Louis Petiet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Louis Petiet
Defaut.svg
Fonctions
Liste des conseillers généraux de l'Eure
-
Maire de Verneuil-sur-Avre (d)
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Louis Marie Jean Didier Petiet
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Autres informations
Distinction

Louis Petiet, né le à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique et homme d'affaires français.

Ancien Conseiller général de l'Eure et ancien maire de Verneuil-sur-Avre, Louis Petiet est aussi président du groupe de conseil Krief Group (anciennement Bernard Krief Consulting) qui tente de reprendre des entreprises en difficulté[1] : ainsi, il a repris en 2008 le groupe textile DMC[2] et tenté de reprendre la société automobile Heuliez en 2009[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Consultant et homme d'affaires[modifier | modifier le code]

Louis Petiet fait ses études à l'Institut d'études politiques de Paris (« Sciences Po »), qu'il complète par deux DEA, et une licence d'histoire.[réf. souhaitée]

Il commence sa carrière de consultant au cabinet Bernard Krief en 1981. C'est là qu'il fait la connaissance de Jean-Pierre Raffarin qui se défend d'être proche de lui [4].

Petiet crée en 1990 son propre cabinet, le Concord Consulting Group. Il commence alors à reprendre d'autres cabinets de conseil. Il reprend ainsi une partie du groupe Bernard Krief et est président de Bernard Krief Consulting en 1996. Cette même année, il rachète Francom et en devient président. C'est le tour de D Group France en 1999.

En 2005, il annonce son intention de reprendre la maison de couture Christian Lacroix, mais un plan de continuation est retenu. Louis Petiet et son groupe diversifient ensuite leurs activités et reprennent notamment :

  • un Business center à Poitiers,
  • la chaîne de magasins Soho en 2009, qui sera mise en liquidation judiciaire[5] (, 142 salariés)[4],
  • le groupe de maintenance industrielle Isotherma en 2009 (422 salariés) qui sera liquidé en [4]. À la suite d'une enquête pénale sollicitée par les salariés, les dirigeants nommés par une sous filiale de Krief Group ont été mis en examen en 2011 pour "détournement de fonds, faux et usage de faux et banqueroute organisée"[6],[7]. En 2015 Louis Petiet est condamné à la prison avec sursis pour escroquerie dans ce dossier par le tribunal de grande instance du Havre[8].
  • le groupe de textile DMC en deux temps :
    • SAIC Velcorex repris par une filiale en 2008 (le velours), 210 salariés, qui sera liquidé en 2010, les fonds promis n'ayant pas été apportés[6]. Finalement la société a été sauvée par Philéa qui a repris le matériel et quelques salariés.
    • DMC SA 2009 (le fil à broder), qui rachète Charles Craft aux États-Unis puis Fillawant en France. Leader mondial du fil, la société vend dans le monde plus d'un million de produits par jour, dans 130 pays et 40.000 points de vente.
  • la société Montaigne Fashion Group en 2009 (marques Regina Rubens et Irene Van Ryb) [4], qui rachète ensuite le groupe de prêt-à-porter LOLA.

En 2009, il annonce s'être allié avec le groupe Loyaltouch pour reprendre le carrossier Heuliez, dans un montage jugé confus. Le groupe Loyaltouch est liquidé en 2010 et la reprise échoue [9]. Une partie de Heuliez sera ensuite cédée au groupe allemand Kholl. En 2014, le dirigeant de Loyaltouch Christian Quérou est condamné par l'AMF à une amende d'1 million d'euros notamment en raison de l'opération comptable croisée entre Heuliez et Loyaltouch[10].

En , Louis Petiet est mis en examen pour sa gestion de la société SAIC Velcorex[6], alors que les plaintes d'autres créanciers et partenaires s'accumulent [11], dont une plainte pour escroquerie au jugement lui ayant attribué les actifs de DMC SA (fil à broder)[4]. Il est condamné en 2013 au titre du dossier SAIC Velcorex par la justice (arrêt de la cour d'appel de Colmar du 23/01/2013, n° 1A 12/00450) à 6 millions d'euros à titre personnel plus 4 millions d'euros solidairement avec sa filiale à 100% UCPMI.

En , Krief Group est placé en redressement judiciaire[12], clos par un jugement du Tribunal de Commerce de Paris du arrêtant un Plan de Redressement sur 10 ans par voie de continuation pour un passif déclaré de 57 millions d'euros et un passif retenu à 18 millions d'euros (jugement n° RG 2013060843).

Élu local dans l'Eure[modifier | modifier le code]

Élu conseiller municipal de Verneuil-sur-Avre en 1983, Louis Petiet en est maire adjoint de 1983 à 1995, puis maire de 1995 à 2001. Battu en 2001, il est cependant élu conseiller général de l'Eure la même année. Président de la fédération de l'UMP de l'Eure, il échoue aux élections législatives de 2007, face à Bruno Le Maire, candidat officiel de l'UMP. Il est condamné un an plus tard à un an d'inéligibilité par le conseil constitutionnel pour financement illégal de campagne [4].

En 2008, il est réélu conseiller général dès le premier tour et est de nouveau élu maire de Verneuil-sur-Avre. Il ne se présente pas aux municipales de 2014.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur[13], au titre de 24 ans d'activités professionnelles et de services militaires (contingent du ministère de l'économie des finances et de l'industrie).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/bernard-krief-consulting-naissance-d-un-repreneur-en-serie_183178.html
  2. http://www.usinenouvelle.com/article/louis-petiet-pdg-de-bernard-krief-consulting-le-baron-qui-veut-sauver-l-industrie.N124445
  3. http://info.france2.fr/economie/heuliez-petiet-jette-l-eponge-61265191.html
  4. a b c d e et f Tribunaux de commerce: l'édifiante histoire de Krief Group Martine Orange, Madiapart, 16 juin 2013
  5. Les leçons d'économie d'un raider sans complexe Julie de la Brosse, L'Expansion, 15 juin 2010
  6. a b et c Krief Group : L.Petiet est mis en examen AFP, 10 octobre 2011
  7. « Au Havre, le procès de la fin d’Isotherma », Paris Normandie,‎ (lire en ligne)
  8. Denis Cosnard, « Prison avec sursis pour l'ex-"sauveur de l'industrie" », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. [1] 8 février 2011
  10. Laurence Boisseau, « Loyaltouch : un ex dirigeant lourdement condamné », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  11. Louis Petiet, un nouveau Tapie ? Gabriel Vedrenne, Europe 1, 10 octobre 2011
  12. Krief, l'ancien actionnaire d'Heuliez, dépose son bilan Les Échos, 23 mai 2012
  13. « décret du 11 juillet 2003, p. 11951 », sur https://www.legifrance.gouv.fr, (consulté le 23 juillet 2016)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Who's Who in France, Paris, Jacques Lafitte, éditions de 2000 à 2009.
  • L'Express du , pages 49-51 (« Un Tapie version aristo »).
  • Christophe Préteux, « Louis Petiet, repreneur, patriote et baron », Paris-Normandie,