Generalplan Ost

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Le Generalplan Ost (terme allemand pour : « schéma directeur pour l'Est ») est un projet nazi de conquête d'un Lebensraum (espace vital) pour l'Allemagne en Europe de l'Est dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale ; dans les faits, ce programme se traduit par un nettoyage ethnique planifié dans les territoires de l'Europe de l'Est occupés par la Wehrmacht. Ces territoires devaient être ouverts à la colonisation pour des Allemands de souche ; mené à son terme, ce projet aurait signifié la déportation, voire l'extermination[Notes 1] des 60 millions de personnes peuplant les territoires conquis par le troisième Reich en Pologne et en URSS.

Définition[modifier | modifier le code]

Le Generalplan Ost fait partie de projets plus larges de planification territoriale de grande ampleur[1] pour la Neue Europa (terme allemand pour « Nouvelle Europe »). La première mouture a été proposée à Himmler par Konrad Meyer-Hetling le 15 juillet 1941, à peine un mois après le déclenchement de la guerre à l'Est[1].

L'expulsion

Panneau de l'exposition Planung und Aufbau im Osten (Projets et reconstruction à l'Est (1941) illustrant l'expulsion « des Juifs et des Polonais » opérée dans les régions du Wartheland et du corridor de Dantzig à la suite de la conquête de la Pologne[Notes 2].

Élaboration[modifier | modifier le code]

Dès la conquête de la Pologne, des projets coloniaux et raciaux à court, moyen et long termes sont élaborés pour assurer un contrôle définitif des territoires polonais par le Reich[2]. Élaborés patiemment, les projets de colonisation nazie en Europe orientale proposent la mise en place d'une société d'économie avancée, la colonisation du continent nord américain, plus que le Drang nach Osten médiéval constituant un modèle aux de Meyer-Hetling[3].

Les grandes lignes du schéma directeur pour l'Est[modifier | modifier le code]

« Sécurisation de l'espace vital allemand à l'Est » ; ce panneau faisant partie de l'exposition de propagande national-socialiste Die grosse Heimkehr, en 1942, vise à verrouiller l'opinion publique concernant les agissements du régime sur les territoires envahis, afin d'éviter la réprobation morale face à la dureté employée. Le Generalplan Ost a également comporté un volet propagandiste.

Le schéma directeur pour l'Est, représentant pour l'essentiel une vaste épuration ethnique planifiée, était séparé en deux parties : la version courte, qui décrivait les actions à mener pendant la guerre, et la version longue, qui déclinait les opérations à entreprendre une fois la victoire acquise. Les directives stipulaient des pourcentages de germanisation variant selon les nations conquises, l'expulsion des populations ostracisées vers les profondeurs de la Russie, et d'autres destins funestes, qui auraient eu comme effet direct d'assurer la domination germanique des territoires conquis, et une situation d'autarcie économique à l'Europe occupée.

Afin de permettre non seulement la conquête, mais aussi le contrôle des territoires, tous les experts nazis s'accordent sur la nécessité d'expulser une part importante de la population vivant sur les territoires destinés à être colonisés par les Allemands : ainsi, dans le projet remis à Himmler le 15 juillet 1941, il est prévu d'expulser 85% de la population polonaise, puis 64% de la population ukrainienne et 75% de la population de Biélorussie[1] : dans ce cadre, les experts nazis envisagent d'expulser entre 31 et 45 millions de personnes, dont le sort n'intéresse pas les acteurs de ce plan massif de déplacement de populations[2].

Une fois les populations slaves évacuées ou réduites en esclavage, est planifiée l'installation de colons allemands, 10 millions sur 20 à 30 ans[3].

Selon une perspective géostratégique, les espaces ainsi repeuplés par des populations favorables au Troisième Reich auraient garanti sa protection comme autant de zones tampon devant l'Asie, tenant le rôle de « mur défensif de la frontière orientale ».

  • La version longue du plan envisageait, quant à elle, dans les cinquante années après l'issue de la guerre, la possibilité d'anéantir ou d'expulser plus de 50 millions de Slaves au-delà des montagnes de l'Oural[Notes 4].

Concepts idéologiques et travaux universitaires[modifier | modifier le code]

Richard Walther Darré, ministre de l'agriculture de 1933 à 1942, prononce un discours en 1937 : derrière lui, la devise Blut und Boden (Le sang et le sol).
À l'occasion de l'occupation de la Bessarabie et de la Bucovine du nord par l'Armée rouge, il était prévu l'évacuation vers le Reich allemand des 180 000 Volksdeutche qui y vivaient[5]. Cette opération initia de massifs transferts de population par les nazis et les soviétiques (en). Ces déportations furent côté allemand présentées comme un rapatriement, associé à la devise Heim ins Reich, "Foyer dans le Reich".

Depuis les tensions germano-polonaises du XVIIIe siècle, l'étude des pays voisins de l'Allemagne en Europe de l'Est y est considérée comme une discipline universitaire connue sous la désignation de Ostforschung. En outre, l'idéologie Völkisch, qui se met en place avant la Grande Guerre, propose un cadre pour l'expansion vers l'Est, à savoir :

  • Une expansion à l'Est, aussi bien dans les Balkans, avec la mise en place de la Mitteleuropa que vers l'Est, la Pologne russe et l'Ukraine. Ces espaces seraient vidés de leurs population, repeuplés avec des Allemands, rendus plus germaniques qu'allemands[6].
  • la nécessaire conquête d'un espace vital, développée, entre autres, par Hans Grimm, dans son roman publié en 1926,Volk ohne Raum (en), dans lequel est exposée l'idée que les Allemands manquent de territoires pour se développer.

La notion d'espace vital conquis au détriment des peuples de l'Est faisait partie des grands discours de la dictature hitlérienne depuis ses origines : la priorité de doter le peuple allemand du Lebensraum, d'un nouvel Eden, avait été annoncée lorsque Adolf Hitler dicta Mein Kampf à son compagnon de cellule Rudolf Hess, dans sa cellule bavaroise du Landsberg, dès 1925[7]. Dans le même temps, se développent, dans un certain nombre d'universités allemandes, les recherches de l'Est ; ces études participent au fil de l'évolution du régime nazi à la définition d'objectifs plus ou moins lointains d'expulsion de Polonais et de colonisation allemande sur les territoires ainsi vidés de leur population[8].
Après la prise du pouvoir par les nazis en 1933, un historien de l'université de Leipzig, Albert Brackmann, devient le chef de file des études sur l'Est : il fait le lien avec les travaux d'un anthropologue cautionnant les thèses racialistes nazies, dont l'hygiène raciale, Otto Reche. Croisant les compétences, les instituts pseudo-scientifiques émanant de l'Ahnenerbe[9] ; instigués par Richard Darré à compter de 1935, ont pour tâche de valider par la preuve l'idéologie dominante.
Poursuivant les travaux menés par Albrecht Penck dans le cadre du Volks- und Kulturbodenforschung, plus de 700 universitaires travaillent à la réalisation du Deutsche Volkskunde-Atlas (Atlas du folklore germanique). À priori, ces travaux d'étude universitaire concernent les coutumes socio-culturelles et les origines ethniques des peuples d'Europe de l'Est. Or le dessein des concepteurs de cet atlas se révéla lorsqu'il fut relié à une planification stratégique : il s'agissait d'identifier où, en Europe de l'Est notamment, avaient essaimé des populations d'origine germanique, les Volksdeutsche [10]. À compter de 1940 et la guerre une fois déclarée, Paul Ritterbusch s'attelle, dans le cadre du ministère du Reich à l'Éducation à développer l'Aktion Ritterbusch dont les conclusions seront reprises dans le Generalplan Ost.
Sur les terres conquises, il s'agissait de liquider les peuples d'origine ou de culture non-germanique, et de préserver les autres. Les espaces vidés auraient été livrés à une colonisation de peuplement si le projet avait abouti[Notes 5]. Les principaux cadres du Régime expriment de manière régulière leur préoccupation d'assurer la sécurité alimentaire pour le Reich[Notes 6] ; ce plan entend répondre à ce questionnement. De plus pour les idéologues nazis, l'Est renvoie à quelque chose d'extrêmement connoté : c'est autant une menace qu'une promesseErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>., où vivent, dans la zone de résidence, un grand nombre de Juifs, citoyens soviétiques, habitants de ghettos insalubres et "grouillants", population de plus en plus méprisée par les soldats du fait de la dégradation de vie des habitants de ces ghettos[11] ; mais lorsque cette menace conjugue ses effets avec ceux du bolchevisme, les idéologues nazis, ainsi que la population qui reçoit leurs idées, y voient l'incarnation du mal absolu, le judéo-bolchevisme, d'inspiration asiatique, dissolvant (selon eux) la culture européenne[12].

  • Une promesse : la vision qui inspirait le projet colonial nazi à l'est se référait explicitement à l'idéologie américaine de la frontière comme justification pour évincer la population indigène « inférieure », d'une part, et ouvrir la voie à une nouvelle ère de possibilités économiques en faveur d'une population « supérieure » de colons, d'autre part[13].

La guerre à l'Est, une entreprise de colonisation[modifier | modifier le code]

Les (en) négociations diplomatiques secrètes entre Molotov et Ribbentrop dans le cours de l'année 1940 laissaient entrevoir un partage concerté des pays d'Europe de l'Est, si ce n'est une association de Moscou à l'Axe.

L'idée de relancer des projets coloniaux de grande ampleur en Europe prenait autant d'importance que dans la pensée géopolitique de suprématie qui imprégnait les politiques du XIXe siècle, l'Empire colonial allemand s'était retrouvé le parent pauvre parmi les autres puissances européennes qui s'étaient taillées la part du lion à l'outremer depuis les Grandes découvertes ; et ceci malgré les trésors de diplomatie déployés par Bismarck pour que se déroule la Conférence de Berlin, organisant le partage de l'Afrique.

Après la campagne de Pologne (Opération Fall Weiss), le Reich allemand dispose d'une frontière commune avec l'URSS. Le devenir des relations entre les deux pays fait l'objet d'intenses tractations afin d'envisager le ralliement de l'URSS aux forces de l'Axe Rome-Berlin-Tokyo, d'octobre à novembre 1940[14] L'ultime proposition remise par l'ambassade soviétique de Berlin à Ribbentrop le 25 novembre 1940 resta lettre morte. L'option diplomatique écartée, Hitler signe la directive de guerre no 21 le 18 décembre 1940, signifiant à l'OKH de préparer l'armée pour une invasion alors annoncée au 15 mai 1941. En réalité, Barbarossa brisera le pacte de neutralité le 22 juin 1941.
Si le régime nazi confie à la Wehrmacht au travers de l'opération Barbarossa l'objectif de gagner la guerre, la Schutzstaffel est chargée de préparer l'après-guerre[15].
Organe de la SS, le RuSHA surveille la pureté ethnique dans le Grand Reich allemand. Indépendamment, Goering invite, sous la direction d'Alfred Rosenberg, une cinquantaine de cadres experts et dirigeants influents du régime, parmi lesquels le géographe allemand Walter Christaller, à plancher au sein de l'Ostinstitut à la veille de l'invasion de l'Union soviétique. Leur sujet consiste à planifier la mise à disposition des espaces conquis à l'Est, au profit de leur aryanisation, au prix de l'extermination massive des populations slaves. La contre-offensive de l'Armée rouge mettra fin, de facto, à l'objet même de cette entreprise, conforme aux politiques racistes du Troisième Reich.
Le IIIe Reich a en effet repris le projet de colonisation pour les Volksdeutsche et l'a étendue en des termes guerriers qui expliquent la dureté martiale employée par les dirigeants à l'égard des populations civiles, théoriquement non impliquées dans le conflit une fois leur État d'origine disparu. C'est ce qui explique, à défaut de le justifier, le caractère implacable de dureté appliqué au front de l'Est[16] de la Seconde guerre mondiale, que les populations civiles d'Europe de l'Ouest pendant l'occupation allemande n'auront pas vécu sous cet aspect[Notes 7].

Le comportement violent des troupes lancées à l'assaut de l'URSS pendant Barbarossa n'est pas imputable à un pillage sporadique : il fut l'objet d'une introduction par Hitler lui-même le 30 mars 1941 lors de la planification opérationnelle de Barbarossa, dont la trace écrite figure dans le document du 13 mai 1941 : Erlaß über die Ausübung der Kriegsgerichtsbarkeit im Gebiet ‚Barbarossa‘ ; l'OKH édita également à destination des officiers de terrain les Richtlinien für das Verhalten der Truppe in Russland, « directives sur la conduite de la troupe en Russie » le 19 mai 1941. Concernant le sort réservé aux cadres du parti communiste faits prisonniers parmi l'Armée rouge, il existe un document nommé Richtlinien für die Behandlung politischer Kommissare, « lignes directrices pour la prise en charge des commissaires politiques », daté du 6 juin 1941[17].
Dès les prémices de la guerre à l'Est, en 1939, Himmler et la SS développent des projets de colonisation de vastes portions de territoire polonais puis soviétique. Cette tendance est renforcée par l'imminence de l'attaque ; le Reichsführer SS répète plusieurs fois devant des membres de la SS, au cours des mois de juin et de juillet 1941, que la guerre imminente doit être un « combat racial sans pitié » contre les Juifs et les Slaves[18]. Le 24 juin, il confie à l'un de ses subordonnés le soin de lui proposer un projet de colonisation, qu'il juge périmé lors de la remise de l'ébauche[18].
Ces projets de colonisation demeurent indissociables des modalités de préparation de l'ensemble des opérations menées à l'Est entre 1939 et 1941 : la gestion du Gouvernement Général, l'opération Barbarossa et la politique menée dans les commissariats du Reich, en Ukraine et en Biélorussie. En effet, ces utopies donnent les lignes de force de l'intégralité des ordres donnés à l'ensemble des unités engagés sur le front de l'Est, que ce soient les unités combattantes, les unités d'occupation ou les unités chargées de l'extermination proprement dite (tant qu'elles se trouvent sur des territoires polonais ou soviétiques).

Durant toute la phase de préparation, puis durant les premières semaines du conflit, des réalisations de diverses natures sont projetées. Ainsi, Hitler envisage la création d'espaces peuplés exclusivement d'Allemands, dans des villes nouvelles, ceinturées par des couronnes de villages eux aussi peuplés d'Allemands, dans un rayon de 40 km autour de la ville ; ces villes seraient reliées entre elles à la fois par des autoroutes à 6 voies, et un réseau ferroviaire moderne, avec des trains roulant en moyenne à 200 km/h, vitesse faramineuse à l'époque ; à l'écart de ces espaces, dans les interstices, les espaces peuplés de Slaves, livrés à eux-mêmes, soumis à la famine, chassés des terres dévolues aux Germains[19].

Enjeux économiques du Generalplan Ost[modifier | modifier le code]

Réception et chronologie documentaire[modifier | modifier le code]

Deux versions du Generalplan Ost sont présentées, celle rédigée en 1940 lors de la conférence de juillet 1941 à laquelle participe Hitler, et en juillet 1942[20]. En raison de la tournure prise par la guerre à l'Est, seule la phase d'extermination et de déportation est mise en œuvre tandis que la phase réinstallation (Siedlungsphase) est abandonnée dès le printemps 1943[Notes 8].

Le Generalplan Ost, soutenu par Hitler et pris en charge par Himmler, ne faisait pas consensus parmi les hauts dirigeants du Régime[21]. Face à la vision pangermanique du Reich dessinée par ce plan, Joseph Goebbels et Joachim Von Ribbentrop étaient plus enclins au concept géopolitique d'un bloc continental dirigé par l'Allemagne, soudé par le pacte anti-Komintern, qui étendrait la notion antérieure de Mitteleuropa[Notes 9].

Pour Hitler selon ses propos tenus dans la Wolfsschanze du 8 au 11 août 1941, l'Europe de l'Est doit être un Kolonialraum sous domination allemande, à l'instar du sous-continent indien dans l'Empire colonial britannique [22]. Concernant la stratégie et les buts de guerre d'Hitler, l'historien allemand Andreas Hillgruber a démontré en 1965 dans son mémoire d'habilitation universitaire[23] que les motivations de l'État national-socialiste pour décimer les populations slaves avaient comme fondation l'« idéologie de la Race des Seigneurs ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La préméditation d'un tel génocide dans le dessein d'origine de Himmler fait l'objet d'un débat historiographique auquel participe l'historien belge Jean Stengers ; lire cet article.
  2. La légende en bas du panneau précise que « entre octobre 1939 et mars 1941, 408 525 Polonais et Juifs furent évacués ».
  3. Des centaines de milliers d'enfants européens « germanisables » sont arrachés à leur famille et transférés dans les Lebensborn ouverts par Martin Bormann. Dans ces foyers, véritables « haras pour SS », il s'agit aussi d'étudier l'amélioration de la « race aryenne ». Parallèlement, le Reich nazi fait étudier sur des cobayes humains, à Ravensbrück et Auschwitz, un programme de stérilisation massive des femmes slaves.
  4. Les montagnes de l'Oural sont identifiées comme limite de la future sphère d'influence germanique dans les discours de propagande nazie, amalgamant les hordes asiatiques de Huns et Mongols comme une menace pour la culture européenne
  5. Conjecturer sur les desseins des concepteurs du Generalplan Ost afin de déterminer si les populations victimes du plan allaient être anéanties ou déportées vers les Reichskommissariat identifiés en Sibérie n'est pas l'objet de cet article de Wikipédia.
  6. Depuis fin 1939 et l'entrée en guerre de la France et du Royaume-Uni, le Reich est soumis à un blocus (en) pour ses approvisionnements maritimes. Il dépend donc des livraisons soviétiques effectuées dans le cadre des échanges économiques pour répondre à ses besoins en matières premières.
  7. Le décret Nacht und Nebel s'appliquait pour les pays occupés en Europe de l'Ouest.
  8. Déroulée dans le Warthegau, la phase de recolonisation n'a nulle part ailleurs abouti à son terme.
  9. Mitteleuropa, selon les écrits de Friedrich Naumann en 1915.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Tooze, Le salaire de la destruction, p. 456
  2. a et b Tooze, Le salaire de la destruction, p. 457
  3. a et b Tooze, Le salaire de la destruction, p. 458
  4. Lire l'article Enlèvement d'enfants par les nazis en Europe de l'Est (en).
  5. Nekrich, Aleksandr Moiseevich ; Ulam, Adam Bruno ; Freeze, Gregory L. (1997), Pariahs, Partners, Predators : German–Soviet Relations, 1922–1941, Columbia University Press, (ISBN 0231106769) ; citation : p. 181.
  6. Fritz Stern, Politique et désespoir, p. 91.
  7. Raoul Girardet, le 22 juin 1941, In Alfred Grosser, p. 186.
  8. Saul Friedländer, Les Années d'extermination, p. 67-68.
  9. voir liste des instituts de l'Ahnenerbe (en).
  10. Énumération des peuples de souche germanique en Europe de l'Est
  11. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Browning_p267.
  12. C.R.Browning, Les Origines de la solution finale, p. 269.
  13. Adam Tooze, Le salaire de la destruction : Formation et ruine de l'économie nazie, Les Belles Lettres,‎ 2012 (pour la traduction française), 802 p. (ISBN 978-2-251-38116-9), p. 458, dernier §
  14. lire à ce sujet l'article Négociations sur un axe Berlin-Moscou (en).
  15. formulation tirée du film Amen. de Costa-Gavras.
  16. Une expression plus ample de ce caractère de dureté est donnée dans cet article.
  17. Rolf-Dieter Müller, Gerd R. Ueberschär : Hitlers Krieg im Osten 1941–1945. Ein Forschungsbericht. Wissenschaftliche Buchgesellschaft, Darmstadt 2000, S. 226 f.
  18. a et b Browning, les Origines… p. 261.
  19. R. J. Evans, Le Troisième Reich, 1939-1945, p. 210-212
  20. note à propos des différentes versions écrites du Generalplan Ost.
  21. Lipgens, Walter (1985), page 41. Documents on the History of European Integration : Continental Plans for European Union 1939-1945. Walter de Gruyter.(ISBN 3110097249).
  22. Kolonialraum : source.
  23. Andreas Hillgruber : Hitlers Strategie. Politik und Kriegführung 1940–1941. Frankfurt a.M., 2. Auflage 1982, S. 519 f.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • (fr) Christopher R. Browning, Les Origines de la Solution finale, Les Belles Lettres, coll. Histoire, Paris, 2007, ISBN 978-2-251-38086-5.
  • Johann Chapoutot, Le Nazisme et l'Antiquité, Paris, Presses universitaires de France,‎ 2008, 643 p. (ISBN 978-2-13-060899-8)
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  • (fr) Saul Friedländer, Les Années d'extermination. L'Allemagne nazie et les Juifs. 1939-1945, Seuil, collection L'Univers historique, Paris, 2008, ISBN 978-2-02-020282-4
  • (fr) Alfred Grosser (dir), Dix Leçons sur le nazisme, Éditions Complexe, 1984 (rééd.), ISBN 2-87027-121-2
  • Heiber, Helmut "Der Generalplan Ost" from Vierteljahreshefte für Zeitgeschichte, Volume 6, 1958.
  • (fr) Christian Ingrao, Violence de Guerre, Violence Génocides : Les Einsatzgruppen, in Stéphane Audouin-Rouzeau, et ali, La Violence de guerre, approches comparées des deux conflits mondiaux, Éditions Complexe, 2002, ISBN 2-87027-911-6
  • (fr) Peter Longerich, Heinrich Himmler. Biographie, Munich (Siedler) 2008, Trad. française, Himmler. L'éclosion quotidienne d'un monstre ordinaire, éditions Héloise d'Ormesson, Paris, 2010, ISBN 978-2-35087-137-0
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  • (de) Roth, Karl-Heinz "Erster 'Generalplan Ost' (April/May 1940) von Konrad Meyer from Dokumentationsstelle zur NS-Sozialpolitik, Mittelungen, Volume 1, 1985.
  • (fr) Fritz Stern, Politique et Désespoir, Les Ressentiments contre la modernité dans l'Allemagne Préhitlérienne, Armand Colin, 1990 (ed.française), ISBN 2-200-37188-8

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]