Karim Ghellab

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Karim Ghellab
Karim Ghellab en 2010.
Karim Ghellab en 2010.
Fonctions
10e président de la Chambre des représentants
19 décembre 201111 avril 2014
Législature IXe
Prédécesseur Abdelwahed Radi
Successeur Rachid Talbi Alami
Ministre des Transports et de l'Équipement du Maroc
7 novembre 200219 décembre 2011
Premier ministre Driss Jettou
Abbas El Fassi
Gouvernement Jettou
El Fassi
Prédécesseur Abdeslam Znined
Bouamour Taghouane
Successeur Abdelaziz Rabbah
Député
En fonction depuis le 27 septembre 2002
Élection 27 septembre 2002
7 septembre 2007
25 novembre 2011
Législature VIIe, VIIIe, IXe
Biographie
Date de naissance 14 décembre 1966 (47 ans)
Lieu de naissance Casablanca (Drapeau du Maroc Maroc)
Nationalité Marocaine
Parti politique Parti de l'Istiqlal
Diplômé de École nationale des ponts et chaussées
Profession Ingénieur

Karim Ghellab
Présidents de la Chambre des représentants marocaine

Karim Ghellab est un homme politique marocain, né le 14 décembre 1966 à Casablanca. Il fut le président de la Chambre des représentants de 2011 à 2014, et ministre des Transports et de l'’Équipement dans les gouvernements Jettou et El Fassi de 2002 à 2011.

Parcours universitaire[modifier | modifier le code]

Il a suivi toutes ses études sanctionnées par un bac E (math/techniques) au lycée Lyautey en 1984. Il s'envole à Paris, où il devient ingénieur diplômé de l'École Nationale des Ponts et Chaussées de Paris, promotion 1990.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Polyglotte, parlant couramment l’anglais, le français, l’italien et l’arabe, il entame sa carrière professionnelle dans un cabinet de consultants Eurogroupe à Paris, avant de rejoindre en 1994 le Ministère de l’Equipement en tant que Directeur Provincial d’abord à El Hoceima puis Benslimane.

Il se distingue rapidement et intègre l’administration centrale pour prendre en charge la Direction des Programmes et des Études en 1996, puis celle des Routes et de la Circulation Routière en 1998.

En 2001, après un court passage par le Groupe ONA, il est nommé par le roi Mohammed VI en tant que Directeur Général de l'ONCF où il s’emploiera efficacement et avec beaucoup de succès à régler les problèmes structurels de l’Office et lui insuffler une nouvelle dynamique en phase avec un repositionnement fort sur le marché du transport national en tant qu’opérateur logisticien performant, partenaire privilégié de l’économie nationale.

Le 7 novembre 2002, il est nommé par le roi Ministre de l’Equipement et du Transport au sein du Gouvernement de Driss Jettou, l’un des portefeuilles les plus stratégiques, responsable de la gestion et du suivi des plus gros projets du pays.

Son credo à la tête de ce département : réformes et accélération des projets. Résultat : une grande visibilité de réalisation et de livraison des chantiers physiques (routes rurales : de 1000 à 1 500 km/an et autoroutes : de 40 à 100 puis à 160 km/an) et modernisation et mutations profondes de l’environnement légal des différents secteurs (application de la loi de libéralisation du transport routier de marchandises, libéralisation du secteur aérien, loi de libéralisation des secteurs ferroviaire, portuaire et maritimes, transformation des offices sous tutelle en sociétés anonymes, ONT / ONCF et ODEP, réforme du code de la route, préparation et mise en œuvre de la stratégie nationale de sécurité routière…)

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Sur le plan partisan, M. Ghellab est membre du Comité Central du Parti de l'Istiqlal. Tête de liste du parti dans l’arrondissement de Sbata à Casablanca en septembre 2003, il remporte les élections communales et devient Président dudit arrondissement, membre du Conseil Municipal de la ville de Casablanca.

Il est également secrétaire provincial du parti pour la préfecture de de Ben Msik, une préfecture qui rassemble quelques uns des plus grands quartiers populaires de Casablanca.

Il est aussi président des utilisateurs des compétences en les pressants et les jetant après utilisation. Chef de l'ingratitude et de l'harcèlement administratif.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fonctions occupées[modifier | modifier le code]

  • 1990 - 1994 : consultant en organisation à Eurogroup Consultants à Paris
  • 1994 - 1996 : directeur provincial de l'Équipement d'Al Hoceima, puis de Benslimane
  • 1994 - 1997 : secrétaire général adjoint de l'amicale des ingénieurs des ponts et chaussées du Maroc
  • 1996 - 1997 : directeur des programmes et études auprès du ministère de l'Équipement
  • 1997 - avril 2001 : directeur des routes et de la circulation routière auprès du ministère de l'Équipement et dirigeant du projet de mise en concession privé du port de Tanger Atlantique.
  • Il est également vice-président depuis 2000 de l'Association mondiale de la route (AIPCR), président depuis 1998 de l'Association des directeurs africains des routes (ADAR), président délégué depuis 1997 de l'Association marocaine permanente des congrès de la route (AMPCR).
  • Juin 2001 - juillet 2001 : directeur général de Tanger Free Zone et Sapino (ONA)
  • Sous le Gouvernement Driss Jettou, il nommé ministre de l'Équipement et du Transport.
  • En 2007, il a été élu à la Préfecture Ben M'sick de Casablanca à l'Élection parlementaire de 2007 au Maroc.
  • Le 15 octobre 2007, il a été reconduit au même poste sous le Gouvernement Abbas El Fassi.
  • Le 12 juin 2009, il est élu aux élections communales dans la circonscription de Sbata à Casablanca. Le 6 juillet 2009, il échoue à être réélu à la tête de l'arrondissement de Sbata.

Les projets[modifier | modifier le code]

Biométrie[modifier | modifier le code]

Il est à la base du passage au permis à point. À l'horizon 2013, il est prévu que tout le monde passe au nouveau système. Une nouvelle loi (prévue au mois juin 2009) imposera à tous les automobilistes de renouveler leur carte grise et leur permis de conduire. Toutefois, ce projet est handicapé par la durée de traitement du dossier qui peut prendre des mois et le prix de renouvellement 400 dh (40 €) pour le permis et 450 DH (45 €) pour la carte grise. Il est à l'origine de plusieurs sociétés dans le domaine des routes et de signalisation

Code de la route[modifier | modifier le code]

En voulant le faire passer de forces, il subit en 2 ans, 2 échecs. Ce code, qui privilégie la répression, a cristallisé le mécontentement des transporteurs et de la population en général. En 2007, l'ancien premier ministre Driss Jettou a dû intervenir personnellement en multipliant les réunions avec les représentants pour éviter l'embrasement. Un premier désaveu pour le ministre des transports. Reconduit dans ses fonctions par le premier ministre Abbas El Fassi, Ghellab fort de sa légitimité obtenue à Sbata et de la primature Istiqlalienne, il ressort -sans écouter personne- son code de la route, il réussit à le faire adopter par la majorité dans la première chambre. Il ne restait que la chambre des conseillers, si ce n'était l'intervention de Maâti Benkaddour. À la suite, d'un arbitrage royal, l'examen du projet est reporté à une date ultérieure. Malgré ses deux échecs, Ghellab n'en démord pas, dans un entretien à l'AFP, il a souligné que son projet « est maintenu. Il a été voté à l'unanimité par la Chambre des représentants, où il a fait l'objet de multiples amendements. »[1]

Les autoroutes[modifier | modifier le code]

Afin de mettre en place un réseau autoroutier, Ghellab a puisé des ressources de tout le gouvernement pour arriver à ses fins. En 2008, La Cour des comptes l'accuse de mauvaise gestion des fonds publics. « "Parmi les griefs relevés par les auditeurs de la Cour, le fractionnement en plusieurs lots de marchés des autoroutes aurait entrainé des coûts supplémentaires". » Le ministre se défend que c'est la faute aux promoteurs chargés de leur construction. « Il y en a même qui ont triché pour gagner du temps et quelques millions de dirhams en plus. » et de continuer « "Je suis fier de constater qu'à aucun moment, le rapport de la Cour des comptes n'a relevé un élément qui mettrait en doute la régularité de dépenses ni l'intégrité des responsables". » Mais aucune action en justice n'a été rendue publique contre les promoteurs. Enfin, il assume ses choix et critique la vision arithmétique de la Cour des comptes « "Il ne faut pas croire que la fragmentation des appels d'offres des chantiers d'autoroutes a coûté plus d'argent, et encore moins 50 millions de dirhams. Le découpage a été fait dans le souci d'accélérer les travaux et de réaliser plusieurs sections simultanément. Cette option a été privilégiée afin de permettre la participation des entreprises marocaines à l'effort d'infrastructures." »

Sbata[modifier | modifier le code]

Député d'une circonscription de Casablanca, Ghellab y est rarement présent. En 4 ans, il réalise 22 km de voiries et 75 millions DH d'investissements. Le reste est de son propre aveu, il préfère le déléguer. Il tente de redresser la situation en organisant un festival "Printemps de Sbata". Festival d'un budget de 3 millions DH, lancé à 3 mois des législatives du 12 juin 2009 et qui vient à la fin d'un mandat de 6 ans. pour les observateurs, il est difficile de ne pas voir l'approche des élections, surtout que ce festival devait avoir lieu en 2005, soit 4 ans, mais n'a pas pu être organisé faute de moyens.

Maritime[modifier | modifier le code]

Le secteur maritime est un des ratés de Karim Ghellab, Sans vision du secteur, il a bradé la Compagnie Marocaine de Navigation (Comanav) dans le processus de privatisation et par sa déroute portuaire qui a mis les opérateurs marocains dans l'impasse. En effet, le port de Casablanca est saturé. Le ministre a créé trois grandes entreprises de transport et de manutention (Consorport, Manuco et Udemac), ces deux dernières ont été créées contre la volonté des opérateurs.

Chemins de fer[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Soir Échos du vendredi 17 avril 2009 N°298