École des Roches

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L'Ecole des Roches
Image illustrative de l'article École des Roches
Les maisons du Coteau et Sablons vers 1910.
Généralités
Création 1899
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 44′ 30″ Nord 0° 53′ 37″ Est / 48.7418, 0.893601
Adresse
27130 Verneuil-sur-Avre
Site internet http://www.ecoledesroches.com
Cadre éducatif
Type Privé
Pouvoir organisateur Académie de Rouen
Directeur Frédéric Catogni
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Point carte.svg

L’École des Roches est une école française créée par Edmond Demolins en 1899, en Normandie, à l’ouest de Verneuil-sur-Avre (Eure), sur un domaine de quelque soixante hectares.

Il s’agissait de la première école nouvelle française. Elle s’inspirait des méthodes actives expérimentées dans les écoles nouvelles anglaises d’Abbotsholme et de Bedales. Elle fut longtemps un haut lieu de la pédagogie active, que visitèrent nombre de précurseurs de l’éducation nouvelle comme Adolphe Ferrière et Gustave Monod.

De nos jours, l’école a gardé les idées de départ de son créateur tout en s'adaptant au XXIe siècle : elle est toujours, comme à son origine, un pensionnat privé non confessionnel à forte proportion internationale.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'École des Roches est fondée en 1899 par Edmond Demolins, né à Marseille en 1852, près de Verneuil-sur-Avre dans un esprit s'inspirant des institutions scolaires britanniques : chefs de maison, capitaines. Le sport et la nature y sont favorisés. Le campus de l'Ecole s'étend sur 63 hectares où sont édifiées une dizaine de maisons où résident les élèves par groupe de 40 entourés de chefs de maison. Le campus bénéficie d'un bâtiment des classes, d'un centre de langue, d'un théâtre, d'une piscine, d'une dizaine de courts de tennis, d'une piste de kart, de terrains de foot et de rugby, de deux gymnases, d'un restaurant-self, d'une infirmerie, d'un stade d'athlétisme, d'un centre équestre. Dans la première moitié du XXe siècle, elle avait également une ferme pour répondre à la formation des enfants de grands propriétaires terriens.

C'est une institution religieuse mais non confessionnelle, libre et destinée en fait aux milieux très aisés. D'esprit « républicain », proche du christianisme social et d'esprit anglophile, les Roches et le directeur d'alors, Georges Bertier, s'intéressent très vite aux expériences de Baden-Powell.

En 1903, la vitesse de croisière est atteinte quand le fondateur, Edmond Demolins, décède à Caen en 1907.

L'association des anciens élèves de l'école des Roches (AER), existant dès 1905, est créée le 31 mai 1910.

Au moment de l'avancée allemande en 1940, l'école se replie à Maslacq, dans les Basses-Pyrénées, dans le Château Maslacq, sous la direction d'André Charlier ( -1971). Elle se réinstalle à Verneuil l'année suivante, mais une partie de son activité se poursuit à Maslacq jusqu'en 1950. À cette date, les élèves et les professeurs de Maslacq reviennent, non pas à Verneuil, mais à Clères, en Seine-Inférieure[1].

Le collège de Normandie, fermé en 1940 avec la guerre (créée en 1902 sur le modèle de l'école des Roches par des industriels rouennais et de la région implantés dans l'industrie du coton, à Clères près de Rouen (entrée de village de Mont-Cauvaire) rouvre en 1950. Ce seront désormais les Roches de Clères, qui fermeront en 1972.

En 1952 a lieu la fusion de l'AER et de l'association des anciens élèves du collège de Normandie : l'AER devient AERN.

Les événements de mai 1968 ayant bousculé et transformé la société française, l'école des Roches s'ouvre à la mixité en 1969 avec l'arrivée des premières pensionnaires filles.

En 1970, après une période et une situation financière difficile, une nouvelle ère commence sous la direction stable de Félix Paillet et ce jusqu'en 1987. Jusqu'en 1989, tous les après-midi de la semaine sont réservés au sport et aux activités artistiques et manuelles. Les cours n'ont lieu que le matin. Cette organisation exceptionnelle de l'emploi du temps journalier est possible car l'école n'est pas sous contrat avec l'Etat depuis sa création.

En 1978 ouvre l'école des Petites Roches à Septeuil dans les Yvelines (rachat d'une école existante). Sur le modèle du pensionnat de sa grande sœur l'école des Roches, elle est appelée par le nom de "la Tournelle". Elle était réservée aux élèves de classes de primaire. L'établissement a été fermé depuis et les primaires sont pensionnaires sur le campus de Verneuil-sur-Avre dans la maison des Acacias.

En 1989, dans une situation financière à nouveau difficile, elle est reprise par Claude-Marc Kaminsky[2]. Elle sera progressivement redressée, puis inscrite sous contrat de l'Éducation Nationale, contestable mais nécessaire afin de pérenniser le redressement (la contractualisation pourrait être abandonnée dans les années futures et revenir ainsi aux idées de départ d'Edmond Demolins).

En 2015, l'école est rachetée par le groupe international éducatif GEMS Éducation[3]. Une nouvelle ère s'ouvre pour l'école où près de 50 millions d'euros vont être investis sur 5 ans pour le restauration et l'agrandissement du campus de Verneuil-sur-Avre.

Elle est très internationale depuis les années 1970, avec 109 nations différentes inscrites, et accueille des élèves, du primaire au lycée, y compris le niveau collège. Les élèves sont internes à quelques exceptions rares, répartis dans différentes maisons pour la vie extra-scolaire. La présence du parc dans lequel elle est placée permet notamment la pratique de nombreux sports, avec des installations multiples. Ceci permet la pratique de sports collectifs communs, tout comme d'autres sports tels que le karting, l'équitation, l'aviation, …

Les élèves et les anciens élèves de l'école des Roches s'appellent les Rocheux.

La devise de l'école pour les élèves et les anciens élèves est : « Bien armé pour la vie ! »

L'association utilise aussi depuis quelques années l'appellation "internationale" d'Ecole des Roches Alumni[4].

Principes d'éducation[modifier | modifier le code]

Les Roches s'insère aussi dans le mouvement de l'« éducation nouvelle ». Elle s'inspire des principes dits de pédagogie active et s'adresse aux héritiers des classes dirigeantes, futurs responsables importants dans la société civile, en leur faisant acquérir tôt le sens et la prise de responsabilités ; ainsi, les aînés, les capitaines et les sous-capitaines, ont sous leur autorité les plus jeunes, et assurent le respect de la discipline. Elle vise à développer chez chaque élève tous ses talents en insistant sur les matières artistiques et les activités sportives, en plus du domaine académique classique.

Direction de l'école[modifier | modifier le code]

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive des grands chefs d’entreprise, des célébrités et des enfants des familles françaises ou étrangères qui l’ont fréquentée.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edmond Demolins, L'Éducation nouvelle : L'École des Roches, Librairie Firmin Didot, 1898.
  • Georges Bertier, L'École des Roches, Éditions du Cerf, coll. « Les Sciences et l'Art de l'éducation », Juvisy, 1934.
  • Collectif, « L’École des Roches : Un creuset d'éducation nouvelle », Les Études sociales, no 127-128, 1998.
  • Livre du centenaire «L'École des Roches a 100 ans »http://www.aern.fr/sites/default/files/rr/pdf/8198.pdf
  • Nathalie Duval, « Le Rayonnement international de l'école des Roches : 1899-1999 », dans Études normandes, no 4, 1999, pp. 35-62.
  • Nathalie Duval, « Le Réseau des formations scolaires : L'Exemple de l'école des Roches », dans Marc Fumarolli, Gabriel de Broglie et Jean-Pierre Chaline (dir.), Élites et sociabilité en France, Paris, Éditions Perrin, 2003, pp. 185-199
  • Nathalie Duval, « L'Adolescence des élites à l'école des Roches : Capitanat, sport et spiritualité (de 1899 à 1965) », dans Jean-Pierre Bardet, Jean-Noël Luc, Isabelle Robin-Romero et Catherine Rollet (dir.), Lorsque l'enfant grandit : Entre dépendance et autonomie, colloque organisé à la Sorbonne du 21 au 23 septembre 2000, Presses de l'université Paris-Sorbonne, 2003, pp. 559-572.
  • Nathalie Duval et Patrick Clastres, « Bien armé pour la vie ou Français je suis : Deux modèles scolaires concurrents : L’École des Roches et le Collège de Normandie », dans Les Études sociales, no 137, 1er semestre 2003, pp. 21-35.
  • Nathalie Duval, « L’École des Roches dans les années 1960 : Une institution en crise », dans Annick Ohayon, Dominique Ottavi et Antoine Savoye (dir.), L’Éducation nouvelle : Histoire, présence et devenir, Peter Lang, coll. « Exploration », Berne, 2004, pp. 271-295.
  • Nathalie Duval, « De l'école des Roches à l'outre-mer : Formation et parcours d'élites françaises (de 1899 à 1950) », dans Sarah Mohamed-Gaillard et Marie Romo-Navarrete (dir.) Des Français d'outre-mer, Presses de l'université Paris-Sorbonne, coll. « Roland Mousnier », 2004.
  • Nathalie Duval, L’École des Roches et le Collège de Normandie : Des « écoles nouvelles » pour les élites de 1899 à 2006, thèse de doctorat en histoire, sous la direction de Jean-Pierre Chaline, Paris-IV-Sorbonne, novembre 2006.
  • Nathalie Duval, « L'École des Roches : Phare français au sein de la nébuleuse de l'Éducation nouvelle (1899-1944) », dans Paedagogica Historica : International Journal of the History of Éducation, vol. 42, no 112, 2006 (ISSN 1477-674X et 0030-9230), pp. 63-75.
  • Nathalie Duval, L'École des Roches : Une école nouvelle pour les élites, Paris, Belin, coll. « Histoire de l'éducation », (ISBN 978-2-7011-4780-2) (prix Gossier 2009 de l'Académie de Rouen).

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • École des Roches : 110 ans d'une pédagogie prestigieuse, film documentaire de Marc-Laurent Turpin, 90 min, Mesure-6 Productions, 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]