Ioupout II

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Ioupout II
image illustrative de l’article Ioupout II
Relief représentant le pharaon Ioupout II - Musée de Brooklin, New York
Période Troisième période intermédiaire
Dynastie XXIIIe dynastie
Fonction roi de Léontopolis
Prédécesseur Roudamon
Dates de fonction -754 à -720 (ou -715)
Successeur Sheshonq VI
Famille
Père Roudamon
Conjoint Tent-kat ?
Fratrie Irbastnoubnefou

Ioupout II ou Auput II est un souverain controversé de la XXIIIe dynastie ; il est roi de Léontopolis dans le delta d'environ -754 à -720 (ou -715).  

Règne[modifier | modifier le code]

Il est un allié de Tefnakht de Saïs qui a résisté à l'invasion de la Basse-Égypte par le roi kouchite Piye[1]. Ioupout II a régné pendant une période chaotique de la Troisième Période Intermédiaire où plusieurs rois contrôlaient la Basse-Égypte, y compris Osorkon IV à Bubastis et le prince Tefnakht à Saïs.

L'année 21 de Ioupout II est attestée sur une stèle de Mendès[2]. L'égyptologue britannique Kenneth Kitchen affirme que cette stèle datée qui représente le grand chef de Mâ, Smendes, fils de Harnakht et dirigeant de Mendès, porte le nom d'Ioupout mais n'a pas son nom royal ou prænomen[3]. Cependant, la provenance égyptienne de la stèle peut être associée à plusieurs monuments au nom du roi « Usermaatre Setepenamun (ou Setepenre), Iuput Si-Bast, du Delta », ce qui signifie que le nom de trône d'Ioupout II était Usermaatre-setepen-amun[3]. La stèle de l'année 21 de Ioupout II a été entièrement publiée en 1982[4].

Après que Piye ait vaincu la coalition de Tefnakht et conquis la Basse-Égypte vers l'an 20 de son règne, le roi de Nubie a permis à Ioupout II de rester au pouvoir en tant que gouverneur local de Léontopolis, selon sa stèle de la victoire du Djebel Barkal[5].

Monuments[modifier | modifier le code]

La stèle mendésienne d'Ioupout II est datée de sa 21ème année. D'autres monuments ou objets de son règne comprennent une statue-base d'Usimare Setepenamun, Iuput Meryamun Si-Bast de Tell el Yahudieh, une plaque vitrée maintenant au Brooklyn Museum, et une porte-charnière en bronze de Tell Moqdam (Léontopolis) portant les titres identiques du roi avec [une] mention de la reine, Tent-kat [...] et quelques épithètes obscurs[6].

La plaque archaïsante de Ioupout II[modifier | modifier le code]

La plaque du Brooklyn Museum est particulière car elle représente Ioupout II dans un style qui diffère beaucoup des standards de la Troisième Période Intermédiaire : au lieu d'avoir une silhouette élancée et allongée, Ioupout est plus petit et plus musclé, une proportion qui n'est pas sans rappeler l'art de l'Ancien Empire[7],[8]. Pour cette raison, la plaque a été considérée comme la preuve que les tendances archaïsantes qui étaient censées provenir de la Nubie et se répandre en Égypte pendant la XXVe dynastie sont en fait plus anciennes et originaires du Delta, avec des artistes koushite (et plus tard saïte) adoptant une tendance déjà existante[9],[10].

Titulature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature dans l'Égypte antique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Grimal, A History of Ancient Egypt, Blackwell Books, 1992. p. 331
  2. Jürgen von Beckerath, Chronologie des Pharaonischen Ägypten, Mainz, (1997), p. 96
  3. a et b K.A. Kitchen, The Third Intermediate Period in Egypt (c.1100-650 BC), 3e édition, 1996. Aris et Phillips Ltd. p. 542
  4. J. Chappaz, Geneva 30 (1982), p. 71-81
  5. Grimal, p. 339
  6. Kitchen, pp.124-125, Kitchen déclare à la page 542 que dans la première édition de 1972 de son livre TIPE, il avait choisi d'attribuer ces objets et la stèle « à Ioupout Ier, comme étant potentiellement le dirigeant le plus important des deux Ioupout, à travers son association avec le fondateur de la dynastie (Pedubastis Ier). Cependant, des études ultérieures ont montré que la solution opposée est préférable, à savoir que [les] monuments avec le prenomen Usimare appartiennent probablement à Ioupout II, et pas à Ioupout Ier. En 1975, il penche vers cette hypothèse (CdE 52(1977), 42-44, et cf. avant-propos à Bierbrier, LNKE, 1975, p.x)
  7. Gay Robins, Proportion and style in ancient Egyptian art, Austin, University of Texas Press, , p. 256–257
  8. Gay Robins, The Art of Ancient Egypt, London, British Museum Press, (ISBN 0714109886), p. 210-212
  9. Donald B. Redford, Pharaonic king-lists, annals and day-books: a contribution to the study of the Egyptian sense of history, Mississauga, Benben Publications, (ISBN 0920168078), p. 328–329
  10. Anthony Leahy, « Royal Iconography and Dynastic Change, 750-525 BC: The Blue and Cap Crowns », The Journal of Egyptian Archaeology, vol. 78,‎ , p. 238–240

Lire aussi[modifier | modifier le code]

  • Brian Muhs, Partisan royal epithets in the late Third Intermediate Period and the dynastic affiliations of Pedubast I and Iuput II, JEA 84 (1998), 220-223.