Herm (Landes)

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Herm
Herm, l'église et le monument aux morts
Herm, l'église et le monument aux morts
Blason de Herm
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Dax
Canton Dax-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Dax
Maire
Mandat
Philippe Cagnimel
2014-2020
Code postal 40990
Code commune 40123
Démographie
Gentilé Hermois
Population
municipale
1 057 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 29″ N 1° 08′ 35″ O / 43.8080555556, -1.1430555555643° 48′ 29″ Nord 1° 08′ 35″ Ouest / 43.8080555556, -1.14305555556  
Altitude Min. 28 m – Max. 84 m
Superficie 52,08 km2
Localisation

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Herm

Herm est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Hermois et Hermoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aspect physique[modifier | modifier le code]

Herm est situé dans le Marensin. La surface agricole ne représente que 402,8 hectares en 1981, mais cela n'a presque pas évolué. La superficie plantée de pins est quant à elle majeure.

La localité, au sol de sable siliceux jaune-grisâtre, mélangé de partie charbonneuse[1] est traversé sur sa limite ouest par le Saunus, petit mais abondant ruisseau né dans les parages du Sourdat (quartier du village) et qui va rejoindre à l'entrée du bourg un second cours d'eau plus important, dit « Du Tuc », sorti lui, des sources du Campet (autre quartier de la localité), actionnant sur son passage la minoterie de Magescq. Ce ruisseau s'appelle alors « Le Magescq » selon les cartes d’état-major. Il sert de déversoir à la lagune de Taller (village voisin) et à la lande appelée « Plat de Taller-Laluque », aux confins de ces deux communes et de Herm. L'hiver, ce ruisseau est très abondant et peut alors inonder le quartier de « Mousseblanque ». Une autre rivière coulant du nord au sud venue des sources de « Tachette » était utilisée par la ville de Dax pour l'eau potable de ses habitants. Un communiqué du directeur du captage et de l'utilisation des eaux fournit les détails de l'utilisation de l'eau provenant de cette source potable. Il est vrai que les Hermois retiraient alors une certaine fierté de savoir que leur village permettait aux Dacquois, fils de l'antique oppidum des Césars Romains, d'étancher leur soif.

Pourtant les habitants de Herm doivent payer à la ville de Dax leur alimentation en eau potable que des aménagements pris dans la fin des années 1970 lui permettent d'obtenir. En effet un forage, réalisé en 1974, poursuivi jusqu'à 400 mètres de profondeur, s'est révélé « sec », puisque la source ne débitait pas plus d'un mètre cube d'eau par heure. Les Hermois ont donc été contraints de rejoindre un réseau de distribution des eaux, chose inédite puisque l'alimentation en eau potable se faisait jusqu'alors par des sources et des forages individuels de faible profondeur.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Cabanes, affluent droit de l'Adour, traverse les terres de la commune. Le ruisseau de Poustagnac, tributaire droit de l'Adour également, prend source sur le territoire d'Herm.

Les voies d'accès[modifier | modifier le code]

Dax, est distante de 14 kilomètres. L'accès au bourg, que ce soit par Dax ou par la route nationale 10, nécessite la traversée des forêts de pins qui enserrent le village de toutes parts. Herm est traversé par quatre routes reliant le village à Dax, Castets, Magescq et Gourbera.

Une voie ferrée allant de Dax à Azur et mise en exploitation le 1er janvier 1911, a été supprimée pour les voyageurs en 1950 laissant alors le village sans communication directe avec la ville voisine.

Un bureau de poste faisant suite à celui fondé il y a maintenant plus de 70 ans, est encore tenu par un facteur-receveur.

Herm possède le nécessaire de la vie quotidienne : poste, mairie, écoles, épiceries (un poste d'essence il y a quelques années) un bar-restaurant et un stade de rugby.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Les avis quant à l'étymologie, sont assez partagés. Certains affirment que le village tire son nom du mot grec "érémos" signifiant "désert" ; d'autres prétendent qu'il vient du vieux mot gascon « erm » qui signifie « pâturage », ou « lande nue », terres vaines et vagues[2]. Mais ces deux étymologies se tiennent, comme nous le verrons par la suite. Entre ces deux interprétations, se place l'opinion d'un ancien professeur au Lycée de Mont-de-Marsan, qui, dans une étude fouillée[3], et lue le 16 mars 1939 à la Société de Borda, prétend que le mot Herm viendrait du latin « heremus » signifiant halte, lieu de repos. Il conforte cette opinion par le fait que l'une des deux antiques voies romaines qui reliait Dax (Aquae Tarbellicae) à Bordeaux (Burdigala), traversait la localité avant d'aller rejoindre à Castets, l'autre Voie Aurélienne qui, de Bayonne passait par Saint-Geours-de-Maremne et Magescq. Il faut donc en conclure que les caravanes faisant route (sous-entendu vers Bordeaux), s'arrêtaient dans la cité avant de s'engager dans les « steppes profondes ».

Monsieur Dufourcet, ancien président de la Société de Borda, partageait d'ailleurs cette opinion dans son remarquable ouvrage Les Landes et les Landais, de loin antérieur aux travaux de l'ancien professeur montois. Il nous apprend en effet que la voie Aurélienne Dax-Bordeaux, passant par le voisinage des forges d'Abbesse (Saint-Paul-lès-Dax), traversait le désert en suivant les points les plus élevés du plateau, et croisait à Herm (Heremus) une autre voie de second ordre, pour déboucher dans l'un des quartiers de Castets, village voisin. On pourra donc traduire Heremus par « Halte du désert ».

Quelques faits historiques[modifier | modifier le code]

Il est probable que primitivement, Herm se situait au quartier du « Tauziet » ; plus tard pourtant, les bergers et les charbonniers (surnommés les « charboies » par les Hermois) ont déplacé le centre du village vers le nord-ouest, à sa place actuelle, vraisemblablement à cause de la proximité des ruisseaux.

Herm, semble-t-il, possédait deux seigneuries, à l'époque féodale. Ces seigneuries, Fontainières et Brutails, étaient des terres occupées par un seigneur, chargé de veiller sur une contrée et qui avait sur elles un droit de justice.

Herm dépendait de la baronnie de Josse en 1567. Cette baronnie était formée de terres de Josse, d'Yzosse et de Herm en 1475, en faveur de Jean Dax, écuyer seigneur de Brutails[4] En 1641, la paroisse relevait de la prévôté de Dax. Un habitant du village posséderait encore des liasses de documents anciens où l'on peut voir, par exemple, un Mandement de Capitation daté de 1699, des Rôles de la Paroisse en 1746 ou bien encore des listes de la taille et impositions de l'Élection de Lannes en 1747. Ces dernières datent du temps de l'Intendant d'Auch Monsieur d'Etigny.

Plus tard encore, vers 1820, la paroisse appartint presque tout entière à la famille Gieure : la classe bourgeoise accédait plus largement à l'acquisition de biens mobiliers et immobiliers...

Herm a d'ailleurs eu une vie paroissiale très intense. Il semble que presque tout passait par la paroisse comme en témoigne la gazette locale : « Le Clocher D'Herm » dont le plus ancien numéro retrouvé date de 1913. Dans ce petit bulletin mensuel figurent de nombreux conseils, dont souvent, une mise en garde contre la laïcité [5].

Le 13 et 14 juin 1949, un gigantesque incendie provoqué par une camionnette au gazogène circulant sur la route Dax-Castets, et favorisé par un vent violent ravage plus de 800 hectares de pins, épargnant de justesse une distillerie et ses 30 000 litres d'essence.

Les traditions religieuses persistaient encore il y a tout juste une vingtaine d'années : ainsi, lors de la procession de la Fête-Dieu, dans le bourg, des petites filles inondaient sur leur passage les rues de pétales de roses et Monsieur le Curé était accompagné à travers le village sous son dais, par quatre chantres.

Enfin, la fête annuelle locale avait lieu le jour de la sainte Madeleine. Monsieur le curé était accompagné, du presbytère à l'Église, par la fanfare locale qui était venue le chercher pour aller dire la messe. Celle-ci était chantée et suivie d'un concert donné par l'harmonie composée d'une trentaine d'exécutants. Le lendemain, on donnait une autre messe vers huit heures suivie d'un petit déjeuner où le Curé était invité.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à une branche de pin posée en barre et fruitée de 2 pommes, le tout au trait de sable ; au chef d'azur chargé de 4 marguerites d'argent boutonnées d'or et soutenu d'une trangle cousue de gueules

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Robert Pouysegu    
mars 1977 2001 Michel Lacoste    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution Démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 057 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
722 741 733 775 755 836 851 887 886
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
908 966 962 956 957 1 007 1 048 1 040 1 030
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 025 1 018 1 039 949 967 960 877 801 776
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
723 674 595 617 694 783 942 968 1 044
2011 - - - - - - - -
1 057 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Analyse[modifier | modifier le code]

La dépopulation[modifier | modifier le code]

À Herm, la dépopulation a exercé ses ravages. L'exode rural et en particulier la crise des résiniers a profondément marqué la commune dont la population totale a décru fortement de 1936 à 1980.

En 1799, le chiffre de la population était sensiblement le même que 9 ans auparavant : 714 habitants. On est à même de se demander comment il pouvait être aussi élevé, quand on songe que le pays était si pauvre alors, sans commerce ou véritable industrie, et que les gens, les déshérités de leur fortune surtout, avaient à faire face à des conditions de vie à peine concevables.

Thore, le savant médecin et naturaliste Dacquois (1762-1815), nous dépeint les colons de ce temps logeant dans un pièce commune, avec un foyer commun, rendant alors cet unique lieu de rassemblement familial insoutenable. Sous un toit bas et écrasé, d'étroites chambrettes étaient ménagées, humides pour la plupart, faites en torchis, où un jour douteux filtrait à peine à travers les étroites lucarnes disjointes, par lesquelles le froid et le chaud se faisaient sentir avec égale intensité. Partout, sauf dans la classe aisée, la nourriture était mauvaise, et les maladies s'abattaient comme ailleurs sur une population sans défense. On se rend donc bien compte qu'il est étonnant d'avoir une population alors aussi élevée que dans les années 1990.

Depuis, le Pays a été assaini, l'aisance et même la richesse ont remplacé la misère. Les goûts et les habitudes se sont profondément modifiés. Les vieilles maisons sont tombées ou ont été restaurées ; certaines ont fait place à des constructions aérées, spacieuses et confortables. Mais ce bien-être, ce changement radical dans le comportement d'autrefois ont-ils pour autant repeuplé le village ? Pour cela, observons les chiffres qui nous en disent long sur ce point.

En 1880, Herm comptait 1007 habitants. Le recensement de 1946 n'en compte pourtant plus que 811. En observant de plus près l'évolution démographique, on ne peut que constater la décroissance.

  • de 1962 à 1968 : la variation annuelle est de -1,77 %
  • de 1968 à 1975 on observe la même variation annuelle. La population annuelle et agglomérée reste stationnaire et voisine de 220 habitants.

La population est vieillissante mais elle fait de plus en plus place à une population jeune ; là encore les chiffres sont éloquents. En effet, il y a 512 électeurs soit 512 habitants de 18 ans et plus. On compte également 70 élèves inscrits dans les 2 écoles ainsi qu'une vingtaine d'enfants prenant le bus tous les matins pour se rendre au collège ou au lycée. En 2007, les chiffres ne sont pas exacts mais les 2 écoles comptent plus de 100 élèves et une quarantaine d'élèves prennent le bus le matin.

Si les gens âgés sont comptés, sont exclus les enfants qui ne sont pas en âge d'être scolarisés ou qui ne le sont pas encore ainsi que les enfants qui sont scolarisés ailleurs du fait du lieu de travail des parents. En observant les registres d'état civil on constate que les décès gagnent toujours du terrain sur les naissances.

Depuis quelques années, le phénomène s'est inversé et le village s'accroît dans des proportions notables. La proximité de Dax, la modicité des prix de l'immobilier et les phénomènes de rurbanisation en sont la cause.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Madeleine d'Herm: église romane rebâtie en 1863, puis rénovée en 1975
  • Une salle des fêtes (également rénovée )
  • Deux groupes scolaires accueillant une centaine d'élèves
  • Un stade de rugby
  • Des villas de style landais fleuries, qui donnent à Herm trois fleurs au classement français des villes et villages fleuris[8].


Galerie de l'église[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

  • Union Sportive Hermoise qui a fêté sa 85ème année d'existence le 30 août 2008.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voici un poèmes consacré au village, écrit par l'Abbé Jean Lesbats :

HERM

Il fait beau
Posé sur un ruisseau, dans le beau Marensin,
Vrai, le connaissez-vous ? Allez donc dans ce coin ;
Vous trouverez, amis, de quoi manger et boire !
Le bourg est bien tenu ; les gens y sont polis.
Vous serez bien reçus et de plus bien servis.
Le ruisseau est plaisant, vous y ferez bonne pêche
Il y a de beaux fruits, des poires et des pêches ...
Autrefois, les Hermois étaient des charbonniers ;
Mais ils ont disparu, comme les résiniers.
Ce qu'il y a, par contre, au milieu des grands pins,
Des champs d'asperges bleues, que l'on cueille à la main.
L'essaim des écoliers, chaque jour part en ville ;
Mais nul, dans ce pays, ne se fait de la bile.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'après un rapport de la Société de Borda, 1882
  2. D'après le dictionnaire du Béarnais et du Gascon Modernes, de Simin Palay, page 473.
  3. Le tracé probable des Voies Auréliennes, de Dax à Bordeaux
  4. Archives Nationles N°1341
  5. Ce numéro de 1913 recense en effet un article sur des "privilégiés"
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.