Banc de pénalité

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Banc de pénalité au hockey sur glace. Le box de gauche est occupé, celui de droite vide.

Le banc de pénalité, ou banc des pénalités (souvent appelé sin bin en anglais), désigne dans les sports collectifs le lieu où un joueur prend place pour purger une pénalité reçue, mais ne méritant pas une exclusion définitive du match.

Basket-ball[modifier | modifier le code]

Au basket-ball, la notion de banc de pénalité n'existe pas. Un joueur qui commet une faute peut rester sur le terrain jusqu'au moment où il effectue sa cinquième faute pour les compétitions FIBA, sixième pour la NBA. Il doit alors quitter le terrain mais peut rester sur le banc aux côtés de ses coéquipiers. Dans le cas d'une faute disqualifiante, où de deux fautes techniques, le joueur est expulsé du terrain.

Handball[modifier | modifier le code]

Au handball, lors d'une action antisportive, l'arbitre sanctionne le joueur d'une exclusion de deux minutes qu'il passe sur le banc des joueurs. Si un handballeur a été sanctionné plus de trois fois, il reçoit un carton rouge et doit quitter la salle. Une même équipe ne peut avoir plus de trois joueurs sanctionnés de deux minutes en même temps.

Hockey[modifier | modifier le code]

Au hockey sur glace, au rink hockey et au roller in line hockey, le banc de pénalité est un espace enclos situé à l'extérieur des bandes, entre les deux lignes bleues, où les joueurs (sauf les gardiens de but) prennent place pour purger une pénalité reçue, mais ne méritant pas une exclusion définitive du match. Quand un gardien de but écope d'une pénalité, c'est un de ses coéquipiers qui le remplace au banc.

En France, le banc de pénalité est souvent également appelé prison. Le terme provient de Jeff Dickson, grand promoteur du hockey sur glace parisien, qui, en 1933[1], trouva amusant de placer les joueurs pénalisés dans une cage grillagée. Le terme est resté dans le langage courant depuis.

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Au rugby à XV, les bancs de pénalité sont destinés aux expulsions temporaires de 10 minutes et sont utilisés pour sanctionner les fautes volontaires et les mauvais comportements qui ne sont toutefois pas assez graves pour mériter une expulsion permanente du joueur. Ils sont introduits pour la première fois dans le Championnat d'Angleterre de rugby à XV le 1er novembre 1997 lors de la saison 1997-1998[2],[3]. Cette nouvelle règle qui a pour but de rendre le jeu plus fluide et de limiter les conflits et bagarres entre joueurs s'avère alors un succès et est ensuite étendue par l'International Rugby Board aux compétitions internationales trois ans et demi plus tard[4]. Les cartons jaunes attribués aux joueurs pour officialiser ces expulsions temporaires sont introduits deux ans plus tard lors de la saison 1999-2000[3].

Roller derby[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Roller derby.
Banc de pénalité de roller derby. « B.A.D. Girls » de San Francisco

En France, le banc de pénalité est souvent également appelé prison. Suivant l'infraction commise, les joueuses peuvent se voir attribuer des pénalités majeures ou mineures. Les pénalités majeures forcent la patineuse incriminé à se retirer de la partie pour une minute de jeu, laissant son équipe en situation de désavantage numérique. Une pénalité mineure n’entraîne pas d’effet négatif immédiat, mais à la 4e infraction, la joueuse devra se rendre au banc des pénalités pour une minute de jeu. Si la « jammeuse » y est envoyée, son équipe ne pourra pas marquer de point durant la minute de pénalité.

Autres sports concernés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Histoires Folles du Hockey sur Glace, Tristan Alric
  2. (en) Jonathan Davies, « Rugby Union: A chance to make winners out of sinners », sur www.independent.co.uk, The Independent,‎ 17 août 1997 (consulté le 9 août 2012)
  3. a et b (en) « Premiership History », sur www.premiershiprugby.com (consulté le 9 août 2012)
  4. (en) « Sin bin for Six Nations », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 21 janvier 2000 (consulté le 9 août 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]