Suite (mathématiques)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Suite.

En mathématiques, une suite (parfois nommée séquence[1]) est une famille d'éléments indexée par les entiers naturels. Une suite finie est une famille indexée par les entiers strictement positifs inférieurs ou égaux à un certain entier, ce dernier étant appelé « longueur » de la suite.

Lorsque tous les éléments d'une suite (infinie) appartiennent à un même ensemble E, cette suite peut être assimilée à une application de \mathbb N dans E. On note classiquement une suite  (u_n), ou (u_n)_{n \in \mathbb N}.

En particulier, on parle de suite « entière », suite « réelle » et suite « complexe », quand E est un sous-ensemble de \mathbb Z, \mathbb R et \mathbb C, respectivement.

Fragments d'histoire[modifier | modifier le code]

Les suites numériques sont liées à la mathématique de la mesure (mesures d'un phénomène prises à intervalles de temps réguliers) et à l'analyse (une suite numérique est l'équivalent discret d'une fonction numérique). La notion de suite est présente dès qu'apparaissent des procédés illimités de calcul. On en trouve, par exemple, chez Archimède, spécialiste des procédés illimités d'approximation (séries géométriques de raison 1/4) pour des calculs d'aires et de volumes, ou en Égypte vers 1700 avant Jésus-Christ et plus récemment au Ier siècle après J.-C. dans le procédé d'extraction d'une racine carrée par la méthode de Héron d'Alexandrie :

Pour extraire la racine carrée de A \;, choisir une expression arbitraire a \; et prendre la moyenne entre a \; et A \over a et recommencer aussi loin que l'on veut le processus précédent

En notation moderne, cela définit la suite de nombres (u_n) telle que

u_0 = a \; et, pour tout entier n \;, u_{n+1}= {1 \over 2}\left(u_n + {A\over u_n}\right)

On retrouve ensuite cette préoccupation plusieurs siècles plus tard (à partir du XVIIe siècle) avec la méthode des indivisibles (Cavalieri, Torricelli, Pascal, Roberval). Dans l'Encyclopédie Raisonnée de d'Alembert et Diderot (1751), une grande part est laissée aux suites et séries dont le principal intérêt semble être leur convergence[2] :

Suite et série : se dit d'un ordre ou d'une progression de quantités qui croissent ou décroissent suivant quelques lois. Lorsque la suite va toujours en s'approchant de plus en plus de quelque quantité finie (...) on l'appelle suite convergente et si on la continue à l'infini, elle devient égale à cette quantité.

C'est ainsi que l'on voit Bernoulli, Newton, Moivre, Stirling et Wallis, s'intéresser aux suites pour approcher des valeurs numériques. C'est à Lagrange que l'on doit, semble-t-il, la notation indicielle. L'étude des suites ouvre la porte à celle des séries entières dont le but est d'approcher, non plus des nombres, mais des fonctions. Dans la seconde moitié du XXe siècle, le développement des calculateurs et des ordinateurs donne un second souffle à l'étude des suites en analyse numérique grâce à la méthode des éléments finis. On en retrouve l'usage aussi dans les mathématiques financières.

Parallèlement à ces études de suites pour leur convergence, se développe un certain goût pour l'étude de la suite non tant pour sa convergence mais pour son terme général. C'est le cas par exemple d'un grand nombre de suites d'entiers comme la suite de Fibonacci, celle de Lucas ou, plus récemment, celle de Syracuse. Sont aussi particulièrement étudiées les suites de coefficients dans des séries entières ou les suites de nombres découvertes lors de dénombrements.

Notations[modifier | modifier le code]

L'ensemble des suites d'éléments de E indexées par une partie A de \mathbb N se note \mathcal F\left(A, E\right) ou E^A.

Soit A une partie de \mathbb N. Soit u \in E^A une suite d'éléments de E. Nous notons u_n l'image u(n) de l'entier n par u.

Ainsi, les images de 0, 1, 2, \dots, n sont notées u_0, u_1, u_2, \dots, u_n.

On dit que u_n est le terme de rang n, ou d'indice n de la suite u.

Nous notons en général la suite u : (u_n)_{n \in A} qui est donc une application.

Lorsque A = \mathbb N, nous notons plus simplement la suite : (u_n) \,.

Lorsque A = \mathbb N_n = [1, n] \cap \N = \{1, 2, \dots, n\}, nous pouvons noter la suite (u_k)_{1 \le k \le n} ou encore (u_1, u_2, \dots, u_n).

Remarque[modifier | modifier le code]

Nous ne devons pas confondre la suite u = (u_n)_{n \in \mathbb N} avec l'ensemble des valeurs de la suite \{u_n \mid n \in \mathbb N \} qui est l'image directe de \mathbb N par u. Par exemple, considérons la suite \left((-1)^n\right), l'ensemble des valeurs de la suite est \{-1, 1\}.

Exemples[modifier | modifier le code]

La suite nulle est la suite dont tous les termes sont nuls :

\left(0, 0, 0, 0, \dots \right).

Plus généralement, si (u_n) est une suite et que  \exists N \in \mathbb N \quad \forall n \geq N \quad u_n = 0 , alors on dit que (u_n) est une suite « presque nulle », ou « nulle à partir d'un certain rang », ou encore « cofinale à zéro »[réf. souhaitée].

Pour des raisons de commodité, pour tout élément k de E on peut identifier k et la suite :

\left(k, k, k, \dots \right)

Posons \forall n \in \mathbb N, u_n={1 \over {n+1}}; u = (u_n)_{n \in \mathbb N} est la suite des inverses des nombres entiers. Celle-ci peut être représentée par:

\left(1, \frac{1}{2}, \frac{1}{3}, \frac{1}{4}, \frac{1}{5}, \frac{1}{6}, \cdots \right)

Terme général et récurrence[modifier | modifier le code]

Une suite étant une application de A (partie de \mathbb N) dans E, il est intéressant, voire primordial, de connaître l'image de n pour tout n de A. Si u_n est donné comme expression de n et permet un calcul direct du nombre, on dit que l'on connait le terme général de u_n.

Cependant, si A = \{n \in \mathbb N, n \geq n_0\}, la nature de l'ensemble de départ permet de définir la suite par une relation de récurrence : le terme d'indice n est donné comme fonction de n et des termes d'indices k, kn. La propriété de récurrence permet d'affirmer qu'il suffit alors de donner u_{n_0} pour en déduire tous les termes. En pratique, la détermination de u_n\, va nécessiter le calcul de tous les termes de u_{n_0} à u_{n-1}\,, soit une opération bien longue. En programmation, cette récurrence a donné lieu à la création des fonctions récursives. Une partie de la recherche sur les suites va consister à déterminer le terme général d'une suite connaissant sa relation de récurrence.

Exemple : la suite définie par u_0 = 1 et, pour tout entier n, u_{n+1}= (n+1)u_n est la suite des factorielles : u_n = n!

Somme des termes d'une suite[modifier | modifier le code]

Si E est un groupe additif, on note :

\sum_{n = p}^{q}u_n

ou

\sum_{p \le n \le q}u_n

la somme :

u_p + u_{p+1} + \cdots + u_q

Voir aussi : Série (mathématiques).

Exemples de suites[modifier | modifier le code]

Suite arithmétique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Suite arithmétique.

C'est une suite à valeurs dans un groupe additif, définie par récurrence par


\begin{cases}
u_{n_0} = a\\
\forall n \geq n_0, \quad u_{n+1} = u_n + r
\end{cases}

r est une constante. Son terme général est alors

 u_n = a + (n - n_0)r\,

Suite géométrique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Suite géométrique.

C'est une suite à valeurs dans un monoïde, définie par récurrence par


\begin{cases}
u_{n_0} = a\\
\forall n \geq n_0, \quad u_{n+1} = qu_n
\end{cases}

q est une constante. Son terme général est alors

 u_n = a q^{n - n_0}\,

Suites arithmético-géométriques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Suite arithmético-géométrique.

C'est une suite à valeurs dans un corps commutatif[3], définie par récurrence par


\begin{cases}
u_{n_0} = U\\
\forall n \geq n_0, \quad u_{n+1} = au_n + b
\end{cases}
 u_n = \frac{b}{1-a}  + a^{n - n_0} \left(U - \frac{b}{1-a}\right)

Suites récurrentes linéaires à coefficients constants[modifier | modifier le code]

Article détaillé : suite récurrente linéaire.

Une suite récurrente linéaire est définie par une relation de récurrence :

 u_{n+p} = a_0u_n + a_1u_{n+1} + \cdots+ a_{p-1}u_{n+p-1}

a_0, a_1, …a_{p-1} sont p scalaires (a_0 non nul). L’entier p est appelé l’ordre de la récurrence. Les suites à récurrence linéaire d’ordre 1 sont les suites géométriques ; une suite récurrente linéaire d’ordre 2 célèbre est la suite de Fibonacci. L’étude des suites récurrentes linéaires d’ordre p fait appel à la notion d’espace vectoriel et au calcul matriciel, et on dispose de méthodes permettant le calcul du terme général de n'importe quelle suite de ce type.

Quelques suites célèbres[modifier | modifier le code]

C'est dans l'univers des suites d'entiers que l'on trouve les suites les plus célèbres :

  • la suite de Fibonacci où chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent et dont on connaît le terme général et sa relation avec le nombre d'or
  • la suite de Conway, piège de test de QI, où chaque terme est la description à voix haute du terme précédent
  • la suite de Syracuse ou de Collatz définie par une relation de récurrence simple : le terme suivant est obtenu en prenant, ou bien la moitié du terme précédent si celui-ci est pair, ou bien le triple du terme précédent augmenté de un si celui-ci est impair. Le comportement de cette suite reste encore une énigme pour les mathématiciens.

Limite de suite[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Limite de suite.

Suite convergente[modifier | modifier le code]

La définition de limite d'une suite est classique en topologie. La convergence des suites dans \R ou dans \mathbb C est un cas particulier de cette définition : elle se formule à l'aide de la distance (sur laquelle la topologie de ces espaces est construite).

Intuitivement, une suite possède une (valeur) limite si ses points se rapprochent toujours plus de cette limite lorsque l'indice augmente indéfiniment.

Définition générale :

Soit E un espace muni d'une topologie \mathcal O. On note \mathcal O(u) l'ensemble des ouverts contenant u.
On dira que la suite (u_n)_{n\in\mathbb N}\in E^{\mathbb N} est une suite convergente vers u^*\in E si

\forall O\in\mathcal O(u^*), \exist N\in \mathbb N tel que \forall n > N, u_n \in O.

Suite réelle convergente

On dira que la suite u est convergente vers u^* lorsque pour tout \eta\in\mathbb R_+^*, il existe N\in\mathbb N tel que pour tout n\in\mathbb N, n>N:

|u_n-u^*|\le\eta

On dit alors que u tend vers u^*, et on le note :

\lim_{n\rightarrow+\infty}u_n=u^*

Suite complexe convergente

La définition dans \R s'applique dans \mathbb C en remplaçant la valeur absolue par le module.

Limites infinies[modifier | modifier le code]

Pour les suites réelles, on élargit le champ des limites possibles aux deux limites infinies  + \infty et -\infty avec les définitions suivantes

Définition 1 :

On dira que la suite u est divergente vers +\infty lorsque pour tout M\in\mathbb R_+^*, il existe N\in\mathbb N tel que pour tout n\in\mathbb N, n>N:

u_n>M

On dit alors que u tend vers +\infty, et on le note :

\lim_{n\rightarrow+\infty}u_n=+\infty

Définition 2 :

On dira que la suite u est divergente vers -\infty si, pour tout M\in\mathbb R_+^*, il existe N\in\mathbb N tel que pour tout n\in\mathbb N, n>N:

u_n<-M

On dit alors que u tend vers -\infty, et on le note :

\lim_{n\rightarrow+\infty}u_n=-\infty

Propriétés[modifier | modifier le code]

Les propriétés sur les limites

  • Unicité
  • Opération
  • Complétude

vont dépendre de l'espace sur lequel on travaille et sont détaillées dans l'article : Limite de suite.

Suites réelles et relation d'ordre[modifier | modifier le code]

Suites monotones[modifier | modifier le code]

Définition[modifier | modifier le code]

On dit qu'une suite réelle est monotone lorsqu'elle est croissante ou décroissante. Par extension, une suite réelle est dite strictement monotone lorsqu'elle est strictement croissante ou strictement décroissante.

Propriétés[modifier | modifier le code]

  • Suite croissante: On dira que la suite (u_n)_{n\in\mathbb N}\in \mathbb R^{\mathbb N} est croissante lorsque :
    \forall n \in \mathbb N, u_{n+1} \ge u_n.
  • Suite strictement croissante: On dira que la suite (u_n)_{n\in\mathbb N}\in \mathbb R^{\mathbb N} est strictement croissante lorsque :
    \forall n \in \mathbb N, u_{n+1}>u_n.
  • Suite décroissante:On dira que la suite (u_n)_{n\in\mathbb N}\in \mathbb R^{\mathbb N} est décroissante lorsque :
    \forall n \in \mathbb N, u_{n+1}\le u_n.
  • Suite strictement décroissante: On dira que la suite (u_n)_{n\in\mathbb N}\in \mathbb R^{\mathbb N} est strictement décroissante lorsque :
    \forall n \in \mathbb N, u_{n+1}< u_n.

Exemples[modifier | modifier le code]

La suite définie par \forall n \in \mathbb N, U_n = 2n+1 est strictement croissante.

En effet, \forall n \in \mathbb N, u_{n}-u_{n+1} = 2n + 1 - [2(n+1)+1] = (-2) < 0

D'où \forall n \in \mathbb N, u_n < u_{n+1}

Critères[modifier | modifier le code]

Propriété 1 : critère de croissance

Propriété 2 : critère de décroissance

Limites de suites monotones[modifier | modifier le code]

Suite monotone bornée

D'après le théorème de la limite monotone :

Si (u_n)_{n\in\N}\in\R^\N est croissante (resp. décroissante) et majorée par M (resp. minorée par m), alors (u_n)_{n\in\N} est convergente et \lim_{n\to+\infty}u_n\le M (resp. \lim_{n\to+\infty}u_n\ge m).

De cette propriété, découle la remarque suivante :

Si :

  • (u_n)_{n\in\N}\in\R^\N est croissante
  • (v_n)_{n\in\N}\in\R^\N est décroissante
  • \exist N\in\N tel que : \forall n > N on a u_n \le v_n

alors :

(u) et (v) sont convergentes et \lim_{n\rightarrow+\infty}u_n\le\lim_{n\rightarrow+\infty}v_n

Suite monotone non bornée

Encore d'après le théorème de la limite monotone :

Si (u_n)_{n\in\N}\in\R^\N est croissante (resp. décroissante) et non majorée (resp. non minorée), alors (u_n)_{n\in\N} tend vers +\infty (resp. -\infty)

Suites adjacentes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théorème des suites adjacentes.

Deux suites réelles (a_n)_{n \in \mathbb N } et (b_n)_{n \in \mathbb N } sont dites adjacentes lorsque :

  • l'une est croissante
  • l'autre est décroissante
  • la suite (a_n-b_n)_{n \in \mathbb N } converge vers 0

L'intérêt des suites adjacentes est qu'elles permettent d'une part de prouver l'existence d'une limite, d'autre part de fournir un encadrement de celle-ci aussi fin qu'on le souhaite. Ceci grâce aux deux propriétés suivantes:

  • Si deux suites réelles  (a_n)_{n \in \mathbb N } et (b_n)_{n \in \mathbb N } sont adjacentes, alors elles convergent et ont la même limite \ell.
  • De plus, en supposant  (a_n)_{n \in \mathbb N } croissante et (b_n)_{n \in \mathbb N } décroissante on a :
    \forall n \in \mathbb N, a_n \leq a_{n+1} \leq \ell \leq b_{n+1} \leq  b_n.

Suites particulières[modifier | modifier le code]

Suites de Cauchy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Suite de Cauchy.

Dans ce paragraphe, on supposera que ( \mathbb E,d) est un espace métrique.

Une suite (u_n)_{n \in \mathbb N} est dite de Cauchy lorsque : \forall \eta \in \mathbb R^*_+,  \exist N \in \mathbb N tels que :  \forall p \in \mathbb N,  \forall q \in \mathbb N, p \ge N et q \ge N \Rightarrow d(u_p,u_q)\le\eta

On démontre que

  • Toute suite convergente est une suite de Cauchy.
  • Toute suite de Cauchy est bornée.

On appelle espace complet un espace où toute suite de Cauchy est convergente.

Suites extraites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sous-suite.

Soit  (u_n)_{n \in \mathbb N } une suite à valeurs dans un espace  E\,.

Si  \mathbb N \rightarrow \mathbb N , n \mapsto \sigma(n) est une fonction strictement croissante (une telle fonction s'appelle une extractrice), on dit que la suite  (u_{\sigma(n)})_{n \in \mathbb N } est une suite extraite (ou sous-suite) de la suite  (u_n)_{n \in \mathbb N }.

Grosso modo, c'est la suite  (u_n)_{n \in \mathbb N } pour laquelle on n'a gardé que certains termes (une infinité quand même).

Ces suites extraites se révèlent intéressantes quand on cherche à déterminer des valeurs d'adhérence.

Suites équivalentes et suites négligeables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Comparaison asymptotique.

Définition

Soient (u_n)_{n \in \mathbb N} et (v_n)_{n \in \mathbb N} deux suites à valeurs réelles. (u_n)_{n \in \mathbb N} et (v_n)_{n \in \mathbb N} sont équivalentes si et seulement si

  • \exists ({\varepsilon}_n)_{n \in \mathbb N} telle que  \lim_{n \to \infin} ({\varepsilon}_n) = 0
  •  \exists N \in \mathbb N tel que  \forall n \geq N, u_n = v_n. (1 + {\varepsilon}_n)

On note alors  u_n \sim v_n

Remarque Si  v_n \ne 0 à partir d'un certain rang, alors  u_n \sim v_n si et seulement si  \lim_{n \to \infin} {{u_n} \over {v_n}} = 1

Définition

Soient (u_n)_{n \in \mathbb N} et (v_n)_{n \in \mathbb N} deux suites à valeurs réelles. On dit que (u_n)_{n \in \mathbb N} est négligeable devant (v_n)_{n \in \mathbb N} si et seulement si :

  • \exists ({\varepsilon}_n)_{n \in \mathbb N} telle que  \lim_{n \to \infin} ({\varepsilon}_n) = 0 et  \ u_n = \varepsilon_n v_n, ce qu'on note u_n = o(v_n)

Remarque Si  v_n \ne 0 à partir d'un certain rang, alors u_n = o(v_n) si et seulement si  \lim_{n \to \infin} {{u_n} \over {v_n}} = 0

Exemple

Considérons  u_n = {1 \over n^2} et  v_n = {1 \over n}

Posons  {\varepsilon}_n = {1 \over n} On a alors :

  •  u_n = {\varepsilon}_n. v_n
  •  \lim_{n \to \infin} {1 \over n} = 0

D'où  {1 \over n^2} = o \left({1 \over n}\right) et  {1 \over n^2} +{1 \over n}\sim{1 \over n}

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'usage (fréquent dans les articles de cette encyclopédie) du mot séquence, notamment lorsque la suite est finie, est un anglicisme (voir anglais sequence). Le terme français correct est suite.
  2. Toutefois, Euler et ses successeurs montreront qu'il est possible d'utiliser également des suites et surtout des séries divergentes ; voir série divergente pour plus de détails
  3. ou, plus généralement, dans un anneau commutatif
  4. ou, plus généralement, si  a-1 est inversible

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes et sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :