Khâhoteprê Sobekhotep
| Khâhoteprê Sobekhotep V ou VI | |
Statue agenouillée de Khâhoteprê Sobekhotep V, Neues Museum (ÄM 10645). | |
| Période | Deuxième Période intermédiaire |
|---|---|
| Dynastie | XIIIe dynastie |
| Fonction principale | roi |
| Prédécesseur | Khâneferrê Sobekhotep ou Khâânkhrê Sobekhotep ou Merhoteprê Sobekhotep |
| Dates de fonction | v. 1717 à 1712 avant notre ère (selon K. Ryholt) |
| Successeur | Ouahibrê Ibiâou |
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Khâhoteprê Sobekhotep V ou VI est un roi de la XIIIe dynastie.
Attestations
[modifier | modifier le code]Attestations contemporaines
[modifier | modifier le code]Les attestations contemporaines de Khâhoteprê Sobekhotep sont les suivantes[1],[2] :
- un objet indéterminé découvert à Abydos et reporté dans la première moitié du XIXe siècle,
- une statuette du roi agenouillé faisant l'offrande des vases nou, provenant du tumulus X Kerma, et qui est conservée au Neues Museum (ÄM 10645)[3],
- des scellements dans le temple funéraire de Sésostris III à Abydos-Sud,
- un scellement sans provenance ocnnue et conservé au Musée Petrie (UC 11570),
- un sceau-cylindre sans provenance ocnnue et conservé au Musée Petrie (UC 11580)[4],
- un sceau-scarabée provenant d'Abydos et conservé au Musée du Caire (CG 36020 = JE 2524),
- six sceaux-scarabées dans provenance connue et conservés à Bâle (BSAe 118), Neues Museum de Berlin (ÄM 323/7), Chicago (OIM E 18449), Louvre (AF 6457 et E 6348) et Turin (428),
- un sceau-scarabée portant le nom de Nesout-bity Khâhoteprê a été trouvé dans une tombe à Jéricho, ce qui pourrait être la preuve de relations commerciales entre l'État égyptien de la XIIIe dynastie et le Levant[5].
Trois attestations plus douteuses ou incertaines sont les suivantes[6] :
- la statue royale découverte dans la « cour du Moyen Empire » à Karnak et conservée au Louvre (AF 8969) est inscrite au nom d'un roi nommé « Khâ...rê Sobekhotep » ; Julien Siesse donne comme possibilité les trois rois successifs Khâneferrê Sobekhotep, Khâânkhrê Sobekhotep et Khâhoteprê Sobekhotep,
- deux sceaux-scarabées au nom d'un roi Sobekhotep conservés au British Museum (EA 67071) et au Metropolitan Museum of Art (MMA 26.7.94)[7] et reportant le nom de la « mère du roi » Noubhetepti ; le roi Sobekhotep avait été identifié à Merhoteprê Sobekhotep par Kim Ryholt[8].
Attestations ultérieures
[modifier | modifier le code]Khâhoteprê Sobekhotep est inscrit dans le Canon royal de Turin (8,1)[9],[10]. Il est également mentionné sur la liste de Karnak sous le nom de Nesout-bity Khâhoteprê (no 46)[1],[11].
Position chronologique
[modifier | modifier le code]Du fait que Khâhoteprê Sobekhotep est indiqué en tant que successeur de Khâneferrê Sobekhotep sur le Canon royal de Turin a longtemps fait penser aux égyptologues que le premier était le successeur du second. Ainsi, il était souvent nommé Sobekhotep V[12],[13]. Mais à la suite d'une étude de Ryholt sur la Deuxième Période intermédiaire, ce dernier plaça Merhoteprê Sobekhotep entre ces deux rois. Ainsi, dans l'étude de Ryholt, Khâhoteprê Sobekhotep est devenu Sobekhotep VI[14]. En 2015, à la suite d'une réévaluation stylistique des objets du règne de Khâânkhrê Sobekhotep qu'il mena avec Simon Connor, Julien Siesse plaça ce dernier entre Khâneferrê Sobekhotep et Khâhoteprê Sobekhotep[15],[16],[17]. Ainsi, suivant les auteurs, trois Sobekhotep sont décrits tour à tour comme le prédécesseur direct de Khâhoteprê Sobekhotep.
Famille
[modifier | modifier le code]Le père de Khâhoteprê Sobekhotep était peut-être Khâneferrê Sobekhotep, le roi le plus attesté de toute la Deuxième Période intermédiaire. On sait qu'il a eu deux fils nommés « Sobekhotep ». Si l'un de ces fils est bien Khâhoteprê Sobekhotep, alors sa mère serait peut-être Tjan, épouse de Khâneferrê Sobekhotep. La reine de Khâhoteprê Sobekhotep VI aurait pu s'appeler Noubkhaes ou Noubhetepti[5].
Titulature
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- Ryholt 1997, p. 353.
- ↑ Siesse 2019, p. 391.
- ↑ (de) « ÄM 10645 »
- ↑ (en) « UC 11580 »
- Baker 2008.
- ↑ Siesse 2019, p. 390-391.
- ↑ (en) « MMA 26.7.94 »
- ↑ Ryholt 1997, p. 232-233.
- ↑ Ryholt 1997, p. 73.
- ↑ Siesse 2019, p. 28.
- ↑ Siesse 2019, p. 34.
- ↑ von Beckerath 1999, p. 96-97.
- ↑ Vandersleyen 1995, p. 660.
- ↑ Ryholt 1997, p. 197.
- ↑ Connor et Siesse 2015, p. 227-247.
- ↑ Siesse 2015, p. 75-98.
- ↑ Siesse 2019, p. 81-83.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) K. S. B. Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, c. 1800–1550 BC, Copenhague, Museum Tusculanum Press, , 463 p. (ISBN 87-7289-421-0, lire en ligne) ;
- Julien Siesse, La XIIIe dynastie : Histoire de la fin du Moyen Empire égyptien, Paris, Sorbonne Université Presses, coll. « Passé Présent », (ISBN 9791023105674) ;
- (en) Julien Siesse, « Throne Names Patterns as a Clue for the Internal Chronology of the 13th to 17th Dynasties (Late Middle Kingdom and Second Intermediate Period) », GM, no 246, , p. 75-98 ;
- Darrell D. Baker, Encyclopedia of the Pharaohs Volume 1: Predynastic to the Twentieth Dynasty 3300-1069 BC, The American University in Cairo Press, (ISBN 978-977-416-221-3) ;
- (en) Simon Connor et Julien Siesse, « Nouvelle datation pour le roi Sobekhotep Khâânkhrê », Revue d'Égyptologie, no 66, , p. 227-247 ;
- (de) Jürgen von Beckerath, Handbuch der Agyptischen Konigsnamen, Mayence, Éditions Philipp von Zabern, coll. « Münchner Ägyptologische Studien (MÄS) » (no 49), , 2e éd. (1re éd. 1984), 314 p. (ISBN 3-8053-2591-6, lire en ligne) ;
- Claude Vandersleyen, L'Égypte et la Vallée du Nil : De la fin de l'Ancien Empire à la fin du Nouvel Empire, t. 2, Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio », , 710 p. (ISBN 978-2130465522).