Aimé Charles Irvoy

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Aimé Charles Irvoy

Aimé Charles Irvoy, né le 25 novembre 1824 à Vendôme (Loir-et-Cher), mort le 28 mars 1898 à Grenoble (Isère)[1], est un sculpteur français qui a vécu et travaillé à Grenoble.

Biographie[modifier | modifier le code]

Faisant preuve dès son plus jeune âge de dispositions pour le dessin et la sculpture, il expose ses œuvres, à seize ans, à Tours. Peu de temps après, il entre à l'école des Beaux-Arts de Paris, où il est l'élève de Jules Ramey et Auguste Dumont. Il est aussi l'élève du sculpteur grenoblois Victor Sappey. En 1854, il obtient le second prix de Rome avec le groupe Hector et son fils Astyanax.

L'ancienne école de sculpture de Grenoble (aujourd'hui Musée de la Résistance)

Il arrive à Grenoble en 1855, et l'année suivante, le poste de directeur de l'école de sculpture architecturale de Grenoble étant vacant, obtient cette place et la conservera quarante et un ans. L'ancienne école (1853) et le logement de son directeur, rue Hébert, abritent aujourd'hui le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère. En 1861, il épouse Louise Charrut (1832-1914). De 1867 à 1869, il sculpte les bustes de la Préfecture de l'Isère et les statues de l'Agriculture et de l'Industrie à la Chambre de Commerce et d'Industrie du boulevard Gambetta. En 1870, il réalise l'aigle monumental de l'immeuble du Dauphiné libéré dans l'avenue Alsace-Lorraine, mais ses relations avec la municipalité deviennent tendues en raison du refus de lui passer commande d'une statue équestre de Napoléon Ier destinée à la place d'Armes.

Charles Irvoy est enterré au cimetière Saint-Roch de Grenoble, dans lequel on retrouve de nombreuses tombes portant ses œuvres comme le médaillon d'Albin Crépu, les cariatides du maire Joseph Marie de Barral ou le médaillon du général de Miribel[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Fronton de l'ancien hôpital civil de Grenoble

Des œuvres d'Aimé Irvoy sont conservées au Musée de Grenoble (bustes de diverses personnalités) et dans plusieurs lieux de la ville, ainsi qu'au musée des beaux-arts de Lyon. Au Muséum d'histoire naturelle de Grenoble, seize médaillons de terre cuite (1871) représentent des savants illustres, depuis Aristote jusqu’à Coenraad Jacob Temminck (1778-1858), en passant par Dominique Villars (1745-1814) ou Alexander von Humboldt (1769-1859)

  • Statue de Ronsard, bronze, à Vendôme
  • Statues en l’église Saint-Grégoire de Stenay (Meuse)
  • La Sentinelle gauloise, récompensée à l'exposition de 1878, offerte à la ville de Grenoble et qui restera longtemps sur les bords de l'Isère
  • L'allégorie de la charité, fronton de l'ancien hôpital civil de Grenoble, rue Félix-Viallet, désaffecté en 1913. Il était resté en place, caché sous du plâtre, le bâtiment abritant alors l'hôtel Majestic, jusqu'en 1944. Ce fronton est exposé de nos jours à proximité du Musée grenoblois des sciences médicales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de Geneanet
  2. Union de quartier de l'Île-Verte, Mémoire de l'Île, 2006, page 195.

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