Pierre Lévêque (helléniste)

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Pierre Lévêque
Biographie
Naissance
à Chambéry
Décès (à 82 ans)
à Paris
Nationalité Drapeau : France Français
Conjoint Monique Clavel-LevêqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation École normale supérieure
Titres Professeur des Universités
Profession Historien et helléniste (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de Montpellier et université de Franche-ComtéVoir et modifier les données sur Wikidata
Travaux
  • L’Aventure grecque (1964)
Approche histoire de la Grèce antique
Membre de École française d'Athènes (-)Voir et modifier les données sur Wikidata

Pierre Lévêque, né à Chambéry le 11 août 1921 et mort à Paris le 5 mars 2004, est un historien de la Grèce antique et helléniste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Années de formation[modifier | modifier le code]

Fils d'un ingénieur, il passa son enfance dans le port de Bordeaux[1]. La lecture de La Cité grecque de Gustave Glotz le poussa vers des études littéraires[1] : il fut reçu en 1940 à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm puis à l'agrégation de lettres en 1944[1]. Membre de l'École française d'Athènes de 1947 à 1952, il étudie en Grèce la statuaire archaïque de Délos et fouille le site de Thasos[1]. Il soutient en 1955, sous la direction d'André Aymard[1], sa thèse majeure, consacrée à Pyrrhus, roi d'Épire — la mineure était consacrée au poète athénien Agathon, sous la direction de Louis Séchan.

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Il obtint ensuite un poste d'assistant à la Sorbonne puis à Lyon (1951). Il devint maître de conférences à l'université de Montpellier (1955) avant d'être nommé professeur, en 1957, à l'université de Besançon[1], où il demeura toute sa carrière. Il y gagna le surnom de « doyen rouge », en raison de son militantisme communiste. Il y créa en 1968 un Centre d'histoire ancienne, devenu ensuite une unité du CNRS sous le nom d'« Analyses des formations sociales de l'Antiquité », puis l'Institut des sciences de l'Antiquité[2], et en 1970 le Groupe international de recherches sur l'esclavage antique.

En , il fait partie des 34 signataires de la déclaration rédigée par Léon Poliakov et Pierre Vidal-Naquet pour démonter la rhétorique négationniste de Robert Faurisson[3].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il était l'époux de Monique Clavel-Lévêque[4].

Ouvrages et travaux[modifier | modifier le code]

[réf. incomplète]

  • Nous partons pour... La Grèce, 1961
  • L'aventure grecque, 1964 ;
  • Clisthène l'Athénien, 1964 (avec Pierre Vidal-Naquet) ;
  • Nous partons pour... La Sicile, 1966; PUF
  • Pierre Lévêque et Louis Séchan, Les grandes divinités de la Grèce, Éditions E. de Boccard, , 448 p. (ISBN 978-2-200-37211-8)
  • Empires et barbaries, 1968 ;
  • Bêtes, dieux et hommes, 1985 ;
  • Le Japon des mythes anciens, 1988 ;
  • La naissance de la Grèce, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Histoire » (no 86), , 176 p. (ISBN 2-07-053110-4, notice BnF no FRBNF35114295)
  • Les Grenouilles dans l'Antiquité, 1994 ;
  • Dans les pas des dieux grecs, 2003.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f D'après l'hommage de (es) Jordi Cortadella, « L’aventura humana de Pierre Lévêque », Faventia, 26e série, no 1,‎ , p. 121-123 (lire en ligne [PDF])
  2. D'après Antonio Gonzales, « À Pierre Lévêque, au savant et à l’ami », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, no 92,‎ (lire en ligne).
  3. Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Le Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », , 691 p. (ISBN 2-02-035492-6), p. 237.
  4. https://chrhc.revues.org/1425.

Liens externes[modifier | modifier le code]