Forges du Saint-Maurice, devenues parc historique national du Canada[37], sont situées au 10 000 boulevard des Forges dans le nord de la ville à 20 minutes du centre. Sur une plaque commémorative on peut lire : « Les Forges du Saint-Maurice ont été reconnues site historique par l'American Society for Metals. Créées à la suite d'une requête de François Poulin de Francheville en 1729, elles sont à l'origine de l'industrie sidérurgique canadienne. À la fermeture de l'entreprise en 1883, le haut-fourneau était le plus ancien en Amérique du Nord »[38].

Le sanctuaire Notre-Dame du Cap est situé au 626 rue Notre-Dame Est, dans le secteur du Cap-de-la-Madeleine. Dans ce plus grand sanctuaire marial en Amérique du Nord[39], on y trouve principalement la chapelle votive, la basilique Notre-Dame et le pont des Chapelets dans un grand jardin[40].

Le pont des Chapelets est situé dans le jardin de la basilique Notre-Dame-du-Cap. Il fut construit en 1924 pour commémorer le prodige de la formation d'un pont de glace sur le fleuve en mars 1879.

La place d'armes est située au cœur de l'arrondissement historique sur la rue des Ursulines. C'est un ancien campement amérindien qui fut concédé par le gouverneur Charles Jacques Huault de Montmagny au chef Weskarini (Algonquin) Charles Pachirini en 1648. La place a été classée site historique en 1960.

Le site historique des Récollets-de-Trois-Rivières est situé sur la rue des Ursulines[41]. Les Récollets furent missionnaires, desservants et curés de Trois-Rivières de 1615 à 1634, de 1671 à 1682 et de 1693 à 1776. Plusieurs années avant même la fondation de Trois-Rivières, les Récollets établis à Québec commencèrent à exercer leur apostolat au petit poste de traite situé au confluent de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent. On prétend que c'est le père récollet Denys Jamet qui, le 26 juillet 1615, célébra la première messe au lieu dit trois rivières. Jamet était accompagné du père Jean Dolbeau et du frère Pacifique Duplessis (voir monuments aux personnes), apothicaire de formation.

Le cimetière anglican Saint-James est situé à l'angle des rues Saint-François-Xavier et De Tonnancour. Il a été aménagé à partir de 1808 et classé site historique le 13 mars 1962. Il constitue l'un des plus anciens lieux de sépulture anglicane au Québec et au Canada.

Le jardin des Ursulines est situé en face de leur monastère, rue des Ursulines.

Le site historique du Moulin-Seigneurial-de-Tonnancour est situé à Pointe-du-Lac (voir autres édifices).

Immeubles[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Couvent des Ursulines
Ancienne église des Récollets
Couvent des Ursulines, vers 1865

Le monastère des Ursulines est situé au 784 rue des Ursulines dans l'arrondissement historique. Sa construction a débuté en 1700. Arrivées en 1697, les Ursulines avaient été envoyées à Trois-Rivières par l'évêque de Québec, Mgr de Saint-Vallier, afin de pourvoir la ville et ses environs d'un établissement scolaire permanent et d'un hôpital pour les pauvres et les soldats, en particulier pour les travailleurs accidentés des Forges du Saint-Maurice. En 1715, la communauté des Ursulines procède aux premiers agrandissements de son monastère par la construction de la chapelle[42] et de l'hôpital.

La chapelle votive de Notre-Dame-du-Cap est située dans le jardin de la basilique Notre-Dame-du-Cap. Construite de 1717 à 1720, elle est devenue un sanctuaire dédié à la Vierge Marie le 22 juin 1888. La petite église de pierre est l’une des plus vieilles églises au Canada.

La chapelle funéraire Montour-Mailhot est située dans les cimetière de la paroisse de Pointe-du-Lac, 11900, rue Notre-Dame Ouest. Elle a été construite entre 1865 et 1870 et déclarée monument historique le 17 septembre 2007.

L'église Sainte-Cécile est située au cœur des Premiers Quartiers (ou quartiers historiques) de Trois-Rivières, au 568 rue Saint-Paul. Construite en 1913, elle est un élément remarquable du patrimoine historique et identitaire de Trois-Rivières.

L'église Saint-James (chapelle du monastère des Récollets) est située au 787-811, rue des Ursulines dans l'arrondissement historique. Sur ce terrain, les récollets érigent entre 1693 et 1703 une église et un couvent de bois. Les deux bâtiments seront reconstruits en pierre, respectivement en 1742 et 1754.

Le mausolée des évêques est situé dans le cimetière St-Michel sur le boulevard des Forges. Il a été cité monument historique le 17 septembre 2007.

Édifices militaires[modifier | modifier le code]

Char d'assaut de type M4 Sherman

Le manège militaire de Trois-Rivières est situé au 574, rue St-Francois-Xavier. Il est reconnu parmi les Lieux historiques nationaux du Canada[43].

Celui-ci fut construit en 1905–1906 sous les ordres de l’architecte en chef de la direction générale de l’architecture du ministère des Travaux publics, T.W. Fuller. La construction de cet édifice correspond à un programme fédéral du début du XXe siècle visant à offrir des locaux d'entrainement aux milices du pays[44]. Le bâtiment a été reconnu édifice fédéral du patrimoine le 18 avril 1991[45].

Autres édifices[modifier | modifier le code]

L'ancienne prison est située au 842, rue Saint-Pierre (anciennement rue des Prisons). Œuvre de l'architecte François Baillargé, la construction de la prison fut entreprise en 1816 et entra en fonction en 1822. Les barreaux furent ajoutés en 1835 et les divisions actuelles sont toujours celles d'origine.

Le moulin à vent de Trois-Rivières, édifié en 1781 à proximité du fleuve Saint-Laurent, a été déménagé en 1975 sur le campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières, 3351 boulevard des Forges. Il est reconnu parmi les lieux historiques du Canada et a été classé monument historique en 1961.

Le moulin seigneurial de Tonnancour est situé au 11930, rue Notre-Dame Ouest, secteur Pointe-du-Lac. Il fut construit sous l'égide des Godefroy de Tonnancour entre 1765 et 1784 et classé bien culturel en 1975.

L'édifice Lampron est situé à l'angle des rues Bellefeuille et Sainte-Marguerite. Il a été construit par la ville en 1916 et cité monument historique le 7 juin 2004 pour son état de conservation et son intérêt architectural.

La gare VIA Rail est située au 1075, rue Champflour. Construite en 1924 dans le Style Beaux-Arts, elle a été reconnue gare ferroviaire patrimoniale canadienne le 6 janvier 1990[46].

L'usine de filtration de la Canadian International Paper est situé au 200, avenue des Draveurs. Construite entre 1920 et 1921, elle présente un bon exemple d'architecture industrielle fonctionnaliste. Elle a été constituée site du patrimoine par la ville de Trois-Rivières le 17 septembre 2007[47].

L'un des joyaux sportif de Trois-Rivières est le stade Fernand-Bédard, un stade de baseball de 4 700 places construit en 1938[48]. En 2011, le stade Fernand-Bédard a remporté la première ronde du concours du plus beau terrain de baseball du Canada, organisé par Baseball Canada[49].

Manoirs et maisons[modifier | modifier le code]

Le manoir de Tonnancour est situé au 864, rue des Ursulines, dans l'arrondissement historique. Classé monument historique en 1966, il fut construit en 1723-1725 pour René Godefroy de Tonnancour et son épouse Marguerite Ameau. Il est occupé depuis 1981 par la Galerie d'art du Parc

Le manoir Boucher-De Niverville est situé au 168, rue Bonaventure. Il fut construit par Jacques Le Neuf, sieur de La Poterie, vers 1668. Classé le 30 mars 1960 et il a été restauré de 1969 à 1971. Il abrite depuis 2010 une exposition permanente appelée Vie bourgeoise et une exposition temporaire en collaboration avec les étudiants du Collège Laflèche.

Le manoir des Jésuites est situé au 555, rue Notre-Dame Est, secteur Cap-de-la-Madeleine. Construit en 1742 et exhaussé en 1903, il est reconnu parmi les lieux historiques du Canada.

La maison Georges-De Gannes est située au 834, rue des Ursulines à l'angle de Saint-François-Xavier dans l'arrondissement historique. Elle a été construite vers 1756 et classée monument historique le 31 août 1961.

La maison Hertel-De La Fresnière est située au 802, rue des Ursulines dans l'arrondissement historique. Elle a été construite par le menuisier François Lafontaine entre 1824 et 1829 et classée monument historique le 31 août 1961. Son nom rappelle la famille Hertel de La Fresnière, dont Joseph-François Hertel de la Fresnière, qui habitèrent le terrain une centaine d'année[50].

La maison Philippe-Verrette de type "boomtown" est située aux 732 et 734, rue Saint-François-Xavier. Elle a été construite en 1910 et classée monument historique le 28 mai 1991. Sa valeur repose sur son haut degré d'intégrité et sa représentativité du type de maisons construites à la suite de l'incendie de 1908.

Pour conclure, la maison Dufresne est située au 2860, rue du Fleuve, secteur Pointe-du-Lac. Citée monument historique le 12 février 2001, elle fait aussi partie de l'inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France[51].

Statues et bustes[modifier | modifier le code]

La statue de Maurice Duplessis est située au fond du jardin de la maison de Chastelain dite manoir Boucher de Niverville au 168, rue Bonaventure. Maurice Le Noblet Duplessis (1890-1959) fut député de Trois-Rivières, sa ville natale, à partir de 1927 et premier ministre du Québec de 1936 à 1939 et de 1944 jusqu’à son décès.

La statue du Père Frédéric Janssoone est située près de la chapelle des Franciscains, sur le rue St-Maurice, près de l'intersection de cette rue avec le boulevard Laviolette.

La statue de Monseigneur Laflèche est située sur la rue Bonaventure, entre l'évêché et la cathédrale.

La statue de Saint Jean de Brébeuf est située près de l'église du même nom, sur la rue Des Forges à l'angle de la rue De La Terrière. Elle fut érigée le 1er novembre 1964 pour célébrer le 10e anniversaire de la fondation de la paroisse.

Le buste du Chanoine Louis-Joseph Chamberland est situé sur la rue Baillargeon, en face de la Caisse populaire Sainte-Marguerite entre la rue Comtois et l'avenue des Coopérants. Le chanoine Chamberland est le curé fondateur de la paroisse Sainte-Marguerite-de-Cortone (1932-1972). Il fut chanoine titulaire (1960-1982) de la Cathédrale de Trois-Rivières.

Le buste de Benjamin Sulte est situé dans le Parc Champlain, en face du 1243 rue Hart, Secteur de Trois-Rivières, centre-ville.

Le buste de Gilles Boulet est situé sur le campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Enfin, la statue de l'explorateur Pierre de La Vérendrye se trouve sur la rue des Casernes.

Plaques commémoratives[modifier | modifier le code]

La plaque du Fort des Trois-Rivières est posée sur une grande pierre se trouve au sud du bureau de poste sur la rue des Casernes, dans un parc aujourd'hui appelé le Platon. Le carré du fort serait aujourd'hui borné par les rues Saint-Pierre, Saint-Jean, Saint-Louis, des Casernes et Notre-Dame.

La plaque de la Bataille des Trois-Rivières est située au 983, boulevard des Forges, en face du cimetière Saint-Louis : « Le 8 juin 1776, les troupes anglaises, retranchées sur le terrain bas près de cet endroit, sous les ordres du général Simon Fraser, repoussèrent et infligèrent des pertes sérieuses à une colonne américaine commandée par le général William Thompson ».

La plaque des Soldats américains de 1776 est située dans le parc Champlain près de la rue Hart : « En souvenir des soldats américains qui ont perdu la vie pendant la Révolution américaine à la Bataille de Trois-Rivières, le 8 juin 1776 ».

La plaque de la Rébellion des Patriotes est située dans le Parc Victoria, près de la rue Royale dans le quartier Saint-Philippe. Il célèbre le 150e anniversaire de la rébellion des canadiens français de 1837.

La plaque des Soldats du Régiment de Trois-Rivières est située en face du Manège militaire Général-Jean-Victor-Allard, 574, rue Saint-François-Xavier à l'angle de Sainte-Geneviève. Ce monument est dédié aux soldats du Régiment de Trois-Rivières (RTR, 12e Régiment blindé du Canada, 12 RBC) morts au champ d'honneur pendant la Seconde Guerre mondiale(1939-1945). Il fut érigé par l'association des vétérans du RTR le 13 novembre 1955 à l'occasion de la 10e assemblée annuelle de l'Association des anciens combattants du RTR.

En dernier lieu, la plaque de Pierre Boucher est située dans le Jardin du Gouverneur à l'angle des rues des Ursulines et des Casernes dans l'arrondissement historique du vieux Trois-Rivières. Pierre Boucher, 1622-1717, sieur de Grosbois, émigra de France au Canada vers 1635. Après un séjour en Huronie et à Québec, il fut gouverneur de Trois-Rivières (1654). Juge royal et conseiller du roi, il représenta la colonie en France en 1661-1662.

Traditions, légendes et coutumes[modifier | modifier le code]

Parc Victoria

La fête de la St-Jean-Baptiste est célébrée depuis les premiers jours d'existence de la ville. La Relation des Jésuites de 1636 signale d'ailleurs que la Saint-Jean-Baptiste a été fêtée à Trois-Rivières[52] avec un grand feu et des réjouissances.

La légende du mur du pendu a pour origine l'époque où l'ancien couvent des Récollets de Trois-Rivières servait de prison. Un Amérindien du nom de Noël Plaçoa fut condamné à mort pour meurtre. Plaçoa protesta vainement de son innocence et fut pendu publiquement au mur latéral nord-est vers 1790. Mais, juste avant d'être exécuté, il clama : « Grand Esprit ! Tu sais que je ne suis pas coupable. Et pour le prouver, le mur de pierre de cet édifice ne tiendra jamais. » Depuis cette époque on entendrait plusieurs fois par année, très tôt le matin, l'esprit de Noël Plaçoa crier à tue-tête ses complaintes, avec assez de frayeur pour faire hurler les chiens du quartier[53].

La cloche de l'ancien hôtel de ville est située devant l'entrée de la "place du marché", au rez-de-chaussée du Centre des congrès. On dit que cette cloche serait celle de l'hôtel de ville de 1872, mais il est plus probable qu'il s'agirait de l'hôtel de ville de 1910, démoli en 1967.

Documents & photographies[modifier | modifier le code]

  • Le Bulletin Patrimoine trifluvien paraît une fois par année. Les numéros déjà parus se trouvent sur le site de la SCAP[54].
  • Le Catalogue des Trépassez.
  • Les fonds du séminaire St-Joseph situés. Ils ont été reconnus bien historique le 27 avril 1979.
  • Les photographies du Musée McCord[55] à Montréal.
  • Le site des photos de Trois-Rivières de Mario Groleau[56].
Vue de Trois-Rivières, vers 1784

Arts[modifier | modifier le code]

  • L'Atelier Presse Papier a été créé en 1979.
  • L'Atelier Silex est un centre de production et de recherche en sculpture actuelle, créé en 1983.
  • Le Centre d'exposition Raymond-Lasnier est une salle d'exposition située à la Maison de la Culture.
  • Le Conservatoire de musique de Trois-Rivières est le troisième au Québec et a été créé en 1964.
  • Les Forges de la Salamandre est un centre de forge artisanale situé sur l'île Saint-Christophe.
  • La Galerie d'art du Parc a été créée en 1972. Elle occupe actuellement le Manoir de Tonnancour.
  • L'Orchestre symphonique de Trois-Rivières a été fondé en 1978. Le premier directeur artistique (et fondateur) a été Gilles Bellemare. Actuellement, Jacques Lacombe assume ce poste.
  • La salle J.-Antonio Thompson a été construite en 1928. Elle a été acquise par la Ville de Trois-Rivières en 1979. Il s'agit de l'une des plus belles salles de spectacle au pays.
  • La Biennale nationale de sculpture contemporaine.
  • La Biennale internationale d'estampe contemporaine.
  • Le Théâtre des Compagnons de Notre-Dame a été fondé en 1920 et existe toujours aujourd'hui sous le nom du Théâtre des Nouveaux Compagnons. La troupe revendique aujourd'hui le titre de plus ancienne troupe de théâtre d'expression française en Amérique.

Musées[modifier | modifier le code]

Rue des Ursulines

Capitale de la poésie[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières a été proclamée la « capitale nationale de poésie du Québec »[57]. De nombreuses plaques affichant des vers poétiques sont installées à travers le centre de la ville et son « Festival international de la poésie » honore ce titre.

Festivals et Événements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Course de nuit au Grand Prix de Trois-Rivières, 2011

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Formule Atlantic en 2007

Trois-Rivières est l'hôte d'un célèbre événement annuel de course automobile en circuit urbain reconnu internationalement, le Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R). Aux cours des années, cet événement a présenté des séries telles que Trans-Am Series, American Le Mans Series, Indy Lights, Formule Atlantic et NASCAR Canada.

La ville de Trois-Rivières héberge le seul hippodrome encore en activité au Québec. Exploité par le Club Jockey du Québec, les courses sous harnais y sont transférées en 2012, à la suite de la fermeture de l'hippodrome de Québec.

Trois-Rivières a accueilli le championnat mondial de baseball junior de 1989 et le championnat mondial de curling junior de 2004. Elle a aussi reçu les finales des jeux du Québec d'été 1975 et hiver 1999.

Équipes sportives[modifier | modifier le code]

La ville de Trois-Rivières présente depuis 2013 du baseball professionnel avec Les Aigles de Trois-Rivières, qui est une équipe d'expansion de la Ligue Can-Am de Baseball étant domiciliée au stade Fernand-Bédard.

C'est la ville domicile du club de hockey semi professionnel (LNAH) le Viking de Trois-Rivières, évoluant au Colisée de Trois-Rivières.

Depuis 1934, la cité de Laviolette est l'hôte de la Classique internationale de canots de la Mauricie. Elle abrite aussi le club de Canoë Kayak Trois-Rivières, qui participe à des compétitions de niveau provincial, national et dont plusieurs athlètes ont fait les championnats du monde ou les jeux olympiques.

Trois-Rivières a également déjà été l'hôte d'une équipe de hockey de la LHJMQ, les Draveurs de Trois-Rivières. Elle a été en activité de 1973 à 1992. Avant 1973, l'équipe portait le nom des Ducs de Trois-Rivières et était une des équipes fondatrice de la LHJMQ.

Sports universitaire et collégial[modifier | modifier le code]

L'UQTR compte un club omnisports, Les Patriotes, qui participe au programme Sport interuniversitaire canadien avec des équipes en natation, volleyball, golf, soccer et hockey sur glace. L'équipe de hockey trifluvienne remporta 3 fois le championnat universitaire canadien (1991, 2001 et 2003) et à 8 reprises le championnat universitaire ontarien (1991, 1992, 1999 à 2003 et 2007)[58]. Le Cégep de Trois-Rivières est quant à lui également représenté par un club omnisports, Les Diablos, ayant décroché à maintes occasions le Bol d'or au football collégial. Le Collège Laflèche compte aussi un club collégial, Les Dragons, dont l'équipe de baseball compétitionne au niveau national.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

  • Le Nouvelliste, quotidien
  • L'Écho de Trois-Rivières, hebdomadaire
  • L'Hebdo Journal, hebdomadaire
  • Mauricie Express, hebdomadaire
  • La Galère, mensuel
  • La Gazette de la Mauricie, mensuel
  • Le Trifluvien, bulletin d'information municipal, publié 3 fois par année

Télévision[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Institutions scolaires[modifier | modifier le code]

Université du Québec à Trois-Rivières

L'éducation primaire et secondaire est offerte par deux commissions scolaires, l'une francophone et l'autre anglophone.

La première, la commission scolaire du Chemin-du-Roy comprend 27 écoles primaires et sept écoles secondaires et centres de formation professionnelle. La commission scolaire Central Québec comprend quant à elle une école primaire et secondaire. On retrouve aussi cinq écoles privées offrant l'éducation primaire et secondaire, les plus notable étant le collège Marie-de-l'Incarnation et le séminaire de Saint-Joseph des Trois-Rivières.

L'enseignement collégial est offert par deux établissements, le Cégep de Trois-Rivières (public) et le Collège Laflèche (privé).Trois-Rivières abrite également une université, l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Personnages historiques liés à la ville[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Étienne-des-Grès Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Maurice Champlain Rose des vents
Yamachiche N
O    Trois-Rivières    E
S
Fleuve Saint-Laurent,
Nicolet
Fleuve Saint-Laurent,
Bécancour

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Pano Trois-Rivieres.jpg

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Portail de la ville de Trois-Rivières et Décret de population de Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  2. Gouvernement du Québec, « Trois-Rivières », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire,‎ 10 janvier 2011
  3. http://www.erudit.org/culture/cd1035538/cd1044827/6365ac.pdf
  4. www12.statcan.ca, consulté le 5 juin 2012
  5. Sana Trois-Rivières
  6. Œuvres de Champlain. Voir : Marcel Trudel, « Le premier choix du fondateur de Québec », dans Collectif, Rencontrer Trois-Rivières, 375 ans d'histoire et de culture, Trois-Rivières, Éditions d'art Le Sabord, 2009, p. 18-19.
  7. Alain Gamelin et autres, Trois-Rivières illustrée, Trois-Rivières, La Corporation des fêtes du 350e anniversaire de Trois-Rivières, 1984, p. 7.
  8. Marcel Trudel. « Trois-Rivières, le premier siècle, 1535-1635 », Le Ralliement, Trois-Rivières, Séminaire Saint-Joseph, volume 10, numéro 15, mai 1984, pages 3-8. Reproduit dans le site web Trifluviana, Passionnés d'histoire trifluvienne.
  9. Louis Martel et Hermann Plante. Jalons, Paroisse de l'Immaculée-Conception, Trois-Rivières, 1678-1978, p. 9.
  10. Sylvie Ravet-Biton, Les pionniers tonnerois de la Nouvelle-France, Société d'Archéologie et d'Histoire du Tonnerois. Tonnerre.France. 179 p.
  11. « Les aventures de Rafale: À la découverte des écosystèmes du Saint-Laurent - Tableau des régions hydrographiques du Saint-Laurent », sur Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (consulté en 23 décembre 2008)
  12. Toponymie : Trois-Rivières
  13. Carte Géotouristique: Géologie du Sud du Québec, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, Les Publications du Québec, Québec, 1991
  14. Normales climatiques au Canada 1971-2000, Environnement Canada, consulté le 20 janvier 2008
  15. http://grandquebec.com/mauricie/pont-laviolette/
  16. Conseil des ministres responsables des transports et de la sécurité routière, « Réseau routier national: Liste des routes du RRN au 31 décembre 2006 » (consulté en 22 décembre 2008), p. 8-10
  17. « Profil corporatif », sur STTR (consulté en 22 décembre 2008)
  18. « Se déplacer partout en région: Transport en commun », sur Bécancour.net (consulté en 22 décembre 2008)
  19. Via Rail Canada#Nouvelles suppressions
  20. Services aux citoyens - FAR Histoire de Trois-Rivières - Laviolette
  21. Le premier à porter le titre de gouverneur est François de Champflour en 1643. Qui dit gouverneur dit gouvernement. Voir l'article Gouvernement des Trois-Rivières.
  22. Parcs Canada, « Événement Répertoire des désignations historiques nationales »,‎ mars 2011 (consulté le 31 octobre 2012), p. 93
  23. « Site du patrimoine de l'usine de filtration de la Canadian International Paper », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le 31 octobre 2012)
  24. OCcupation américaine
  25. Daniel ROBERT et Jean ROY, « Le grand incendie de Trois-Rivières, 22 juin 1908 » dans Patrimoine trifluvien no 15, bulletin annuel d’histoire de la Société de conservation et d’animation du patrimoine de Trois-Rivières, 2005, 24 pages.
  26. Changement de population à la suite du regroupement avec Pointe-du-Lac, Trois-Rivières-Ouest, Cap-de-la-Madeleine, Saint-Louis-de-France et Sainte-Marthe-du-Cap
  27. http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2011/as-sa/fogs-spg/Facts-cma-fra.cfm?LANG=Fra&GK=CMA&GC=442
  28. http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2011/as-sa/fogs-spg/Facts-cma-fra.cfm?LANG=Fra&GK=CMA&GC=442
  29. Capitales culturelles du Canada
  30. Site du 375e anniversaire de Trois-Rivières
  31. Répertoire des monuments historiques et plaques commémoratives de Trois-Rivières, par Daniel ROBERT, Dépôt légal – Bibliothèque nationale du Canada, 2005, ISBN 2-920584-09-X
  32. Répertoire du patrimoine culturel du Québec
  33. MILOT, Jocelyne et Jean SIMARD. Les croix de chemin du Québec : inventaire sélectif et trésor. Collection Patrimoines. Dossier, 10. Québec, Les publications du Québec, 1994. 510 p.
  34. http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do;jsessionid=7217421A47519C1397A5A56E8841D6F5?methode=consulter&id=99444&type=bien#.U79aGvl5NDE
  35. https://www.cdli.ca/monuments/pq/trois-rivieres.htm
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raoûl Blanchard, La Mauricie, Trois-Rivières, Le Bien Public,‎ 1950.
  • Napoléon Caron, Deux voyages sur le St-Maurice, Trois-Rivières, P.V. Ayotte,‎ 1889.
  • J. Desaulniers, Reliques, Trois-Rivières, Le Bien Public,‎ 1933.
  • Alain Gamelin, René Hardy, Jean Roy, Normand Séguin et Guy Toupin, Trois-Rivières Illustrée, Trois-Rivières, Corporation des fêtes du 350e anniversaire de Trois-Rivières,‎ 1984.
  • Raymonde Gauthier, Trois-Rivières disparue, ou presque, Montréal, Éditeur Officiel du Québec / FIDES,‎ 1978.
  • Louis-Georges Godin, Mémorial trifluvien 2 tomes, Trois-Rivières, Le Bien Public,‎ 1932.
  • Ginette Lafleur, Histoire de la paroisse St-Philippe de Trois-Rivières 1909-1984, Trois-Rivières, Fabrique St-Philippe,‎ 1984.
  • Armour Landry, Bribes d’histoire, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, coll. « Les Pages Trifluviennes / A »,‎ 1933, chap. 1.
  • Benjamin Sulte, Histoire de la ville des Trois-Rivières et de ses environs, Eusèbe Sénécal Éditeur,‎ 1870.
  • Albert Tessier, Le miracle du Curé Chamberland, Trois-Rivières, Le Bien Public,‎ 1950.
  • Yvon Thériault, Trois-Rivières, ville de reflets, Trois-Rivières, Le Bien Public,‎ 1954.
  • Jalons: Paroisse de l'Immaculée-Conception Trois-Rivières 1678-1978, Trois-Rivières, Paroisse de l'Immaculée-Conception,‎ 1978.
  • Trois-Rivières incorporée 1857-1957, Trois-Rivières, Cabinet du maire,‎ 1957.

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