Jean-Jacques Le Barbier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jean-Jacques Le Barbier
Le Barbier l’Aîné

Description de cette image, également commentée ci-après

Bain turc, par Barbier, 1785.

Naissance 11 novembre 1738
Flag of France.svg Rouen
Décès 7 mai 1826 (à 87 ans)
Flag of France.svg Paris
Activités Artiste peintre, écrivain, illustrateur
Maîtres Jean-Baptiste Descamps, Jacques-Philippe Lebas, Jean-Baptiste Marie Pierre.

Œuvres réputées

Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen

Jean Jacques François Le Barbier, dit « Le Barbier l’Aîné », né à Rouen le 29 novembre 1738 et mort à Paris le 7 mai 1826, est un écrivain, illustrateur et peintre d’histoire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né sur la paroisse Saint-Maclou de parents peu favorisés de la fortune, Jean-Jacques Le Barbier entra à l’école des Beaux-Arts de Rouen établie dans sa ville natale par Descamps, et y remporta deux premiers prix dès l’âge de dix-sept ans. Il partit en 1758 pour Paris, où, sur la recommandation de son maître Descamps, il fut admis chez le célèbre graveur Lebas. Ne se sentant aucune disposition pour la gravure, il reprit ses premières études dans l’atelier de Pierre, premier peintre du roi. Il réussit surtout à peindre à l’aquarelle. Marié à une femme qui partageait et encourageait ses goûts, Le Barbier put, en 1767-8 à l’aide d’économies provenant du travail manuel de cette excellente compagne, réaliser le désir qu’il avait depuis longtemps de faire le voyage de Rome. Pendant son séjour dans cette ville, il travailla avec beaucoup d’ardeur et de conscience, s’appliqua, lors de son retour à Paris, à la peinture à l’huile et y fit de notables progrès.

En 1776, Le Barbier fut chargé par le gouvernement d’aller dessiner les vues et les sites de la Suisse pour le Tableau de la Suisse ou voyage pittoresque fait dans les treize cantons du Corps Helvétique (Paris, 1780-86) de Zurlauben. Dans ce pays, il se lia intimement, avec le poète et peintre suisse Gessner et revint en France, où un amateur des beaux-arts, M. de Merval, le nomma conservateur de sa riche collection de tableaux. En 1778, il fut reçu membre de l’Académie des Beaux-Arts et agréé peintre d’histoire le 29 juillet 1780. Son tableau de réception avait Jupiter endormi sur le mont Ida pour sujet. Le Barbier avait exécuté les décorations du plafond de la salle des États-Généraux, et fut chargé par l’Assemblée Constituante de représenter l’action héroïque du jeune officier Desilles lors des troubles de Nancy en 1790 ; le tableau correspondant fut réalisé en l'an II (exposé au Musée des Beaux Arts de Nancy). Le Barbier avait obtenu une médaille d’or au salon de 1808. Il devint membre de l’Académie des beaux-arts, lors de sa réorganisation en 1816, de l’Académie de Rouen et de plusieurs autres sociétés savantes.

Les autres toiles les plus remarquables de cet artiste sont : Ulysse et Pénélope sortant de Sparte pour retourner à Ithaque ; l’Apothéose de saint Louis ; Sully aux pieds d’Henri IV ; Aristomène ; un Christ ; le Siège de la ville de Nancy ; la Ville de Beauvais assiégée et défendue par Jeanne Hachette ; Portrait de Henry Dubois (soldat aux gardes françaises qui entra le premier dans la Bastille lors de la prise de cette forteresse) ; Général Francisco de Miranda (1795) ; le Premier Homme et la première femme (1801) ; Hélène et Pâris (1801) ; une Lacédémonienne donnant un bouclier à son fils (1806) ; une Vierge (1806) ; l’Amour sur un arbre lançant ses traits (1806) ; Antigone, ou la piété fraternelle (1808) ; Agrippine quittant le camp de Germanicus (1808) ; la Chasse aux papillons (1810) ; Saint Louis recevant l’oriflamme des mains d’Eudes avant de partir pour la première croisade (1812) ; Henri IV et la marquise de Verneuil (1814) ; Sujet tiré de la VIe églogue de Virgile (1814) ; Médias assassinant sa belle-mère Mania, satrape de l’Éolide ; le Thébain Phyllidas tuant Léontide qui avait livré la Cadmée à Phébidas (1817) ; Exercices des Lacédémoniens sur les bords de l’Eurotas (1817) ; les Adieux d’Abradate et de Panthée (1817) ; Panthée expirant sur le sein de son mari (1817).

On a de lui des vignettes pour la Jérusalem délivrée, pour les éditions d’Ovide, de Racine, de Jean-Jacques Rousseau et de Delille. Le Musée de Rouen possède deux dessins originaux de Le Barbier, l’un ayant pour sujet Clélie s’échappant du camp de Porsenna, l’autre un Chevrier.

Son frère puîné Jean-Louis Le Barbier était peintre comme lui. Deux de ses filles, Élise Bruyère (1776-1842) et Henriette, furent également peintres, surtout Élise spécialisée dans les portraits et les compositions florales. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (41e division).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Représentation de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 par Le Barbier.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Des Causes physiques et morales qui ont influé sur les progrès de la peinture et de la sculpture chez les Grecs, Paris, 1801, in-8°
  • Principes de dessin, dessinés d’après nature, Paris, 1801, six cahiers in-fol.
  • Principes élémentaires du dessin, à l’usage des jeunes gens, 1801, Paris, in-fol.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Claude Thiébault a soutenu, sous la direction d’Antoine Schnapper, une maîtrise(inédite) d’histoire de l’art sur cet artiste, Recherches sur Le Barbier l’Aîné, Essai de catalogue de son œuvre peint, Université Paris-Sorbonne (Paris IV), U.E.R. d’Art et d’Archéologie, 1987.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :