Karim Ghellab
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Karim Ghellab (né en 1966 à Casablanca, Maroc) est l'actuel ministre marocain de l'Équipement et du Transport. Il fut aussi directeur de Office national des chemins de fer (ONCF).
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[modifier] Biographie
[modifier] Diplômes
Titulaire du baccalauréat série E et ingénieur des Ponts et Chaussées, Karim Ghellab est aussi diplômé de l'école des Ponts et Chaussées de Paris dans la promotion de 1990.
[modifier] Fonctions occupées
- 1990 - 1994 : consultant en organisation à Eurogroup Consultants à Paris
- 1994 - 1996 : directeur provincial de l'Équipement d'Al Hoceima, puis de Benslimane
- 1994 - 1997 : secrétaire général adjoint de l'amicale des ingénieurs des ponts et chaussées du Maroc
- 1996 - 1997 : directeur des programmes et études auprès du ministère de l'Équipement
- 1997 - avril 2001 : directeur des routes et de la circulation routière auprès du ministère de l'Équipement et dirigeant du projet de mise en concession privé du port de Tanger Atlantique.
- Il est également vice-président depuis 2000 de l'Association mondiale de la route (AIPCR), président depuis 1998 de l'Association des directeurs africains des routes (ADAR), président délégué depuis 1997 de l'Association marocaine permanente des congrès de la route (AMPCR).
- Juin 2001 - juillet 2001 : directeur général de Tanger Free Zone et Sapino (ONA)
- Sous le gouvernement de Driss Jettou il nommé ministre de l'Équipement et du Transport.
- En 2007, il a été élu à la Préfecture Ben M'sick de Casablanca aux Élection parlementaire de 2007 au Maroc.
- Le 15 octobre 2007, il a été reconduit au même poste sous le gouvernement Abbas El Fassi.
- Le 12 juin 2009, il est élu aux élections communales dans la circonscription de Sbata à Casablanca. Le 6 juillet 2009, il échoue à être réélu à la tête de l'arrondissement de Sbata.
[modifier] Les projets
[modifier] Biométrie
Il est à la base du passage au permis à point. A l'horizon 2013, il est prévu que tout le monde passe au nouveau système. Une nouvelle loi ( prévu au mois juin 2009) imposera à tous les automobilistes de renouveler leur carte grise et leur permis de conduire. Toutefois, ce projet est handicapé par la durée de traitement du dossier qui peut prendre des mois et le prix de renouvellement 400 dh (40€) pour le permis et 450 DH (45€) pour la carte grise.
[modifier] Code de la route
En voulant le faire passer de forces, il subit en 2 ans, 2 échecs. Ce code qui privilégie la répression à cristalliser le mécontentement des transporteurs et de la population en général. En 2007, l'ancien premier ministre Driss Jettou a du intervenir personnellement en multipliant les réunions avec les représentants pour éviter l'embrasement. Un premier désaveu pour le ministre des transports. Reconduit dans ses fonctions par le premier ministre Abbas El Fassi, Ghellab fort de sa légitimité obtenue à Sbata et de la primature Istiqlalienne, il ressort -sans écouter personne- son code de la route, il réussit à le faire adopter par la majorité dans la première chambre. Il ne restait que la chambre des conseillers, si ce n'était l'intervention de Maâti Benkaddour. A la suite, d'un arbitrage royal, l'examen du projet est reporté à une date ultérieure. Malgré ses deux échecs, Ghellab n'en démord pas, dans un entretien à l'AFP, il a souligné que son projet « est maintenu. Il a été voté à l'unanimité par la Chambre des représentants, où il a fait l'objet de multiples amendements. »[1]
[modifier] Les autoroutes
Afin de mettre en place un réseau autoroutier, Ghellab a puisé des ressources de tout le gouvernement pour arriver à ses fins. En 2008, La Cour des comptes l'accuse de mauvaise gestion des fonds publics. « "Parmi les griefs relevés par les auditeurs de la Cour, le fractionnement en plusieurs lots de s marchés des autoroutes aurait entrainé des coûts supplémentaires". » Le ministre se défend que c'est la faute aux promoteurs chargés de leur construction. « Il y en a même qui ont triché pour gagner du temps et quelques millions de dirhams en plus. » et de continuer « "Je suis fier de constater qu'à aucun moment, le rapport de la Cour des comptes n'a relevé un élément qui mettrait en doute la régularité de dépenses ni l'intégrité des responsables". » Mais aucune action en justice n'a été rendue publique contre les promoteurs. Enfin, il assume ses choix et critique la vision arithmétique de la Cour des comptes « "Il ne faut pas croire que la fragmentation des appels d'offres des chantiers d'autoroutes a coûté plus d'argent, et encore moins 50 millions de dirhams. Le découpage a été fait dans le souci d'accélérer les travaux et de réaliser plusieurs sections simultanément. Cette option a été privilégiée afin de permettre la participation des entreprises marocaines à l'effort d'infrastructures." »
[modifier] Sbata
Député d'une circonscription de Casablanca, Ghellab y est rarement présent. En 4 ans, il réalise 22 km de voiries et 75 millions DH d'investissements. Le reste est de son propre aveu, il préfère le déléguer. Il tente de redresser la situation en organisant un festival "Printemps de Sbata". Festival d'un budget de 3 millions DH, lancé à 3 mois des législatives du 12 juin 2009 et qui vient à la fin d'un mandat de 6 ans. pour les observateurs, il est difficile de ne pas voir l'approche des élections, surtout que ce festival devait avoir lieu en 2005, soit 4 ans, mais n'a pas pu être organisé faute de moyens.
[modifier] Maritime
Le secteur maritime est un des ratés de Karim Ghellab, Sans vision du secteur, il a bradé la Compagnie Marocaine de Navigation (Comanav) dans le processus de privatisation et par sa déroute portuaire qui a mis les opérateurs marocains dans l'impasse. En effet, le port de Casablanca est saturé. Le ministre a créé trois grandes entreprises de transport et de manutention (Consorport, Manuco et Udemac) , ces deux dernières ont été crée contre la volonté des opérateurs.
[modifier] Chemins de fer
[modifier] Sources
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- ↑ Le Soir Échos du vendredi 17 avril 2009 N°298

