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Maâibrê Shéshi

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Maâibrê Shéshi
Image illustrative de l’article Maâibrê Shéshi
Sceau-Scarabée au nom de Sheshi
(Walters Art Museum).
Période Deuxième Période intermédiaire
Dynastie XIVe ou XVe dynastie
Fonction principale roi

Maâibrê Shéshi (Le cœur de Rê est juste) est, selon certains spécialistes dont Jacques Kinnaer et Ryholt, le cinquième roi de la XIVe dynastie. S'il appartient à la XIVe dynastie, il serait dans ce cas le roi inconnu prédécesseur et père de Néhésy. Pour d'autres, dont Dariusz Sitek, il est de la XVe dynastie.

Attestations

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Noms sur les sceaux

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Le nom de Sa-Rê de Shéshi[Note 1] est inscrit sur plus de deux cents sceaux-scarabées, qui constituent les seules attestations de son règne. Le nombre de scarabées attribués à Sheshi n'est égalé que par celui des scarabées portant le nom de Nesout-bity Maâibrê[1], signifiant « Le cœur de Rê est juste ». Compte tenu des fortes similitudes stylistiques entre les deux groupes de scarabées, ainsi que de leur nombre par ailleurs inégalé[2], les égyptologues s'accordent à dire que Maâibrê était le prénom de Sheshi[1],[3],[4].

Par conséquent, Maâibrê Shéshi est le souverain le mieux attesté de la Deuxième Période intermédiaire, avec 397 sceaux-scarabées et sept empreintes de sceaux portant l'un ou l'autre de ses deux cartouches[5]. Ce chiffre est trois fois supérieur aux 125 attestations[Note 2] attribués au roi le mieux attesté de la période après lui et nommé Sékhâenrê Yakbim[Note 3].

Outre ces sceaux, Manfred Bietak a suggéré qu'un scarabée découvert à Avaris et portant l'inscription du nom d'un roi, « Shenshek », devrait probablement être attribué à Shéshi[6]. Cette conclusion est rejetée par Kim Ryholt et Darrell Baker, qui estiment que Shenshek était un roi distinct[7],[8].

Localisation des découvertes

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Provenance de certains scarabées de Maâibrê Shéshi[9].

Plus de 80 % des sceaux attribués à Maâibrê Shéshi sont d'origine inconnue[Note 4], mais les 20 % restants ont été trouvés en Égypte, en Nubie et en Canaan, ainsi que [9], ce qui témoigne d'importants échanges commerciaux et diplomatiques sous le règne de Maâibrê Shéshi[10].

Parmi les découvertes importantes figurent des sceaux provenant de Lakish, Gezer, Jéricho, Tel Michal (en), Amman et Tell el-Ajjul en Canaan. En Basse-Égypte, trois sceaux ont été mis au jour à Tell el-Yahoudieh et Tell el-Maskhouta, et huit autres dans la région du Delta. Quatre sceaux proviennent de Saqqarah et cinq autres des sites de Moyenne-Égypte d'Abousir el-Melek, Kôm Médinet Ghourob, Kôm el-Ahmar et Deir Rifa. Plus au sud, en Haute-Égypte, vingt sceaux sont connus, provenant d'Abydos, Diospolis Parva, Thèbes, Esna, Edfou et Éléphantine. En Nubie, des sceaux de Maâibrê Shéshi ont été trouvés dans les forteresses égyptiennes d'Ouronarti et de Mirgissa, ainsi qu'à Dakka, Kerma, Sayala (en), Aniba, Masmas, Faras, Oukma, Akasha et Saï. Enfin, deux empreintes de sceaux de Maâibrê Shéshi ont été découvertes à Carthage, dans un contexte archéologiquement daté du IIe siècle av. J.-C.[9].

Les sceaux de Maâibrê Shéshi sont aujourd'hui dispersés dans de nombreux musées, dont le Musée d'Israël, le Musée Petrie, l'Ashmolean Museum, le British Museum, le Louvre, le Walters Art Museum, le Metropolitan Museum of Art et le Musée égyptien du Caire[5].

Sources historiques

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Aucune attestation historique de Maâibrê Shéshi n'est connue avec certitude. Maâibrê Shéshi est absent du Canon royal de Turin, une liste de rois écrite sur papyrus durant l'époque ramesside et qui constitue la principale source historique pour la Deuxième Période intermédiaire[11]. Ceci s'explique par le fait que la section du papyrus couvrant les XIIIe à XVIIe dynasties est fortement endommagée[12] et que la question de la place chronologique de Maâibrê Shéshi ne peut être résolue à partir de ce document.

On ignore si Maâibrê Shéshi est mentionné dans l'Ægyptiaca, œuvre du IIIe siècle av. J.-C., sous le règne de Ptolémée II, par le prêtre égyptien Manéthon. En effet, l'Ægyptiaca ne rapporte que des noms hellénisés pour les pharaons égyptiens, et l'identification de Maâibrê Shéshi à un nom particulier demeure controversée[13].

Enfin, Aharon Kempinski et Donald Bruce Redford ont proposé que Maâibrê Shéshi soit le personnage historique à l'origine du Sheshai (en) biblique, un Anakim vivant à Hébron au moment de la conquête de Canaan par les Hébreux, selon Nombres 13:22[14],[15]. David Rohl va plus loin et assimile explicitement Shéshi à Sheshai[16].

Position chronologique et identité

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Trois hypothèses concurrentes ont été proposées concernant la dynastie à laquelle appartenait Maâibrê Shéshi.

Souverain hyksôs

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William C. Hayes, Nicolas Grimal, Donald Bruce Redford et Peter A. Clayton identifient Shéshi à Salitis[17],[18],[19],[20], attesté en tant que premier roi de la XVe dynastie selon l'œuvre de Manéthon. Bietak et Janine Bourriau, quant à eux, proposent d'identifier Salitis à Sakir-Har[21], un souverain peu connu de la Deuxième Période intermédiaire qui, contrairement à Shéshi[22], est connu pour avoir porté le titre d'« Hyksôs »[23].

Si Shéshi est assimilé à Salitis, alors les sceaux de Shéshi découverts en Nubie suggèrent que les Hyksôs s'allièrent aux Nubiens contre les rois de la XIIIe dynastie dès leur arrivée dans le delta du Nil, un événement que Grimal situe vers 1720 av. J.-C.[19]. Grimal conçoit le royaume de Shéshi comme englobant tout le delta du Nil et la vallée du Nil au nord de Gebelein. Selon Manéthon, rapporté par Flavius Josèphe dans Contre Apion, Salitis régnait depuis Memphis[4],[24] et fortifia la ville d'Avaris[25], qui allait devenir le siège du pouvoir hyksôs[20].

Grimal et Hayes assimilent également Shéshi à Sharek[19], un roi dont la seule mention se trouve sur une stèle détaillant la généalogie d'Ânkhefensekhmet, un prêtre ayant vécu à la fin de la XXIIe dynastie, soit environ 900 ans après la date estimée de la mort de Shéshi. Dans le cadre de cette hypothèse, Sharek serait donc la corruption du nom Shéshi[26].

William Ayres Ward et l'archéologue Daphna Ben-Tor s'appuient sur les séries de sceaux de Shéshi et d'autres rois de la Deuxième Période intermédiaire pour dater Shéshi de la seconde moitié de la XVe dynastie, entre les grands rois hyksôs Khyan et Apophis[27],[28].

Vassal des Hyksôs

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Jürgen von Beckerath est moins catégorique quant à l'identité de Shéshi et l'intègre à sa XVe/XVIe dynastie, regroupant les souverains hyksôs dont la position chronologique est incertaine avec les rois qu'il considère comme vassaux des Hyksôs[29]. L'analyse de von Beckerath repose sur l'hypothèse que la XVIe dynastie de Manéthon était composée de souverains mineurs du delta du Nil, appelés « Hyksôs mineurs », qui servaient les grands rois hyksôs de la XVe dynastie, tels que Khyan et Apophis[30].

Pour Manfred Bietak, le grand nombre d'attestations concernant Shéshi suggère qu'il était un important souverain hyksôs[4], mais son appartenance à la XVe dynastie est sujette à caution en raison de l'absence totale de monuments qui lui sont attribuables[31]. Bietak conclut donc que Shéshi devrait être placé dans un groupe de souverains sémitiques occidentaux ayant coexisté avec la XVe dynastie, peut-être comme vassaux ou de manière partiellement indépendante, et dont certains portaient même le titre d'« Hyksôs »[32].

L'existence de rois hyksôs mineurs en Égypte fait actuellement l'objet de débats[33]. Ryholt a montré qu'une affirmation dans la version d'Ægyptiaca d'Eusèbe de Césarée, selon laquelle les Hyksôs avaient des vassaux, est une corruption du texte original de Manéthon[34],[33]. Il rejette donc l'hypothèse selon laquelle la XVIe dynastie était composée de vassaux des Hyksôs et soutient plutôt qu'il s'agissait d'une dynastie égyptienne autochtone régnant indépendamment sur la région thébaine entre la chute de la XIIIe dynastie et l'avènement de la XVIIe dynastie[35]. Ces conclusions sur la XVIe dynastie ont été acceptées par de nombreux chercheurs, dont Ben-Tor, James Peter Allen, Susan Allen[36], Baker et Redford[37]. Pourtant, pour Redford[38] et Bietak, « il ne fait aucun doute que, sous l'égide des souverains de la XVe dynastie, existait une série de vassaux dans le sud et le littoral de la Palestine, en Moyenne-Égypte et à Thèbes... Tel était le système politique des Hyksôs, caractéristique des royaumes amorrites de Syrie et des cités-États de Palestine. »[32]

Roi de la XIVe dynastie

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Ryholt et Baker rejettent l'identification de Shéshi comme souverain de la XVe dynastie[39],[40]. Ryholt observe que les premiers rois hyksôs, tels que Sakir-Har et Khyan, portaient le titre de Héqa-khasout, signifiant « souverain des terres étrangères »[Note 5], un titre que Shéshi ne portait pas[22]. De plus, Khyan, le second de ces deux rois, n'adopta un nom de Nesout-bity égyptien que durant la seconde moitié de son règne – une pratique suivie par les rois hyksôs suivants[22]. En revanche, si l'on identifie Shéshi à Maâibrê, alors Shéshi portait un nom de Nesout-bity. Cela implique soit qu'il était un roi hyksôs ayant régné après Khyan, ce qui contredit les successeurs connus de ce dernier, Apophis et Khamoudy, et le fait que Shéshi ne portait pas le titre de Héqa-khasout[41] ; soit qu'il appartenait à une autre dynastie[22].

Par conséquent, Ryholt suggère que Shéshi était en réalité un souverain de la XIVe dynastie[42], cette dernière étant une lignée de rois d'origine cananéenne ayant probablement régné sur le delta oriental du Nil juste avant l'arrivée des Hyksôs, souverains de la XVe dynastie. De nombreux égyptologues admettent l'existence de la XIVe dynastie sur la base de preuves archéologiques[43],[44] et du fait qu'une cinquantaine de rois sont mentionnés dans le Canon royal de Turin entre la XIIIe dynastie et les souverains hyksôs ultérieurs[42],[44]. Redford, quant à lui, propose que ces cinquante rois constituent la généalogie des souverains hyksôs et que la XIVe dynastie soit une chimère[45].

À partir d'une série de sceaux scarabées de la Deuxième Période intermédiaire disponibles en 1900, George Willoughby Fraser a pu dater le règne de Shéshi d'une « courte dynastie précédant l'invasion hyksôs »[46]. Plus récemment, Ryholt est parvenu à un résultat similaire en utilisant sa propre sériation[47] et place Shéshi avant Méryouserrê Yâqoub-Har et les grands souverains hyksôs Khyan et Apophis, et après Sékhâenrê Yakbim, Nébououserrê Yâammou, Khâouserrê Qareh et Âahéteprê Âmmou[48]. Rolf Krauss est parvenu indépendamment à la même conclusion[49]. Étant donné que le premier souverain de la XIVe dynastie mentionné dans le Canon royal de Turin est Néhésy, un roi qui a laissé plusieurs attestations de son règne dans la région du Delta, et qu'il n'y a de place que pour un seul prédécesseur de Néhésy dans le texte, Ryholt conclut que le document antérieur à partir duquel le Canon royal de Turin a été copié présentait une lacune avant Néhésy[50]. De telles lacunes sont notées wsf dans le texte et pourraient couvrir un nombre quelconque de rois[51],[Note 6]. Ainsi, Ryholt ne voit aucun obstacle à ce que Shéshi succède à Âahéteprê Âmmou et précède immédiatement Néhésy[52].

Comme précisé précédemment, ces conclusions basées sur la chronologie des scarabées sont réfutées par plusieurs chercheurs, dont Daphna Ben-Tor. Ele note en effet que la typologie des scarabées de Maâibrê Shéshi semble dater ces derniers de la seconde moitié de la XVe dynastie, entre les grands rois hyksôs Khyan et Apophis[27],[28], Maâibrê Shéshi aurait donc vécu bien plus tard que le début de la XIVe dynastie.

Datation absolue

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Ryholt situe le règne de Shéshi au milieu du XVIIIe siècle av. J.-C.. Son principal argument repose sur la présence de sceaux de Shéshi et de deux rois du milieu de la XIIIe dynastie, Sekhemrê-Khoutaouy Khâbaou et Horus Djedkheperou, dans la forteresse égyptienne d'Ouronarti, en Nubie. La forteresse d'Ouronarti fut abandonnée à un moment donné de la XIIIe dynastie, un événement que Ryholt situe sous le règne de Djedkheperou, compte tenu de l'absence de sceaux attribuables aux rois suivants. Ryholt propose ainsi que Shéshi ait régné d'environ 1745 av. J.-C. à 1705 av. J.-C. et qu'il ait été contemporain de Khâbaou et de Djedkheperou[52].

L'hypothèse de Ryholt concernant Shéshi s'accompagne de sa datation du début de la XIVe dynastie vers 1805 av. J.-C.[52], plus de 90 ans plus tôt que ce qu'accepte la plupart des égyptologues[53],[Note 7]. Ils proposent plutôt que la XIVe dynastie ait émergé au cours des deux décennies du règne de Merneferrê Aÿ[54], qui est daté entre 1700 av. J.-C.[52] et 1660 av. J.-C., selon les égyptologues[55]. Aÿ est le dernier pharaon de la XIIIe dynastie attesté en Basse-Égypte. La plupart des égyptologues s'accordent donc à dire qu'il abandonna Itjtawy, capitale de l'Égypte depuis le règne d'Amenemhat Ier, au profit de Thèbes, ayant perdu le contrôle du delta du Nil au profit de la XIVe dynastie[54],[56],[Note 8].

Si l'on identifie Shéshi à Salitis, fondateur de la XVe dynastie selon Manéthon, il aurait vécu vers 1650 av. J.-C., date à laquelle s'accordent la plupart des égyptologues, dont Ryholt, pour l'arrivée des Hyksôs en Égypte[57],[58],,[59],[60],[61]. Si Shéshi a vécu durant la seconde moitié de la XVe dynastie, entre les règnes de Khyan et d'Apophis, selon l'opinion de Ben-Tor et de Ward[27],[62], son règne aurait eu lieu vers 1600 av. J.-C.[57].

Durée du règne

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Les égyptologues qui identifient Shéshi à Salitis suivent Flavius Josèphe, Sextus Julius Africanus et Eusèbe de Césarée, qui rapportent que Manéthon attribue à Salitis un règne de 19 ans dans son ouvrage Ægyptiaca[63]. Ryholt, quant à lui, s'appuie sur une méthode statistique et estime la durée du règne de Shéshi entre 20 et 53 ans. Cette méthode consiste à comparer les sceaux de Sékhâenrê Yakbim, Nébououserrê Yâammou, Khâouserrê Qareh et Âahéteprê Âmmou avec ceux de Maâibrê Shéshi. Sachant que les quatre premiers de ces rois ont régné pendant au moins 30 ans[64], on en déduit qu'ils ont laissé entre 7,5 et 20 sceaux par an durant leur règne. Par conséquent, les près de 400 scarabées de Shéshi correspondraient à 20 à 53 ans[64], ce que Ryholt donne comme environ 40 ans[65].

Ryholt avance l'hypothèse que Maâibrê Shéshi eut au moins deux épouses : Tati, avec laquelle il aurait eu le roi qu'il classe comme son successeur, le roi Néhésy, et une reine inconnue, avec laquelle il eut le prince Ipqou[66]. Ryholt parvient à cette conclusion en remarquant que les scarabées de la reine Tati et des princes Ipqou et Néhésy présentent des marques stylistiques communes à ceux de Maâibrê Shéshi, ce qui suggère qu'ils étaient contemporains[67]. De plus, « Tati » est attesté comme prénom féminin nubien dans d'anciens textes d'exécration[66], ce qui expliquerait le nom particulier de Néhésy, signifiant « le Nubien ». Pour Ryholt, la motivation de Maâibrê Shéshi derrière ce mariage dynastique avec une princesse koushite était d'allier son royaume aux Nubiens[68]. L'hypothèse de Ryholt concernant Néhésy pourrait être étayée par plusieurs scarabées lui conférant les titres de « fils du roi » et de « fils aîné du roi », indiquant que son père était lui aussi roi. De plus, Néhésy et Ipqou portaient tous deux le titre de « fils du roi de Râ », une fusion des titres de « fils de Râ » et de « fils du roi », ce qui pourrait suggérer qu'ils furent nommés corégents subalternes par Maâibrê Shéshi[69].

Ces conclusions sont partagées par Baker[70] mais rejetées par plusieurs chercheurs, dont Daphna Ben-Tor, pour plusieurs raisons :

  • de part l'étude chronologique des scarabées de la période, la typologie des scarabées de Maâibrê Shéshi semble dater ces derniers de la seconde moitié de la XVe dynastie, entre les grands rois hyksôs Khyan et Apophis[27],[28], Néhésy aurait donc régné bien avant Maâibrê Shéshi,
  • les scarabées représentant le « fils du roi » Néhésy diffèrent stylistiquement et semblent dater d'une époque postérieure de ceux représentant le roi Néhésy[71].
  • une stèle découverte en 2005 à Tjarou du « fils du roi » Néhésy l'associe à la « sœur du roi » Tani[72] ; or, une « sœur du roi » homonyme est associée au roi Apopi[73],[74]. Ces éléments suggèrent que le « fils du roi » Néhésy de la stèle a également vécu vers le règne de Apophis, soit plus d'un siècle après la date de naissance estimée du roi Néhésy[75].

Le nom de Sa-Rê Shéshi serait d'origine sémite.

Notes et références

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  1. La signification de Sheshi est incertaine ; il pourrait s’agir du diminutif d’un autre nom.
  2. Sékhâenrê Yakbim est attesté par 122 sceaux-scarabées, un sceau-cylindre, un sceau-rond et une empreinte de sceau (Ryholt 1997, p. 359-362).
  3. La position chronologique exacte de Sékhâenrê Yakbim est incertaine.
  4. Sur les 404 sceaux-scarabées et empreintes de sceaux de Maâibrê Shéshi répertoriés par Ryholt, 325 sont de provenance inconnue ; ils ont probablement été exhumés illégalement.
  5. Ḥḳȝ-ḫȝswt
  6. La théorie de Ryholt concernant la signification de wsf dans le Canon royal de Turin a été acceptée par d'autres chercheurs, dont Allen et Ben-Tor (Ben-Tor, Allen et Allen 1999, p. 50).
  7. La XIVe dynastie est traditionnellement datée de 1710 à 1650 avant J.-C. (Bietak 1997, p. 90, fig. 4.3).
  8. La plupart des égyptologues considèrent que Néhésy était soit le fondateur (Quirke 2001, p. 261) soit le deuxième roi de cette dynastie (von Beckerath 1999, p. 108–109).

Références

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  2. Ben-Tor 2007, p. 107.
  3. Ben-Tor, Allen et Allen 1999, p. 55.
  4. a b et c Bietak 1999, p. 453.
  5. a et b Ryholt 1997, p. 366-376.
  6. Bietak 1991, p. 52, fig. 18.
  7. Ryholt 1997, p. 101-102, note 337.
  8. Baker 2008, p. 424.
  9. a b et c Ryholt 1997, p. 366-369.
  10. Ryholt 1997, p. 114-115.
  11. Ryholt 1997, p. 9-18.
  12. Ryholt 1997, p. 94-97.
  13. Ryholt 2010, p. 109-110.
  14. Kempinski 1983, p. 69-74.
  15. Redford 1992, p. 257.
  16. Rohl 2007, p. 77.
  17. Redford 1992, p. 110.
  18. Hayes 1978, p. 5 et 8.
  19. a b et c Grimal 1988, p. 185.
  20. a et b Clayton 1994, p. 94.
  21. Bourriau 2003, p. 179.
  22. a b c et d Ryholt 2010, p. 120.
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  25. Redford 1992, p. 98.
  26. Ryholt 1997, p. 402.
  27. a b c et d Ward 1984, p. 168.
  28. a b et c Ben-Tor 2007, p. 106.
  29. von Beckerath 1999, p. 116-117, roi f.
  30. von Beckerath 1999, p. 116, note 1.
  31. Bietak 2001, p. 138.
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  42. a et b Ryholt 1997, p. 96-97.
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Bibliographie

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