Becquerel
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Le becquerel (symbole : Bq) est l'unité dérivée du Système international (SI) pour l'activité d'un radionucléide[1] et correspond à une désintégration par seconde. Elle est homogène à s-1,l'inverse de la seconde [1].
L'ancienne unité de radioactivité était le curie (Ci) : 1 Ci = 3,7·1010 Bq (exactement).
L'activité d'une substance est définie comme le nombre de désintégrations radioactives par seconde au sein d'une certaine quantité de matière. Elle a été nommée ainsi en hommage à Henri Becquerel.
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[modifier] Activité d'une source
Le becquerel (sans autre unité) caractérise l'activité d'une source globale :
- Être humain : un individu de 70 kg a une activité de l'ordre de 8000 Bq dont 5000 dus au potassium 40
- Scintigraphie thyroïdienne : 37·106 Bq ( en pratique 0,1 MBq par kg de poids du patient )
- Source de 60Co utilisée pour la stérilisation gamma : entre 109 Bq et 1015 Bq.
- Activité d'un coeur d'uranium dégageant 1 MWth : 3,2 x 1016 Bq
- Combustible usé dans un réacteur nucléaire : 1019 Bq
[modifier] Activité d'une substance
Le becquerel par gramme (ou par kilogramme) caractérise la teneur globale en éléments radioactifs. Exemples de mesures d'activité massique :
| mili |
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| Unité |
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| kilo |
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| Mega | ||
| Giga | ||
| Tera |
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| Peta |
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On peut retenir que la radioactivité est négligeable en dessous de 1 Bq/g, de niveau « naturel » entre 1 et 1000 Bq/g, et doit être surveillée au-dessus.
[modifier] Activité d'une surface
Le becquerel par mètre carré est utilisé pour caractériser les contaminations de surfaces : contact avec un fluide radioactif, ou retombées atomiques.
- 400 Bq/m² = Limite de prise en compte contamination surfacique pour les émetteurs alpha, en dessous de laquelle il n'est pas jugé nécessaire de faire de décontamination.
- 4000 Bq/m² = Ordre de grandeur des retombées constatées en France suite à Tchernobyl.
- 40 000 Bq/m² = Limite de prise en compte de contamination surfacique pour les émetteurs bêta – gamma.
[modifier] Danger représenté par une source radioactive
Le becquerel ne fait que compter un nombre d'événements par seconde, le caractère dangereux ou non de cette activité dépend de l'énergie et de la nature des particules émises.[5]
D'autre part, l'effet sur la santé dépend de la manière dont on s'expose à la source radioactive: simple exposition, inhalation, ingestion... Enfin, en cas d'inhalation ou d'ingestion, l'effet dépend de la radiotoxicité du corps, lié à la manière dont il est métabolisé.
L'effet des radiations sur le corps est mesuré par le sievert et le gray.
La dose approximativement reçue en huit heures à une distance d'un mètre d'une source ponctuelle de rayonnements gamma d'activité A Bq et d'énergie E MeV est approximativement R = 10-9 A.E (mGy).[6]
[modifier] Densité spectrale
La désintégration radioactive suit un processus de poisson, dont la densité spectrale est en 1/fa.[7]
[modifier] Notes et références
- « Unités ayant des noms spéciaux », sur le site du BIPM. Consulté le 28 février 2008.
- ↑ http://www.mines-energie.org/Dossiers/Nucl2002_11.pdf
- ↑ D'après ANDRA http://www.andra.fr/interne.php3?id_article=140&id_rubrique=95
- ↑ http://rme.ac-rouen.fr/dechets_nucleaires.htm
- ↑ Un verre de champagne a une activité de l'ordre de 10 à 100 désintégrations par seconde, mais les bulles qui explosent sont inoffensives; inversement une mitrailleuse a une "activité" de l'ordre du becquerel, mais les particules émises sont particulièrement dangereuses.
- ↑ Génie Atomique, tome V, p. 147 - Presses Universitaires de France 1965.
- ↑ Voir par exemple Clustering poisson process and burst noise.