XIIIe dynastie égyptienne
Égypte
v. 1781 AEC – 1650 AEC[1],[note 1]
| Statut | Monarchie |
|---|---|
| Capitale | Itjtaouy |
| Langue(s) | égyptien ancien |
| Religion | religion de l'Égypte antique |
| Sekhemrê-Khoutaouy Sobekhotep (ou Khoutaouyrê Ougaf ?) |
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La XIIIe dynastie est la dynastie qui succède à la XIIe dynastie, apogée du Moyen Empire, pendant la première moitié du IIe millénaire avant notre ère. Si la dynastie, qui ne présente pas d'unité familiale contrairement à la précédente, a souvent été considérée comme faisant partie de la Deuxième Période intermédiaire, plusieurs raisons poussent maintenant les chercheurs, comme Julien Siesse[2], à l'inclure dans le Moyen Empire, en divisant cette période en deux sous-périodes : le Haut Moyen Empire, ou Early Middle Kingdom, de Montouhotep II à Sésostris II, et le Bas Moyen Empire, ou Moyen Empire tardif, ou Late Middle Kingdom, de Sésostris III à la fin de la XIIIe dynastie égyptienne. Les rois de la dynastie semblent contrôler tout le territoire égyptien, y compris sous les derniers rois de la dynastie, contrairement à ce qui a longtemps été cru[2]. La capitale est, comme pour la dynastie précédente, Itjtaouy, qui conservera ce rôle jusqu'à la toute fin de la dynastie, voire au-delà[2].
Histoire
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À l'exception de la durabilité des règnes, la XIIIe dynastie est dans la continuité de la seconde moitié de la XIIe dynastie, d'où le fait que des chercheurs divisent le Moyen Empire en deux grandes phases, la seconde allant de Sésostris III jusqu'à la fin de la division du pays sous ou à la chute de la XIIIe dynastie[3],[4]. La particularité de cette dynastie est que les rois de cette dernière n'étaient pas liés généalogiquement parlant (tout au plus certains frères se sont succédé sur le trône) et avaient donc des origines non royales, voire les revendiquaient sur des scarabées dits généalogiques, tels Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep, et les trois frères Khâsekhemrê Neferhotep Ier, Sahathor et Khâneferrê Sobekhotep[5].
Étendu du territoire
[modifier | modifier le code]Cette dynastie, qui n'avait pas d'unité familiale, a gouverné l'Égypte à la suite de la XIIe dynastie. Si certains chercheurs, comme Kim Ryholt[6], pensent qu'elle ne contrôlait pas toute l'Égypte, d'autres, comme Manfred Bietak, Daphna Ben-Tor, James et Susan Allen, Gae Callender, Janine Bourriau et Wolfram Grajetzki, soutiennent que la XIVe dynastie ne peut avoir émergé dans le delta avant la dernière phase de la XIIIe dynastie, après le règne de Khâneferrê Sobekhotep ou celui de Merneferrê Aÿ[7],[8],[9],[10],[11],[12], d'autres encore, comme Josef Wegner ou Chris Bennett, considèrent que ce n'est pas seulement le delta mais aussi la Haute-Égypte qui était indépendante de la Résidence d'Itjtaouy (XVIe dynastie thébaine et dynastie d'Abydos)[13],[14] ; d'autres enfin, comme Julien Siesse, pensent que la XIIIe dynastie a contrôlé tout le territoire égyptien jusqu'à sa disparition[2].
Première partie : instabilité et continuité
[modifier | modifier le code]La première partie de la dynastie a dû durer relativement peu de temps : en effet, environ une quinzaine de rois[note 2] se sont succédé, mais leurs attestations montrent des durées de règne très courtes : quatre ans pour les premiers souverains, puis 1 an pour les suivants[15],[4]. Ainsi, Wolfram Grajetzki évalue à une quinzaine d'années la durée de cette période[16]. Globalement, cette période est la continuité de la fin de la XIIe dynastie, mais peu de documents ont survécu (trois souverains ne sont d'ailleurs attestés que par le Canon royal de Turin)[15]. La nécropole royale de cette période semble être le sud de la nécropole memphite (du sud de Saqqarah-Sud à Mazghouna), notamment le site de Dahchour où plusieurs tombeaux royaux ont été identifiés, bien que seuls ceux d'Ameny-Qemaou et Aoutibrê Hor ont été formellement attribués[15].
Deuxième partie : apogée
[modifier | modifier le code]La deuxième partie de la dynastie court d'Ouserkarê Khendjer à Merneferrê Aÿ, soit une douzaine de rois bien mieux attestés. Wolfram Grajetzki évalue à une soixantaine d'années la durée de cette période[17]. La majorité de la documentation de la dynastie, privée comme royale, vient de cette phase, avec notamment la production massive de scarabées privés puis royaux qui a marqué cette phase[4]. La nécropole royale semble être encore le sud de la nécropole memphite comme l'attestent plusieurs pyramide, notamment celle de Khendjer à Saqqarah-Sud[note 3]. Cependant, deux tombes royales (S9 et S10) ainsi qu'une troisième inachevée se trouvent près de la tombe de Sésostris III à Abydos : elles sont attribuées, bien que sans certitude, aux frères Khâsekhemrê Neferhotep et Khâneferrê Sobekhotep pour les deux tombes achevées, et à Sahathor pour celle inachevée[18].
Troisième partie : déclin
[modifier | modifier le code]La dernière partie de la dynastie est très floue : la chronologie de cette période est très incertaine, le Canon royal de Turin note près de vingt-cinq souverains après le règne de Merneferrê Aÿ, mais l'état du papyrus ne permet de connaître le nom que des cinq premiers du groupe, de Merhoteprê Sobekhotep à Merkaourê Sobekhotep, ainsi que du quatorzième, Merikheperrê[19]. La documentation se raréfie et se concentre dans la Haute-Égypte, ce qui fait dire à Wolfram Grajetzki que cette partie de la dynastie ne régnait que sur cette partie du territoire[20], ce que conteste cependant Julien Siesse qui fait dater l'émergence de dynasties rivales à la chute de la dynastie ; l'argumentation de ce dernier repose entre autres que le fait que la qualité des objets produits reste identique aux phases précédentes, suggérant ainsi que le pays était d'une richesse atteignable uniquement pendant les périodes d'unité du pays[4]. Au milieu de la XVIe dynastie, un certain Horemkhâouef de Nekhen voyagea jusqu'à la Résidence à Itjtaouy, pour se voir remettre une statue d'Horus et de sa mère (probablement Isis) de la part du roi en personne. Cet évènement est analysé différemment suivant les chercheurs, certains y voyant les preuves que la dernière phase de la XIIIe dynastie était contemporaine de la XVIe (voir également de la dynastie d'Abydos)[13], Julien Siesse suggérant plutôt que la XIVe dynastie avait pris la suite de la XIIIe dynastie à Itjtaouy[21].
Des chercheurs, tels que Manfred Bietak et Kim Ryholt, ont avancé que l'instabilité politique devait régner à cette époque et que cette dernière était la conséquence d'une famine prolongée et peut-être d'un fléau qui a frappé au moins la région du Delta et qui a duré jusqu'à la fin de la XIIIe dynastie[9],[22].
État, société, culture
[modifier | modifier le code]Le pays est divisé en trois districts administratifs, et ce depuis le règne de Sésostris III : le Nord qui concerne le delta du Nil et la région de Memphis, la « Tête du Sud » qui concerne Thèbes et sa région, et le Sud qui va du Fayoum à la Nubie. Paradoxalement alors que le trône est agité de soubresauts incessants, les hauts fonctionnaires restent en place, poursuivant l'administration du royaume. Les rois s'allient même très souvent avec les hauts fonctionnaires par des mariages entre les princesses royales et ces fonctionnaires. Les arts gardent le même degré de sophistication que lors de la XIIe dynastie, la qualité ne diminuera vraiment qu'à partir de la Deuxième Période intermédiaire.
Succession et idéologie royale
[modifier | modifier le code]Le mode de succession de la dynastie est l'objet de débats entre les chercheurs depuis plusieurs décennies : en effet, la dynastie est constituée par de nombreux rois qui, les sources l'attestent, ne sont pas tous membres d'une même famille. Ainsi, l'Égypte a été considérée comme en période d'instabilité politique, manifestation du déclin du Moyen Empire. Cependant, ce point de vue est aujourd'hui considéré comme trop réducteur, a minima pour les deux premiers tiers de la dynastie. L'instabilité politique n'est en fait qu'apparente : les institutions fonctionnent toujours très bien. Prenant ceci en compte, deux théories ont été avancées pour expliquer ce nombre de rois très importants :
- d'après William Christopher Hayes les rois de la dynastie étaient élus par un collège de hauts fonctionnaires, dont le premier d'entre eux, le vizir, était une charge administrative qui avait la particularité d'avoir été héréditaire pendant cette période[23] ;
- d'après Stephen Quirke, suivi par Julien Siesse, des alliances stratégiques existaient entre les rois et les grandes familles du pays, garantissant à la fois la pérennité des hautes fonctions (notamment le vizirat, les gouvernorats d'Abydos et d'El Kab), et donc la stabilité monarchique ; ce système profitant donc à la fois aux grandes familles et à la famille royale[24],[25].
En réalité, trois modes de successions ont été attestés[26] :
- le mode de succession père → fils, attesté pour les rois Amény-Qémaou et son fils Hotepibrê Qémaou-Sa-Hornedjhéritef ; d'autres exemples peuvent être déduits par la présence de reines à la fois « épouse du roi » et « mère du roi » (Noubhetepti et peut-être Sénet, si cette dernière est bien une reine de la XIIIe dynastie) ;
- le mode de succession fratrilinéraire, attesté pour les trois frères Khâsekhemrê Neferhotep, Sahathor et Khâneferrê Sobekhotep ;
- le remplacement d'une famille par une autre, attesté de manière certaine pour Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep puis son successeur Khâsekhemrê Neferhotep, tous deux proclamant pendant leurs règnes respectifs leurs origines non royales ; un autre cas peut-être déduit par le couple Dedousobek-Iouhetibou, parents d'un roi non nommé ; d'autres cas peuvent également être déduits par l'abondance des « sœurs du roi » qui n'étaient pas filles de roi, comme celles attestées sur le papyrus Boulaq 18.
La particularité de la XIIIe dynastie, a minima à partir du règne de Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep, est la mise en avant des frères du roi, portant le titre de « fils du roi », et non de « frère du roi », et ce malgré le fait qu'ils n'étaient pas fils de roi mais seulement frères de roi. C'est le cas des frères de Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep, Khâkaou et Séneb, ainsi que des frères de Khâsekhemrê Neferhotep, les futurs roi Sahathor et Khâneferrê Sobekhotep. Si aucun fils n'est attesté pour Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep, un fils est attesté pour Khâsekhemrê Neferhotep, nommé Haânkhef ; ce fils est pourtant placé après les frères du roi dans les inscriptions. Cet état de fait est en opposition totale avec la pratique de la XIIe dynastie, qui offre en effet un silence complet sur la fratrie royale. Cette idéologie semble être dans l'air du temps, car il a été remarqué que l'identité du responsable du culte funéraire, la très large majorité du temps incombant au fils aîné du défunt dans les périodes précédentes, et notamment pendant la XIIe dynastie, est remplacé en grande partie par le frère du défunt pendant la XIIIe dynastie. C'est donc une évolution sociale qui est à l'œuvre à cette époque, touchant toutes les élites jusqu'à la monarchie elle-même. Un élément important est le Papyrus Westcar, dont l'unique copie conservée semble dater de la Deuxième Période intermédiaire mais dont la rédaction semble correspondre à un état de la langue de la XIIIe dynastie : il met en scène à la fin du récit l'avènement des trois premiers rois de la Ve dynastie en tant que frères se succédant successivement (ce que l'archéologie a démenti par ailleurs). Ainsi, cette évolution sociale aurait également pénétré la littérature égyptienne de cette époque[27].
Une autre particularité de la XIIIe dynastie, bien que déjà sensible dès la fin de la dynastie précédente, est le rôle croissant joué par les femmes de la famille royale :
- On note en effet l'importance prise par Néferou-Ptah, fille d'Amenemhat III qui a peut-être été pressentie pour succéder à son père comme l'indique la présence du cartouche dans lequel son nom était inscrit (à l'usage exclusif des rois en temps normal), puis par l'avènement de Néférousobek, première souveraine égyptienne attestée de manière certaine. Un autre cas semblable, cette fois propre à la XIIIe dynastie, est le cas de la princesse Iouhetibou Fendy, fille de Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep, roi qui n'avait pas de fils et dont la fille en question avait son nom inscrit dans un cartouche[28].
- On note également la création du titre de « sœur du roi » à cette époque, dont la plus ancienne représentante attestée est la dame nommée Mérestékhi ; si elle est parfois datée de la fin de la XIIe dynastie, elle est généralement comprise comme une sœur de l'un des tous premiers rois de la XIIIe dynastie, qui n'était en effet pas d'origine royale. La création de ce titre cadre bien avec le fait que de nombreux rois ne sont pas d'origine royale ; en effet, dans le cas contraire, ces femmes seraient filles de roi et donc elles mettraient plutôt en avant ce titre, comme le montre la pratique de la XIIe dynastie[28].
- Un dernier élément caractérisant cette dynastie est, d'une part, la création du titre de « grande épouse royale »[note 4] et, d'autre part, le début de l'utilisation du cartouche pour les épouses royales, de plus en plus systématique vers la fin de la dynastie. Ces deux éléments semblent intervenir sur une période assez courte : le premier semble être la création du titre de « grande épouse royale », à une date un peu postérieure au règne de Khâneferrê Sobekhotep, puis peu après le début de l'utilisation du cartouche, exclusivement pour les grande épouse royale[note 5]. Cependant, le titre de « grande épouse royale » ne signifie pas obligatoirement l'utilisation du cartouche : certaines grandes épouses royales en sont en effet dépourvues[note 6],[28].
Souverains de la XIIIe dynastie
[modifier | modifier le code]Listes royales
[modifier | modifier le code]Les listes royales ne citent en général pas la XIIIe dynastie, notamment la Liste d'Abydos ou encore la Table de Saqqarah, deux listes du Nouvel Empire qui passent directement de la XIIe dynastie à la XVIIIe dynastie[29]. Le pays étant généralement considéré comme unifié, a minima durant une partie de la dynastie, la raison de cette exclusion est peut-être le fait que le mode d'accession au pouvoir ne suivait pas le mode égyptien traditionnel et donc ne respectait pas l'idéologie pharaonique : en effet, l'idéologie traditionnelle correspondait à une transmission du pouvoir de père en fils, comme le met en scène le mythe d'Osiris, alors que les rois de la XIIIe dynastie n'était pas liés généalogiquement (étaient-ils élus par la haute administration égyptienne comme le propose William Christopher Hayes ?[30]), voire même revendiquaient une origine roturière. Seuls le Canon royal de Turin, la table royale de Karnak dans la Chambre des ancêtres et l'œuvre nommée Ægyptiaca de Manéthon citent la dynastie et/ou nomment des rois de la dynastie :
- la table royale de Karnak, datée de la XVIIIe dynastie, cite un certain nombre de rois de la dynastie[note 7], mais sans ordre chronologique[31],[32],
- le Canon royal de Turin, daté de la XIXe dynastie, est la principale source de chronologie (noms des rois, ordre et durées de règne) ; cependant, l'état du papyrus ne permet pas de la connaître en totalité, notamment concernant le troisième tiers de la dynastie ; le papyrus devait à l'origine reporter près de 52 rois pour cette dynastie[33],[34],[35],
- l'Ægyptiaca de Manéthon étant perdue, il ne reste que les écrits de ceux citant cette œuvre ; or ces derniers ne rapportent que la chose suivante : « XIIIe dynastie de 60 rois de Diospolis. Ils régnèrent 453 ans[36],[37]. »
Reconstitutions de l'ordre chronologique des souverains
[modifier | modifier le code]Il est difficile de faire une liste très juste des rois de cette dynastie, Manéthon et le Canon royal de Turin donnent une soixantaine de noms, mais trop d'entre eux sont mal connus voire complètement inconnus. L'ordre des rois ci-dessous est donc très incertain et varie selon les spécialistes. Quatre listes sont présentés ici :
Les rois attribués par ces auteurs à cette dynastie mais dont les positions chronologiques sont inconnues listés ci-dessous :
Ryholt indique également plusieurs rois de la Deuxième Période intermédiaire, XIIIe dynastie incluse, qu'il ne peut attribuer à aucune dynastie[47] :
- Âaqen ;
- Âby ;
- Sharek ;
- Ousermontou ;
- Seneferânkhrê Pépi III.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ En termes de chronologie absolue, la détermination de dates exactes de début et de fin de la dynastie est un exercice périlleux du fait de l'ancienneté de la dynastie, et plusieurs chercheurs ont fait chacun des propositions ; on trouve par exemple :
- 1803 à 1650 AEC selon K. S. B. Ryholt,
- 1797 à 1634 AEC selon Vandersleyen,
- 1794/1793 à 1648-1645 AEC selon von Beckerath,
- 1786 à 1650 AEC selon D. B. Redford,
- 1785 à 1633 AEC selon N. Grimal,
- 1780 à 1650 AEC selon Dodson,
- 1759 à 1630 AEC selon Hornung, Krauss et Warburton.
- ↑ Le Canon royal de Turin donne 15 rois. Wolfram Grajetzki en note 14 à la suite des travaux de Julien Siesse (Grajetzki 2024, p. 73-76 ; Julien Siesse ne prend en compte que 11 rois car trois autres, pris en compte par Grajetzki, ne sont attestés que par le Canon royal de Turin (Siesse 2019, p. 99)), Kim Ryholt en compte 21 en dédoublant les noms de certains souverains avec la théorie sujette à débat des « filiative nomina » (Ryholt 1997, p. 73 et 197).
- ↑ Le pyramidion de Merneferrê Aÿ découvert à Faqous (en) près d'Avaris devait à l'origine provenir de la nécropole memphite et a été apporté à Faqous à une date indéterminée, Kim Ryholt proposant la XVe dynastie (Ryholt 1997, p. 82, Grajetzki 2024, p. 83, Siesse 2019, p. 110).
- ↑ La reine Méretséger, attestée uniquement par des sources du Nouvel Empire, n'est probablement qu'une invention de cette période (Grajetzki 2024, p. 55).
- ↑ La seule exception connue est la « mère du roi » Hénoutsen, dont l'époux n'était pas roi (Siesse 2019, p. 145).
- ↑ Cas des reines Noubkhâes Ire, Satsobek, Résounéfer et Khensou, ainsi que de la reine peut-être un peu plus tardive Satmout (Siesse 2019, p. 145).
- ↑ Sur les 61 noms inscrits, 12 rois de la XIIIe dynastie sont assurés, mais un certain nombre de lacunes ne permet pas de savoir combien de rois de la XIIIe dynastie y étaient initialement inscrits. Julien Siesse propose jusqu'à cinq lacunes qui pourraient à l'origine être des noms de rois de la XIIIe dynastie, donc en tout 17 rois sur 61 (Siesse 2019, p. 33-37).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Tallet et al. 2023, p. 419-420.
- Siesse 2019, p. 108-109.
- ↑ Grajetzki 2024, p. 55.
- Siesse 2019, p. 13.
- ↑ Siesse 2019, p. 135-143.
- ↑ Ryholt 1997, p. 75-76.
- ↑ Ben-Tor, Allen et Allen 1999, p. 47-73.
- ↑ Ben-Tor 2007.
- Bietak 1991, p. 38.
- ↑ Callender 2000, p. 159-161.
- ↑ Bourriau 2000, p. 172.
- ↑ Grajetzki 2024, p. 83-84.
- Wegner et Cahail 2021, p. 356-364.
- ↑ Bennett 2002, p. 151.
- Grajetzki 2024, p. 73-76.
- ↑ Grajetzki 2024, p. 73.
- ↑ Grajetzki 2024, p. 76.
- ↑ Wegner et Cahail 2021, p. 242.
- ↑ Siesse 2019, p. 28.
- ↑ Grajetzki 2024, p. 84.
- ↑ Siesse 2019, p. 117-119.
- ↑ Ryholt 1997, p. 196.
- ↑ Hayes 1955, p. 144-149.
- ↑ Quirke 1991, p. 135-138.
- ↑ Siesse 2019, p. 154.
- ↑ Siesse 2019, p. 154-155.
- ↑ Siesse 2019, p. 155-156.
- Siesse 2019, p. 156.
- ↑ Siesse 2019, p. 23.
- ↑ Siesse 2019, p. 249-250.
- ↑ Siesse 2019, p. 33-37.
- ↑ (en) « Table royale de Karnak », sur Pharaoh.se
- ↑ Siesse 2019, p. 25-32.
- ↑ (en) « Colonne 7 du papyrus de Turin », sur Pharaoh.se
- ↑ (en) « Colonne 8 du papyrus de Turin », sur Pharaoh.se
- ↑ Siesse 2019, p. 23-24.
- ↑ (en) « Liste des rois de la XIIIe dynastie », sur Pharaoh.se
- ↑ Siesse 2019, p. 27-28.
- von Beckerath 1999, p. 284-285.
- Vandersleyen 1995, p. 660-662.
- ↑ Ryholt 1997, p. 73 et 197.
- ↑ Franke 2008, p. 285-286.
- Siesse 2015, p. 75-98.
- Siesse 2019, p. 99.
- ↑ Ryholt 1997, p. 74.
- ↑ Franke 2008, p. 286.
- ↑ Ryholt 1997, p. 400-402.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Ouvrages généralistes
- Claude Vandersleyen, L'Égypte et la Vallée du Nil : De la fin de l'Ancien Empire à la fin du Nouvel Empire, t. 2, Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio », , 710 p. (ISBN 978-2130465522) ;
- Damien Agut et Juan Carlos Moreno-Garcia, L'Égypte des pharaons : De Narmer à Dioclétien, Paris, Belin, coll. « Mondes anciens », (ISBN 2701164915) ;
- Pierre Tallet, Frédéric Payraudeau, Chloé Ragazzoli et Claire Somaglino, L'Égypte pharaonique : Histoire, société, culture, Malakoff, Armand Colin, , 482 p. (ISBN 978-2-200-63527-5).
- Références spécialisées sur la période
- (en) Stephen Quirke, The administration of Egypt in the late Middle Kingdom: the hieratic documents, New Malden (Surrey), SIA Publications, (ISBN 1-872561-01-2) ;
- (en) Stephen Quirke, « Royal Power in the 13th Dynasty », dans Stephen Quirke, Middle Kingdom Studies, New Malden (Surrey), SIA Publications, (ISBN 9781872561028), p. 123-140 ;
- (en) Manfred Bietak, « Egypt and Canaan During the Middle Bronze Age », Bulletin of American Society of Overseas Research, no 281, , p. 21-72 (lire en ligne) ;
- (en) K. S. B. Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, c. 1800–1550 BC, Copenhague, Museum Tusculanum Press, coll. « Carsten Niebuhr Institute Publications » (no 20), , 463 p. (ISBN 87-7289-421-0, lire en ligne) ;
- (en) Daphna Ben-Tor, Susan J. Allen et James P. Allen, « Review of « Seals and Kings: The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period c. 1800-1550 B. C. » by K. S. B. Ryholt », Bulletin of the American Schools of Oriental Research (BASOR), no 315, , p. 47-74 (DOI 10.2307/1357532) ;
- (en) Gae Callender, « The Middle Kingdom Renaissance (c. 2055–1650 BC) », dans Ian Shaw (ed.), The Oxford History of Ancient Egypt, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 0-19-815034-2), p. 137-171 ;
- (en) Janine Bourriau, « The Second Intermediate Period (c.1650-1550 BC) », dans Ian Shaw (ed.), The Oxford History of Ancient Egypt, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 0-19-815034-2), p. 172-206 ;
- (en) Chris Bennett, « A Genealogical Chronology of the Seventeenth Dynasty », Journal of the American Research Center in Egypt, vol. 39, , p. 123-155 (DOI 10.2307/40001152, JSTOR 40001152) ;
- (en) Daphna Ben-Tor, Scarabs, Chronology, and Interconnections: Egypt and Palestine in the Second Intermediate Period, Fribourg, Academic Press, coll. « Orbis biblicus et orientalis / Series archaeologica » (no 27), (lire en ligne) ;
- (en) Detlef Franke, « The Late Middle Kingdom (Thirteenth to Seventeenth Dynasties): The Chronological Framework », Journal of Egyptian History, Koninklijke Brill, no 1 (2), , p. 267-287 (DOI 10.1163/187416608786121310) ;
- (en) Julien Siesse, « Throne Names Patterns as a Clue for the Internal Chronology of the 13th to 17th Dynasties (Late Middle Kingdom and Second Intermediate Period) », GM, no 246, , p. 75-98 (lire en ligne) ;
- Julien Siesse, La XIIIe dynastie : Histoire de la fin du Moyen Empire égyptien, Paris, Sorbonne Université Presses, coll. « Passé Présent », (ISBN 9791023105674) ;
- (en) Josef Wegner et Kevin Cahail, King Seneb-Kay's Tomb and the Necropolis of a Lost Dynasty at Abydos, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, , 386 p. (ISBN 978-1949057096) ;
- (en) Wolfram Grajetzki, The Middle Kingdom of Ancient Egypt : History, Archeology and Society, Bloomsbury, , 2e éd. (ISBN 978-1-350-45553-5).
- Autres références
- (en) William Christopher Hayes, A Papyrus of the Late Middle Kingdom in the Brooklyn Museum, New York, Brooklyn Museum, ;
- (de) Jürgen von Beckerath, Chronologie des Pharaonischen Ägypten, Mayence, Éditions Philipp von Zabern, , 244 p. (ISBN 3-8053-2310-7) ;
- (de) Jürgen von Beckerath, Handbuch der Agyptischen Konigsnamen, Mayence, Éditions Philipp von Zabern, coll. « Münchner Ägyptologische Studien (MÄS) » (no 49), , 2e éd. (1re éd. 1984), 314 p. (ISBN 3-8053-2591-6, lire en ligne).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (fr) Tout sur l'Égypte ancienne (histoire, dynasties, chronologie, cartouches, translittérations, etc.),
- (en) Chronologie, cartouches, histoire, translittérations, etc.
- (en + pl) Site complet pour la datation