Université Tsinghua

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Université Tsinghua
Image illustrative de l'article Université Tsinghua
Devise 自强不息, 厚德载物
(progresser inlassablement ; soutenir le monde par une vaste vertu)[1]
Nom original 清华大学
Informations
Fondation 1911
Type Université publique
Régime linguistique Mandarin, Anglais
Budget 2 712 680 000 CNY
Localisation
Coordonnées 40° 00′ 00″ N 116° 19′ 36″ E / 40, 116.326667 ()40° 00′ 00″ Nord 116° 19′ 36″ Est / 40, 116.326667 ()  
Ville Pékin
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Direction
Président Gu Binglin
Chiffres clés
Enseignants 7 800
Premier cycle 13 000
Deuxième cycle 13 000
Troisième cycle 5 000
Divers
Site web www.tsinghua.edu.cn

Géolocalisation sur la carte : Chine

(Voir situation sur carte : Chine)
Université Tsinghua

L'université Tsinghua (chinois simplifié : 清华大学 ; chinois traditionnel : 清華大學 ; pinyin : Qīnghuá Dàxué ; EFEO : Ts'inghoua Tasiue, anglais Tsinghua University) est une université chinoise située à Pékin, considérée comme une des plus prestigieuses de la République populaire de Chine. Lors de sa création en 1911, c'était une école de préparation pour Chinois souhaitant faire un deuxième cycle dans des universités américaines. En 1925, Tsinghua s'est développée en université et elle propose maintenant des diplômes de premier cycle en quatre ans (baccalauréat universitaire) et des diplômes de deuxième et de troisième cycle (maîtrise et doctorat).

Historique[modifier | modifier le code]

Créée en 1911, lors de la Révolution Xinhai dirigée par Sun Yatsen qui fit tomber le dernier Empereur de la Dynastie Qing et aboutit sur la mise en place la République de Chine, l'université Tsinghua dispensait à l'origine un enseignement centré sur les disciplines scientifiques, quoiqu'il existât également des départements de sciences humaines. Son domaine de prédilection était donc la formation d'ingénieurs. Suite à la réorganisation des Universités en 1952, Tsinghua ne disposait plus de département dédié aux études littéraires, certaines branches d'enseignement en sciences fondamentales furent réduites, faisant de Tsinghua un établissement beaucoup plus spécifiquement tourné vers l'ingénierie, dominante numériquement parmi les étudiants et financièrement dans le budget de l'université.

À partir de la fin des années 1980, dans un contexte de réformisme des « Quatre modernisations » mis en place par Deng Xiaoping, l’État s'engage dans une refonte de Tsinghua, dans le sens d'une plus grande diversification des enseignements. Ainsi, si le département d'ingénierie conservait son expertise et son excellence, d'autres domaines, en phase avec la position nouvelle de la Chine dans le jeu mondial retrouvèrent leur place ou furent implantées dans l'Université, comme la biologie, les mathématiques, la physique, le commerce, le droit ou le journalisme.

En Avril 2005, Tsinghua était composée de 13 facultés, divisées en 54 départements, mais aussi 41 instituts de recherche, 35 centres de recherche, divisés en 171 laboratoires parmi lesquels 12 laboratoires nationaux ou 15 laboratoires du Ministère de l’Éducation.

Formation et recherche[modifier | modifier le code]

Scolarité[modifier | modifier le code]

Pour les lycéens chinois, Tsinghua est l’une des deux universités dans les régions continentales (l’autre est l’Université de Pékin), auxquelles les admissions sont les plus sélectives[réf. nécessaire]. Chaque année dans toutes les provinces les admis ne sont que ceux qui ont obtenu les meilleures notes au baccalauréat. Après les études de licence, une partie considérable des étudiants de Tsinghua vont poursuivre le doctorat aux universités des États-Unis. Selon l’annuaire des études supérieures de Chine en 2006, Tsinghua est devenue la première université source des étudiants qui avaient obtenu le doctorat aux universités des États-Unis.

Recherche[modifier | modifier le code]

Implantations[modifier | modifier le code]

Le Grand auditorium, bâti en 1917

Le campus de Tsinghua se divise, par le passage principal dès l’entrée sud, en deux secteurs, le secteur est et le secteur ouest. Le secteur ouest, plutôt historique, se caractérise en une disposition de style universitaire américain et plusieurs bâtiments en briques de style occidental. Au centre se trouve la grande salle des cérémonies entourée de la bibliothèque, le centre scientifique, le stade d’ouest, et les académies scientifiques. En outre, des cours et jardins royaux datés de la dynastie Qing représentent l’esthétique de l’architecture jardinière traditionnelle chinoise. Par comparaison, le secteur est se distingue par les bâtiments plus contemporains et un bâtiment grandiose du style soviétique (architecture constructiviste, postconstructivisme, Architecture stalinienne ?)[Lequel ?] construit pendant les années 1950.

Image et communication[modifier | modifier le code]

La devise de Tsinghua est « L’action importe plus que la parole », et l’instruction de Tsinghua insiste sur les efforts constants et la haute moralité de chacun. La fleur symbolique de Tsinghua est la fleur du cercis parce qu’elle est violette et blanche qui sont les couleurs symboliques de Tsinghua. Chaque année le dernier dimanche d’avril est le jour anniversaire de Tsinghua. Ce jour-là les laboratoires sont ouverts à la visite ; on organise une grande compétition sportive à laquelle tous les étudiants peuvent participer, et beaucoup d’anciens reviennent fêter cet anniversaire de Tsinghua.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Parmi les anciens de Tsinghua on retrouve des leaders politiques, des scientifiques, et des élites de l'entreprenariat. Par exemple Xi Jinping, le président actuel de la République Populaire de Chine; Hu Jintao, l'ex-président; Zhu Rongji, le précédent premier ministre ; Jiaxian Deng, « le père des deux bombes nucléaires de Chine » ; et Zhang Chaoyang, le créateur du site web Sohu.com et le PDG de la société Sohu qui est l’une des premières marques Internet en Chine.

Faction Qinghua[modifier | modifier le code]

Le Président chinois, Hu Jintao est présenté comme le leader de la faction Qinghua, alors que son successeur Xi Jinping est présenté comme le leader de la faction des princes rouges[2],[3]. Par ailleurs, la faction des princes rouges est proche de la faction de Shanghai menée par l'ancien président Jiang Zemin [4],[5].

Holding de Tsinghua[modifier | modifier le code]

En 2008, Hu Haifeng, fils de Hu Jintao et ancien élève de l'université est promu Secrétaire du parti communiste de Tsinghua Holdings, qui contrôle la société Nuctech et plus de 20 autres sociétés[6]. Cette société Nuctech fait l'objet de plusieurs mise en cause pour corruption en particulier par le gouvernement namibien[7],[8].

Scientométrie[modifier | modifier le code]

La plupart[Qui ?] des classements d'université placent Tsinghua comme la meilleure université chinoise[9],[10],[11]. Selon le classement des universités du monde fourni en 2005 par le supplément des études avancées du journal anglais « Thames », Tsinghua se classe à la soixante-deuxième place au niveau mondial ; d’après le classement des universités chinoises proposé en 2006 par l’institut de recherches scientifiques de Canton, Tsinghua tient la première place en Chine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce sont les deux principes du Yin (厚德载物 soutenir/contenir/porter le monde par une vaste vertu) et du Yang ([[wikt:自强不息|]] progresser ou se renouveler/ sans (prendre le temps de) souffler) exprimés dans le Livre des mutations (hexagrammes 1 et 2).
  2. Arnaud de La Grange, Xi Jinping : le futur maître de la puissance chinoise Le Figaro, 19 octobre 2010
  3. Robert Neville, La Chine va-t-elle changer avec Xi Jinping? Marianne, 6 novembre 2010 « La faction des "princes rouges", emmenée par Xi Jinping lutte ainsi pied à pied avec celle de la Ligue de la jeunesse, dont est le chef de file n'est autre que le Président chinois, Hu Jintao. »
  4. Bhaskar Roy, Some Serious Introspections in China
  5. Arnaud de La Grange, Contrôle militaire étroit à Shanghaï Le Figaro, 30 avril 2010
  6. AFP China Internet blackout linked to leader’s son Tapei Times
  7. Sharon LaFraniere et John Grobler Namibians Say Inquiry on China Will Expand New York Times, 31 juillet 2009
  8. Yann Rousseau Une affaire de corruption en Namibie affole Pékin Les Echos n° 20472 du 24 Juillet 2009 • page 6
  9. (en) Chinese University Ranking, China Education Center Ltd
  10. (en) China University Ranking
  11. (en) University Rankings in China, NIAN CAI LIU et LI LIU, juillet 2005

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]