Nicolas Brémontier

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Nicolas Brémontier

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Portrait de Nicolas Brémontier

Nom de naissance Nicolas Brémontier
Naissance 30 juillet 1738
Le Tronquay, Eure, France
Décès 16 août 1809 (à 71 ans)
Paris, Île-de-France, France
Nationalité France Française
Profession
Professeur de mathématiques
Ingénieur
Inspecteur général des Ponts et Chaussées.

Nicolas-Thomas Brémontier, né le 30 juillet 1738 au Tronquay, dans l'Eure, est un ingénieur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents, riches cultivateurs et qui jouissaient d'une grande influence, ont pu envoyer le jeune Nicolas à l'école des ponts et chaussées. D'abord professeur de mathématiques à Toulon, il fit ses débuts à Périgueux comme sous-ingénieur et arriva à Bordeaux en 1770. Promu ingénieur il quitta la ville en 1780, pour revenir en 1784 avec le grade d'ingénieur en chef. Nommé inspecteur général des Ponts et Chaussées en 1802, il gagnera Paris où il mourra le 16 août 1809.

Il appliqua, parmi les premiers en France, le moyen de fixer les dunes de sables mouvants qui envahissaient le pays situé sur le golfe de Gascogne, entre la Gironde et l'Adour : les Landes de Gascogne (1786) par des plantations de pins maritimes, suite aux travaux des Captaux de Buch commencés au sud du bassin d'Arcachon, et aux études du baron Charlevoix de Villiers. On a de lui un Mémoire sur les dunes, 1796.

Il a été surnommé le bienfaiteur des départements maritimes de France.

Fixation des dunes[modifier | modifier le code]

Brémontier fait d'abord construire une digue destinée à arrêter le cheminement des sables au point de départ. À environ 70 m de la ligne atteinte par les plus hautes mers, on enfonce dans le sol une palissade de madriers contre laquelle le sable s'accumule. Relevant les madriers à mesure que le sable monte, on crée une « dune littorale » de 10 à 12 m de hauteur, formant barrière. Le sable de la surface est fixé par des semis de gourbet, dont l'épais lacis de racines s'étend rapidement. Brémontier s'attaque ensuite au problème de la fixation des dunes intérieures. Des graines de pins maritimes, mélangées à des graines d'ajonc et de genêt sont semées sous une couverture de fagots de branchages qui maintiennent provisoirement les sables. Au bout de quatre ans, le genêt atteint près de deux mètres de hauteur. Le pin, d'une croissance plus lente, grandit ainsi protégé et distance bientôt les autres plantes qui, en pourrissant, apportent des éléments organiques fertilisateurs.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Mémoire sur les dunes, et particulièrement sur celles qui se trouvent entre Bayonne et la pointe de Grave, à l'embouchure de la Gironde, Impr. de la République, Paris, 1796.
  • Recherches sur le mouvement des ondes, F. Didot, Paris, 1809.

Référence[modifier | modifier le code]

  • M. Gillet-Laumont, Tessier, Chassiron, et al., Rapport sur les différens mémoires de M. Brémontier, inspecteur-général des ponts et chaussées, chargé de la dixième division, et sur les travaux faits pour fixer et cultiver les dunes du Golfe de Gascogne, entre l'Adour et la Gironde, Huzard, Paris, 1806
  • Jacques Sargos, Histoire de la forêt Landaise, L'Horizon chimérique, Bordeaux, 1997