Alfred Picard

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Alfred Picard

Alfred Picard, né à Strasbourg le 21 décembre 1844 et mort à Paris le 8 mars 1913, est un ingénieur et un administrateur français. Il fut Vice-président du Conseil d'État de 1912 à 1913.

Description tiré du livre Le Génie Civil, tome LXII, 33e année, 1912-1913[1]

« Il entre à l'École polytechnique en 1862, puis à l'École des ponts et chaussées. La guerre de 1870 le trouve ingénieur du canal des houillères de la Sarre et du canal des salines de Dieuze. Attaché aux travaux de défense de Metz, il prend du service dans l'armée de la Loire. En 1872, il est appelé aux fonctions du contrôle de l'exploitation des Chemins de fer de l'Est et du canal de la Marne au Rhin, qu'il exerce jusqu'en 1879, et au cours desquelles il dirige d'importants travaux.

En 1880, il est chef de cabinet du ministre des Travaux publics, Varoy (Henri Auguste), et directeur du personnel du ministère avant de prendre, en 1885, la direction générale des ponts et chaussées, des mines et des chemins de fer. Nommé au Conseil d'État en 1882, il devint président de section en 1886.

Il est rapporteur général de l'Exposition universelle de 1889 et publie à cette occasion un rapport qui le désigne pour la direction de l'Exposition de 1900, dont il est le commissaire général. Il est grand-croix de la Légion d'honneur la même année.

Après la clôture de l'Exposition de 1900, dont le succès, quoique contesté, est cependant réel[réf. nécessaire], Alfred Picard entreprend la rédaction d'un rapport important, en six volumes, intitulé Le Bilan d'un siècle, selon le titre même de l'Exposition. Il préside ensuite la commission chargée d'étudier les questions d'organisation du réseau de l'État, après le rachat de l'Ouest, et il est élu membre de l'Académie des sciences en 1902. Quoiqu'il n'ait jamais fait de politique et ne soit ni député, ni sénateur, sa réputation d'administrateur le fait appeler au ministère de la Marine par Georges Clemenceau, mais il n'y reste pas assez longtemps (21 octobre 1908 - 29 juillet 1909) pour instituer les réformes que l'on attendait de lui. Le 27 février 1912, il est appelé à la vice-présidence du Conseil d'État. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.annales.org/archives/x/picard.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]