Kingston (Ontario)

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Kingston
L’hôtel de ville de Kingston
L’hôtel de ville de Kingston
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau de l'Ontario Ontario
Fondateur
Date de fondation
La Salle
1673
Constitution 1846
Démographie
Population 159 561 hab. (2011)
Densité 354 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 53″ N 76° 28′ 51″ O / 44.23133, -76.48092644° 13′ 53″ Nord 76° 28′ 51″ Ouest / 44.23133, -76.480926  
Superficie 45 039 ha = 450,39 km2
Divers
Langue(s) Anglais
Fuseau horaire UTC-5
Localisation

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Kingston

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Kingston

Kingston est une municipalité ontarienne (Canada). Au recensement de 2011, la région métropolitaine comptait 159 561 habitants.

Anciennement Fort Frontenac devenu Kingston, était l'ancienne capitale éphémère du Canada.

Bien que principalement anglophone, Kingston a été désignée région bilingue par le gouvernement provincial en 2009, ce qui assure aux francophones l'accès aux services dans leur langue.

Situation[modifier | modifier le code]

Kingston est située à la jonction du fleuve Saint-Laurent, du canal Rideau et du lac Ontario.

Kingston est à 260 km de Toronto par l'autoroute 401 (l'autoroute Macdonald-Cartier), 290 km de Montréal par l'autoroute 20 au Québec et 180 km d'Ottawa.

Kingston constitue également le terminus sud du canal Rideau, voie maritime mise en service pour relier le lac Ontario à la rivière des Outaouais et pour détourner le transport maritime de la frontière des États-Unis.

Le chemin de fer Canadien National y passe.

L'ancienne municipalité de Kingston est nettement séparée par la rivière Cataraqui à l'est et la crique Cataraqui à l'ouest.

Kingston fait partie de la circonscription électorale de Kingston et les Îles.

Région métropolitaine : 1900 kilomètres carrés.

Attraits[modifier | modifier le code]

Kingston est une destination touristique populaire, entre autres parce qu'elle est située dans la région des Mille-Îles.

Fondée en 1673, la ville compte bien entendu de nombreux édifices historiques. À cause de son emplacement stratégique, Kingston fut un lieu militaire d'importance. On y trouve notamment le Fort Henry, site patrimonial national. La base des Forces canadiennes de Kingston abrite aujourd'hui des unités de la force terrestre, l'École des communications et de l'électronique des Forces canadiennes, le Musée des communications des Forces canadiennes et le Collège militaire royal du Canada.

L'édifice Mackenzie au Collège militaire royal

On y trouve l’aéroport Norman Roger (CYGK), fondé en 1940, où transitent plus de 80 000 voyageurs par année. Via Rail y opère une gare, et plusieurs marinas permettent de s'y rendre par voie maritime.

En plus de nombreux musées, Kingston abrite deux universités, le Collège militaire royal du Canada et l'université Queen's, ainsi que le St. Lawrence College. L'une des plus anciennes stations de radio du monde, CFRC, fait partie de l’université Queen's et tire son nom des « Célèbres champions de rugby du Canada» (« Canada’s Famous Rugby Champions »).

La ville a accueilli les compétitions de voile pour les Jeux olympiques d'été en 1976. Kingston est célèbre pour ses conditions de voile exceptionnelles, et au mois d'août chaque année, des amateurs de voile de partout dans le monde s'y donnent rendez-vous pour le CORK (Canadian Olympic-training Regatta, Kingston).

Le centre-ville y est animé et reçoit avec succès plusieurs festivals d’importance chaque été, dont le festival Buskers (amuseurs de rue), le Limestone City Jazz Festival et le Kingston Blues Festival. De très nombreux hôtels et restaurants y côtoient les commerces des principales rues du quartier historique : Princess, Brock, Queen, Ontario, King. Tout juste derrière l'hôtel de ville, on trouve le marché de Kingston, le plus vieux en Ontario, où les marchands convergent chaque fin de semaine et où on érige une patinoire publique en hiver. Kingston a engendré plusieurs personnalités populaires canadiennes dans le domaine de la musique, y compris les Tragically Hip, Sarah Harmer, Bryan Adams, Hugh Dillon des Headstones et David Usher (autrefois de Moist).

Kingston reçoit régulièrement des accolades quant à sa qualité de vie. En 2011 par exemple, le magazine MoneySense a élaboré une liste des meilleurs endroits où vivre au Canada, et Kingston y figurait en quatrième position.

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

Fondée en 1673 sous le nom de Cataraqui (avec plusieurs variations en orthographe), une forteresse de la Nouvelle-France, cette ville du comté de Frontenac (fondé par La Salle) resta française jusqu'à sa destruction pendant l’invasion britannique de 1758.

La ville fut rétablie en 1784 comme camp de réfugiés pour les loyalistes britanniques fuyant les révolutionnaires des États-Unis pour se maintenir dans le mode de vie de l'Empire.

L'année de la constitution de la ville est 1846.

Histoire[modifier | modifier le code]

Kingston depuis le Fort Henry, 1828
La citadelle de Kingston, vers 1840
Kingston, 1851

Le fort français Frontenac, construit en 1673 par le gouverneur de la Nouvelle-France Louis de Frontenac, fut pris et détruit par les Britanniques lors de la bataille du fort Frontenac, à la fin de la guerre de Sept Ans en 1758. Les loyalistes de l'Empire britannique uni (UEL) et la nation Mohawk des Six Nations Iroquois de New York (mené par Molli Brant) formait une partie significative de la population locale à la fin du XVIIIe siècle. La communauté qui s’appelle maintenant Cataraqui, du nom amérindien original « Kateracoui » des Mississaugas, se trouve dans l'ouest de Kingston.

Kingston était la base de la flotte navale britannique de l’est de la Région des Grands Lacs et livrait une féroce concurrence à la flotte américaine basée à Sackett’s Harbor (New York) pour le contrôle du lac Ontario.

Après la guerre, la Grande-Bretagne a construit le Fort Henry et une série distinctive de tours Martello pour protéger l'entrée du canal Rideau (à ce jour, le Fort Henry demeure une destination touristique très populaire, et la base militaire moderne est avoisinante).

On considéra Kingston pour devenir la capitale du Canada uni avant la Confédération, mais après un bref séjour comme capitale nationale de 1841 à 1844, elle perdit ce statut au profit de Montréal, Toronto, Québec puis Ottawa.

Kingston était la ville du premier Premier ministre, Sir John A. Macdonald, qui y est aujourd'hui enterré, et le 13 juin 1841 s'y tint la première réunion de l'Assemblée législative de la province du Canada.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Kingston est surnommé la « ville du calcaire » («limestone city ») en raison des nombreux bâtiments historiques faits à partir de la pierre locale.

Économie[modifier | modifier le code]

Aux XIXe et XXe siècles, Kingston fut un port important des grands lacs et un centre de construction navale et de locomotives. Cette industrie lourde s'étant éteinte dans la deuxième moitié du XXe siècle, les emplois y sont désormais principalement dans les secteurs gouvernementaux (notamment correctionnel, éducatifs, militaires et tertiaires). On trouve de plus à Kingston plusieurs sites industriels d'importance, dont DuPont et Bombardier.

Évêché[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

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Médias[modifier | modifier le code]

  • Le Kingston Whig-Standard est le journal publié sans interruption (depuis 1834) le plus vieux du Canada. La ville compte de nombreuses stations de radio ainsi qu'une succursale de la CBC Television.


Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brockville Rose des vents
Belleville N
O    Kingston    E
S
Lac Ontario

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]