Ânkh-Khéperourê

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ânkh-Khéperourê
Période Nouvel Empire
Dynastie XVIIIe dynastie
Fonction Pharaonne
Prédécesseur Amenhotep IV
Dates de fonction -1355 (selon D. B. Redford)
-1351 à -1348 (selon E. Hornung, R. A. Parker)
-1346 à -1343 (selon A. D. Dodson)
-1342 à -1340 (selon C. Aldred, K. A. Kitchen)
-1338 à -1336 / -1335 (selon J. Málek, N. Grimal, I. Shaw, J. von Beckerath)
-1336 à -1334 (selon E. F. Wente)
-1336 à -1332 (selon Murnane, R. Krauss)
-1324 à -1319 (selon H. W. Helck)
Successeur Toutânkhamon
Famille
Grand-père paternel Amenhotep III
Grand-mère paternelle Tiyi
Père Amenhotep IV/Akhénaton
Mère Néfertiti
Conjoint Amenhotep IV
Deuxième conjoint Smenkhkarê
Enfants avec le 2e conjoint Mérytaton Tasherit (incertain)
Fratrie Mékhetaton
Ânkhésenpaaton
Néfernéferouaton
Néfernéferourê
Sétepenrê

Ânkh-Khéperourê Néfernéferouaton est le dixième pharaon de la XVIIIe dynastie (période du Nouvel Empire).

On situe son règne aux alentours de -1338 à -1336 / -1335[1].

Généalogie (si Ânkh-Khéperourê = Mérytaton)[modifier | modifier le code]

Règne[modifier | modifier le code]

Inscription de Howard Carter, où se trouvent les cartouches d'Akhénaton (colonne de gauche), d'Ânkh-Khéperourê (colonne centrale) et de Mérytaton (colonne de droite).

Ce qui est à peu près certain aujourd'hui, et reconnu par la majorité des égyptologues, c'est que c'est une Reine qui succède à Amenhotep IV (Akhénaton), dans une confusion politique et militaire catastrophique pour le pays, due à l’offensive des Hittites. Mais il y a un très grand débat des spécialistes sur : Qui est cette reine ? Est-elle :

  • Néfertiti ? Le nom de naissance de cette souveraine est Néfernéférouaton, qui est un autre vocable attribué à Néfertiti. Celle-ci aurait régné après le décès d’Akhénaton. Dans son palais, on a retrouvé des jarres qui porteraient comme indication : l’an I de Néfertiti ?
  • Mérytaton (hypothèse la plus fréquemment retenue) ? Cette reine est la fille aînée d’Akhénaton qu’il épousa et qui, après la disparition de Néfertiti, serait devenu, de ce fait, Grande épouse royale, puis corégente, puis reine, à peine âgée de quinze ans ?

Beaucoup d'énigmes donc sur cette succession, qui apportent un grand nombre d’hypothèses, le débat reste ouvert.

Qui qu’elle fut, on voit apparaître au début du règne d'Ânkh-Khéperourê (an II) un roi au nom de Smenkhkarê. Avec lui aussi on assiste à des divergences d'opinions entre spécialistes.

Selon certains, c'est un prince, au nom de Zannanza qui épouse la reine et règne avec elle sous le nom de Smenkhkarê. Zannanza est un des fils de l'empereur des Hittites Suppiluliuma Ier (-1382 / -1342). Des archives découvertes dans la capitale des Hittites, Hattousa, évoquent une reine d'Égypte, qui après la mort de son époux, s’adressa à l'empereur Suppiluliuma, le suppliant de lui envoyer un de ses fils pour qu’elle l'épouse. Cette union, (si elle a eu lieu) est évidemment faite dans l’esprit d’apaiser le conflit avec les Hittites, où les Égyptiens étaient à coup sûr perdants. Mais une minorité de spécialistes arguent le fait qu'il n'y a pas de certitude que ce soit Mérytaton qui ait présenté cette demande à l'empereur Hittite. De quelle reine alors s’agit-il ? Selon N. Reeves c'est Néfertiti, d’autres avancent Ânkhésenpaaton, la jeune épouse de Toutânkhamon qui, à la mort de celui-ci, ne veut pas d'un mari égyptien.

Une autre hypothèse rencontrée est que Smenkhkarê (de son nom de naissance) serait le fils d'Akhénaton ; il aurait assuré avec lui une corégence de deux ans avant de lui succéder. Comme preuve, une stèle retrouvée à Amarna qui représenterait Smenkhkarê portant la couronne de Basse-Égypte et Akhénaton portant la double couronne.

Si le roi Smenkhkarê a effectivement régné, cela ne peut être que sur une courte période, quelques mois tout au plus, à Amarna ; l’unique scène le représentant est inachevée, preuve de sa brièveté. Pour Marc Gabolde, Smenkhkarê n'est qu'un « roi fantôme », c'est-à-dire le prince hittite Zannanza assassiné en route pour l'Égypte. Après sa disparition, Ânkh-Khéperourê / Mérytaton prend le pouvoir et renonce à l’atonisme instauré par Akhénaton au profit de l’ancien clergé d'Amon. En l’an III, la reine rétablit Thèbes comme capitale. Elle meurt cette même année vers l’âge de dix-sept ans, mais on n'en connait pas la raison. Selon quelques spécialistes, Mérytaton aurait eu une fille Mérytaton Tasherit.

Titulature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature dans l'Égypte antique.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon Málek, Grimal, Shaw, von Beckerath.
    Autres avis de spécialistes : -1355 (Redford), -1351 à -1348 (Hornung, Parker), -1346 à -1343 (Dodson), -1342 à -1340 (Aldred, Kitchen), -1336 à -1334 (Wente), -1336 à -1332 (Murnane, Krauss), -1324 à -1319 (Helck).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]