Maurice de Vlaminck

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Maurice de Vlaminck
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Écrivain (romans, essais, poèmes)
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Œuvres réputées

Maurice de Vlaminck, né à Paris le [1] et mort à Rueil-la-Gadelière (Eure-et-Loir) le , est un peintre français s'étant illustré dans les courants fauviste et cubiste. Peintre de figures, portraits, nus, paysages, paysages animés, paysages urbains, intérieurs, natures mortes, fleurs et fruits, peintre à la gouache, aquarelliste, graveur, dessinateur et illustrateur, il est aussi écrivain, publiant vingt-six livres : romans, essais et recueil de poèmes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère pianiste et son père violoniste, Edmond Devlaeminck, émigrèrent de leur Flandre natale pour la France[2]. Il passe son enfance au Vésinet mais surtout à Chatou de 1893 à 1905, où il réalisera ses premières œuvres. Il fait ses premières peintures vers 1893, mais gagne initialement sa vie en tant que violoniste et, parfois, en remportant des courses cyclistes. Il se marie en 1896 avec Suzanne Berly, avec qui il aura trois filles. Vlaminck est un autodidacte, qui refuse également de se former en copiant dans les musées afin de ne pas perdre ou affadir son inspiration.

C'est en 1900 qu'il rencontre André Derain, qui restera son ami pour la vie. Ils louent d'ailleurs un studio ensemble à Chatou, dans l'actuelle Maison Levanneur, qui abrite aujourd'hui le Cneai[3] (Centre National Édition Art Image). Ce dernier quitte l'atelier commun un an plus tard, mais il conservera une relation épistolaire suivie (les lettres de Derain furent publiées mais celles de de Vlaminck sont perdues[4]). Derain retrouve de Vlaminck vers 1904. Cette époque (1900-1905) reste une période difficile financièrement pour le peintre, chargé de famille, et il est obligé de gratter d'anciennes peintures pour en récupérer les toiles. Par ailleurs, c'est à cette époque qu'il publie deux romans à l'esthétique décadente, voire pornographique. Cela dit, sa vraie passion reste liée à l'art primitif et au fauvisme.

En 1905, il s'installe à Rueil-Malmaison, tandis que Derain gagne le midi, comme beaucoup d'artistes de ce temps. De Vlaminck fait le choix de rester en région parisienne, peut-être par goût, mais également probablement par manque de moyens[4]. Il participe, cette année-là, à son premier Salon des indépendants. De Vlaminck est l'un des peintres qui font scandale lors du salon d'automne de 1905, dit « La cage aux fauves », avec Henri Matisse, André Derain et Raoul Dufy. Le marchand de tableaux Ambroise Vollard s'intéresse à son œuvre dès l'année suivante, lui achète de nombreuses toiles et lui consacre une exposition en 1908. De Vlaminck noue des liens également avec Daniel-Henry Kahnweiler, autre célèbre négociant en art. Il commence également une activité de céramiste. Il fait plusieurs expositions internationales durant ces années.

De Vlaminck, ayant alors trois filles, n'est pas envoyé au front durant la Première Guerre mondiale. Il est affecté dans une usine de la région parisienne. À la fin du conflit, il divorce et se remarie avec Berthe Combe, qui lui donnera deux filles : Edwige et Godelieve. Il s'installe à partir de 1925 à Rueil-la-Gadelière jusqu'à son décès. Son épouse est morte en 1974.

La Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

En 1939, il préside au banquet des Vitalistes qui entendent défendre, entre autres, les pamphlets antisémites de Céline contre la loi de moralité déposée par le Sénat pour les interdire[5], au cours duquel est brûlé un portrait d’Adolf Hitler, "critique d’art qui s’est permis, en qualité d’ex-peintre en bâtiment, d’affirmer que tous les artistes de l’école française étaient des dégénérés"[6]. En Novembre 1941, Vlaminck participe au Voyage en Allemagne avec Paul Belmondo, Paul Landowski Van Dongen, Derain,Dunoyer de Segonzac,... organisé par la Propagandastaffel, sous les ordres des officiers allemands Schnurr et Ehlmsen[7]. Vlaminck y apparait comme "un voyou riche et anciennement roux,buté comme un paysan"[8]. Vlaminck reçoit régulièrement à dîner chez lui à La Tourtillière, l'officier allemand Werner Lange de la Propagandastaffel et sous-directeur du Musée des Beaux Arts de Berlin qu'il a connu avant-guerre et à qui il confie sa fille pour découvrir Paris. Selon Werner Lange, qui était chargé de veiller et surveiller les artistes parisiens, Vlaminck mange mieux pendant la guerre qu'avant ! Werner laisse entendre que Vlaminck pratique le marché noir de viande[9]. En Juin 1942, Vlaminck publie un article intitulé "Opinions Libres... sur la peinture" dans Comoedia où il accuse Picasso "figure de moine à tête d'Inquisiteur" à "l'apparence d'un monstre" d'avoir conduit de 1900 à 1930 la peinture Française "dans une mortelle impasse,dans une indescriptible confusion"[10]. L'article publié au moment de la rétrospective parisienne du sculpteur Arno Breker provoqua les réponses indignées de Jean Bazaine dans la NRF et confuses d'André Lhote. Vlaminck reprend ses attaques dans un second article le 5 septembre 1942 dans Comoedia "Sur la peinture...l'invention et le don", puis dans son livre "Portraits avant Décès" publié en 1943 où il dit tout le mal qu'il pense de Degas, de Picasso, de Matisse... Pour Laurence Bertrand-Dorléac : "Si le dessein de Vlaminck avait été d'en finir à tout jamais avec le démiurge, il ratait son coup,savourant en échange des joies malsaines de la dénonciation - et de la culpabilité. Car s'il s'agissait de régler ses vieux comptes avec le chef d'une famille des modernes, dont il avait été lui-même l'enfant prodige avant de la répudier, là comme ailleurs, chacun, de prés ou de loin, avait appartenu au corps souillé en voie d'assainissement.Certes, confessait-il, Picasso a été "l'accoucheur" du cubisme ; "perversité de l'esprit, insuffisance,amoralisme." "[11] [12] A la libération, le Comité National des Ecrivains[13] condamne Vlaminck à l'interdiction de publication[14].

Après la Guerre, Vlaminck vit retiré à la Tourillière où il meurt en 1958.

Rueil-la-Gadelière[modifier | modifier le code]

Son buste est érigé face à la mairie de Rueil-la-Gadelière. De Vlaminck est inhumé dans le cimetière de cette commune. Un circuit de randonnée à son nom[15] permet, au cours d'un trajet de huit kilomètres, d'observer de nombreux paysages qui ont inspiré ses œuvres.

Son style en peinture[modifier | modifier le code]

Grand admirateur de Vincent van Gogh, que son ami André Derain lui a fait découvrir, il s'en inspire fréquemment dans ses toiles de ses débuts, tant en utilisant une couleur très pure « sortie du tube » que par des effets de tourbillon. La Partie de campagne à Bougival (1905) en est un exemple frappant. Négligeant un peu les recherches de composition, il s'intéresse plus aux qualités spatiales et affectives de la couleur.

De Vlaminck passe de l'impressionnisme au fauvisme, plus rebelle, plus débridé. Il reste surtout lui-même, unique, au cours des longues années de sa vie de peintre. La forte personnalité de Maurice de Vlaminck se traduit clairement, par sa fougue et sa robustesse, dans une peinture à la pâte grasse, généreuse, et aux touches larges et sûres.

À partir de 1907, de Vlaminck perçoit les limites du fauvisme et découvre l'œuvre de Paul Cézanne. Son graphisme va en être profondément influencé et sa palette deviendra plus sombre.

De Vlaminck est l'un des premiers collectionneurs d'art africain. Il commence l'acquisition d'objets dès le début des années 1900. Son rôle pionnier est reconnu par Guillaume Apollinaire en 1912[16]. Cependant, cela n'influence guère sa peinture, contrairement à celle d'André Derain ou de Pablo Picasso.

Principales peintures[modifier | modifier le code]

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La chronologie des œuvres est souvent incertaine, Maurice de Vlaminck n'ayant que peu souvent daté ses tableaux[4].

  • Paysage, musée national des beaux-arts d'Alger, Alger
  • Les Baigneuses
  • Sur le Zinc, 1900 (musée Calvet d'Avignon)
  • Le Jardinier, 1904
  • Le Village, 1904
  • Maisons à Chatou, 1904 (The Art Institute of Chicago)
  • Les Berges de la Seine à Chatou, 1904
  • Le Pont de Chatou, 1905 (musée de l'Annonciade, Saint-Tropez)
  • Les Bateaux-lavoirs, 1905
  • Portrait du père Bouju, 1905 (Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou)
  • Portrait de Derain, 1905
  • Le Remorqueur, 1905 (Kunsthalle de Hambourg)
  • Les Ramasseurs de pommes de terre, 1905 (Küsnacht, Kunststiftung Merzbacher)
  • Rue à Marly-le-Roi, 1905-1906 (Centre Georges-Pompidou)
  • La Danseuse du Rat mort, 1906
  • Paysage au Bois mort, 1906
  • Maisons et arbres, 1906
  • Le Pont de Bezons, 1906
  • Maison à Chatou, 1906
  • Les Châtaigners à Chatou, 1906 (musée d'art moderne de Troyes)
  • Les Écluses de Bougival, 1906
  • La Partie de campagne, 1906
  • Maisons à Chatou avec arbres rouge, 1906 (Metropolitan Museum of Art, New York)
  • Les Arbres rouges, 1906 (Centre Pompidou, Paris)
  • Bougival, 1910 (musée d'art moderne du Centre Pompidou, Paris)
  • Un Voilier sur La Seine, 1906
  • Nu couché, 1906
  • Les Coteaux de Rueil, 1906 (Centre Pompidou Paris)
  • La Seine à Chatou, 1906 (Metropolitan Museum of Art, New York)
  • Paysage près de Chatou, 1906 (Stedelijk Museum, Amsterdam)
  • Route maraîchaire, 1907 (Kuntsmuseum de Winterthour, Suisse)
  • Portrait d'André Derain, 1906 (Metropolitan Museum of Art, New York)
  • Maison à Martigues, 1907
  • Vue de Chatou, 1907
  • Nature morte, 1907 (musée de l'Annonciade, Saint-Tropez)
  • La Seine à Poissy, 1908
  • Nature morte au pichet, 1908, (Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou)
  • La Maison dans les arbres, 1908, (Centre Georges Pompidou)
  • Les Andélys, 1910, (Cahors, musée de Cahors Henri-Martin)
  • Nature morte, 1910 (Paris, musée d'Orsay)
  • Le Cirque, 1910
  • Restaurant de la Machine à Bougival, 1905 (Paris, musée d'Orsay)
  • Autoportrait, 1912 (collection privée)
  • Le Vieux Port de Marseille, 1913 (National Gallery of Art of Washington)
  • La Gare d'Auvers-Sur-Oise, (collection Dr. Roudinesco, Paris)
  • Paysage de neige, 1933
  • Bouquet au soleil, 1920
  • Intérieur de cuisine, (Centre Georges Pompidou)
  • Maison à l'auvent
  • Chaumières, (Centre Georges Pompidou)
  • Tempête de neige
  • Intérieur, (collection privée)
  • Paysage à Chatou, (musée d'art moderne de Troyes)
  • Nature morte, (Nationalgalerie de Berlin[Laquelle ?])
  • Route sous la neige à Chandais, 1915 (musée des beaux-arts du Havre)
  • Bord de rivière, 1909-1910, (Centre Georges Pompidou)
  • Le Pont de Meulan, 1910, (Centre Georges Pompidou)
  • Les Peupliers, 1910, (Centre Georges Pompidou)
  • Portrait de Madame Lucie Kahnweiler, 1912, (Centre Georges Pompidou)
  • Église sous la neige, vers 1930 (Centre Georges Pompidou)

Publications[modifier | modifier le code]

  • Georges Duhamel, Maurice De Vlaminck, 1927 (les écrivains réunis)
  • Georges Duhamel, Maurice De Vlaminck, Désobéir, 1936 (Éditions Corrêa)
  • Maurice de Vlaminck, Histoires poèmes de mon époque avec cinq bois gravés de l'auteur, 1927
  • Maurice de Vlaminck, Tournant Dangereux, 1929 (Stock, Delamain et Boutelleau)
  • Maurice de Vlaminck, Poliment, 1931 (Stock)
  • Maurice de Vlaminck, La Haute-Folie, 1934 (Librairie Stock, Delamain et Boutelleau)
  • Maurice de Vlaminck, Radios clandestins, 1935 (Éditions Denoël)
  • Maurice de Vlaminck, Le Ventre ouvert, 1937 (Éditions Corrêa)
  • Maurice de Vlaminck, Pour une peinture lisible, vivante, humaine, 1939 (éditeur René Debresse)
  • Maurice de Vlaminck, La Mort de Mindrais, 1941 (Éditions Corrêa)
  • Maurice de Vlaminck, Portraits avant décès, 1943 (Flammarion)
  • Maurice de Vlaminck, Le Bœuf, 1944 (Éditions Corrêa)
  • Maurice de Vlaminck, Paysages et personnages, 1953 (Flammarion)
  • Maurice de Vlaminck, La Tête tournée, 1956 (Éditions André Sauret)
  • Maurice de Vlaminck, Les Pensée et la voix, 1958, (Éditions Georges Burnier)
  • Maurice de Vlaminck, Le garde-fou, 1958 (Flammarion)
  • Maurice de Vlaminck et Fernand de Sernana, D'un lit à l'autre, 1956, (Éditions Du Cap)
  • Maurice de Vlaminck et Fernand de Sernana, Âmes de mannequins, 1907 (Éditions P. Douville)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Véronique Alemany, Guy Wildenstein, (Avant-propos), motdu députéPatrick Ollier, Maurice de Vlaminck, catalogue de l'exposition de l'Atelier Grognard à Rueil-Malmaison, ville de Rueil-Malmaison, impr.Corlet, avril 2015, 127.pp.
  • Assouline Pierre, L’épuration des intellectuels, Éditions Complexe, Bruxelles, 1985
  • Laurence Bertrand Dorléac, L'art de la Défaite 1940-1944, Seuil, 1993
  • Werner Lange, Les artistes en France sous l'occupation, éd du Rocher, 2015
  • André Mantaigne, Vlaminck, 1928 (Éd. G. Crès)
  • Maurice Genevoix, Vlaminck, 1954 (Flammarion)
  • Robert Rey, Maurice De Vlaminck : né en 1876, 1955 (Flammarion)
  • Marcel Sauvage, Vlaminck, sa vie et son message, 1956
  • Jean Selz, Vlaminck, 1963 (Flammarion)
  • Katalin De Walterskirchen, Catalogue Raisonné De L'œuvre Gravé de Maurice de Vlaminck, 1974 (Flammarion)
  • Maïthé Vallès-Bled, Maurice de Vlaminck : Œuvres 1900-1956, 1991 (Éditions Celiv)
  • André Derain, Lettres à Vlaminck, suivies de la correspondance de guerre, 1993 (Flammarion)
  • Pollag S., Mes souvenirs sur Vlaminck
  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 14, éditions Gründ,‎ , 13440 p. (ISBN 2700030249), p. 303-305.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 1/489/1876, date et lieu du décès mentionnés en marge de l’acte (consulté le 5 janvier 2013)
  2. « Hommage à l'artiste d'origine belge Maurice de Vlaminck en région parisienne » (consulté le 4 février 2015)
  3. Cneai (Centre National Edition Art Image)
  4. a, b et c M.Vallès-Bled, « Vlaminck, l'instinct fauve », in L'Objet d'Art, hors-série no 35, février 2008.
  5. Le « Vitalisme » était un mouvement littéraire et artistique initié depuis quelques mois par Marcel Sauvage, auquel avaient adhéré des écrivains comme François Dallet, Albert Simonin, Jean de Bosschère, Robert Desnos, ou Carlos Larronde ; chez les artistes, Maurice de Vlaminck avait apporté sa caution.Le manifeste de Loiselet avait été signé par de nombreux écrivains et éditeurs - dont Denoël - qui craignaient qu'une telle loi permît de faire le procès d'auteurs contemporains. voir http://www.thyssens.com/01chrono/chrono_1939.php
  6. Cat Maurice de Vlaminck, exposition 2015, Rueil-Malmaison
  7. in Laurence Bertrand Dorléac, L'art de la Défaite, Seuil, 1993, p75-77
  8. idem p76
  9. in Werner Lange, Les artistes en France sous l'occupation, éd du Rocher, 2015, p.93 à 101
  10. in Laurence Bertrand Dorléac, L'art de la Défaite, Seuil, 1993, p188-189
  11. in Laurence Bertrand Dorléac, L'art de la Défaite, Seuil, 1993, p 189
  12. Les dénonciations publiques de Vlaminck se révélaient sans effet, puisque Picasso était protégé par Arno Brecker, Cocteau et Werner Lange lui-même qui refusa d'arrêter Picasso puisque Picasso était espagnol et pas français, idem p 189 et mémoire de Werner Lange
  13. Assouline Pierre, L’épuration des intellectuels, Éditions Complexe, Bruxelles, 1985, page 161, annexe 5 : « Liste des écrivains indésirables dressée par le Comité National des Écrivains » ; source : Mémoire de Pascal Mercier, Le Comité National des Écrivains, 1941-1944, Université de Paris III, 1980, pages 76-84
  14. liste publiée le 16 et 21 Septembre 1944, in Pierre Montagnon, Dictionnaire de la Seconde Guerre Mondiale
  15. « Sur les pas de Vlaminck », sur tourisme-avre-eure-iton (consulté le 17 avril 2014)
  16. M.Jakobi, « Vlaminck “inventeur” de l'art nègre ? », in L'Objet d'Art, hors-série no 35, 2008, p. 52-55.

Liens externes[modifier | modifier le code]