Citizen Kane
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Citizen Kane
Titre du film Citizen Kane
| Titre original | Citizen Kane |
|---|---|
| Réalisation | Orson Welles |
| Scénario | Herman J. Mankiewicz Orson Welles |
| Sociétés de production | Mercury Productions RKO Pictures |
| Pays d’origine | |
| Genre | Drame |
| Sortie | 1941 |
| Durée | 119 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Citizen Kane est un film dramatique américain réalisé par Orson Welles sorti en 1941, considéré par l'American Film Institute comme le meilleur film américain de tous les temps et particulièrement vanté pour ses innovations cinématographiques, musicales et narratives[1].
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Au début des années 1940, Charles Foster Kane meurt dans son manoir de Xanadu, en prononçant dans un dernier souffle « rosebud » (bouton de rose) et en laissant échapper de ses mains une boule à neige. Ce dernier mot énigmatique attise la curiosité de la presse. Le journaliste Thompson est chargé de percer le mystère et va rencontrer tous ceux qui l'ont connu. Ces rencontres au présent où l'on plonge dans ses souvenirs sont accompagnées à chaque fois de flashbacks qui lèvent toujours un peu plus le voile sur sa vie.
Tout jeune, il a dû quitter sa mère, qui se trouvait par hasard héritière d’une mine d’or, pour être élevé par un financier dans la perspective de sa fortune à venir. Devenu un grand magnat de la presse, il épouse la nièce du président des États-Unis et espère faire une carrière politique, carrière qui s'interrompt lorsque l'on apprend qu'il trompe sa femme avec Susan, une pseudo-cantatrice. Sa femme demande le divorce et Kane épouse alors Susan, qui se sépare de lui par la suite. Kane finit par mourir seul dans son immense manoir inachevé.
Chaque personne qui l'a côtoyé, comme Thatcher, M. Bernstein, Jedediah Leland, Susan Alexander Kane et son majordome, a une perception bien particulière du personnage, souvent très différente de celle des autres : les récits, même entrecroisés, ne font donc qu'éclairer certains aspects ponctuels de Charles Foster Kane.
Fiche technique[2] [modifier]
- Titre : Citizen Kane
- Réalisation : Orson Welles
- Scénario : Herman J. Mankiewicz et Orson Welles
- Musique : Bernard Herrmann
- Direction artistique : Van Nest Polglase
- Décors de plateau : Darrell Silvera (non-crédité)
- Costumes : Edward Stevenson
- Photographie : Gregg Toland et Harry J. Wild (scènes additionnelles, non-crédité)
- Effets spéciaux : Vernon L. Walker
- Son : Bailey Fesler et James G. Stewart
- Montage : Robert Wise
- Production : Orson Welles
- Sociétés de production : Mercury Productions et RKO Pictures
- Société de distribution : RKO Pictures
- Budget : 686 033 $[3]
- Pays d'origine :
États-Unis - Langue : anglais
- Format : Noir et blanc - 1,37:1[4] - Mono (RCA Sound System)- 35 mm[4]
- Genre : Drame
- Durée : 119 minutes
- Dates de sortie[5] :
Distribution [modifier]
- Orson Welles : Charles Foster Kane
- Buddy Swan : Charlie Kane à 8 ans
- Joseph Cotten : Jedediah Leland
- Dorothy Comingore : Susan Alexander, seconde épouse de Kane
- Agnes Moorehead : la mère de Kane
- Harry Shannon : le père de Kane, aubergiste dans le Colorado
- Sonny Bupp : le fils de Kane
- Ruth Warrick : Emily, première épouse de Kane
- Ray Collins : James W. Gettys
- Erskine Sanford : Carter
- Everett Sloane : Bernstein
- William Alland : Thompson
- Paul Stewart : Raymond
- George Coulouris : Thatcher, tuteur de Charlie Kane
- Fortunio Bonanova : Matiste
- Gus Schilling : le maître d'hôtel
- Philip Van Zandt : monsieur Rawlston
- Georgia Backus : madame Anderson
- Arthur Yeoman : Voix du speaker de News on the march
Et, parmi les acteurs non-crédités :
- Charles Bennett : un artiste
- Gino Corrado : Gino
- Alan Ladd : un reporter fumant la pipe
- Walter Sande : un reporter à Xanadu
Analyse [modifier]
Le narrateur [modifier]
Le narrateur de Citizen Kane est omniprésent et omnipotent. En attestent la première et la dernière scène du film. Ainsi, dès le début du film, la pancarte filmée en gros plan sur laquelle on lit « No trespassing » (« Défense d'entrer ») est immédiatement transgressée par la caméra qui franchit les grilles de Xanadu. Ensuite, la caméra finit par arriver devant la fenêtre de Kane, et par un champ-contrechamp, passe outre cette barrière de verre pour s’immiscer dans la vie du vieillard. De même, lors de la conclusion du film, la caméra décrit des arabesques au cœur des innombrables objets laissés par Kane pour aboutir simplement sur une luge dont se saisit un ouvrier ou un domestique pour la livrer aux flammes. L’œil de la caméra aura encore le temps de se rapprocher suffisamment de l’inscription que porte le jouet avant que l’action de la chaleur ne la fasse définitivement disparaître : « Rosebud », le mot qu’avait prononcé le mourant.
Les flashbacks [modifier]
Contrairement aux traditions de l’époque, Welles décide de raconter la vie de Charles Foster Kane sous la forme de flashbacks. Cependant, afin de ne pas perdre le spectateur, le réalisateur prend la peine de réaliser un « sommaire » grâce à la scène de la bande d’actualité, qui résume la vie de Kane. D’autre part, les flashbacks reprennent un ordre chronologique, avec dans le pire des cas des superpositions (par exemple entre le témoignage de Leland et celui de Susan).
La rupture de Susan avec Kane est ainsi racontée successivement en flashback par deux protagonistes différents, Susan elle-même et le majordome de Xanadu. Kane et Susan connaissent leur dernière altercation, et Kane, impuissant, regarde Susan quitter la pièce et s’éloigner en franchissant différentes ouvertures. Le dernier plan cadrant Susan peut prendre toute sa dimension dans la mesure où c’est elle qui relate leur séparation. Thompson interroge ensuite le majordome dont les souvenirs font l’objet du flashback suivant, qui débute de manière abrupte (par un cri de cacatoès) au moment où le majordome voit Susan partir. Welles choisit ainsi de couvrir la fin de la liaison entre Kane et Susan Alexander par deux personnages différents. La construction en flashbacks remplit ici son office car elle autorise une variation sur ce qui avait déjà été dit auparavant en ménageant un nouveau point de vue. Plus précisément, la rupture était déjà connue lors du flashback précédent, mais est visible dans toute sa continuité grâce à la présence du majordome qui assure sa fluidité à la narration.
Welles brise ainsi le style linéaire habituel des films et invente de nouveaux codes cinématographiques.
La profondeur de champ [modifier]
Le recours à une longue profondeur de champ est omniprésent dans le film. Comme pour le flashback, c’est la systématisation du procédé plus que le procédé lui-même qui marque une date dans l’histoire du cinéma[réf. nécessaire][travail inédit ?].
Un plan devenu à ce titre exemplaire est celui de la découverte de la tentative de suicide de la femme de Kane. L’image montre en amorce le verre et la fiole tandis que Kane force la porte à l’arrière-plan, Susan respirant avec difficulté sur sa couche dans le plan intermédiaire. On sait que ce plan n’a pas été effectué en une seule prise mais que la mise au point a été successivement faite sur les différents composants du plan avant intégration dans une image unique[réf. nécessaire][travail inédit ?].
De même, l’enfance de Kane qui fait l’objet des mémoires de Thatcher est représentée grâce à cette technique. La séquence débute par des images du jeune Charlie Kane jouant dans la neige avec sa luge. Puis, un travelling arrière fait comprendre que le point de vue se situait à l’intérieur de la maison familiale. Les jeux du garçon sont ensuite perçus en arrière-plan, tandis que son proche avenir est débattu dans le foyer, les deux plans étant nets.
Les plongées/contre-plongées [modifier]
De nombreux plans du film sont filmés en plongée, ou en contre-plongée. Si la contre-plongée traduit souvent l’exaltation, comme dans le discours de Kane contre Gettys, la plongée sert à illustrer les périodes de doute et d’échec, telles que la demande de mutation de Leland à Kane après la débâcle électorale, et la destruction de la chambre par Kane après le départ de Susan[travail inédit ?][réf. nécessaire].
Welles transgresse aussi les règles basiques des contre-plongées en les inversant. Car si cette même contre-plongée traduit généralement l'exaltation, la puissance écrase parfois Kane, comme dans la scène de la rupture avec sa seconde femme[travail inédit ?][réf. nécessaire].
Effets spéciaux et trucages [modifier]
Welles aime faire appel à des effets spéciaux pour enrichir son film. Ils sont dus pour la plupart au talent de Vernon L. Walker. On peut en citer six exemples, tous assez remarquables :
- La scène où Leland parle à Thompson à l'hôpital a été jouée devant un mur blanc, des diapositives ayant ensuite été utilisées pour créer le fond.
- Les vues extérieures de Xanadu et la foule du meeting politique sont des illusions : ce sont en réalité des toiles peintes.
- La scène où Gettys surveille le discours de Kane depuis le poulailler possède une caractéristique très particulière : chaque moitié d'image a été filmée séparément puis rassemblée, ce qui permet de voir nettement les deux personnages.
- Le départ de Susan a été filmé en trois fois, pour pouvoir avoir les trois plans nets. Seul un plan est éclairé et filmé, puis la bobine est rembobinée et le plan suivant est éclairé, et ainsi de suite.
- Welles a employé le procédé d'impression optique à la Truca. Cela consiste à aligner une caméra avec un projecteur dont le fonctionnement est synchronisé. La pellicule peut ensuite être retravaillée en post-production.
- Au début du film, dans la longue séquence de la bande d'actualités News on the March retraçant la carrière de Kane, est inséré un plan où Kane et Adolf Hitler sont côte à côte sur un balcon, ce qui est un habile montage.
Dernière réplique [modifier]
« Throw that junk », traduit en français par Jette ce machin (ou mieux : cette vieillerie, ce déchet), constitue l'ultime réplique du film. Elle survient lors de la séquence finale de l'inventaire dans le château de Kane, lorsque le majordome Raymond (interprété par Paul Stewart) passe devant une luge d'enfant et s'écrie ces mots « Throw that junk ». On jette la luge dans un brasier, puis la caméra sur la musique de Bernard Herrmann s'avance lentement en travelling, et le mot gravé sur le bois noirci par le feu apparaît soudain : "Rosebud", révélant peut-être que la seule chose à laquelle Kane restait encore attaché à la toute fin de sa vie était la luge avec laquelle il aimait à jouer lors des hivers neigeux de son enfance.
La séquence de révélation concernant le mot "Rosebud" peut être rapprochée de la dernière scène du film d'Alfred Hitchcock, Rebecca, qui, un an plus tôt, se concluait sur la lettre "R" soigneusement cousue sur le coussin de la chambre de Rebecca, et qui brûlait en conclusion du film[travail inédit ?].
Récompenses [modifier]
- Oscar du meilleur scénario original 1941 (décerné en 1942)
- National Film Registry 1989 : Sélectionné et conservé à la Bibliothèque du Congrès américain.
- Élu « Meilleur film de tous les temps » en 2002 par 108 réalisateurs et 144 critiques internationaux consultés par la revue britannique "Sight and Sound" du British Film Institute.
- Élu « Meilleur film de tous les temps » en 1997 et 2007 par l'American Film Institute[1].
Lieux de tournage [modifier]
- Le film a été tourné aux studios de la RKO à Hollywood (Californie) du 29 juin au 23 octobre 1940[réf. nécessaire].
Autour du film [modifier]
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Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », etc., peuvent être inopportunes dans les articles.
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.
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- Il s'agit du premier film du réalisateur, et les acteurs proviennent pour la plupart de son groupe de théâtre : le Mercury Theatre[réf. nécessaire].
- Le titre initial devait être American[réf. nécessaire].
- Pour Kane, Orson Welles s'est inspiré d'un personnage réel : William Randolph Hearst (1863-1951), qui s'était réfugié dans un château, le Hearst Castle, à la fin de sa vie, comme Kane à Xanadu dans le film. Toutefois, d'autres sources, et certains auteurs comme Peter Harry Brown et Pat H. Broeske, ont fait valoir que le film devait être, à l'origine, une biographie plus ou moins fidèle du millionnaire Howard Hughes, alors autant connu pour ses entreprises cinématographiques (Les Anges de l'enfer, Scarface), pour ses records et ses activités dans l'aviation, que pour certaines de ses excentricités : il était victime de troubles obsessionnels compulsifs, lui faisant par exemple répéter plusieurs fois de suite la même phrase, et souffrait d'une phobie des microbes. L'ironie veut que Howard Hughes soit devenu quelques années plus tard le patron de la RKO qui a produit le film.
- Les tentatives d'interdire le film par Hearst ont donné lieu à un documentaire télévisé intitulé The Battle Over Citizen Kane[6].
- Rosebud, le fameux mot-clé prononcé par Kane, veut dire littéralement « bouton de rose ». On[Qui ?] dit que ce mot était utilisé par William Randolph Hearst pour désigner le clitoris de sa maîtresse, Marion Davies (ce mot est également employé par La Mettrie pour désigner le clitoris, notamment dans L'Art de jouir). Certains estiment que c'est une des raisons pour lesquelles William Randolph Hearst a essayé d'interdire le film à sa sortie.[travail inédit ?][réf. nécessaire]
- Orson Welles a dit à propos de son film : "Le public est seul juge. Kane est à la fois un idéaliste et un escroc, un très grand homme et un individu médiocre. Tout dépend de celui qui en parle. Il n'est jamais vu à travers l'œil objectif d'un auteur. Le but du film réside d'ailleurs plus dans la présentation du problème que dans sa solution."
Références au film dans la culture populaire [modifier]
Au cinéma [modifier]
- Otto Preminger rendra hommage à ce film avec son propre film Rosebud (1974).
- Le grand détournement La Classe Américaine :
- Georges Abitbol, l'homme le plus classe du monde, meurt en prononçant ces mots : « Monde de merde »
- Des journalistes, Peter & Steven, enquêtent sur son passé, ce qui donne lieu à des flashbacks. Orson Welles fait même une apparition détournée au début du film, et meurt tué par balle en s'écriant « Ohhhhhhh, Rosebud ! ».
- Peter, un des journalistes enquêtant sur la mort de Georges Abitbol, répond à son patron qui les interroge sur leurs pistes, qu'ils avaient « plutôt pensé à un traîneau ».
- Le patron du journal reprend une réplique de Citizen Kane : « Si c'est une femme, je veux savoir son nom. Si c'est un cheval, je veux savoir dans quelle course. »
- Le film Velvet Goldmine de Todd Haynes est une transposition de "Citizen Kane" à la période glam'rock. On retrouve une construction semblable ainsi que de nombreuses références telles la mort dans la neige, les coupures de journaux, les personnages secondaires. Certaines images et certaines positions du héros sont les mêmes que dans le film.
- Dans Kill Bill : Volume 1 de Quentin Tarantino, l'une des premières scènes où l'on voit dans l'ombre la mariée agonisante sur le sol est une référence au début de Citizen Kane où l'on voit dans l'ombre Charles Foster Kane mourant sur son lit.
- En 1995, Marc Dorcel a réalisé Citizen Shane, parodie pornographique de ce film.
- Dans Rhum Express sorti en 2011, Paul Kemp (Johnny Depp) loge dans un hôtel nommé le Xanadu.
- Dans Inception de Christopher Nolan, l'idée implantée par l'équipe de Dom Cobb dans le subconscient du chef d'entreprise richissime est une éolienne en papier ayant appartenue à son fils. Cet objet sans valeur pécuniaire (comme la luge) provoque une grande réaction d'ordre affectif.
- Dans The Dark Knight de Christopher Nolan, le plan qui révèle au spectateur l'entrée de la batcave (dans des entrepôts du port), est un travelling descendant sur une grille qui mentionne " private property no trespassing. Violators will be procecuted " exactement comme la grille de Xanadu.
À la télévision [modifier]
- L'épisode 43 de l'émission Les Tiny Toons,intitulé "Citizen Max", consiste en une parodie mettant en vedette Montana Max. L'enfant gâté du pays ACME voulait devenir président des élèves de Loonyversité afin de se débarrasser de Buster. La scène d'ouverture le montre dans un manoir qui ressemble à Xanadu. Il détruit ses jouets, puis s'écrie: "ACME!" Hamton, jouant un rôle de journaliste, cherche à savoir pourquoi, du haut de son manoir, Montana Max a crié ACME. Il interroge Buster, Plucky et Elmyra.
- La série télévisée Kaamelott, réalisée par Alexandre Astier et produite par CALT, a pour logo un « K » entouré d'un cercle (représenté dans le Livre IV par un sceau de cire), similaire au symbole ornant le haut du portail d'entrée de Xanadu, la résidence de Charles Foster Kane
- La série télévisée des Simpsons a, à plusieurs reprises, parodié le film, notamment dans les épisodes suivants :
- Monsieur Chasse-Neige : à la fin du spot publicitaire pour Monsieur Chasse-Neige, une boule à neige tombe à terre et se brise.
- Rosebud :
- Le portail de la propriété de Burns est surmonté d'un « B » qui fait penser au « K » sur le portail de Xanadu. Sur le grillage se trouvent également des pancartes d'avertissement semblables à celles du film.
- On aperçoit la silhouette de Burns, « mort », à travers des fenêtres ouvragées et grillagées, comme on aperçoit le corps de Kane dans le film.
- Burns a été confié, dans son enfance, à un précepteur aisé, tout comme Kane. Les deux personnages ont eu une enfance modeste mais sont tout de même parvenus au pouvoir.
- L'ours en peluche Bobo remplit exactement le même rôle que le traîneau Rosebud, il est comme ce dernier enseveli sous la neige et son nom est prononcé, dans un râle, à la « mort » de Burns.
- Le sang, c'est de l'argent : Burns est allongé sur son lit, souffrant, et au second plan, le docteur s'entretient avec Smithers. Dans le film, Kane parle avec le docteur au chevet de sa femme.
- Marge a trouvé un boulot : le spectacle de chant et de danse organisé par Smithers est très semblable à celui organisé pour Kane, surtout au niveau des costumes (vestes rayées, chapeau et canne). Dans cette scène, la chanson est également une parodie de celle du film.
- Un tramway nommé Marge : Homer assiste à la comédie musicale dans laquelle joue sa femme et s'ennuie. Il souffle sur un programme déchiré en bandelettes. Jebediah Leland agit de la même façon lorsqu'il assiste à l'opéra chanté par la femme de Kane.
- Le maire est amer et Sous le signe du poisson : la tribune depuis laquelle Tahiti Bob pour le premier épisode et Burns pour le deuxième s'adressent au public est un clin d'œil à celle utilisée par Kane. De plus, derrière eux se trouve une affiche représentant leur photo et leur nom. Bart, qui regarde à la télé le discours de campagne de Burns, demande à Homer : « Est-ce que ton patron est déjà gouverneur ? ». Dans le film, le fils de Kane demande à sa mère : « Est-ce que Papa est déjà gouverneur ? »
- Sous le signe du poisson : Burns, fou de rage en apprenant que sa campagne tombe à l'eau, tente de s'en prendre à son mobilier, ce que fait Kane dans le film en apprenant que sa seconde femme le quitte.
- Sous le signe du poisson : Burns déclare : "Vous ne pouvez pas me faire ça, je suis Charles Mongomery Burns !". Dans le film, apparaît la phrase "Vous ne pouvez pas me faire ca, je suis Charles Foster Kane !".
- Le député Krusty : le maire a déplacé les couloirs aériens pour pouvoir entendre la voix de sa maîtresse, et quand il l'entend parler il dit "C'est ça ta voix ?! Je regrette de t'avoir fait construire un opéra". Dans le film, Kane construit un opéra pour sa femme alors qu'elle n'est pas très bonne chanteuse.
- Homer de Séville : durant le spectacle de Homer, la caméra monte et s'arrête finalement sur Carl et Lenny sur une passerelle. Dans le film, la même scène est présente durant l'opéra de Susan Alexander Kane.
- Dans un épisode de Columbo ("Jeu de mots"), le criminel se sert du mot "Rosebud" pour dresser ses chiens à tuer. Le criminel est également collectionneur d'art et fan de "Citizen Kane". Il possède d'ailleurs la grille d'entrée du domaine de Kane ainsi que sa luge.
- Dans la série Veronica Mars, la jeune détective fait allusion au film dans la saison 2, en disant « Et Rosebud n'était qu'une luge ! Je ne vous ai pas gâché la fin de "Citizen Kane" au moins ? ».
- Dans la série Weeds (saison 4, épisode 3 "The blah thing"), au bout de 3 minutes, Andy Botwin se moque de son père qui refuse d'admettre que sa mère veut mourir : "Kill me... Kill me... What do you think she meant by that? Maybe it was her sled!" (Tue moi...Tue moi... Qu'est-ce qu'elle veux dire ? Peut-être c'était de sa luge !)
- Dans la série Friends (saison 8, épisode 12), Joey demande à Rachel si elle a déjà réussi à regarder Citizen Kane en entier, elle lui répond que certes, c'est ennuyeux, mais qu'apparemment c'est un classique ("Have you ever tried to sit through Citizen Kane ?" "Yeah I know it’s really boring, but it’s like a big deal.").
- Dans l'épisode 2 de la saison 3 de Fringe, Walter parle de "Rosebud" pour trouver le petit détail qui les mènera à découvrir l'énigme de l'épisode.
- Dans La Web - Série "Flander's Company" le mot "Rosebud" est plusieurs fois utilisés lorsque les personnages sont à l'agonie et "Rosebud" est aussi le mot de passe d'un serveur secret de la "Flander's Company".
Dans les jeux vidéo [modifier]
- Le jeu TimeSplitters: Future Perfect rend également hommage à ce film avec la dernière remarque de Crow : « Rosebud… »
- Dans le jeu Les Sims, « Rosebud » est un code triche qui débloque des fonds illimités.
- Dans le jeu Zoo Tycoon, si l'on renomme un visiteur « Xanadu », on accède à la licorne.
- Dans le jeu vidéo Uplink, le mot de passe du serveur de test est « rosebud ».
- Dans plusieurs jeux vidéo de guerre, comme Call of Duty certains soldats meurent en prononçant « rosebud ».
Dans la bande-dessinée [modifier]
- Un comic strip des Peanuts montre toute l'importance du mystère de « Rosebud » pour le spectateur. Alors que Linus annonce à sa soeur Lucy qu'il regarde Citizen Kane pour la première fois, elle lui révèle la solution de l'énigme.
- Le dessinateur Don Rosa a imité plusieurs fois des scènes du film dans ses aventures de Picsou :
- William Randolph Hearst, qui a inspiré Welles, est cité dans la liste des milliardaires dépassés par Picsou dans le onzième épisode de La Jeunesse, « Le Bâtisseur d'empires du Calisota ». Picsou a donc une fin de vie proche de celle du réel Hearst et du fictif Kane.
- La séquence d'ouverture (« Rosebud » et le reportage) dans le dernier épisode de la Jeunesse de Picsou, « Le Canard le plus riche du monde ». Dans cette histoire, Picsou prononce « Goldie », qui, pour Don Rosa dans la suite de Carl Barks, est la clé pour comprendre la vie du canard de fiction.
- La consultation des Mémoires du financier Thatcher est reprise dans Sa Majesté Picsou Ier lorsque Picsou va lire les mémoires de Cornélius Écoutum, fondateur de Donaldville.
- Le dessin animé S.O.S. Fantômes y fait explicitement référence. Dans un épisode, les héros se rendent dans un manoir pour chasser un fantôme qui ne cesse d'appeler BOUTON DE ROSE. Après avoir tenté de le capturer en vain, les chasseurs vont être poursuivis par ce fantôme et tenteront de fuir avec le premier moyen qu'ils trouveront dans un débarras : une luge sur laquelle on peut lire bouton de rose, comme dans le film. Ils rendront la luge à son propriétaire (le fantôme) qui disparaîtra avec.
- Dans la BD La Tour de Kyla, Eapon prononce « Rosebud » avant de mourir.
- Batman fut créée par Bob Kane né Kahn et la première apparition du vengeur masqué au cinéma est en 1943 quelques mois après la sortie du film Citizen Kane. Orson Welles prête sa voix pour la bande annonce du film[7] et pour celle de The Shadow à la radio[8]. Le nom Bruce Wayne, choisi par Bill Finger, s'inspire de celui de son créateur. Dans son projet d'adaptation, il voyait Humphrey Bogart en Double-Face, James Cagney en The Riddler, Basil Rathbone en The Joker, Marlene Dietrich en Catwoman et lui-même en Batman.
Dans la presse [modifier]
- Le magazine de mode Citizen K rend hommage au film.
- Un portail d'information en français s'intitule http://citizenkane.fr
Dans la musique [modifier]
- Le morceau intitulé "The Union Forever" du groupe américain The White Stripes a pour sujet le film. De plus, au milieu du morceau est chantée la chanson en hommage à Kane présente dans le film.
- Jack Black, chanteur du groupe de rock américain Tenacious D fait une référence au film dans une de ses chansons. Dans The Pick of Destiny, chanson promotionnelle du film éponyme, il chante "You know our movie's better than a Citizen Kane" pour montrer avec humour à quel point son film est bon.
Autres [modifier]
La poste américaine a émis sur timbre-poste une scène du film dans la série Celebrate the Century en 1999[9],[10].
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jean Roy, Citizen Kane - Orson Welles (étude critique), Nathan, 1989, 116p. ISBN 2-09-188622-X
- Sandra Joxe, Citizen Kane - Orson Welles, éd. Hatier, collection Image par image, 1990.
- Jean-Pierre Berthomé & François Thomas, Citizen Kane, éditions Flammarion, collection cinémas, 1992.
- Claude-Jean Philippe, 100 films pour une cinémathèque idéale, Cahiers du cinéma, 2008
Liens externes [modifier]
- (en) Citizen Kane sur l’Internet Movie Database
- (en) Analyse du film et détail de la séquence biographique au début du film.
- Analyse du prologue du film par le théoricien du cinéma Jean-François Tarnowski, dans La Revue du cinéma
- (en) 'Citizen Kane' fave film of movie elite
- Citizen Kane, sur Ciné Club de Caen. Consulté le 07/06/2011
- (en) Résumé par The American Film Institute
Notes et références [modifier]
- AFI's 100 YEARS...100 MOVIES. 10TH ANNIVERSARY EDITION, sur American Film Institute, 2007. Consulté le 07/06/2011
- Sauf mention contraire, cette fiche est établie à partir du générique du film.
- (en) Page « Business » sur IMDb.
- (en) Spécification technique du film sur IMDb.
- (en) Dates de sortie sur IMDb.
- (en) The Battle Over Citizen Kane
- Youtube.com
- Comicbookresources.com
- en:Celebrate the Century
- [1]